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10/02/2011

... one day....

.. et puis tu vois hier soir, j’ai commencé à écrire sur mon petit ordinateur blanc

Décor : ma chambre là haut, au premier, la plus petite des deux pièces, oui là haut après la mezzanine, le petit couloir, la salle de bains à gauche, à droite la grande pièce bureau, loft, canapé, la grande pièce qui sert de :

-         -regardage de série,

-         -graffitage de peinture sur des planches d’aggloméré,

-         -écoutage de musique sur les bonnes petites enceintes que j’ai achetées un jour où je n’avais strictement rien à faire, c’était un samedi matin, rien à faire je te dis, envie de rien faire, c’était y’a quelques mois, un samedi matin,- je fais quoi, je me dis, -rien je me réponds -j’ai envie de faire quoi, je me dis -rien je me réponds, -je vais prendre ma bagnole  je me dis, -yes  je me réponds parce que d’un coup, une envie sauvage de bousiller la planète m’a pris, de polluer avec mon CO2 diesel particules et tout ça, parce que y’a des moments comme ça, je prends mon plaisir où je peux, là c’était dans le conduisage de ma voiture, je savais pas où aller, j’ai été au centre commercial, je savais pas quoi faire, j’ai acheté pour continuer à bousiller tout ce qui dépasse,  les jours où j’ai rien à faire, vaut mieux pas me croiser, j’ai acheté ces enceintes comme ça, sur un coup de tête..

Tu sais quoi ?

J’en suis très content, c’est une putain de bonne idée que j’ai eue

Les jours où j’ai rien à faire (c’est à dire les jours où je ne bande pas), je crois, j’ai des bonnes idées…

../

bref..

J’ai commencé à écrire hier soir la haut dans ma petite chambre, décor, mes deux matelas à même le sol, musique : Beethoven, un truc de piano, d’abord, je sais pas quoi, une sonate surement (non pas celle au clair de lune), puis, l’intégrale symphonies (Karajan inside) a commencé et putain c’est bien chiant, j’ai pas été au delà de la première, j’écrivais sur mon petit ordi, une note pour abraham, j’écris des notes pour :

● abraham,

● martin,

● jean-jacques,

 omarmatuer,

● ghislaine aussi (là je fais du 95 B)

j’ai plein de blogs et plein de faux noms, j’ai plein de vie et des enceintes bien, j’ai plein de mots plein  de vide,

j’ai des fois comme ça envie de je ne sais pas quoi,

c’est exactement pour ça que j’écris…

.. j’en ai fait une page ou deux mais, tu vois, ça me gonflait

Je suis sûr que c’est à cause de la musique, la première symphonie de Beethoven est merdique, elle n’a pas de rythme cardiaque, elle …

..

Je m’étais endormi sur le canapé an bas en regardant plus belle la vie, je m’étais réveillé vers neuf heures et demi, j’étais monté au lit, j’ai mis la musique et ouvert l’ordinateur blanc…

J’avais passé une drôle de journée..

J’avais reçu ce coup de fil de toi qui m’a parlé de ta jouissance extraordinaire que tu avais eue avec ton mec, j’étais dans mon bureau j’entendais ta voix, t’avais des trucs à me raconter, j’ai pas pu rester longtemps au tel, je le regrette, au delà de la jouissance, j’ai bien senti que tu avais pas envie d’être seule en dedans de ta tête, c’est pas exactement ça, mais j’ai senti que tu voulais être encore avec moi, je suis là tu sais, on reparle quand tu veux….

Et puis j’avais ce rendez vous avec ce jeune type de la banque qui m’avait appelé, qui m’a dit :

-         on peut se voir pour discuter de ce qu’on peut faire avec ce GIGANTESQUE TAS DE POGN ON QUE VOUS AVEZ ?

J’ai dit

-         on peut se voir, oui, oui oui,

je voulais pas rester là au boulot, je voulais prendre ma voiture, je voulais bousiller la planète avec mon CO2 et mes particules..

Ma banque est très loin, plein de kilomètres, plein de bousillage de planète (yes)…

J’ai envoyé un mail à la fille au panier de cerises que j’ai pas vue depuis des années et des années, la fille au panier de cerises, c’est celle avec qui baiser est si simple..

 elle a un cabinet de machin en libéral pas loin, elle est ovberbookée et bourrée de fric… je lui  ai dit

-         je passe dans ton coin,

elle m’a dit

-         je fais sauter un rendez vous, je t’attends à 16h..

J’ai été à la banque, le type a sorti ses graphiques, ses trucs, ses machins, il m’a dit

-         on fait quoi ?

j’ai dit

-         rien, je crois.. je veux dire, j’ai rien envie de faire de TOUT CE TAS DE POGNON, je vais le laisser mourir..

il m’a dit

-         mais pourquoi vous êtes venu alors ?

j’ai dit

-         pour bousiller la planète avec mon CO2 diesel particules, tu peux pas comprendre, t’as pas lu les mêmes livres que moi..

Il m’a demandé ;

-          c’est quoi lire ?

j’ai dit

-         c’est perdre son temps en oubliant la vie

Il  m’a     dit

-         vous votez quoi ?

J’ai dit :

-         isabelle adjani, je vote isabelle adjani depuis qu’elle a un gros cul, une attirance sévère pour les gros culs…

..

J’ai roulè jusqu’au cabinet de la fille aux paniers de cerises, ça fait combien d’années ? six ans ? sept, plus ? que je l’ai pas vue 

Je connaissais pas les lieux, j’ai été dans la salle d’attente, y’avait la musique douce, les trucs d’attente friquée, le parfum subtil, la déco zenitude machin, et puis, bingo, elle est apparue :

-         salut elle m’a dit

j’avais complètement oublié ses yeux, elle a des putains de beaux yeux verts bleus..

elle est splendide, une sorte de robe bariolée chicos, des bottes en peau de je sais pas quoi, un sourire en souvenir très doux….

Elle m’a pris la main puis, on s’est assis en face l’un de l’autre sur des fauteuils de cuir…

On avait plein de trucs à se dire, c’est pour ça qu’on n’a pas dit grand chose en fait, on s’est souvenu qu’on s’aimait  pas, qu’il n’y avait strictement aucun amour entre nous, que c’est pour ça surement qu’on s’aimait tant encore après toutes ces années…

Elle m’a dit

-         tu sais que j’ai  envie..

moi non, j’ai plus trop envie de baiser depuis quelques temps, il va me falloir encore un moment je crois avant que ça revienne, je veux dire comme un truc brulant, comme un truc effervescent, comme une ivresse,

je bandais pas ,

elle m‘a dit dit

-         je peux ?

j’ai dit

-         bien sur.

Elle est exhib, elle a soulevé sa robe, a enlevé sa culotte, (mauve) l’a posée sur le bureau, elle a écartée ses jambes, les a posées de chaque côté du fauteuil, , j’ai regardé, je sais que c’est ça qui la fait jouir, elle a continué à parler, me raconter sa vie, elle avait ses doigts là, je voyais l’index qui bougeait, elle m’a dit :

-         tu veux ?

j’ai dit :

-         non, pas aujourd’hui, plus tard , surement,

elle ne s’est pas formalisée, on s’ en fout de ça, on n’a rien à prouver, je ne sais pas si elle a joui, j’en sais rien, à un moment y’a eu un bip, elle m’a dit,

-         mon prochain rendez vous..

Elle a remis sa culotte, m’a souri, m’a raccompagné à la porte, elle a  posé ses doigts sur mes lèvres.

Je me suis souvenu de l’odeur, du panier, des cerises, de comment c’était facile.

Une autre fois.

Sûrement.

Pas encore

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