05.12.2009
.. in the middle of the ce que tu veux...
- tu ne me fais pas jouir elle a dit avec le regard dur, avec dans le yeux genre défi ultime, genre t’es pas cap, genre viens dans mon monde de givrée hystérique….…
…j’ai un peu ralenti le présent parce que visiblement, elle n’avait aucune idée à quel point je m’en foutais…. même en cherchant au fond du fond de moi la trace la plus infime du « tu sais quoi ? il faut s’aimer les uns les autres », sur ce coup là, j’avais pas de mission tendue, pas de contrat d’objectifs, pas de cibles à atteindre, je n’en avais strictement rien à foutre, je squattais le bord du gouffre de la courbe de Gauss…
- tu ne me fais pas jouir, elle a dit, et c’était pas fille au visage de musaraigne, avant ? après ? je n’en sais plus rien, les historiens remettront tout dans l’ordre quand la nécessité s’en fera sentir .(. pourquoi tu ranges ta vie ? parce que je vais mourir dit le sage, je ne suis pas sage, je ne vais pas mourir, alors je range rien, aucune importance)…
-.. tu ne me fais pas jouir elle a dit et ce n’était pas la fille au visage de musaraigne, non c’était avant, bien avant, ah tiens, tu vois quand la nécessité montre son cul pour tenter l’Histoire, H majuscule, c’est la chronologie qui se met à bander…
….tu ne me fais pas jouir elle a dit, non, et non, ce n’était pas la fille au visage de musaraigne, c’était une pétasse que j’avais levée en 10 minutes je ne sais pas où dans la journée, que je ne connaissais pas, tu sais, en ce temps, je ne marchais pas vraiment sur l’eau mais c’est uniquement parce qu’il n’y avait pas d’eau...........
….- tu ne me fais pas jouir, elle a dit, et je venais de tomber sur une allumée de première, un de celles qui vous compliquent chaque particule élémentaire parce que le bonheur simple ou le simple bonheur les implose de l’intérieur, les désintègre en hurlements féroces (tu m’as baisée, tu me dois TOUT), je venais de tomber sur une dégénérée du coté obscur de la force noire, plus on en chie, plus on vit, ce genre de démarche interne, ce genre de construction névrotique extrême, ce genre de monstres à vagin dentelé….. elle avait joui, ou pas très loin et même, on s’en foutait, on s’était humidifié les lèvres tous les deux, on avait le corps gluant de nos sécrétions fortes, on sentait l’animal préhistorique, on avait sous nos ongles les sursauts des soupirs aigus…
-tu ne me fais pas jouir, elle a dit avec le regard dur, fixement, sur la ligne de départ d’une course mortelle… tu ne me fais pas jouir elle a dit, comme si j’étais le genre des podiums, je l’avais levée en dix minutes dans la journée, en dix minutes, trois regards nets et précis et quatre mots : tu viens chez moi ?, je l’avais levée mais elle avait étalée ses signes extérieurs de chaleur intime, je l’avais levée mais elle savait ce qu’elle faisait, pas moi, je croyais marcher sur l’eau, te dire si la vie était virtuelle et un rien démodée, je l’avais levée, mais c’est elle qui m’avait présentée son cul tendu sous sa culotte de soie, les fesses bien en arrière….
.. on n’avait pas été chez moi, on avait été chez elle…
décor frange de banlieue, des………
Quand je l’ai baisée à nouveau, y’avait juste au coin du lit, la toile nullissime de l’Arménien, tu sais celle où je chie dessus quand la nuit se maquille.
04:02 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : insomnie abs me hait
04.12.2009
..eye for eye.....
