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27/04/2011

........you just turned your back on the crowd.....

…..et puis, j’ai ouvert les yeux à 7 heures, j’avais avalé une tonne et demie de cachets hier soir pour dormir, je voulais pas encore passer une nuit sur cette autoroute un peu blême du temps qui attend le petit matin,  j’ai ouvert les yeux à sept heures,

entre ces deux mondes

y’ avait ce rêve là,

je t’ai dit mille fois, on raconte pas ses rêves, c’est casse burnes comme pas permis, et y’a pas de secrets à déchiffrer dans les rêves, y’a que :

du hasard aléatoire à base de molécules quelconques sous ecstasy qui jouent au flipper fou dans la mollasserie du cortex, les synapses font ce qu’elles savent faire, tout cela crée des images, ça s’articule comme ça peut dans un scénario avec des bouts de souvenirs stockés chimiquement et plutôt dans un foutu bordel, les hormones se joignent à la danse, créant des émotions

un peu in

un peu out

ça fait un rêve

et comme devant les taches de rorschach, tu te demandes ce que cela veut dire comme s’il s’agissait du secret absolu, du mot magique de l’interprétation  ultime qui te transformera en toi même,

genre après la vie est enfin facile

alors que bien sûr,

et c’est le fonctionnement même de l’existence consciente

tu ne fais qu’identifier les schémas à posteriori, créer du sens à partir du chaos fondamental.

je viens de te le dire, comme dans les taches de  rorschach,

parce qu’on sait pas faire ça : vivre dans l’absurde

on sait pas faire du tout,

ni toi,

ni moi

il nous faut entrer dans la fiction,

un début, un milieu, une fin

une résolution

un ordre quelconque,

il faut bien qu’on soit les héros de quelque chose,

we need un destin

fondamentalement

essentiellement

on ne sait pas se contenter du présent éternel

alors qu’on doit en profiter un maximum, on n’a que ça..

il nous faut un avant et un après,

sinon, on sait trop quoi faire de nous même

c’est pourquoi on se met à hurler dans les déserts de lune des mots tortillés du genre :

aime moi,
tu m’ aimes?
dis moi que tu m‘aimes,
répète le,

maman, papa, la bonne, le chat ?

am i alone here ?

ce genre de chose qu’on qualifie de

-         poésie si on a réussi au bac litteraire

-         de dépression si on a une bonne mutuelle

-  de signifiants acérés si on est en CSP+

-  de littérature si tu te la joues artiste tragique, cynique et désabusé

………..et puis donc, j’ai ouvert les yeux à sept heures j’étais encore dans cet autre monde, dans ce rêve donc qui veut rien dire de particulier, si ce n’est que

-         j’ai bien failli déshabiller cette fille moitié l‘étudiante à nattes du mois dernier, moitié la fille de londres, moitié cette fille de l’été dernier,

-         j’avais une nostalgie particulière pour les studios bordéliques à base de fin d’adolescence et sans eau chaude dans la salle de bains,

-         que lorsque je marche sur les avenues des grandes villes, je me dis que j’aurai aimé avoir plein de temps sous forme de compte en banque mahousse pour pouvoir enfin coller avec cette silhouette élégante, genre bâtard sensible à cheveux longs

-         que j’ai posé ma tête sur le ventre de cette fille recouvert d’un  tee shirt, et ma main sur l’entrejambe du jean

-         et que j’adore ça les jeans qui se baissent

juste il faut pas se réveiller..

 

putain, je suis en retard, là…..

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