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28/01/2011

...nobody's fault but....

…et puis en fin d’après midi, je me suis fait accompagner au garage pour chercher ma voiture, ils n’avaient pas fini, ils ont changé les freins, l’embrayage, l’échappement plus encore des trucs, je sais pas quoi, à vue de nez je vais en avoir pour mille cinq cents euros, c’est dommage, avec cet argent, je voulais m’acheter une maison bleue, sur la colline, je voulais retourner dans un rêve un peu, je sais pas combien ça coûte un rêve, j’avais mis mille cinq cent euros de côté pour en acheter un d’occasion ou même un neuf

mais plus petit

mais bon, y’a encore le réel qui veut sa part, et bon je lui donne sans problème,

je sais que les rêves, c’est rien d’autre que la vie, parce que tu vois y’a quelqu’un qui est mort encore aujourd’hui, dans son lit comme ça, une crise cardiaque, alors, y’a que le présent éternel

et aussi le monde qui est si long à reconstruire

donc je m’en fous des mille cinq cents euros et des rêves d’occasion ou neufs

mais plus petits,

il est le piano du koln conert là, j’ai mis ça tout à l’heure, keith jarrett, pour répondre au long mail de celle avec qui on s’écrit tous les jours notre vie, celle qu’on sait pas qu’elle est un rêve en fait, parce qu’

on croit que c’est toujours autre chose ailleurs la vie,

alors que je t’assure que non

que c’est là dans mon lit pour moi

avec le manque aussi

mais bon, j’ai choisi, je fais avec ma maison bleue sur la colline,

je sais pas pourquoi je parle de maison bleue, je sais pas du tout pourquoi, j’ai toujours habité une maison rose

parce que je suis une fille

et que le bleu c’est pour les garçons qui sont vilains parce qu’ils pensent qu’à leur bite

et aussi à autre chose mais dès qu’ils l’ont ils n’en veulent plus

on dirait des hystériques les garçons en fait, des hystériques avec des poils dans les oreilles et des pieds trop grands….

… quand j’étais dans le garage, j’ai reçu ce court mail qui disait,

-         je sais rien de toi,

j’étais dans la partie atelier du garage, j’aime bien mon garagiste, je l’ai acheté mille cinq cent euros, c’est pas cher, je veux dire si on a déjà une maison rose, ..

j’ai reçu ce court mail de celle à qui je demandais ce qu’elle cachait, qui disait,

-         je sais rien de toi,

alors j’ai dit,

-         je m’appelle raphaël,  j’habite une maison verte au bord d’un rêve acheté cash à keith jarrett, et si t’es malade putain, je te kidnappe, je te colle dans la chambre du bas, tu n’es sors pas jusqu’à ce que tu sois rose comme toutes les filles qu’on est nous autres les bloggeurs de la nuit…

 

mais elle était pas malade, elle m’a dit,

-         c’est rien que de très banal,

et moi j’ai pas trouvé ça banal du tout ce qu’elle avait, j’ai eu envie de pleurer, j’ai très souvent envie de pleurer depuis pas mal de temps mais tu sais, je m’en fous d’être comme ça, je suis aussi très fort parce que je mange plein d’épinards avec du curry qui pique et du riesling et quelqu’un m’a dit hier que le riesling c’était pas du vin algérien je crois, et…

……

.. et rien y’a le koln concert qui vient de finir, je vais mettre autre chose, je sais pas quoi, un truc dans le même genre, en  harmonie subtile, en caresse frôlée, en petits frissons tout doux tu sais, avec ce sourire tendre et gentil, juste quand on a envie un peu de s’embrasser……

il est l ’heure de toutes les fatigues là….

Demain je vais chez optic 2000 leur arracher les couilles à cause des lunettes qui se dévissent tout le temps

Et je clouerai leurs couilles sur la porte en bois de ma maison bleue, comme un garçon,

En signe de bonheur éternel

Je t’aime va…..

26/01/2011

.... waiting for nothing.....

