Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/02/2011

.. don't thinck twice , y'a le kaddish again inside...

.. et puis non, pathos zero, c’est pas dans cet univers que ça se situe, non, pathos zero, juste ce putain d’étonnement

les faits, rapidos, très rapidos : hier midi, le téléphone, le fixe

c’est tellement rare le fixe qui sonne, je savais même plus où je l’avais posé, je suis resté devant la salle de bains, je me disais, y’a une décision à prendre là, il faut que trouve une solution, ça sonne là, le téléphone, j’avais aucune idée où il était parce que je suis à peu près sûr que je suis pas adapté tout à fait à ce monde là, je veux dire, je fais des efforts, je sais qu’il y a quelque part une logique externe qu’il faut suivre, un process à respecter, je sais que tout ça n’a pas de sens mais un certain  ordre tout au moins…..

je parle de moi parce qu’on ne parle que de soi

ou alors on ment

le téléphone sonne, j’ai essayé de retrouver le mode d’emploi de la vie, on est dimanche,

tu sais, le dimanche y’a le temps qui fond dans une flaque un peu sucrée,

y’a une mélasse avec une vision très floue qui m’engloutit,

le faits connard, les faits :  ma mère au bout du fil.. le ton de la voix je le reconnais, une très légère hésitation mais un certitude dans les mots qui vont suivre.. ça va être très court, très simple, à la première syllabe j’avais compris

pas de pathos

-         jean louis est mort y’a une heure

-         mais ?

ça ne veut rien dire

jean louis ne doit pas mourir, y’a pas de raison, il est en bonne santé,  il est jeune, il rigole tout le temps, il a le goût de la vie comme d’autres ont le goût du tragique, il se roule dans l’humour avec de la semoule autour, il a les cheveux trop longs pour être à la hauteur de tout le pognon qu’il a,

il est pas compliqué

il vit, c’est tout

sauf que là il est mort

-         mais ?

-         électrocuté, m’a dit ma mère

ça ne veut rien dire

je sais pas ce que signifie cette phrase, je comprends pas trop qu’est ce que vient faire le mot électrocuté ce dimanche,

tu sais qu’il y avait du soleil hier ? aujourd’hui il pleut, il fait plus froid, hier il y avait du soleil, un moment même je me suis allongé sur le canapé du bas, le rouge, là où je ne vais plus du tout

- je te rappellerai,  a dit ma mère, je te dirai pour la suite

jean louis est mort, électrocuté

ça ne veut rien dire du tout

absolument rien ;

la dernière fois que j’ai vu jean louis, c’était je m’en rappelle plus, il m’avait dit :

 -si tu veux oublier que tu es juif, change deux fois de nom, une seule fois, il en reste toujours quelque chose

 et puis il m’avait raconté l’histoire d’une pute qui faisait je sais pas quoi mais c’était rigolo…

 

· aujourd’hui on est lundi, ma mère a rappelé, l’enterrement est demain à pantin,  dans le carré juif, à côté de mon père,

à côté de plein de pères, de mères, de fils, de fille, d’ainsi soit il…

demain matin, je reprends ma bagnole, je refais la route

j’ai sorti la version phonétique du kaddish, je lis trop mal l’hébreu pour le réapprendre comme ça, elle est là devant moi, je n’arriverai pas à retenir tout le texte

ytgadal veïtcadash cheme raba

je sais pas ce que ça veux dire

je suis pas triste, je suis pas gai, je comprends pas ce que ça veut dire

ni les mots du kaddish

ni le mot électrocuté

juste je me souviens que si je veux oublier, il faut changer deux fois de nom…

une seule fois, il en reste toujours quelque chose

25/02/2011

...venice.. (clear line)..

.. et puis cette nuit, dans tout l'espace coloré de l'insomnie, un peu seul,

sans aucun mot possible,

je me suis promené dans venise (ligne claire)..

il est temps que j'y retourne,

sûrement

 

 

 

venice.jpg

 

 

et là j'ai mes mains pleines de peinture sèche

 

 

 

 

 

24/02/2011

... new skin for an old ceremony...