.. et puis je suis out, ça fait un moment que j’ai pas passé de temps avec moi, tranquille, décontracté du présent, à me considérer comme le seul ami possible et probable, ça fait un moment que je n’ai pas échangé intimement avec moi, ça fait un moment que je sais plus où je me suis posé………………… surement quelque part dans un avant sommeil trouble, le tout petit espace de l’endormissement où plusieurs univers cohabitent , où quelque chose s’échappe pour claquer des doigts comme dans la première scène de west side story, (clac, clac clac…, la pulsation plus ou moins cardiaque, plus ou moins sanguine, plus ou moins quelque chose de l’ordre du vivant)……. Oui, je me suis posé surement quelque part devant un clavier d’ordinateur, sûrement quelque part dans la traversée d’une nuit, deux heures du mat, trois heures du mat, quatre heures du mat, le sommeil qui vient pas…
(ou bien ailleurs)
(ne jamais oublier la possibilité d’un ailleurs qui n’existe pas)..
(je me suis oublié quelque part dans un ailleurs qui n’existe pas)
.. ça fait un moment que je n’arrive pas à dormir, une tension interne, due à je ne sais quoi…..
ça fait plusieurs nuits que nada, que je réécoute la radio, radio classique, y’a des post it près de mon lit, je lis danse serbe n° 3 de Dvorak écrit là, j’ai du écouter ça, surement, une de ces nuits d’insomnie qui se succèdent en ce moment,……………………. quand je rentre dans un morceau, oui j’écoute la musique en me m’intégrant à elle, en en devenant une partie intime, j’écoute la musique comme on se déplace dans l’espace galactique à une vitesse onirique, j’ai jamais réussi à expliquer comme la musique est un espace dans lequel on vole, je peux pas écouter de la musique en faisant autre chose, surement pas..
…………….pour faire autre chose, on a inventé la télé…..
……………tu sais , je ne crois pas à des causes secrètes, y’a rien à expliquer, y’a rien qui s’explique, y’a rien qui se dénoue parce que y’a rien qui se noue, c’est juste un dosage chimique, hormonal, moléculaire, c’est juste trois fois rien mais introuvable parce que noyé dans une masse infinie de trois fois rien…..
…………… j’ai écrit plein de mots là juste pour te dire que je suis fatigué c’est à dire pas autre chose que loin de moi……… je sais pas toi, mais j’ai des journées de quasi douze heures de boulot là, je rentre juste pour plus belle la vie, ensuite la télé me gonfle, j’éteins, je vais au lit, j’allume l’ordi, j’écoute la radio, je me demande si je vais arriver à m’endormir..
(oui, la réponse est non, bien sûr)
………………….
.. et puis j’ai envoyé un texto à quelqu’un d’entre vous que j’aime bien (ça va ? j’ai écrit, quelque chose comme ça), et la réponse a été, je sais pas quoi faire de moi… (j’étais en réunion, une de ces réunions avec plein de gens importants qui se haïssent parce que c’est vital pour vivre de haïr quelqu’un sinon on se hait soi-même et hop, on n’est plus quelqu’un d’important, on devient un quidam qui sait pas ce qu’il demande au lieu de chercher l’angle de tir le plus efficace pour descendre le voisin) ..
…je sais pas quoi faire de moi disait cette personne que j’aime bien… j’ai pensé que je voyais pas trop ce qu’on pouvait faire de soi, je veux dire y’a jamais rien à faire de soi, qu’il suffisait de poser cela en axiome et de trouver le dosage exact de dopamine…
.. et je me suis souvenu de la fille aux bougies qui a toujours dans les yeux ce présent éternel qu’elle aime…….. on vit pour être tout le temps heureux maintenant, elle dit……….
……..
et je me suis demandé si j’allais mourir bientôt…
(et que dans ce cas, je pouvais finir le paquet de Prince qu’elle avait laissé dans cuisine pour le dimanche suivant)
(voilà, j’ai mangé tous les Prince au chocolat, j’ai des miettes sur mon tee shirt)
(je suis pas sûr que je suis mort par contre)
(mais bon, qui en est sûr ?)
…………… (penser à racheter des Prince)
00:12 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : toxicavengeresse
30.11.2009
..blue like .. like what ???
