Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/03/2011

.. bitch.. (my completly mine)..

 

.. et puis je me suis endormi hier soir sur l’album motion, je crois de cinematic orchestra, y’a un léger voile derrière duke ellingtonien,

pulsation jungle,

il faudrait que je te mette peut être un morceau pour que t’écoutes, mais bon, tu sais la musique ça s’écoute pas n’importe où, n’importe quand, n’importe comment, enfin, moi je peux pas, ou alors, j’écoute pas, non j’écoute pas, juste je colorie le décor, juste je fiance le silence pour qu’il ne vienne pas pleurer sur mon épaule,

quelque chose comme ça

allez tiens c’est là


podcast
 

…. /….et puis donc, j’avais en me couchant au bout des doigts le son étrange de ma nouvelle guitare,

elle a un caractère de sauvage,
elle cherche à ressembler à personne et à rien,
je sais pas encore si c’est une conne finie
ou alors une putain de rencontre qui va me fracasser dans le mur en éjaculant brûlant,

je sais pas

elle a au bout de la vibration une sexualité sans aucun fard

aucune douceur,

aucune dentelle,

je sais pas d’où elle sort, peut être c’est une trainée de banlieue aux bouts de seins très foncés, peut être c’est une apparition tendue de mon adolescence absolue, peut être c’est une envoyée du diable, que c’est la pute de lucifer qui joue l’appât dans un remake de tant qu’il y aura des zobs

j’en sais rien

elle a ce son métallique qui fronce l’évidence, elle sonne métal alors qu’elle a des cordes en nylon, elle est pas là où on l’attend, elle joue aucun jeu connu, elle colle son ventre direct elle porte rien en dessous, elle palpite nerveux de l’entrejambe, elle a l’odeur âcre du désir brutal,

ça va se situer ailleurs que l’habitude, c’est sûr

elle me laisse mettre mes doigts partout, elle a cet air de défi,

c’est au delà que ça se passe,

c’est pas de l’ordre de la conquête, de l’avancée territoriale, c’est pas de l’ordre du dévoilement,

elle donne rien,

elle prend rien,

ça va se situer ailleurs que dans les scénarios à la con mille fois rejoués, ça va être de l’ordre de la fusion au magnésium, ça va être de l’ordre de la mort peut être

de l’oubli au minimum

je veux dire, y’a pas de passé et d’avenir avec elle, c’est sûr, elle est accordée direct au présent éternel

ça n’a rien à voir avec de l’amour,

ça veut rien dire l’amour,

ça n’a rien à voir avec la musique,

je suis si mauvais musicien,

je connais juste un accord mineur

juste c’est là,

au présent

à l’instant sacré

now

 

allez hop, je vais aller à Leclerc

(acheter des pommes)

24/03/2011

... breathe.....

 

… et puis j’aime bien  mes lunettes de soleil, les nouvelles là, je perds pas une occasion  de les mettre, j’aime le soleil le matin, j’aime cette lumière, j’aime le ciel bleu, je savais pas que ça avait autant d’impact

j’avais oublié quoi

y’a aussi tous ces rêves qui reviennent la nuit, déguisés en temps d’avant, moitié scénario esthétique 80’s, décor Diva by Beineix, moitié souvenirs jamais écrits, jamais pensés, jamais vécus peut être, j’aime bien les mémoires que j’invente, je vois pas pourquoi les souvenirs qu’on  a seraient obligatoirement vrais,

je vois pas ce que ça change

je me prends pas la tête sur ce qui est vrai et faux

juste je suis bien ou pas bien

tu sais, la fête c’est toujours là où je suis, j’ai pas envie d’être ailleurs, je veux dire c’est pas optionnel, c’est pas un choix nostalgique

du tout du tout

je regrette pas ce que j’ai pas

j’ai reçu ma guitare ce matin, l’électro acoustique à cordes nylon,

j’ai reçu aussi le petit ampli roland

j’ai déballé tout ça et ensuite avec mon couteau vénitien, celui que j’ai acheté à venise, dans la petite boutique dans la petite ruelle qui donne sur la lagune, deux cent mètres après le pont des soupirs, avec le couteau vénitien superbe, j’ai découpé tous les cartons d’emballage et ça faisait un gros tas tout plein, et avant qu’il ne fasse  nuit, tout à l’heure quoi, j’ai été mettre tout ça dans la poubelle jaune et elle est toute pleine la grosse poubelle jaune dehors, il fait hyper doux ce soir, je vais ouvrir la fenêtre toute la nuit, et hier soir j’ai avalé deux somnifères parce que j’en pouvais plus de pas dormir, j’allais m’évanouir de troubles de la terre qui se met à bouger, et j’ai joué un peu de la guitare, sans la brancher d’abord et tu sais y’a un accordeur intégré, j’avais jamais vu ça, c’est sur le côté de la guitare, y’a des petites lumières qui s’allument, vert ou rouge avec le nom des notes, et ça n’a pas sonné comme avec l’autre, tu sais quand ça vibre de l’intérieur,