.. et puis j’ai fini par avaler deux somnifères et demi, il fallait absolument que je dorme, absolument

j’ai dormi

près de sept heures d’affilée, cela ne m’est pas arrivé depuis…… je m’en souviens plus..

je n’ai plus ce brouillard dans la tête, aujourd’hui, dessiné à la ligne claire, quasi en pointe bic

ça existe encore les pointes bic ?

aujourd’hui, le voile déchiré est bien net, sans bavures, sans esquisse, propre sur lui, fenêtres ouvertes, aujourd’hui, y’a juste ce silence au goût ouaté de tristesse un peu..

la tristesse n’est pas du tout le désespoir ou l’angoisse,

pas du tout du tout du tout

la tristesse n’a pas de monde souterrain avec des trolls en descente bad trip 

 habillés par alexander mac queen collection  post mortem,
la tristesse n’a pas de double vie rance,

la tristesse c’est juste un souvenir sans domicile fixe qui vient s’allonger près de toi, il a la forme que tu veux, le goût que tu veux, la voix que tu veux,

juste tu peux pas te serrer contre en chien de fusil

juste tu peux pas lui mettre les mains sur le ventre, 

juste tu peux pas sentir ses fesses reculer légèrement pour trouver leur place,

juste tu peux pas glisser ton souffle dans ses cheveux

juste  tu peux rien faire que sourire un peu quand même

parce que c’est rien que de la tristesse, et que tu fais avec, comme tout le reste, y’a pas mille vies possible dans le (R)éel, non, y’en pas mille, y’en a même pas douze, et c’est pas beaucoup pourtant douze, y’en a même pas quatre et demi, y’en a même pas deux virgule soixante seize,  

y’en a qu’une,

il paraît,

pile poil une

un peu moins,  y’en avait zéro

tu te rends compte ?

quand tu choisis le (R)éel

QUI EST OBLIGATOIRE

(tu me l’as tant répété) 

personnellement, j’en sais rien, je sais pas trop ce que c’est le réel,  je crois que c’est quand tu te cognes les genoux dessus ou les orteils et que tu cours partout dans le salon en hurlant aïe aïe aïe

je crois que c’est un truc comme ça ….

Moi je m’en fous de ça…

J’ai bien compris que le réel était binaire, je te l’ai écrit,

J’ai donc binairé

Like a pas du tout rolling stone

..

et tu vois j’avais douze ans ou treize, un truc comme ça, j’habitais au cinquième étage d’un immeuble d’une cité toute pourrie dans la banlieue parisienne, mon père vivait ses derniers mois à tout juste quarante balais, on crevait la dalle à grand renfort de pâtes, j’étais tombé sur ce bouquin que quelqu’un avait oublié dans la salle de perm du collège de saint denis, c’était le Tao Teo King de lao tseu,  je l’avais ouvert, c’était assez chiant dans l’ensemble, tout ce qui se veut intelligent est casses burnes

parce que l’intelligence est une ligne de code glissée par le hacker lucifer

qui ressemble à la pub pour les parfums sur canal plus pendant le grand journal ,

(une vaste foutaise avec des abdos nickel) 

j’avais juste retenu cette phrase :

« le plus grand pouvoir est, à la croisée des chemins, de n’en choisir aucun. » 

évidemment

évidemment

après on m’a parlé du (R)éel

j’ai dit oui, bien sûr

alors je fais comme on m’a dit, parce que je fais ce que je peux,

-         je choisis,

-         j’envoie mes clones sur les chemins,

-         je dis oui, je dis non,

-         je dis, je vous attends

-         je suis la pendule du salon

moi je bouge pas

(je n’existe pas)

 

23/02/2011

... blood, sweat and ...

.. et puis oui, hier une étrange journée

il est quatre heures et quelques là, ça fait une heure que je suis réveillé, j’ai été voir sur le site de sfr combien me couterait un nouvel iphone,
LE MIEN SE BLOQUE
Mais le service sur internet est fermé de 2 à 6 heures, c’est con c’est pile poil les heures où moi je suis réveillé
Le reste du temps, c’est la vie qui passe
Là c’est du temps où c’est moi passe un peu, la vie, elle bouge pas trop
J’ai plus du tout envie d’écrire, mais plus du tout, Dalila m’a coupé les cheveux, je sais pas exactement quand,

