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20/02/2011

... old words.. (trouvés à l'angle d'un dimanche après midi, sur le coin d'une attente)

... et puis parmi les milliards de quiproquos, il y a bien entendu le quiproquo du sexe.

 

Entretien avec l’Auteur :

L’Auteur :

 

-  Je voulais écrire à propos de Paris Hilton sur les quiproquos du sexe. Sur le mélange tout flou du « aime moi pour moi », du « baise moi pour moi», du « baise moi pour quelqu’un d’autre », du « tu me prends pour qui, connard ? », du « prends moi surtout pour un(e) autre », du « prends moi partout pendant que tu y es », du « te trompe pas sur mon compte », du contrat qui tu glisses entre tes jambes, du pacte faustien, de la crise de rigolade, de l’oubli immédiat, de la petite mort, de la grande vadrouille, de la honte, putain tu vas penser quoi ?, de l’ennui incommensurable, du tout ça pour ça ? de l’erreur programmée, de la confusion des genres.

Et en plus quand tu t’appelles Paris Hilton.

Je voulais écrire sur cela.

 

Le Journaliste (pigiste littéraire mais pouvant écrire sur à peu près tout sauf sur l’équitation) :

 

-       Et vous l’avez fait.

L’Auteur :

-       Bien sûr. J’écris toujours sur le sexe. Debord (guy), n’a jamais écrit que le Monde disparaissait dans sa représentation. Jamais.
Dommage.
Debord est une bonne caution intellectuelle. 
Le monde qui disparaît dans sa représentation, ce n’est pas rien au niveau du concept, cela mélangé  avec la dépression de madonna……  Je n’oublie jamais de  caresser chaque douze lignes du bout du doigt tendu la fente à peine entrouverte de l’entrecuisse réceptif…

tu fermes les yeux, tu les rouvres, et t’as passé un moment quasi parfait.

L’Auteur :

-       En tant qu’Auteur, je me dois de ne jamais oublier le désir hyper concret du sexe.
Et des dépassements de ligne qui vont avec.

Le Journaliste :

-       Conceptuellement parlant ?

L’Auteur :

-       Non uniquement au niveau du fric. Les hommes qui bandent et les femmes qui mouillent achètent.
Il se trouve que j’ai besoin d’argent.
L’intelligence en tant que telle ne sert strictement à rien. La morale est une vaste fumisterie et un homme bon est un homme qui n’a pas les moyens d’être mauvais.
Je parle de moyens à tous les sens du terme, moyens financiers comme moyens psychologiques.
Un homme bon est un homme qui n’a pas les couilles d’être mauvais.
Il se trouve que j’ai besoin d’argent.
L’ intelligence en tant que telle ne sert strictement à rien niveau couilles. Vous savez si avez lu ce texte en infra ou en supra que l’intelligence consiste à relier ce qui a priori n’est pas relié.
Ce qui est à peu près la même définition que LA FOLIE.
Mais.
Mais tout ce qui se relie continuellement finit par dessiner quelque chose.
J’écris pour mettre en couleur ce que dessinent ces lignes reliées sans fin.

Le Journaliste (notant pour son article sur le carnet en moleskine noir, le même qu’Hemingway, vendu à la FNAC pour 13 euros):

-       Et que finissent par représenter ces lignes reliées sans fin ?

L’Auteur :

-       La libido.
MA LIBIDO.
La vôtre, je n’en ai strictement rien à foutre.

 

LIBIDO 

Prise de vue 

« Libido (grec, epithumia). Das Verlangen nach Etwas [l’envie de quelque chose]. Die Begierde [le désir] ; die Wollust [la luxure]. Geilheit [le rut]. Cf. latin, libet, lubet : es gefällt [il convient], Behagt [il plaît]. Sedes libidinis = clitoris. » En-deçà du vocabulaire freudien, ces quelques lignes empruntées au Kritisch-etymologisches medicinisches Lexikon de Ludwig August Kraus (3e édition, 1844) attestent l’enracinement de la notion dans la tradition de la psychologie médicale, elle-même héritière de la théologie morale. Que la libido, de surcroît, y soit présentée comme l’apanage de la sexualité féminine (sedes libidinis = clitoris) nous incite à une confrontation plus approfondie avec les ambiguïtés de l’usage latin, dont les classiques ont su tirer le parti le plus brillant au bénéfice d’une littérature licencieuse assurément familière aux humanistes modernes de la Sexualwissenschaft. Une fois connotée sa signification sexuelle, la racine étymologique du terme – commune au latin libet ou lubet (il plaît), au sanskrit lubh, à l’allemand lieben ou à l’anglais love – ne décide pas, en effet, de son sexe. La libido, lorsqu’elle désigne le rut (de rugire, rugir) ou son équivalent humain, s’appliquera sans discrimination à la « chaleur » sexuelle du mâle et de la femelle. Mais c’est précisément de cette ambiguïté que jouera en des textes exemplaires la poésie érotique, comme si la séduction du fantasme avait, à deux mille ans de distance, anticipé sur la problématique de la psychanalyse, telle qu’elle s’affirmera en 1932 dans la cinquième des Nouvelles Conférences sur la psychanalyse sous le titre « La Féminité ».
Encylopedia Universalis version 9 (en CD et tout ça)

L’Auteur :

- Et vous, pourquoi exactement n’écrivez-vous jamais sur les chevaux ?

 

 

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