de dedans le ventre

non non non, le son était un peu étouffé, pas comme mon amour à moi

pas comme ma tendresse à moi

le son était trop masculin,

je vais lui couper les couilles, je crois, à ce son

elle est belle ma salope de guitare, toute noire avec un pan coupé

mais avec ce son de mec tout merdeux

peut être j’étais trop attaché à l’autre, la bleue, qui était trop femme, bien en chair, peut être elle était la guitare qu’il fallait, l’autre, la bleue, je sais pas,

j’ai branché l’ampli, le mini mini mini,

je suis pas doué avec les sons, les boutons qui se tournent, ça me gonfle vite, il faut que je trouve une sonorité qui me convienne et je scotcherai le tout pour plus que ça bouge,

j’ai joué comme ça un peu, mais mes mains connaissaient pas trop ce corps là, c’était limite dans le tempo, c’est moyen moyen dans les courbes, je pensais trop avec cette guitare là

j’aime pas penser, je pense le moins possible

je vais et je viens

(entre tes reins)

(of course)

je suis encore épuisé là

j’écoute cinematic orchestra dans mon lit

je connaissais pas, je sais pas comment ça a atterri sur mon ipod, j’ai du choper ça une nuit d’insomnies quelque part, j’avais jamais écouté, je crois, c’est un disque live, y’a le batteur qui s’oublie tout seul en boum boumant avec un son qui vibre

pas comme ma conne de guitare trop belle

j’ai un petit vertige là tellement je suis fatigué,

je sais pas si je vais prendre un somnifère encore pour assurer le coup

y’a tous ces rêves qui m’attendent

je me fous du vrai et faux

complètement

22/03/2011

... the time they are changing (non c'est pas vrai)...

… et puis j’ai mis philip glass sur les enceintes, j’avais il y a un milliard d’années et des poussières une cassette 120 minutes de l’opéra Akhenathon, j’adorais ce truc, c’était pour moi, le carmina burana du 20 ème siècle , parce que surement,

tu sais quand j’habitais cette  maison de pierres dans la colline,

tu sais quand je vivais au milieu de cette superbe forêt,

tu sais quand y’avait ce gigantesque château du 13ème siècle qui surplombait le tout,

tu sais quand j’en revenais pas de cette beauté là

tu sais quand j’allais boire un café le dimanche matin devant le lac

tu sais, quand c’était avant

 je savais  pas que carl Orff, c’était aussi le 20ème siècle, juste les machins synthétiques de philip glas l’estampillait futur immédiat, lui donnait l’apparence de star streck, le glissait dans les failles de l’avenir,

le son fait un peu sourire maintenant, Philip glass, ça a le gout du bontempi un peu, mais là, au milieu de cette nuit à nouveau recouverte d’une casse couilles insomnie, mais là, tout de suite, ça réchauffe un peu

je veux dire la solitude nocturne

parce franchement, il fait pas froid, hein ?

je vais aller encore changer de tee shirt, les deux heures que j’ai dormi ont suffit à saupoudrer tout ça d’une sorte de transpiration aigre,

je n’allume plus la radio la nuit,

je n’écris plus non plus

depuis très longtemps

je ne lis plus

ou alors à peine,

comme on picore sans faim quelques mezzés laissés là sur la table,

il est je sais pas quelle heure entre une heure et deux heures du mat, je me suis envoyé un mail pour prendre de mes nouvelles

- salut abraham, tu vas bien ?

oui, je me suis répondu, je crois que oui, je veux dire, je me pose pas trop la question

- tu fais quoi ?

je sais pas trop, je fais rien qui dépasse le moment présent, des fois ça a le gout d’une brioche tiède, toute craquante, des fois d’une bière fraiche dans un pub, là bas dans la ville lointaine, comme samedi dernier, quand cette envie m’a prise brutalement d’entrer dans ce pub sombre, éclairé de bougies, j’ai ressenti un bonheur très doux, j’avais envie de la partager, de le dire, tu sais j’ai envoyé un mail, juste écrire, je bois une bière dans un pub, des fois, c’est plus fugace, plus immédiat,  juste c’est rien d’autre que cette lumière dehors, et je souris en fermant les yeux vers le ciel, tu sais, quand t’es content d’avoir retrouvé tes lunettes de soleil