(samson et dalila, les vainqueurs de la téléréalité : l’île de la torah)

j’ai plus du tout en vie de baiser
elle a du couper le désir aussi
je sais pas exactement quand

mais je vois à peu près

Un étrange journée, oui, je ne raconterai pas trop, je veux dire, j’ai marché le long de la rue saint honoré, il faisait froid à paris, j’avais les mains gelées, j’ai acheté des fraises toutes grosses à un marchand qui faisait le coin d’une rue, pas loin de beaubourg, j’achetais souvent des fruits là bas, quand je passais une partie de ma vie dans le coin, les fraises n’étaient pas très bonnes, mais j’avais rien bouffé de la journée, je voulais pas un truc sandwich, j’avais pas envie de gras sur les doigts, juste croquer quelque chose, y’avait une femme qui s’est assise sur un banc, elle a tourné la tête un peu, elle te ressemblait, ça m’a fait drôle, elle portait un foulard que j’aimais pas mais j’ai pas été lui dire,
moi, je ressemblais à personne qu’elle n’attendait pas,
tout cela n’était rien d ‘autre que l’envie de pas écrire qui se glissait dans cette journée un peu étrange…

Je raconterai pas trop, je veux dire, j’ai retrouvé un peu de ma vie d’avant,
j’ai eu envie d’y retourner dans ma vie d’avant
peut être qu’elle avait quelque chose que j’ai perdu, comme l’envie
d’écrire,
de lire
de baiser
ou de marcher dans les rues de paris, en imaginant encore ce loft que j’achèterai quand je serai grand, au dernier étage de l’immeuble, tout mansardé, avec cette douceur un rien bleutée….

Ce sera un temps plus facile, où je dormirai la nuit, où tu pourras venir quand tu veux, ce sera un temps simple, je sais inventer des temps simples, conjugués au futur parfait, au subjectif majeur, avec pleins de personnes au singulier, ou même juste toi,

que j’invente aussi,

La réalité me casse les burnes en ce moment, je vois bien qu’elle suinte l’agressivité de partout, je vois bien quelle fait erreur sur la personne, je vois qu’elle se raconte des histoires dans une langue que je ne comprends pas

et donc je m’en fous

Je ne me bats contre rien du tout

J’ai rien à perdre, donc rien à gagner, c’est pour ça que je m’en vais

J’ai envie aussi de m’allonger sur ce tas de bois et attendre la pluie chaude, ou de partir en afrique peut être, like a french doctor ou poète maudit qui est assez bien connoté si tu supportes l’alcool,

Ce qui n’est pas mon cas

J’ai marché dans les rues de paris, et puis j’ai été voir de vieux amis que j’avais pas vu depuis longtemps

J’ai bu un café dans leur superbe salon,

On a continué la conversation qu’on avait commencé y’a six ou sept ans, je me souviens, ils m’avaient demandé qu’est ce qui était bon a manger quand on avait faim, j’avais dit:

- un œuf dur..

on s’était quitté là, y’a mille ans,

Comme on est de vrais amis, quand j’ai frappé à la porte, quand ils ont vu que c’était moi, les premiers mots ont été pour reprendre la conversation où on l’avait laissée

:

-avec quoi ? ils m’ont demandé

-         avec du sel, j’ai dit

…..

22/02/2011

.. nights in white satin.. (et days in black jeans).. (le reste du temps en culotte)

… et puis je ne vois strictement personne depuis pas mal de temps, je mélange les heures chez moi, le jour et la nuit, je mélange le mouvement et l’immobilité, je mélange l’attente et l’oubli,

je bois surtout du café senseo assis sur mon lit,

mais j’aime de moins en moins ça, j’ai de moins en moins faim, il faut que je congèle les trucs de mon frigo,

j’ai pas peint la femme au violoncelle, j’ai pas les formes de base dans la tête, j’ai cherché quelques photos sur internet, j’ai rien vu de l’ordre de l’empreinte, tu sais,

quand tu regardes

quand tu sais pas pourquoi

mais quand une seconde, tout va bien

j’ai passé la nuit debout, j’ai peint autre chose, à base de vert de vessie, de violet d’égypte et aussi de ce grand pot de couleur crème que j’ai acheté à cora, dans la zone commerciale, tu sais, où je vais le samedi matin, comme ça, pour rien, parce que j’aime rouler un peu, parce que des fois y’a ce ciel là :ciel.jpg

 