.. et puis je n’ai pas encore sommeil, j’espère dormir un peu ce soir, j’écoute songs from the road de cohen,

c’est ma cellule souche cohen,

quand je vivais dans  cette maison au milieu de la foret, dans cet endroit absolu de beauté, j’étais tombé sur cet article qui parlait de ça, j’étais assis sur ce canapé de velours rouge, devant la cheminée, tu sais j’allais chercher le bois moi même, les bucherons le coupaient et le laissaient la haut au bout de la côte, en plein dans la foret, j’allais charger le coffre des buches de chêne et de hêtre, je payais ça que dalle, j’entassais ça sur la terrasse devant et un peu sur le terrain immense derrière, j’avais toute une colline à moi, la maison était superbe, en vieilles pierres blanche, la vue sur la vallée,

juste y’avait la givrée hystérique

juste j’ai tout laissé pour partir

juste j’allais la tuer

je faisais que lire le soir là bas, j’écrivais un peu pour les journaux, j’avais une Mercedes orange, je vivais dans cette pièce de l’autre coté, un mini loft avec des milliers de livres, le lit sur la mezzanine, les deux bureaux, les étagères de bois de chantiers sur les grosses pierres de calcaire blancs , j’écrivais mes douze versions différentes d’élégance du chaos, je baisais en douce la fille au panier de cerises, on se donnait rendez vous dans des clairières, je glissais un doigt en elle devant les regard des biches affolées, les biches sont toujours affolées, il faut les tuer, c’est des connes,

j’ai déchiré cette vie comme je déchire toutes mes vies,

j’ai toujours autre chose à faire que vivre

mais je sais jamais quoi

et puis donc j’étais tombé sur cet article dans courrier international je crois qui parlait des clonages de brebis, dolly elle s’appelait,

moi je l’aurais appelée autrement la brebis,

je l’aurais appelée serpillière,

je trouve que c’est un beau nom pour les brebis,

 dolly c’est un nom de poupée un peu grasse avec des yeux trop maquillées, dolly, c’est un nom de pouffiasse en robe orange

… ils expliquaient comment on clonait à partir d’une cellule…

..si tu prends une cellule de trou du cul par exemple, et si tu la reproduis, tu devrais arriver à un trou  du cul géant, je veux dire, y’en a plein les rues, je vois pas le progrès..

la question est : comment on peut reproduire un corps entier dans toutes ses différences à partir d’une cellule spécifique ? (de trou du cul ou de sourire radieux)

la réponse est dans ce qui me relie à leonard cohen : la cellule primitive

tu laisses presque mourir la cellule

· elle perd des atours

· elle perd son langage structuré comme un  désir impossible à vivre

· elle perd son iphone

elle perd presque tout sauf l’essentiel

(la douceur d’être elle même)

c’est la cellule primitive

elle devient ce que j’étais arrivé à devenir

un humain primitif,

sans aucun signe extérieur de foutaises

exactement comme quand à quinze ans j’avais lu les perdants magnifiques de léonard cohen et que je m’étais dit ; n’écris surtout pas ça, C’EST DEJA FAIT

mais trouve en toi ce silence structuré comme une adéquation

retrouve la pulsation grégaire

retrouve le rythme sacré

…..

c’est pour retrouver cela que je réécoute les nuits sans fin les songs from the road,

songs from the room..

tu sais cette pochette où la fille est assise à la table, dans la chambre de l’île d’hydra, tu sais les volets sont fermés..

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je vais partir bientôt dans ma maison sur l’île, je sais pas quand, je viens de décider que dans quelques mois j’irai vivre là bas, définitivement

jusqu’à la mort

je baiserai les touristes de passage

ou les rêves de quai de gare

j’écrirai mes mémoires que j’invente

ou je boirai de la bière

je mettrai mon chapeau noir

et aussi le gris

je regarderai la mer

je penserai à celle que j’aime tant

à la personne à conneries massives

à toi aussi

surement

(toi multiple)

.. don't you cry ?.....