- tu peins plus ?

ah tiens, non, j’ai préparé ce grand panneau de bois avec cette fille qui joue du violoncelle en chaussettes, mais j’ai pas posé les couleurs, j’ai juste l’esquisse en noir et blanc, je l’ai accrochée tel quel sur le mur du salon en bas, des fois je regarde ça longtemps, j’attends d’avoir envie, tu sais, je vis pas trop avec des mots, même si c’est ce qu’il en reste en définitive, je vis pas trop avec une perspective quelconque grammaticale, syntaxique, je me demande rien, je m’explique rien

ou le moins possible,

j’essaie d’être cardiaque au maximum

synchrone avec la pulsation sourde

en rythme avec moi même

pas d’avant, pas d’après

pas d’envie

pas de regret

- il est quelle heure abraham ?

j’en sais rien, vraiment, peut être je me retire du monde un peu trop, je sais pas faire avec les autres, je sais pas dire, c’est trop compliqué je trouve, des fois j’ai envie de demander « ça va ? », et je le fais pas, parce que je sais pas faire avec les mots dits aux autres, parce que j’ai pas la règle du jeu,

parce que j’ai jamais rien compris à ça

- il est quelle heure abraham ?

j’en sais rien, vraiment, j’écoute le synthé un peu ridicule et répétitif de philip glass, c’est le milieu de la nuit, il faut que je dorme une heure ou deux encore

- il est quelle heure abraham ?

je sais pas, des fois je pense à elle, comme ça, plus que des fois, presque tout le temps, mais ça ne veut rien dire dans le présent, c’est juste mon monde à moi, il ressemble à rien, surtout pas à des mots

- il est quelle heure abraham ?

je sais pas, j’ai envie de partir sur mon ile, très bientôt, je vais le faire, partir tout seul dans quelques semaines, prendre ma voiture, aller passer cinq ou six jours là bas, dans ma maison toute pas finie, aller marcher jusqu’à la crique à trois cent mètres la bas, c’est magnifique, tu sais, demain, je te mets des photos

- il est quelle heure abraham ?

je sais pas, j’aurai aimé cette nuit entendre une voix me raconter son quotidien, le tout banal des jours qui passe, j’aurai aimé entendre une voix conjuguée au présent simple, là tout de suite, cette nuit, que le téléphone sonne, que je décroche et que ça dise ces choses simples de la journée,

- il est quelle heure abraham ?

je sais pas, mon père me manque

- il est quelle heure abraham ?

je sais pas, appelle moi cette nuit, dis moi l’heure qu’il est



18/03/2011

... this is not a love song....

… et puis hier matin, je me suis levé dans, il me semble , une sorte de vapeur de tristesse, un truc léger mais très enveloppant, un voile comme ça, un rien nostalgique, tout en arabesque élégante, en tout cas, esthétique

je m’en suis pas plus préoccupé que ça, tu sais, la vie est un point de vue, rien d’autre, il n’y avait aucune raison d’être triste, j’avais pas l’intention de torturer des mouches consentantes à la reddition sodomite pour leur faire avouer d’obscures causes cachées, qui auraient mis en perspective quelque chose de l’ordre d’une cause et d’un effet,

quelque chose de l’ordre du pourquoi et du comment,

quelque chose de l’ordre de l’explication cathartique

dans un grand élan volontariste de ma part, ça fait un moment que j’ai décidé que grosso modo, on venait de nulle part, on allait nulle part et que donc on était bien où on était puisqu’il n’y avait aucune transcendance particulière qui m’aurait, en vertu de je ne sais quelle métaphysique, qui m’aurait donc sculpté un destin quelconque, une signification ultime

que j’aurai de toute façon loupé(e)

j’ai qu’à regarder autour de moi

tout le monde  a l’air d’avoir raté quelque chose

tout le monde a l’air d’être dans un manque essentiel

tout le monde semble pas très bien tout compte fait

comme on n’a que ça, la vie, je vais pas passer mon temps à la rater, donc je me suis convaincu que j’avais pas à la réussir non plus, la condition essentielle pour rien louper,

je passe pas trop mon temps à chercher quelque chose que j’ai jamais perdu en définitive

allez

allez

je me suis levé donc hier dans ce petit brouillard de tristesse, et ça m’a étonné parce que le matin est généralement le moment pour moi de tous les désirs, une sorte d’élan un peu ivre, et se lever comme ça était juste étonnant,

pas trop dans ma météo locale..