.. et puis donc j’ai passé la nuit debout dans la chambre bureau loft à coté, y’avait cette musique irlandaise en forme de voile caressant, j’ai traversé les heures comme ça, vers quatre heures, j’ai arrêté de peindre, j’ai posé le tableau au mur, je l’ai cliqué avec l’iphone, l’iphone fait des photos de merde, mais je m’en fous,

photo2.jpg

c’est les infos de six heures et demi, y’avait un mail de toi, (M.) tu sais, on s’écrit de moins en moins, c’est juste qu’on sait plus faire avec les mots, tu es la seule à m’écrire maintenant, je dois être de l’ordre de l’ailleurs surement, peut être de l’indésirable, peut être de l’attente, peut être de l’oubli, peut être du rien, je n’y pense pas réellement, ils continuent encore à la radio à parler, la radio, c’est le seul truc qui m’endort un peu,

je vais à paris tout à l’heure, je vais prendre ma voiture, le train, le RER, le métro, je vais marcher, je vais serrer le temps entre le pouce et l’index pour l'empêcher de respirer, je vais rêver un peu le long de la rue du faubourg saint honoré, je vais passer devant la comédie française, à gauche le louvres, le ministère de la culture, y'a une grande librairie aussi, je ne me souviens plus son nom, je vais arriver peut être en avance, je vais aller dans un café, regarder un peu les gens, je vais m’imaginer habiter sous les combles d’un de ces immeubles, je vais imaginer ma chambre là haut, les poutres, je vais m’invaginer une vie parallèle,

je t'inviterai alors

j’ai fini mon café, je vais aller prendre ma douche

......

 

mais tu vois, quand je dis que ce n’est pas ça, il suffit de me croire,

parce que je me fiche de d’être ceci ou cela

et que tu vois, ta demande, je m’y serai plié sans problème si tu ne me réduisais pas à ce personnage avec toutes ces pensées tordues et méprisantes

j’ai besoin de toi je crois, ne serait ce que parce que tu es la pièce qui complète sûrement le puzzle

mais tu vois, on ne pense pas pour moi

personne

 

20/02/2011

... old words.. (trouvés à l'angle d'un dimanche après midi, sur le coin d'une attente)

... et puis parmi les milliards de quiproquos, il y a bien entendu le quiproquo du sexe.

 

Entretien avec l’Auteur :

L’Auteur :

 

-  Je voulais écrire à propos de Paris Hilton sur les quiproquos du sexe. Sur le mélange tout flou du « aime moi pour moi », du « baise moi pour moi», du « baise moi pour quelqu’un d’autre », du « tu me prends pour qui, connard ? », du « prends moi surtout pour un(e) autre », du « prends moi partout pendant que tu y es », du « te trompe pas sur mon compte », du contrat qui tu glisses entre tes jambes, du pacte faustien, de la crise de rigolade, de l’oubli immédiat, de la petite mort, de la grande vadrouille, de la honte, putain tu vas penser quoi ?, de l’ennui incommensurable, du tout ça pour ça ? de l’erreur programmée, de la confusion des genres.

Et en plus quand tu t’appelles Paris Hilton.

Je voulais écrire sur cela.

 

Le Journaliste (pigiste littéraire mais pouvant écrire sur à peu près tout sauf sur l’équitation) :

 

-       Et vous l’avez fait.

L’Auteur :

-       Bien sûr. J’écris toujours sur le sexe. Debord (guy), n’a jamais écrit que le Monde disparaissait dans sa représentation. Jamais.
Dommage.
Debord est une bonne caution intellectuelle. 
Le monde qui disparaît dans sa représentation, ce n’est pas rien au niveau du concept, cela mélangé  avec la dépression de madonna……  Je n’oublie jamais de  caresser chaque douze lignes du bout du doigt tendu la fente à peine entrouverte de l’entrecuisse réceptif…

tu fermes les yeux, tu les rouvres, et t’as passé un moment quasi parfait.

L’Auteur :

-       En tant qu’Auteur, je me dois de ne jamais oublier le désir hyper concret du sexe.
Et des dépassements de ligne qui vont avec.

Le Journaliste :

-       Conceptuellement parlant ?

L’Auteur :

-       Non uniquement au niveau du fric. Les hommes qui bandent et les femmes qui mouillent achètent.
Il se trouve que j’ai besoin d’argent.
L’intelligence en tant que telle ne sert strictement à rien. La morale est une vaste fumisterie et un homme bon est un homme qui n’a pas les moyens d’être mauvais.
Je parle de moyens à tous les sens du terme, moyens financiers comme moyens psychologiques.
Un homme bon est un homme qui n’a pas les couilles d’être mauvais.
Il se trouve que j’ai besoin d’argent.
L’ intelligence en tant que telle ne sert strictement à rien niveau couilles. Vous savez si avez lu ce texte en infra ou en supra que l’intelligence consiste à relier ce qui a priori n’est pas relié.
Ce qui est à peu près la même définition que LA FOLIE.
Mais.
Mais tout ce qui se relie continuellement finit par dessiner quelque chose.
J’écris pour mettre en couleur ce que dessinent ces lignes reliées sans fin.