22:30 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : dowtown
.. something like that..
.. et puis je regarde là la saison trois de californication, tu sais david, je sais plus quoi qui jouait dans x files y’a mille ans, et là c’est un putain de mec genre destroy classieux, beau gosse décontract du style et pourri de talent of course, baiseur et drôle avec cette touche de cynisme qui fait l’apothéose des rêves adolescents, bref, un scenar d’enfer quand tu es dans on pieu vers minuit un dimanche, et quand comme moi, tu es prêt à être à peut près n’importe qui because y’a pas de raison et ce rôle me va bien, juste faut que je revende la xsara pour une décapotable noire un rien dégling, tu vois, l’accessoire fait le mythe, regarde moi au fond des yeux, je bande de moins en moins peut être seras tu celle qui m’éjectera hors du silence, peut être est ce toi qui me feras hurler le jean ?
……
hahahaha
..
il est dans la nuit, et j’ai plein d’ordinateurs maintenant, on m’a piqué un ordi portable au bureau et du coup j’en ai racheté deux, avec les trois à la baraque ça me fait cinq portables plus les deux tours, ma maison s’appelle darty, j’ai le contrat confiance au fond des touches……………
.. là sur mon matelas y’a l’ordi blanc qui déroule californication épisode trois saison trois, et je tape ça sur le nouveau netbook tout léger mais sympa comme tout-, ..
c’est la nuit de dimanche et la fille au bougies a passé sa journée ici, elle a passé cinq heures derrière son ordi (le sixième donc dans la baraque) elle avait du boulot, elle a une capacité de travail en continu étonnante, je suis incapable de bosser plus de huit minutes d’affilée sur le, même sujet, si au bout de huit minutes t ’as pas épuisé le sujet c’est que c’est un sujet de merde et qu’il faut passer à autre chose….
…. Elle bosse….
…. Elle s’est installée sur la mezzanine , sur la petite table de jardin dans laz mezzanine, moi je sais pas trop quoi faire de moi quand y’a quelqu’un, je veux dire, je sais vivre que seul ; je sais pas quand y’a quelqu’un d’autre, j’en ai profité pour avoir mal à la tête un peu comme ça toute la journée, j’ai cogné encore sir le punching ball en écoutant la liste de lecture kms dans mon ipod, y’a pas de noms sur les morceaux , c’est 584, 585 et comme ça…. Moi, j’ai les gants rouges, les gants de boxes rouges, un tee shirt noir et boum boum, je transpire vite à ce truc, j’aime ça, en fait, vraiment, j’aime cogner sur la boule de caoutchouc…
. ; ensuite putain, je savais pas quoi faire, je veux dire j’étais pas tout seul, la fille aux bougoes, faut pas l’emmerder quand elle travaille, alors j’ai pris une petit brosse et j’ai commencé à brosser les plinthes du couloir et aussi des chiottes, j’ai vu personne faire ça avant ou alors en secret, je sais pas, mais ça faisait un moment que j’avais ces plinthes dans le collimateur, je veux dire, un jour ou l’autre je règle mes comptes, juste je prends le temps qu’il faut……..
.. c’est une putain de nuit qui commence, j’ai ramené la fille aux bougies chez elle et elle m’a tapé sur le système dans la bagnole, elle m’a rappelé ensuite elle a senti que j’allais la balancer par la fenêtre, elle m’a rappelé tout à l’heure, on s’est pas quitté comme il fallait, elle a dit, j’ai répondu, putain, t’as vu demain il pleut encore et la température va descendre encore……..
…. Je regarde l’épisode trois de californication, j’ai avalé un truc pour dormir, la semaine s’annonce longue, avec des réunions éternelles tous les soirs pour presque, un conseil d’administration je crois aussi, mon agenda google calendar est plein jusqu’à noël à fond les manettes, j’ai rien foutu aujourd’hui, j’ai pas ouvert mes mails, j’ai pas écris ce que je voulais écrire, c'est-à-dire
ce truc qui agit comme une drogue sur moi, ce truc qui brouillarde les esquisses, tu sais, qui donne l’élégance au temps, ce truc qui passe juste un souffle d’egoiste platinum, ce truc ou un jour ou l’autre peut être je vais te croiser..