je te l’ai dit, ça ne m’a pas plus préoccupé que ça, à tout hasard, j’ai aspergé mon écharpe d’ocytocine et je n’y ai plus trop pensé, ça a du fonctionner surement, j’ai foncé dans la journée les yeux un peu fermés

parce qu’il n’y avait pas trop de trucs à voir surement

j’ai quitté le boulot à cinq heures, je devais aller payer le garage pour ma bagnole qui déconnait,

mille quatre cent quatre vingt sept euros onze

elle déconne encore, ce qui met le rien à presque deux fois le SMIC

dans la nuit, j’ai commandé une guitare, une Cort à cordes nylon électro acoustique

tu sais j’ai joué l’an dernier par hasard sur une guitare à cordes nylon et ça m’a fait le même effet que l’évidence de ton corps

mais le manche de ce type de guitare est trop large pour moi,

j’ai eu très envie d’une Godin,

elles sont magnifiques les Godin

mais j’ai pris une Cort, à manche fin, le sillet à 42 millimètres

et j’ai pris aussi un petit ampli Roland

je les recevrai surement la semaine prochaine

elle est noire ma guitare

je la mettrai à côté de la bleue

en rentrant, le soir,  à la télé, y’avait raphaël enthoven qui est chiant à mourir quand il parle parce qu’il cherche des concepts tout le temps parcequ’il cherche sûrement son image dans les mots, parce que surement il s’ennuie dans la vie et qu’il croit qu’il a raté sa vie s’il ne ressemble pas à quelqu’un d’intelligent et du coup, il est très ennuyant comme une visite à une vieille connaissance qui a connu ton père dans sa jeunesse et qui t’invite à boire du thé dans son salon  figé et que tu sens les secondes putain de lourdes et que tu te dis, tout ça va avoir un fin sûrement mais c’est long quand même…

raphaël enthoven est comme ça donc, chiant à écouter, mais bon la télé était allumée et je faisais griller du pain  pour manger avec du saumon fumé et aussi un verre de riesling glacé, j’avais la bite à l’air et une furieuse envie de me serrer contre toi, mais tout ça n’existe plus et bon, voila..

raphaël le genre beau gosse, parlait de je sais pas quoi et à un moment,  j‘ai entendu

souffrir des douleurs qui nous sont épargnées

il devait être très très fier de ce truc parce qu’il l’a répété plusieurs fois

souffrir des douleurs quoi nous sont épargnées

je me suis demandé ce que cela voulait dire exactement, ou si c’était juste un sorte de youporn pour ceux qui se branlent de trouvailles en mots en plastic..

j’en sais trop rien,

je te file ça comme exercice alors

…..

il est presque six heures du mat, le réveil va sonner

je vais me lever

je pense à toi je crois

et me branler sûrement

 

15/03/2011

... song from ma little piaule...

.. et puis juste parce que j’avais pu dormir deux nuits d’affilée, j’ai cru que ça y était, mais macache, j’ai ouvert les yeux tout rouges, et merde, j’ai dormi que trois heures, la journée va être longue très longue, j’ai une réunion à un cinquantaine de bornes, au prix où est l’essence, c’est un luxe de se réunir ailleurs que dans sa salle de bains, j’ai été boire un peu d’eau dans le robinet, j’ai été voir l’autre ordinateur, j’ai été pisser dans le lavabo, je retrouvais plus les cachets somnifères, le flacon avait glissé sous la petite étagère de bois à coté, à gauche du lit, j’ai mis de la musique, un truc que je connais pas, à base de longues notes synthétiques, je crois que je vais pas tarder à lui couper le kiki, à le circoncire pour le silence électrique, j’ai un peu envie de lire, là, ça m’étonne, j’ai un bouquin autour de platon, kant et sartre, sans dec, c’est assez rigolo, assez vif, sartre est vraiment un con, je trouve, mais platon et kant aussi, je lis ça comme on regarde un sketch des inconnus de avant, de quand j’étais petit de quand ça passait à la télé et qu’on se régalait, tu sais, les samedis soirs où c’était programmé, les inconnus, je me souviens plus où j’habitais à ce moment là, tu sais j’ai redessiné l’intérieur de première maison que j’ai construite avec la fille au visage de vermeer et tu vois, j’ai cette putain de force qui me fait au maximum être synchrone au présent éternel,