Le Journaliste (notant pour son article sur le carnet en moleskine noir, le même qu’Hemingway, vendu à la FNAC pour 13 euros):

-       Et que finissent par représenter ces lignes reliées sans fin ?

L’Auteur :

-       La libido.
MA LIBIDO.
La vôtre, je n’en ai strictement rien à foutre.

 

LIBIDO 

Prise de vue 

« Libido (grec, epithumia). Das Verlangen nach Etwas [l’envie de quelque chose]. Die Begierde [le désir] ; die Wollust [la luxure]. Geilheit [le rut]. Cf. latin, libet, lubet : es gefällt [il convient], Behagt [il plaît]. Sedes libidinis = clitoris. » En-deçà du vocabulaire freudien, ces quelques lignes empruntées au Kritisch-etymologisches medicinisches Lexikon de Ludwig August Kraus (3e édition, 1844) attestent l’enracinement de la notion dans la tradition de la psychologie médicale, elle-même héritière de la théologie morale. Que la libido, de surcroît, y soit présentée comme l’apanage de la sexualité féminine (sedes libidinis = clitoris) nous incite à une confrontation plus approfondie avec les ambiguïtés de l’usage latin, dont les classiques ont su tirer le parti le plus brillant au bénéfice d’une littérature licencieuse assurément familière aux humanistes modernes de la Sexualwissenschaft. Une fois connotée sa signification sexuelle, la racine étymologique du terme – commune au latin libet ou lubet (il plaît), au sanskrit lubh, à l’allemand lieben ou à l’anglais love – ne décide pas, en effet, de son sexe. La libido, lorsqu’elle désigne le rut (de rugire, rugir) ou son équivalent humain, s’appliquera sans discrimination à la « chaleur » sexuelle du mâle et de la femelle. Mais c’est précisément de cette ambiguïté que jouera en des textes exemplaires la poésie érotique, comme si la séduction du fantasme avait, à deux mille ans de distance, anticipé sur la problématique de la psychanalyse, telle qu’elle s’affirmera en 1932 dans la cinquième des Nouvelles Conférences sur la psychanalyse sous le titre « La Féminité ».
Encylopedia Universalis version 9 (en CD et tout ça)

L’Auteur :

- Et vous, pourquoi exactement n’écrivez-vous jamais sur les chevaux ?

 

 

18/02/2011

... Junge Männer (volt ihr ewig leben No )....

.. et puis d’un coup j’ai lâché la quatre voies, y’avait un putain de brouillard pas possible, y’avait aussi ce froid net, sans bavure

je te parle de ce matin,

je te parle du présent absolu

et puis donc, je sais pas trop pourquoi, j’ai bifurqué sur la droite, la route était simple pourtant, je la connaissais, l’autoroute, la quatre voies et puis une quinzaine de kilomètres avant d’arriver, en tout, une heure, une heure et quart de route, mais bon, il était quoi, neuf heures ce matin

je te parle d’aujourd’hui

je te parle de la vie là

je suis sorti de la quatre voies, je me suis enfoncé dans le brouillard, une seconde avant j’y pensais pas, mais quand j’ai vu la bretelle de sortie, j’ai pris, je me suis dit, je sais pas ce qu’il y a là

décor : le gris total

volutes diverses : le brouillard métallique

musique de fond : métallique acier tendu

j’avais rendez vous, oh coïncidence, dans ce boulot que je veux, dans ce truc où je demande à être grand chef, ça m’a fait sourire quand le fax est tombé me demandant de  venir là,

juste une réunion de travail, une parmi mille autres, rien de plus, rien de moins

la vie c’est quand y’a rien de plus ou rien de moins

c’est quand t’es juste en fait

quand y’a rien après la virgule

je me suis enfoncé dans le brouillard flou, j’y voyais pas à vingt mètres, je m’en foutais un peu le GPS allait tout recalculer, j’allais pas me perdre, c’est pas dans des trucs comme ça qu’on se perd,

on se perd la nuit, seul dans son lit des fois,

on se perd pas en voiture avec un GPS, c’est pas l’Automne à Pékin, ici, c’est un temps suspendu à la seconde exacte, c’était ce matin

