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02/04/2011

.....her perfect body with your mind .....

 

… et puis je sais pas trop où je suis passé ces derniers jours, je me suis bien donné rendez vous ça et là, au détour d’insomnie ou même d’un reflet dans le miroir après la douche, mais j’ai jamais été là, je me suis jamais attendu, j’avais jamais vraiment le temps, j’avais glissé je crois dans l’avalanche des trucs à faire, tu sais,

oui, tu sais,

les trucs à faire qui scintillent tous brillants et complètement éphémères, les trucs à faire qui submergent d’oubli le temps qui passe même pas puisque tu te rends compte de rien, puisque tu dis,

il y a donc des jours ?

il y a donc des heures, des nuits, des points de repères déguisés en hologrammes vaporeux ?,

il y a donc quelque chose au lieu de rien ?

j’ai ouvert les yeux il ya quelques minutes, j’ai roulé la molette de l’ipod,

six mille et quelques titres

ça me fait rire, six mille titres,

dieu créa le monde en six mille et quelques titres

et le septième, il accorda enfin sa guitare

j’ai roulé la molette de l’ipod au hasard, six mille et quelques titres, je te dis, et j’ai fait :

que le son soit !

et putain, il fut

thancks steve jobs,

my god pour quelques centaines d’euros

dieu s’achète, il se met à jour, il est sous IOS,

 avec abonnement, il peut se connecter en 3G,

si ça se trouve, tu peux même avoir des amis

que le son soit

et hop, le son fut,

j’ai roulé la molette au hasard et j’ai entendu :

you know who I am ?

c’était un truc de Santiago auseron, le titre espagnol c’est :

tu sabes quien soy ?

une reprise d’autre vieillard,

   la guitare est arpégée mineur, le violon derrière se tristoïse profond, la voix tente de se métaphysiquer

la métaphysique, c’est les choses cachées derrière les choses,

le truc qui fait que tu crois que tu rates toujours quelque chose que tu vois pas

alors que chérie, le monde n’est que perception,

-         tu fermes les yeux, et y’a plus rien à voir,

-         tu te bouches les oreilles et y’a plus rien à entendre,

-         tu vis dans le futur et le présent se désintègre,

pour te dire que c’est pas la peine de trop penser, et que réfléchir, c’est un peu beaucoup mourir, et que mourir, c’est bien aussi, mais pas quand t’es vivant,

la guitare est arpégée mineur, le violon derrière se tristoïse profond, la voix tente de se métaphysiquer avec une incursion dans le nostalgique pour donner un peu de profondeur de champ  à ce qui n’est après tout que du temps qui passe

alors qu’on se demande très sérieusement si le temps existe vraiment

pour te dire l’à peu près des mots qui se veulent intelligents, qui théorisent les oscillations d’endomorphine, qui cherchent du sens et encore du sens dans de simples variations hormoniques

y’a pas vraiment de raison

tu sais,

j’ai lu des milliers de livres, j’ai écouté des milliers d’érudits, j’ai écrit des milliers de mots,

la seule chose au bout de tout ça, la seule conclusion possible, la seule issue qui me caresse tendrement, c’est d’être arrivé,

je sais pas comment,

je sais pas pourquoi,

mais d’être arrivé à enfin être à peu près synchrone avec moi,

·à avoir envie de rien

·à prendre ce qui passe

·à n’ancrer la jouissance dans aucune dimension temporelle

dans aucune métaphysique

·à avoir créer un décor à mon image

une atmosphère à mes besoins

·à n’attendre rien,

·à ne manquer de rien

·à ne croire en pas grand chose

·et à être je crois enfin globalement serein

-         sans avoir de prix à payer

-         sans avoir de dette

(mais abraham, la vie, c’est ce putain de truc qui fait souffrir)

(euh.. non, pas du tout)

(mais tu rates ta vie)

(rater ? y’a un modèle ???? t’es sûr(e) ????)

putain, je voulais te raconter l’histoire de cette étudiante en lettres modernes qui m’a téléphoné le week end dernier, qui a déboulé au milieu de la nuit avec son tee shirt et ses nattes

(ses nattes ????? des nattes ??? c’est possible, ça des nattes ?????)

et qui m’a dit : t’inquiète pas, t’inquiète pas, je te saoulerai pas, je repars demain à 10h,

et je te rappellerai pas avant juin

juin ?

pourquoi juin ? j’ai pensé en regardé sa bagnole pourrie quitter le parking 

j’ai froncé les sourcils et puis j’ai rigolé,

j’aurai dit la même chose, je crois, 

c’est à dire n’importe quoi

pourvu que ça irradie de phéromones

je voulais te raconter l’histoire de cette étudiante au gout de jeune fille mais bon, j’ai été mettre les draps dans la machine, je me suis dit qu’il fallait pas que j’oublie cette parenthèse en sueur

et puis je me suis dit que ça sert un peu trop à rien de se souvenir

c’est la nuit là,

j’ai bu un peu d’eau cristalline

y’a un type qui chante

i’have tried in my way to be free

la fenêtre est ouverte

c’est la nuit là

it’s allright

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