au maximum

pas complètement

mais un peu beaucoup quand même

mais tu vois ce temps d’avant, avec la fille au visage de vermeer, tu sais quand on avait acheté ce bout de terrain qui coutait que dalle, quand y’avait cette ruine, quand tous les deux avec l’Arménien à grosse bite aussi et sa nana toute moche et toute rousse qui avait deux de QI mais qui aimait les grosses bites, quand on construisait ce truc, avec les poteaux télégraphiques qu’on avait récupérés qui nous servaient de poutres, avec les pierres qu’on allait chercher dans la décharge avec la camionnette toute pourrite,

mais tu vois ce temps d’avant,

putain je l’aimais bien

vraiment

je savais pas que sartre était un con encore, personne n’était un con à l’époque,

tout était donc possible,

tu sais, j’étais jamais fatigué, j’osais pas mettre un doigt dans le cul de la fille au visage de vermeer, je croyais que l’amour c’était de l’aquarelle sur la pointe d’un pinceau de soie, je délirais déjà un peu, je tenais un blog oral, ça me prenait de temps en temps, j’inventais des chansons sur des accords dissonants, je peignais des tableaux avec une seule couleur parce qu’elle me plaisait trop, je voyais pas pourquoi j’en aurai mis une autre, je lisais tout et n’importe quoi, j’écrivais des histoires sans arrêt, j’en ai gardé aucune, ça me faisait rire tout seul, je les faisais pas lire, parce que les autres croyaient que c’était sérieux, ils croyaient que j’écrivais la bible ou un truc dans le genre, moi je voulais mettre des barres de chocolat dans mes textes pour qu’ils se vendent comme des petits pains,

je crois que j’étais vraiment seul des fois

mais non, c’est pas vrai, y’avait la fille au visage de vermeer, on  se demandait rien, on était tous les deux tout beaux et tout en fil sucré, elle dessinait des chats tout le temps, tu sais j’en ai gardé quelques uns, ils sont affichés dans ma cuisine en bas,

elle est partie avec un connard un jour parce que je savais pas que j’étais un con aussi

j’ai aucune envie de la revoir, je saurai pas quoi lui dire, j’ai aucune envie de revoir qui que ce soit, je sais jamais quoi dire aux gens, ni comment le dire, c'est pour ça que j'appelle jamais, je suis pas sûr sûr que j’existe vraiment

je veux dire…..

je sais pas ce que je veux dire

mais juste j’ai un peu cette force d’essayer d’être synchrone au temps de maintenant,

allez je te donne l’heure, il est trois heures vingt quatre,

y’a que ça qui compte

là tout de suite

12/03/2011

....some of them want to be abused...

… et puis voilà, je me réinstalle sur ma table de bois, là haut, dans la pièce à côté de ma chambre, je l’ai déplacée un peu la table, elle était face à la fenêtre avec cette putain, de vue tu sais que j’ai de chez moi, brouillard.jpg

 

mais ça m’éclaboussait trop les yeux, je veux dire, je regardais rien d’autre, j’arrivais pas à voir l’écran de l’ordi, j’arrivais à voir autre chose que rien parce que quand on regarde longtemps ailleurs, quand on regarde longtemps ça, on voit rien, on pense à rien, on s’efface un peu, je crois, on se repose la vie, on..

 

la fièvre est complètement partie, je me sens putain de léger, putain de bien, tout à l’heure y’avait  un peu de soleil doux dehors, j’ai sorti mon fauteuil de tissu rouge, j’ai pris mes lunettes de soleil, je me suis planté là, sur la terrasse entourée de thuyas que j’ai devant, je me suis planté là avec un bouquin, ça fait des mois que je n’ai pas lu de livres, j’aime bien ne pas lire aussi, j’aime bien tout quand c’est synchrone avec moi, quand c’est fluide, quand ça ne signifie rien d’autre qu’être bien….

Tu sais la nuit d’avant, pas la dernière non,

la dernière j’ai enfilé un cachet pour dormir parce que les nuits à rallonge, ça va un temps, les nuits à écrire l’heure sur des notes de blog (haha), au bout d’un moment, ça perd le goût âcré de la cyprine (hum, j’ai envie là), je veux dire, bon, des fois, il vaut mieux prendre un cachet..