je te raconte ce matin par hasard, chaque jour est une totalité complète, je te raconte ce matin juste parce ma mémoire a glissé dessus parce que c’était mal rangé encore, pas encore lissé,

généralement, j’attends que tout ça soit une peu patiné, généralement, j’attends d’oublier, c’était ce matin, je sens encore le froid claquer sur la tôle de ma voiture, une xsara, je sais pas comment ça s’écrit exactement, un truc comme ça,

j’ai traversé des dizaines de villages tout vides qui s’esquissaient dans le brouillard, y’avait rien pendant des kilomètres, je roulais pas vite, j’ai mis n’importe quoi à la radio, j’écoutais pas, je voulais pas de musique, je vis seul, tu sais, j’avais envie qu’on me parle un peu, j’aime bien écouter,

ce qui manque aussi très fort c’est quand tu me racontes

mais bon, c’est le présent absolu là, c’est la voiture qui parle dans le brouillard gris métal, c’est cette route que j’ai prise ce matin

je cherchais je crois le chemin d’un autre univers parallèle, je cherchais la stargate, mais j’ai rien trouvé que ce temps figé, et cette très très curieuse sensation de suspension..

la réunion avait lieu dans le bureau de la direction, le bureau qui sera peut être le mien da,s trois ou quatre mois, même si mes chances sont infimes, minimes, ridicules, mais tu sais

tant qu’on n’a pas perdu, on a gagné,

tant que t’es pas mort t’es vivant,

être toujours juste
sur la ligne blanche
junge manner
Junge Männer volt ihr ewig leben No

N’est-ce pas chérie ?

…j’ai essayé de pas me projeter dans ce bureau qui pourrait être le mien, j’ai regardé par la fenêtre ce brouillard qui avait posé ses tentes, ce brouillard allemand conquérant,

Je n'ai pensé strictement à rien

je suis sorti vers treize heures de la réunion, j’avais pas faim mais besoin d’une tendresse infinie,

un vrai besoin de ça, cette tendresse inouïe, ce truc qui existe surement en ce moment précis,

mais ailleurs

mais loin

mais j’y peux rien

je me suis arrêté à un carrefour market, j’ai marché dans les rayons comme si j’étais inspecteur de la royal navy, j’ai pris au hasard un paquet de gaufrettes sèches

j’avais besoin d’une tendresse infinie

ou à la limite d’une piqure de bropazepam

j’ai acheté des gaufrettes sèches à un euro soixante dix neuf

J’AI PAYE CASH

Parce que surement je suis un vrai mercenaire

Y’avait toujours du brouillard au retour,

J’ai quitté le boulot assez tôt, avant 18 h

Je suis rentré

J’ai regardé l’émission sur sollers

Y’avait des scènes à Venise

Oui  voilà, Venise

Exactement

baiser avec toi là bas ?

………… virgule

(et rien derrière)

,

22:24 | Lien permanent | Tags : zob | Commentaires (0)

12/02/2011

.. note toute pourrie.... (sauvée par la musique)

.. et puis je me suis réveillé définitivement à quatre heures du mat, mais j’ai pas mal dormi en fait,

tous ces fragments collés les uns aux autres, plusieurs heures en fait

et c’est pas si mal, je me sens pas fatigué ce matin, j’ai écrit tout à l’heure un mail à mon amie  qui est malade avec de la fièvre, je n’écris pas beaucoup de mails en ce moment, je n’en reçois pas trop non plus, je prends les jours comme ils viennent,

de face, de dos, en levrette, en rigolant

en soupirant

en écrasant une seconde par ci par là

en évitant les silhouettes fictives

qui reviennent de temps en temps

me ramener des frissons

de peaux et de regards

de souffle et d’odeurs

je ne mets rien en perspective,

je ne cherche surtout rien à expliquer, je suis intimement convaincu qu’on s’asphyxie dans les explications, dans les causes et dans les effets, qu’on s’obstine à identifier des schémas qui n’ont jamais existés,

je veux dire depuis le temps qu’on parle, on n’a pas encore fini par dire quelque chose ?

