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19/04/2011

... all along etc etc etc....

.. et puis j’ai ouvert yeux vers quatre heures du mat, j’avais encore besoin de dormir mais je savais que c’était cuit, j’ai pas internet ici, j’essaye même pas d’écrire directement sur mon iphone tout cassé,

avec la 3G

j’essaye même pas

alors j’ai été cherché mon ordi , je suis revenu au lit, j’y suis là, y’a le jour qui se lève là, une petite lueur limite glauque, j’ai remis ma musique espagnole, encore et encore la même

pour être sûr que j’étais bien moi

parce que je sais pas

c’est ma deuxième journée ici, sur mon île, je suis sur mon matelas dans la cabane là haut que j’ai construite dans le grenier, je suis descendu me faire un café dans la senseo rouge que j’ai achetée exprès pour ici,

il pleut

sans dec, il pleut

il a fait l’été toute la journée hier,

mais l’été l’été, une chaleur lourde tu vois, un soleil qui puait sous les aisselles,

ce genre d’été

du coup j’ai laissé les cartons dehors dans ma petite cour, dans mon mini jardin, j’avais coupé la haie, c’est un mini jardin mais avec des plantes au volume magique, au volume infini, tu les coupes, il te faut six camions pour les vider,  il faut que je fasse mille voyages avec ma bagnole à la déchetterie pour évacuer tout ça, j’ai laissé les cartons dehors, ce qui vont me servir à transporter les branches coupées et tout le bordel,

c’était l’été hier, le gros été qui tache en débardeur graisseux,

et putain il pleut là,

les cartons sont niqués,

mous et sans vie, comme un peu des fois quand tu te demandes après tout pourquoi tu ne te suicides pas,

j’y crois pas qu’il pleuve,

aucun indice,

rien,

hier soir, j’ai pris un verre de riesling, mini instant sacré sur ma terrasse, lunettes de soleil couchant,

je sais pas pourquoi ça va moyen en ce moment,

j’ai été voir mon scooter d’occase dans l’après midi, ces enculés d’ici, qui me le vendaient n’avaient rien préparé, j’avais appelé y’a quinze jours, il sera prêt ils m’avaient dit, c’est un vieux scooter de dix huit ans, un yamaha beluga, une sorte de caviar quoi, mais avec de l’huile de synthèse, ils n’avaient rien préparé ces enculés, ça m’a énervé un peu beaucoup, ils avaient juste à remettre une autre batterie, deux vis et le nettoyer un peu, ils n’avaient rien préparé et j’ai ressenti une sorte de rage, un grondement sourd avec des griffes, un truc qui mène à la guerre,

où c’est la Lybie ?

je me suis zenitudé en respirant l’air plein de pollen et j’ai éternué, évidement,

j‘irai commander la batterie demain, j’irai chercher les papiers demain

j‘ai fini mon café , je vais aller en faire un autre

il faut que je refasse le mur de l’appentis dans la petit cour derrière, il est dézingué par l’humidité, je suis monté sur le tout, y’a la gouttière qui se vidait dessus, j’ai fait une dérivation, il faut que je refasse le mur aujourd’hui, je vais planter tout ça et puis après peindre peut être,

en blanc et en bleu

il faut que j’arrache les ronces qui repoussent  aussi,

je pense à celle que j’ai vu deux fois cinq jours, je sais pas ce qu’elle devient, on devait venir ici il y a longtemps pour écrire je ne sais quoi, il pleut un peu dehors, à la radio, ils ont dit plein soleil, la radio c’est des enfoirés qui vendent des scooters d’occasion, j’ai regardé un film dans la nuit sur ma tablette archos, jeu de pouvoirs avec russel crowe, je sais pas comment ça s’écrit, un film déjà vu mille fois, le genre journaliste avec des cheveux longs qui découvre des politiciens véreux,

sans blagues

mais bon, j’aimais bien son bureau en bordel, ça me rappelait le mien, j’aimais bien sa presque solitude et les femmes des copains qu’il baisait en douce,

j’ai fait ça aussi

tu m’attends ? je vais aller me (re)faire un  café 

…..

j’ai éternué douze fois dans l’escalier, j’ai mal à la tête, la toubib m’avait dit d’aller voir d’urgence un neurochirurgien à cause de la tumeur au cerveau, à peine dehors, j’ai jeté dans la première corbeille venue son ordonnance, y’avait du soleil aussi je crois, ce jour là, mais un soleil froid, comme à travers une vitre embuée, si j’ai trop mal un jour je mettrai les doigts dans la prise, ou je lirai : la mode après la mort : comment être classe dans l’au delà

il fait de plus en plus jour, j’irai dans la matinée chercher un wifi open pour envoyer ce texte jusqu’à chez toi…

je vais allumer la radio peut être tout à l’heure, s’ils disent qu’il fait beau je vais les découper en morceaux inégaux avec un couteau rouillé,

j’aimerai entendre sa voix au tel,

mais juste au présent

j’ai presque fini mon second café, j’ai les lèvres chaudes de caféine

il est je sais pas,

six heures peut être

je vais fermer les yeux

 

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