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24/02/2011

... new skin for an old ceremony...

.. et puis j’ai fini par avaler deux somnifères et demi, il fallait absolument que je dorme, absolument

j’ai dormi

près de sept heures d’affilée, cela ne m’est pas arrivé depuis…… je m’en souviens plus..

je n’ai plus ce brouillard dans la tête, aujourd’hui, dessiné à la ligne claire, quasi en pointe bic

ça existe encore les pointes bic ?

aujourd’hui, le voile déchiré est bien net, sans bavures, sans esquisse, propre sur lui, fenêtres ouvertes, aujourd’hui, y’a juste ce silence au goût ouaté de tristesse un peu..

la tristesse n’est pas du tout le désespoir ou l’angoisse,

pas du tout du tout du tout

la tristesse n’a pas de monde souterrain avec des trolls en descente bad trip 

 habillés par alexander mac queen collection  post mortem,
la tristesse n’a pas de double vie rance,

la tristesse c’est juste un souvenir sans domicile fixe qui vient s’allonger près de toi, il a la forme que tu veux, le goût que tu veux, la voix que tu veux,

juste tu peux pas te serrer contre en chien de fusil

juste tu peux pas lui mettre les mains sur le ventre, 

juste tu peux pas sentir ses fesses reculer légèrement pour trouver leur place,

juste tu peux pas glisser ton souffle dans ses cheveux

juste  tu peux rien faire que sourire un peu quand même

parce que c’est rien que de la tristesse, et que tu fais avec, comme tout le reste, y’a pas mille vies possible dans le (R)éel, non, y’en pas mille, y’en a même pas douze, et c’est pas beaucoup pourtant douze, y’en a même pas quatre et demi, y’en a même pas deux virgule soixante seize,  

y’en a qu’une,

il paraît,

pile poil une

un peu moins,  y’en avait zéro

tu te rends compte ?

quand tu choisis le (R)éel

QUI EST OBLIGATOIRE

(tu me l’as tant répété) 

personnellement, j’en sais rien, je sais pas trop ce que c’est le réel,  je crois que c’est quand tu te cognes les genoux dessus ou les orteils et que tu cours partout dans le salon en hurlant aïe aïe aïe

je crois que c’est un truc comme ça ….

Moi je m’en fous de ça…

J’ai bien compris que le réel était binaire, je te l’ai écrit,

J’ai donc binairé

Like a pas du tout rolling stone

..

et tu vois j’avais douze ans ou treize, un truc comme ça, j’habitais au cinquième étage d’un immeuble d’une cité toute pourrie dans la banlieue parisienne, mon père vivait ses derniers mois à tout juste quarante balais, on crevait la dalle à grand renfort de pâtes, j’étais tombé sur ce bouquin que quelqu’un avait oublié dans la salle de perm du collège de saint denis, c’était le Tao Teo King de lao tseu,  je l’avais ouvert, c’était assez chiant dans l’ensemble, tout ce qui se veut intelligent est casses burnes

parce que l’intelligence est une ligne de code glissée par le hacker lucifer

qui ressemble à la pub pour les parfums sur canal plus pendant le grand journal ,

(une vaste foutaise avec des abdos nickel) 

j’avais juste retenu cette phrase :

« le plus grand pouvoir est, à la croisée des chemins, de n’en choisir aucun. » 

évidemment

évidemment

après on m’a parlé du (R)éel

j’ai dit oui, bien sûr

alors je fais comme on m’a dit, parce que je fais ce que je peux,

-         je choisis,

-         j’envoie mes clones sur les chemins,

-         je dis oui, je dis non,

-         je dis, je vous attends

-         je suis la pendule du salon

moi je bouge pas

(je n’existe pas)

 

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