Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/04/2011

.. about it all again....

 

.. et puis beaucoup de kilomètres hier, cette chaleur, cette lumière, cet éblouissement, j’ai fini à paris, pour le boulot, pour un sourire, pour rien presque mais infiniment de légèreté même si je fatiguais en fin d’après midi, même si j’ai cherché un prétexte quelconque pour m’asseoir mais elle était aussi crevée que moi, on s’est posé avenue de Villiers, dans le petit troquet pas loin de la fnac, pas loin de darty,

j’y suis entré à darty,

je voulais voir le prix des senseo,

la machine à café qui a flashé mes matins,

soixante neuf euros, le prix de base ,c’est un bon chiffre ça, soixante neuf, je l’ai pas achetée , j’avais pas envie de me trimballer avec le paquet sous le bras, c’est que la journée n’était pas finie, loin de là, et ensuite y’avait tous ces kilomètres pour rentrer, dans la nuit, les phares qui se glissent dans la presque moiteur tropicale,

disons,

je trouverai bien un autre darty quelque part, j’amènerais la machine sur mon île dans une dizaine de jours, je pars tout seul là bas, j’ai acheté un scooter par téléphone, un type que je connais là bas, je lui ai dit démerde toi il doit m’attendre quand j’arrive, il a dit ok, ce sera prêt, mais j’ai des doutes quand même, les îliens là bas , c’est pas tout à fait le même rythme, le temps n’est pas cerné par des limites on/off, y’a un élastique entre les deux, ça dépend du vent ou de rien..

j’aurai peut être mon scooter, il est tout noir, je vais traverser le printemps , enfin, une goutte de printemps la bas, le casque au vent, je déteste pédaler, j’ai horreur du vélo, j’ai horreur de ça en soi, j’ai horreur des mots qui l’emballent, j’ai horreur de la bonne conscience, je vais rouler en scooter diesel

et hier donc cette journée sans presque fin, ce long métrage en technicolor surexposé, j’ai été prendre un café à beaubourg, en face de la fontaine je sais pas quoi , y’avait toutes ces filles en gouttelettes vaporisées, y’avait tous ces mecs burnés serrés, y’avait des glaces et des clopes, y’avait du jaune citron surtout, cette acidité un peu sucrée,

y’avait de l’oxygène virtuel,

mais gonflé à l’hélium,

j’accroche chaque seconde au bout de mes ongles, je glisse un doigt précis en souriant, ensuite j’ai pris le métro de chatelet pour l’avenue wagram, pas le même décor, ça pesait un peu l’ennui dans l’avenue friquée, le téléphone a sonné, je t’ai dit ça, tu as eu le mot juste, un vieux mot tout oublié, même pas vintage : bourgeois, tu as dit

et c’était ça, bourgeois, on s’ennuie en marchant sur cette avenue, j’ai tourné à droite, y’avait un petit marché dans les ruelles, j’ai acheté des fraises gariguettes, et puis elle est venue, on s’est assis dans ce troquet, on regardait les voitures qui passaient,

il fallait rentrer,

la route, les kilomètres,

bye, elle est rentrée chez elle

la nuit, j’ai pris une douche

j’ai mangé une endive et du saumon,

j’ai bu quelques gouttes de riesling

j’ai ouvert la fenêtre,

je me suis glissé sous les draps,

j’ai  mis la musique

j’ai éteint la lumière

bonne nuit chérie

Les commentaires sont fermés.