……… et puis, j'ai ouvert les yeux à deux heures et quelques avec une grande bouffée d'angoisse, enfin je crois que ça s'appelle comme ça, c'est une  sorte de peur terrible parfumée de panique sourde, immédiatement, je me suis retrouvé avec les problèmes du boulot affichés en 3 D avec son 5.1 surround, non pas les problèmes externes à gérer, ça on s’en fout un peu,  mais la position de malaise à être là bas, c'est la première fois que ça m'arrive, je cherche comment mourir, je me dis que mettre les doigts dans la prise ça doit pas être le truc, et que même si j'ai pas des gros doigts, j'ai de trop petites prises.....
j'ai rempli mon dossier pour candidater à cet autre poste, mais je n'ai encore rien envoyé, j'ai un peu de temps devant moi et je vais essayer de passer quelques coups de fil pour voir où sont les vraies issues, celles qui n'apparaissent nulle part..

 je vais passer quelque coups de fil pour essayer de trouver un dealer d'espoir,

pour acheter quelques grammes d'avenir,

pour retrouver l'abraham qui s'est perdu y'a pas longtemps, je sais pas exactement où ni pourquoi,

(je crois que je sais)

je vais passer quelques coups de fil pour essayer de voir comment on peut retirer la semoule dans laquelle j'épuise mon pédalage terrorisé....
... cet après midi vers deux ou trois heures, d'un coup j'ai eu une envie serrée de pleurer, tu sais, de m'assoir par terre, là dans un coin du bureau et de  laisser tout ça sortir...
je sais plus trop d'où ça va vient tout ça, j'arrive pas à réfléchir, je sais si c'est juste le  boulot ou si c'est autre chose que je ne veux pas savoir, ou si c'est n'importe quoi parce que y'a pas de raison à tout, et y'a surtout pas de raison à rien....
j'essaie en rentrant de me réfugier dans le regardage d'épisodes de MI5 mais j'arrive pas à entrer dans l'écran, je regarde les acteurs qui me regardent, ils me disent en russe je crois,

-       on peut rien pour toi, démerde toi tout seul, on n'est même pas des personnages, on joue un jeu avec des habits qui sont pas à nous....

… et puis, je viens d'avaler un demi cachet de je sais pas quoi, il faut que je dorme un  peu encore, deux heures par nuit c'est pas assez je crois....
ma voiture est au garage, je sais pas trop ce qu'elle a , le type a dit qu'il allait démonter tout ça, que j'appelle demain, ça sentait le brulé très fort, je reste donc dans ma maison au milieu de nulle part, j'ai presque plus de pain mais j'ai des gésiers de canards au frigo et je me suis fait une grande marmite de cuisses de poulet avec des oignons et plein de curry.. j'ai encore deux bouteilles de riesling et aussi une de champagne qui est là depuis un mois....
ah oui, j'ai aussi deux barquettes de raviolis frais à la mozarella et aux épinards je crois....
de toutes façons, j'ai pas faim du tout.. je mange en faisant semblant de regarder plus belle la vie....
celle que j'aime tant qui est passée dormir chez moi ce week end m'a téléphoné tout à l'heure, elle est rentrée chez elle là bas loin.... elle m'a dit ça va être une bonne année pour toi,  abrahaminou, je me marie, c'est obligé que pour toi ça sera une bonnne année...
je pensais pas qu'elle avait envie de se marier, elle a fait mille fois le tour du monde, a vécu au milieu de la brousse, au pôle nord, n'importe où, elle débarquait chez moi entre deux voyages pour se poser un peu et organiser autre chose, on s'est toujours entendu sans dire un mot, on avait toujours au bout du regard cet amour tout simple, celui qui demande rien.... je l'ai vue avec un type ou deux, des fois elle me disait oh celui là retiens pas son nom, c'est juste pour baiser deux fois par semaine.... et puis là elle me dit je me marie, elle m'a téléchargé sur mon ordi un catalogue de robes de mariée, on a regardé ensemble, je vois pas la différence, j'ai dit