non

je veux dire j’ai la réponse :

c’est non

je n’explique rien

je me demande des fois, mais je cherche pas la logique, j’essaie de vivre comme j’écris, sans raison apparente, sans secret non plus, sans vouloir rien dire, en faisant ce que je peux, je me méfie des émotions transcendées, je suis brouillon, pas fiable

je comprends pas ce qu’on  me reproche

mais je ne nie pas

je ne nie rien,

juste je ne comprends vraiment pas

alors je me retire sur la pointe des pieds

je me fais oublier

 

je vais prendre ma bagnole surement tout à l‘heure, aller faire quelques courses, acheter des trucs pour un pot au feu, je vais aller peut être à la fnac ou à cultura ou je sais pas où, un truc comme ça.. juste pour rien


podcast

je vais rentrer ensuite et passer l’après midi dans la pièce bureau canapé, loft atelier de peinture, écouter de la musique, peut être écrire…

je sais pas trop quoi faire de mes mémoires que j’invente

ça m’aurait pas déplu quelqu’un qui soit là pour ça

à lire derrière mon épaule

ses seins frôlant mon dos

10/02/2011

... one day....

.. et puis tu vois hier soir, j’ai commencé à écrire sur mon petit ordinateur blanc

Décor : ma chambre là haut, au premier, la plus petite des deux pièces, oui là haut après la mezzanine, le petit couloir, la salle de bains à gauche, à droite la grande pièce bureau, loft, canapé, la grande pièce qui sert de :

-         -regardage de série,

-         -graffitage de peinture sur des planches d’aggloméré,

-         -écoutage de musique sur les bonnes petites enceintes que j’ai achetées un jour où je n’avais strictement rien à faire, c’était un samedi matin, rien à faire je te dis, envie de rien faire, c’était y’a quelques mois, un samedi matin,- je fais quoi, je me dis, -rien je me réponds -j’ai envie de faire quoi, je me dis -rien je me réponds, -je vais prendre ma bagnole  je me dis, -yes  je me réponds parce que d’un coup, une envie sauvage de bousiller la planète m’a pris, de polluer avec mon CO2 diesel particules et tout ça, parce que y’a des moments comme ça, je prends mon plaisir où je peux, là c’était dans le conduisage de ma voiture, je savais pas où aller, j’ai été au centre commercial, je savais pas quoi faire, j’ai acheté pour continuer à bousiller tout ce qui dépasse,  les jours où j’ai rien à faire, vaut mieux pas me croiser, j’ai acheté ces enceintes comme ça, sur un coup de tête..

Tu sais quoi ?

J’en suis très content, c’est une putain de bonne idée que j’ai eue

Les jours où j’ai rien à faire (c’est à dire les jours où je ne bande pas), je crois, j’ai des bonnes idées…

../

bref..

J’ai commencé à écrire hier soir la haut dans ma petite chambre, décor, mes deux matelas à même le sol, musique : Beethoven, un truc de piano, d’abord, je sais pas quoi, une sonate surement (non pas celle au clair de lune), puis, l’intégrale symphonies (Karajan inside) a commencé et putain c’est bien chiant, j’ai pas été au delà de la première, j’écrivais sur mon petit ordi, une note pour abraham, j’écris des notes pour :

● abraham,

● martin,

● jean-jacques,

 omarmatuer,

● ghislaine aussi (là je fais du 95 B)

j’ai plein de blogs et plein de faux noms, j’ai plein de vie et des enceintes bien, j’ai plein de mots plein  de vide,

j’ai des fois comme ça envie de je ne sais pas quoi,

c’est exactement pour ça que j’écris…

.. j’en ai fait une page ou deux mais, tu vois, ça me gonflait

Je suis sûr que c’est à cause de la musique, la première symphonie de Beethoven est merdique, elle n’a pas de rythme cardiaque, elle …

..

Je m’étais endormi sur le canapé an bas en regardant plus belle la vie, je m’étais réveillé vers neuf heures et demi, j’étais monté au lit, j’ai mis la musique et ouvert l’ordinateur blanc…

J’avais passé une drôle de journée..

J’avais reçu ce coup de fil de toi qui m’a parlé de ta jouissance extraordinaire que tu avais eue avec ton mec, j’étais dans mon bureau j’entendais ta voix, t’avais des trucs à me raconter, j’ai pas pu rester longtemps au tel, je le regrette, au delà de la jouissance, j’ai bien senti que tu avais pas envie d’être seule en dedans de ta tête, c’est pas exactement ça, mais j’ai senti que tu voulais être encore avec moi, je suis là tu sais, on reparle quand tu veux….