La nuit d’avant j’avais pas pris de cachet rien, donc, bingo, à deux heures du mat, j’ai allumé la lumière, et merde, y’avait encore tout ce terrain vague de l’insomnie, j’avais plus la main verte, je fume plus depuis mille ans, je lis plus, j’avais encore deux ou trois épisodes d’Outcasts, cette nouvelle série qui se passe sur une autre planète, j’avais deux ou trois épisodes à voir, je vais faire ça, j‘ai pensé,

on n’a pas toutes les nuits marie louise parker à se mettre sous le désir

(avec ses santiags au pieds)

Je vais faire ça j’ai pensé et j’ai vu deux épisodes et puis, je sais pas, j’ai senti que j’avais à nouveau sommeil, tu sais quand d’un coup l’impossible devient possible et que tu sens que partout ça t’adoucit le corps et que tu vas plonger dedans et ça glisse tout seul et je me suis rendormi..

…les rêves, j’y attache aucune importance, je veux dire depuis les taches de rorschach, y’a pas plus de sens que ce que tu as envie d’y mettre et donc tout ça pour moi, c’est rien d’autre que des molécules qui jouent à la belote et qui se draguent en douce en se tripotant sous la table les pieds..

Donc les rêves, c’est rien d’autre que du n’importe quoi pour moi, des images issues de mics macs chaotiques d’extrémités nerveuses qui s’embrouillent les synapses, mais là putain, j’ai ouvert les yeux vers six heures et demi, et ça continuait…

y’avait deux univers parallèles en même temps..

je vivais deux vies simultanément..

Ça continuait en direct live, j’étais réveillé et je rêvais en même temps et ce rêve, c’était pas rien..

J’ai un bloc sténo à côté de moi, j’ai pris un roller noir, il marchait pas

j’en  ai pris un vert , hop c’était ok

on fait jamais assez confiance au vert

même si la vraie question est : comment se fait il que j’ai un stylo vert près de mon lit et même chez moi ?

et surtout : QUI A ACHETE UN STYLO VERT ET POURQUOI ACHETE-(t)-ON UN STYLO VERT ?

 est ce que le mystère de la vie n’est pas quelque part par là ?

 et j’ai commencé à écrire en vert tout mon rêve à la fois depuis le début et en même temps dans sa continuité..

parce que ce rêve c’était pas rien..

avant le dernier mot du rêve

les rêves, faut leur laisser le dernier mot, comme pour les gens,

avoir le dernier mot pour beaucoup c’est une victoire sur l’inutile, c’est une preuve d’existence,

je laisse toujours le dernier mot, j’ai pas besoin de preuve d’existence, j’essaie de pas avoir besoin de plus que ce que j’ai

juste avant le dernier mot que je laissais volontiers au rêve, j’ai regardé les sept ou huit pages que je venais de verdir ……

et je te jure j’ai rigolé

pourquoi faire est-ce que j’ai noté mon rêve, je me suis dit ??

· est-ce que j’allais le relire ?

la réponse est non, je me relis jamais ou des fois par hasard bleuté

· est ce que j’allais le faire lire à quelqu’un  ?

la réponse est non again,

on croit toujours qu'on doit laisser une trace

alors j’ai posé le bloc de papier,

je me suis rallongé, j’ai refermé les yeux,

j’ai retrouvé des images du rêve

-         le coup de fil angoissé

-         la route dans la nuit

-         la personne à conneries massives allongée dans une ruelle sombre

-         mon téléphone qui marchait plus

-         l’impossibilité de faire quoi que ce soit 

j’ai pris une douche rapide, j’ai été au boulot

j’ai ouvert la fenêtre de mon bureau, je suis resté un moment à regarder les arbres

j’aime bien vivre en fait

et l’inverse aussi

 

10/03/2011

... bartleby.. (i prefer not)...

… et puis j’écoute portland cello project, je ne sais pas quel album, j’en ai deux je crois, j’ai ouvert les yeux à une heure cinquante pile avec une représentation matérielle de mon mal de tête, une visualisation en  3 D issue directos des milliards de séries américaines que je regarde à la file durant mes insomnies sur ma tablet archos machin :

mon mal de tête ressemblait exactement à une sphère translucide qui allait traverser un mur

c’est à dire que

matériellement un mal de tête est une vaste connerie déguisée en bulle de savon

ce qui si j’étais philosophe pourrait passer pour une métaphore de la vie que je pourrai peut être revendre en échange d’un peu d’amitié polymorphe,

une amitié polymorphe, ça veut dire tu mets des  jeans l’hiver et une robe légère pour aller cueillir des cerises au printemps