-       oui, elle est bien, c'est celle là qu'il te faut,

elle m'a dit

-       je suis contente que ça te plaise,

j'ai fait comme si je voyais une différence, mais en vrai je la voyais la différence, elle était dans ses yeux qui brillaient....
je sais pas combien  j'ai de prises dans la maison, une vingtaine ? une trentaine ?
je sais pas combien j'ai de doigts pour mettre dedans...
mais je crois que ça fait friser les cheveux de mettre les doigts dans la prise, et je crois pas que ça m'aille les cheveux frisés
je pensais pas que ça s'effondrerait comme ça,
je m'en fais pas trop quand même
je sais que toute cette poussière irradiée va retomber
je sais que rien va prendre la place du tremblement
je sais qu'avec le rien, je rigole bien
je sais que lui et moi, on va se remettre à écrire les mémoires qu’on invente..
on  va parler de culotte
on va regarder les lettres s'enfiler les unes derrière les autres
et pour qu'elles pénètrent facilement à l'intérieur de cette envie là, que on va juste lâcher une goutte de salive des lèvres, quelle se faufile lentement juqu'à....
...


tu vois ……., je t'écrivais, mais j'ai du faire appel à abraham pour survivre à cette nuit... raphaël est trop destroyé en ce moment..
je vais mettre ça sur le blog...
tu m'es nécessaire, je crois......

24/01/2011

... spooks....

.. et puis encore, bien sûr parler d’autre chose, ici.. je me réfugie dans MI 5, j’ai la série sur mon archos 70 IT, ma tablette tactile, en fait ça sert pas à grand chose une tablette tactile, le tactile, c’est juste pour le souffle

(des reins qui se reculent)

sinon ça ne sert pas à grand chose une tablette tactile

je veux dire ça sert pas à écrire

je croyais pourtant que j’allais faire ça :

-prendre la tablette dans le lit,

-dormir d’une main,

-écrire de l’autre,

mais macache, mes doigts s’habituent pas à ça, rien à faire, mes doigts n’ont pas le rythme

trente cinq jours sans voir la terre j’écrivais ce matin,

on n’y est pas encore,

on y sera dans l’oubli

je me réfugie dans  les histoires d’espions, j’aime bien MI5 parce que tu sais jamais qui va mourir, c’est pas écrit d’avance , tu anticipes pas, des fois je me dis que c’est peut être mon tour dans le prochain épisode

j‘ai pas lu mon contrat

j’ai signé avec Méphistophélès

(avec trois gouttes de sperme priapique)

tu sais, j’ai pas quitté mon bureau aujourd’hui j’ai mis current 93 sur spotify, j’ai fait pendant dix heures le truc le plus con du monde,

des tableaux Excel

j’ai donc atteint la date limite pour le suicide idéal

la date que j’avais écrite à quinze ans dans mon journal

(lavilliers inside)

j’avais écrit, je m’en souviens très bien

SI TU PASSES UNE JOURNEE A FAIRE DES TABLEAUX EXCEL

C’EST QUE TA VIE EST FINIE

· C’est dans la Torah,

· C’est entre les lignes du pentateuque

Quelque part entre la lettre Gimel et la petite femelle aleph qui tortille des fesses  avec son petit short en jean pour t’allumer

Mais j’en ai rien à foutre, je veux dire, j’ai dépassé la limite autorisée

Faire des tableaux excel pendant dix heures, surtout si on sait pas vraiment se servir d’un tableau excel, c’est en quelque sorte se decouvrir poète

Et donc prendre conscience brutalement que c’est la fin

CI GIT ABRAHAM QUI EU UNE VIE FABULEUSE

FAITE DE PLEIN DE RIEN

C’ETAIT SON SOUHAIT PROFOND

Etre le seul à se vanter de se trainer à tes genoux

Dans ce monde où tous les hommes se croient debout

(Roda gil inside)

je veux pas mourir poète,

que l’on crache sur moi,

j’ai regardé les tableaux excel sur les sourcils du temps broussailleux,

y’a quelqu’un qui m’a dit que tu m’aimais encore

mon vrai nom est raphaël

j’y peux rien, je l’ai appris par hasard,

un jour où je me suis rencontré

(dans une gare je crois)

mais très vite je me suis perdu de vue

et le reste aussi

allez j’arrête

(demain je te raconte une histoire de cul et de machine à laver,

bref, je te raconte ma vie)

ce soir, je cuve mes tableaux excel,

et peut être je me branle

va savoir

(en regardant MI5)

putain de pervers