Et puis j’avais ce rendez vous avec ce jeune type de la banque qui m’avait appelé, qui m’a dit :

-         on peut se voir pour discuter de ce qu’on peut faire avec ce GIGANTESQUE TAS DE POGN ON QUE VOUS AVEZ ?

J’ai dit

-         on peut se voir, oui, oui oui,

je voulais pas rester là au boulot, je voulais prendre ma voiture, je voulais bousiller la planète avec mon CO2 et mes particules..

Ma banque est très loin, plein de kilomètres, plein de bousillage de planète (yes)…

J’ai envoyé un mail à la fille au panier de cerises que j’ai pas vue depuis des années et des années, la fille au panier de cerises, c’est celle avec qui baiser est si simple..

 elle a un cabinet de machin en libéral pas loin, elle est ovberbookée et bourrée de fric… je lui  ai dit

-         je passe dans ton coin,

elle m’a dit

-         je fais sauter un rendez vous, je t’attends à 16h..

J’ai été à la banque, le type a sorti ses graphiques, ses trucs, ses machins, il m’a dit

-         on fait quoi ?

j’ai dit

-         rien, je crois.. je veux dire, j’ai rien envie de faire de TOUT CE TAS DE POGNON, je vais le laisser mourir..

il m’a dit

-         mais pourquoi vous êtes venu alors ?

j’ai dit

-         pour bousiller la planète avec mon CO2 diesel particules, tu peux pas comprendre, t’as pas lu les mêmes livres que moi..

Il m’a demandé ;

-          c’est quoi lire ?

j’ai dit

-         c’est perdre son temps en oubliant la vie

Il  m’a     dit

-         vous votez quoi ?

J’ai dit :

-         isabelle adjani, je vote isabelle adjani depuis qu’elle a un gros cul, une attirance sévère pour les gros culs…

..

J’ai roulè jusqu’au cabinet de la fille aux paniers de cerises, ça fait combien d’années ? six ans ? sept, plus ? que je l’ai pas vue 

Je connaissais pas les lieux, j’ai été dans la salle d’attente, y’avait la musique douce, les trucs d’attente friquée, le parfum subtil, la déco zenitude machin, et puis, bingo, elle est apparue :

-         salut elle m’a dit

j’avais complètement oublié ses yeux, elle a des putains de beaux yeux verts bleus..

elle est splendide, une sorte de robe bariolée chicos, des bottes en peau de je sais pas quoi, un sourire en souvenir très doux….

Elle m’a pris la main puis, on s’est assis en face l’un de l’autre sur des fauteuils de cuir…

On avait plein de trucs à se dire, c’est pour ça qu’on n’a pas dit grand chose en fait, on s’est souvenu qu’on s’aimait  pas, qu’il n’y avait strictement aucun amour entre nous, que c’est pour ça surement qu’on s’aimait tant encore après toutes ces années…

Elle m’a dit

-         tu sais que j’ai  envie..

moi non, j’ai plus trop envie de baiser depuis quelques temps, il va me falloir encore un moment je crois avant que ça revienne, je veux dire comme un truc brulant, comme un truc effervescent, comme une ivresse,

je bandais pas ,

elle m‘a dit dit

-         je peux ?

j’ai dit

-         bien sur.

Elle est exhib, elle a soulevé sa robe, a enlevé sa culotte, (mauve) l’a posée sur le bureau, elle a écartée ses jambes, les a posées de chaque côté du fauteuil, , j’ai regardé, je sais que c’est ça qui la fait jouir, elle a continué à parler, me raconter sa vie, elle avait ses doigts là, je voyais l’index qui bougeait, elle m’a dit :

-         tu veux ?

j’ai dit :

-         non, pas aujourd’hui, plus tard , surement,

elle ne s’est pas formalisée, on s’ en fout de ça, on n’a rien à prouver, je ne sais pas si elle a joui, j’en sais rien, à un moment y’a eu un bip, elle m’a dit,

-         mon prochain rendez vous..

Elle a remis sa culotte, m’a souri, m’a raccompagné à la porte, elle a  posé ses doigts sur mes lèvres.

Je me suis souvenu de l’odeur, du panier, des cerises, de comment c’était facile.

Une autre fois.

Sûrement.

Pas encore

05/02/2011

...last words speaking before....

..et puis je me suis aperçu  qu' il yavait sur ma tablet Archos 70 un truc qui sappelait magneto, il est une heure vingt du mat, je dors pas toujours, j'ai cliqué sur le bouton,

j'ai speaké:


podcast