·je n’ai pas de cerisiers, j’en avais un autrefois que j’avais planté moi même, un tout petit pas grand mais qui donnait des cerises jaunes très bonnes, je crois qu’il a été arraché quand je suis mort la première ou la seconde fois, je m’en rappelle plus très bien, j’habitais la petite maison dans la prairie, je coupais l’herbe de mon terrain avec des ciseaux, je jouais de la guitare folk en buvant du thé à la bergamotte dans des tasses de grès rouge

pour te dire la vie à la con

· j’avais des pleins d’amis qui dormaient chez moi, ils passent à la télé de temps à autre,  j’ai jamais répondu à leurs coups de téléphone ensuite, j’ai jamais ouvert leur lettre,

j’ai foutu le camp ailleurs

· hier en début d’après midi, je suis rentré chez moi, j’allais m’évanouir, la fièvre rigolait je crois parce que j’avais écrit que je l’emmerdais et elle m’a chuchoté à l’oreille « t’es une grande gueule de merde »..

je suis rentré chez moi et me suis effondré sur mon lit là haut, tout habillé, j’en ai plus bougé jusqu’au soir, je pouvais pas, j’étais épuisé, ça tournait aussi, j’ai pensé que celle que j’aimais tant allait se marier cet été et qu’honnêtement, j’allais y aller mais que je détestais ce genre de trucs,

· l’été dernier, je l’ai passé quasi seul dans ma petite maison sur l’île, je racontais ma journée par mail à une photographe suisse, elle me racontait la sienne, j’allais boire des bières en fin d’après midi sur le port, des fois, le soir, je retrouvais les gens dans les tavernes, des fois je restais chez moi, je regardais flash forward sur mon ordi portable

· j’ai mangé du pain tout à l’heure

· il est quatre heure dix huit, le mal de tête passe un peu,

· j’ai toujours gardé mes distances je crois,

· j’ai failli y’a pas longtemps céder vraiment complètement définitivement à cette très forte attraction assez bouleversante, très intime

mais j’ai préféré ne pas

je sais pas pourquoi exactement

je n’ai aucune explication et je n’en cherche pas,

09/03/2011

... in the middle of the ... (culotte ? tu crois ?)...

… et puis elle est encore là, au bout de cinq jours je n’en reviens pas, elle est encore là, cette putain de fièvre mais moins majestueuse, moins cinglante, plutôt sourde, plutôt en background, elle me brûlantise le front par moment encore la nuit, m’assoupit quelques secondes la journée au bureau, mais je l’emmerde, je l’emmerde royalement, je ne la combat même pas, je la laisse ne savourer aucune victoire, je ne la défie pas, je ne la vois même pas,

-la jouissance c’est dans  la tête a surement dit un crétin ou un autre estampillé whouaw le sens de la vie,

elle ne jouira pas de ma défaite, je ne perds pas, je ne gagne pas, je ne combats jamais

elle est encore là mais je ne sais pas si c’est ce soleil qui flashe les matins, tu l’as remarqué aussi, non ? je ne sais pas si c’est ce soleil net, si c’est cette lumière fraiche qui a réveillé ce truc au fond du ventre en moi :

l’envie folle de te plaquer la tête sur le comptoir d’un bar
et de te déchirer la culotte par derrière,

yes, je reprends ma vie où je l’ai laissée avant qu’elle ne s’évapore dans les interférences des émissions secondaires des possibles chemins que je n’ai pas pris

tu sais quand tu te demandes ce qu’il se serait passé si…

te demande jamais ça,

jamais,

cela ne s’est pas passé, point barre,

la nostalgie n’a pas à être ce qu’elle était ou ce qu’elle aurait du être, la nostalgie, tu lui plantes un Luger sur la tempe et sans aucune sommation, tu appuies sur la détente nacrée..

n’hésite pas

……..je ne ferai jamais rien de vraiment cumulatif, tu sais, au sens époustouflant du terme, au sens : putain, quelle œuvre, au sens : putain quel mec, 

parce que je ne ramène rien avec moi, je laisse les choses où elles sont,

c’est à elles de me suivre,

ou pas

tu vois nous sommes exactement là où nous sommes

pas ailleurs

mais ce jour est assez béni en somme, puisqu’à nouveau, je sens à l’intérieur la bête,

celle qui est exactement là où elle doit être :

(collée, transpirante, humide, chaude, tendue,  contre ton corps)

(oui, moite si tu veux)

(enfin dès que je te chope)

(et dès que je te reconnais)

hallelouia

06/03/2011

... short inutile update (titrée à 38,7 ° celsius)..