(mets une petite robe noire toute simple)
00:49 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : le cri du jean
26.11.2009
... la fractale chou fleur...
.. et puis le morceau que je t’ai mis est long, plus de dix minutes, je ne le connaissais pas y’a une heure, un type en a parlé à la radio, j’ai été le repiquer sur internet, je sais pas pourquoi du tout mais ça m’a ramené à ma chambre d’adolescent….
.. peut être je sais pourquoi, je vais m’en débarrasser tout de suite, du pourquoi, dans quelques lignes, je vais pas faire la danse du ventre et genre littérature à la mords moi le style, …………je sais pourquoi ça m’a rappelé ma chambre d’adolescent, (un hlm de merde dans une cité de merde, dans une banlieue de merde, avec plus rien à bouffer le 10 du mois), only ma mère avec une paye merdique pour trois garçons, plus rien à bouffer, mais j’ai jamais eu faim, j’ai pas été aimé par ma mère non plus mais je ne lui en veux pas : elle n’avait pas le temps,
qu’est ce que tu crois branquignol ????
pour aimer faut du temps aussi, faut de l’énergie aussi, faut de l’envie de vivre aussi…..
…….je m’en rends compte maintenant,
(et moi non plus j'aime personne)
les ados sont des connards,
………..surement je l’étais aussi, pareil, j’avais pas dans ma chambre des photos d’idoles, j’avais pas d’idoles de ce genre, j’y peux rien, y’avait rien sur les murs que mes peintures à base de coulures et mes faux salvador dali, j’avais une fascination pour dali, surtout ses livres, ses journaux, ses essais délires, la paranoïa critique, le concept du monde réduit à la fractale choux fleur,….
……..parce que le choux fleur est une fractale comme les côtes de bretagne, comme même l’histoire de ta vie ou de la mienne, trois ou quatre schémas de base que tu déclines à l’infini, c’est pas des conneries, je peux te le démontrer…
comme je peux te démontrer le contraire : la différence étant juste un milligramme de subjectivité à base d’hormones en tongues…………
… je sais pourquoi ça m’a rappelé ma chambre d’adolescent, ça n’a rien à voir avec la musique qui passe là (peut être la pulsation de montée d’énergie), (tiens en rentrant ce soir j’ai cogné sur mon punching ball comme un dingo) (jusqu’à ce que je sente la sueur sous les bras et aussi les muscles des pectoraux qui tiraient)…
.. où j’en étais ?
…………….il fait chaud là sur mon lit, j’écoute le morceau, je sais pas ce qu’elle gueule un truc comme « our » elle barre en vocalises soul, et…
où j’en étais ?
ah oui, comme un ado basique, je me supporte pas en ce moment,
le son de ma voix,
mon regard,
le gout de ma vie,
le jeu du jour et de la nuit,
ma main dans la culotte d’un zouave…
.. je me trouve très con et cela n’a strictement aucune importance, je veux dire, je suis seul dans ma chambre et mon influence sur le cours des choses est nul et non avenu et je cherche pas à en avoir d’ailleurs, pourquoi faire ?…
… juste y’a un dosage chimique quelque part dans moi qui m’amène à plus tellement avoir envie de cohabiter là tout suite avec moi justement……
… je m’en fous, un peu beaucoup, je veux dire y’a pas de message secret à la planète, y’a eu des milliards et des milliards d’êtres humains avant pendant et surement après (ça, ça reste à prouver), juste ça m’amuse pas d’avoir mal au cou et pas me supporter…
… bon, je vais me depacser avec moi même…
(je me rendrai mes lettres)
(je me téléphonerai plus)
(et je me branlerai plus)
22:39 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sinnerman