.. et puis la fièvre n’est pas tombée, et bon, on va faire avec… il faut juste que je récupère assez d’énergie pour aller bosser demain, pour tenir la journée, je transpire brûlant là, mais la terre s’est arrêtée de tourner visiblement, elle s’est figée sur une heure indéterminée, dans un axe sûrement signifiant,

mais tu vois les signifiants,

je m’en fous un peu beaucoup,

les raisons,

les causes et les conséquences,

je n’ai strictement aucun avis dessus,

j’ai encore de la fièvre, ça oui, j’ai pas d’avis non plus dessus, je constate, c’est tout…..

je n’ai bien entendu rien fait d’autre de la journée qu’être resté au lit, et je suis descendu m’allonger sur le canapé en bas cet après midi parce que y’avait plein de soleil et plein de couleurs….

J’ai regardé une petite heure sur ma tablet archos 70 un bout du film « Tournée » de matthieu alamric, le son de ce film est pourri, je pense que c’est pour faire genre réalité, (le pourri c’est réaliste), que c’est pour faire genre auteur, je suis pas sûr qu’il y ait une histoire là dedans, je ne crois pas , mais bon, je suis pas trop accroché aux histoires en ce moment,

je sais jamais comment les finir

Donc, ça, ça me gênait moins, mais j’ai adoré les filles qui faisaient leur numéros là dedans, toutes un peu beaucoup grassouillettes, et putain je les ai trouvées vraiment proche d’une certaine idée du bonheur que j’ai, à savoir, quelques soupirs hormonaux caressés dans le sens du poil, et si tu les as rasés, on trouvera bien un sens quelconque pour caresser tout ça…..

Et puis ce sourire

Tu sais, ce sourire

Rien avant, rien après

Comme pour la fièvre peut être


05/03/2011

.. american gypsy...

.. et puis complètement flingué par la fièvre, ça m’a pris au milieu de la nuit dernière

cause complètement inconnue

foutrement brutale 

les dents qui claquent, le front brûlant,

putain,
il se passe quoi ? 
je suis qui ?
je fais quoi ?
je suis où ?

y a-t-il réellement quelque chose au lieu de rien ? 

il faut que j’aille prendre des trucs je me disais la nuit dernière

j’ai même pas regardé l’heure pour te dire

il faut que j’aille prendre des trucs, il fallait que je me lève d’abord,
- j’y arriverai pas
j’ai pensé, j’y arriverai pas

la chambre m’a semblé glacée, je me suis à trembler de partout, la dernière chose dont je me souvenais était cette baise sauvage dans le dernier épisode ou l’avant dernier de la saison 6 de weeds, la marie louise parker, s’accoude au bar, elle allume le mec derrière le comptoir, ils sont que tous les deux, 

elle aime bien les mecs quand c’est des mecs dans la baise,

pas de qui tergiversent, pas des se la jouent civilisés, pas des qui demandent la permission,

non, 

elle aime se faire déchirer la culotte,

elle aime qu’on la plaque sur le comptoir,

la tête sur le bois

les fesses en arrière

je vais faire barman,mets une vieille culotte

je pensais pas voir ça dans la série weeds, elle a allumé le mec, le défiant du regard, vas-mec, montre un peu, montre.. j’ai arrêté la série à cet endroit là, je voulais dormir sur cette image qui sentait le cul..

………………et puis cette putain de fièvre..

j’ai mis vingt minutes à descendre l’escalier jusqu’au salon, je vais tomber, j’ai pensé,  je vais tomber sans savoir si marie louise parker a joui sa race..

j’ai balancé dans le salon toute la caisse de medocs de mon cagibi, j’ai avalé trois aspégic, quatre doliprane, deux fervex, je me suis écroulé par terre, j’ai tiré la couverture rouge du canapé sur moi, j’ai fini la nuit en guettant son tempo cardiaque sur le sol du salon en bas…

..........j’ai passé toute la journée au lit, dans le brouillard, le tel a sonné mais j’ai pas répondu, j’ai écouté la radio, non pas écouté, j’ai posé l’iphone près de moi et les gens me parlaient à l’oreille,

on est samedi, j’ai pensé, j’ai encore demain

j’ai encore toute une journée

c’est le soir là, tout est en vrac par terre, j’ai rassemblé les medocs près de mon lit avec trois verres d’eau pour avaler çà durant la nuit..

y’a une éclaircie là dans la fièvre, mais je sens le voile revenir

j’attends marie louise parker

bye