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01/05/2011

... memories i ivente... (extraits en forme de teasing humide)...

Temps présent 

Je suis descendu pour chercher la photo le petit cagibi, là où je suspends mes vestes, mes chemises, mes sacs darty et de la poussière d’attente, un jour je rangerai, promis, juré, craché,

bien sûr.

Un jour, je ferai plein de choses, et d’autres, mais pas aujourd’hui.

 

 

Elle n’y est pas.

La photo.

Elle n’y est pas.

Elle a été longtemps là, appuyé sur le mur de droite,

Appuyée parce que je l’avais collée sur une plaque d’isorel, cette sorte de carton bouilli, couleur marron caca sain, une face lisse, une face pas lisse du tout.

 

Tu te souviens, fille au visage de weermer, tu te souviens de ces plaques d’isorel  que l’on posait au plafond de la première maison cabane qu’on a achetée ensemble. On cachait la misère du plafond.  je te disais, glisse ta culotte entre tes fesses, marche comme ça, le cul avec ta culotte entre tes fesses,

Tu as ce sourire.

 

 

Où est cette photo ?

Je ferme les yeux, j’envoie mes missiles à têtes chercheuses dans le flou de mes souvenirs.

Rien.

Pas une éclaircie, pas une pancarte quelconque,

Pas un indice.

J’écris sur mon, carnet noir de mots clés, sur mon carnet moleskine des mémoires que j’invente : je perds la mémoire, je perds mes mots, je perds quelque chose, mais je me souviens pas bien  quoi.

C’est comme ça..

Je ne sais plus où j’ai rangé cette photo, tu sais, celle  où

elle est de trois quart, elle a la tête baissée, elle regarde son pendentif qu’elle tient à la main, elle n’a pas vingt ans.

 

Tu as ce sourire, tu n’as pas vingt ans, tu es la fille au visage de veermer, j‘aime tes fesses, j’aime ton cul, quand on baisait sur ton lit de petite fille, dans la maison  familiale, ton père, cet abruti parfait, ta mère cette vipère hystéro,

Ils me haïssaient tous les deux

Quand on baisait sur ton lit de petite fille, celui de droite dans la chambre, celui de gauche, c’était celui de ta sœur,

Ta sœur : j’ai retrouvé une photo d’elle en googlisant son nom, elle a un truc sur facebook, j’ai retrouvé une photo d’elle, elle a l’air d’une pétasse bourgeoise trop blushée sur le retour,

Hey suis je tombé dans la définition exacte de l’entropie ?

Rappel : L’entropie serait la mesure du degré de désordre d’un système par rapport à son état initial

A peu près, hein.

La photo de sa sœur sur sa connerie facebookienne en était l’illustration décomposée.

Un degré de désordre assez gluant, au minimum.

Quelle tête de conne.

Elle avait des seins un peu gonflés, elle avait seize ans.

J’ai jamais rien eu à lui dire.

J’ai jamais eu envie d’elle.

Elle te ressemble pas, ta sœur, t’as les cheveux longs, t’as les cheveux clairs, pas vraiment blonde, un truc incertain, t’as les yeux bleus, qui tirent un peu sur le vert, t’as les pommettes un peu slaves, un peu marina vlady, t’es la fille au visage de veermer un peu marina vlady

 

Marina vlady :  MArina vlady.jpgMarina Vlady, au civil Catherine Marina de Poliakoff-Baïdaroff, est une actrice, chanteuse et écrivain française née le 10 mai 1938 à Clichy (Clichy-la-Garenne), dans la banlieue de Paris (département de la Seine devenu les Hauts-de-Seine).

Wikipedia

(la photo est peut-être protégée par copyright, ce n’est pas précisé.

Que l’auteur m’écrive alors, je consacrerai un chapitre à sa gloire, ses enfants seront fiers, un exemplaire en sera déposé à la bibliothèque nationale et un autre au pavillon de breteuil, à sévres.)

 

elle est belle marina vlady.

Je sais pas si elle morte ou pas à ce jour, à cette heure (début d’après midi, le portable packard bell sur la table patinée, là haut dans mon bureau, un folkeux sur les enceintes, un sous dylan caressant, à la pulsation exacte de cette écriture qui vient, petit à petit, tu entends mes doigts sur le clavier, toujours trop fort, toujours martelant………..

……………… début d’après midi donc, samedi peut être)

je ne sais pas si elle est morte, marina vlady,  à ce jour, j’ai pas lu tout l’article wikipedia, juste les premières phrases : l’entrée dans la ouate.

 

Tu as ce sourire quand tu as marché sur le tapis de sisal, tu sais, qu’on a posé dans la chambre de la cabane de la première maison qu’on a acheté tous les deux, putain, on avait tout juste vingt ans, on planait au dessus des eaux,

 

La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.

1.3

 Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.

1.4

 Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres.

1.5

 Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour.

 

Et ce fut le premier jour, je t’ai dit je t’aime, je sais plus quand, tu habitais chez tes parents, j’avais une longueur d’avance sur toi, petite chérie, j’avais déjà baisé une fois,

Une seule fois,

Mais putain ça me gonflait d’une vision poinçonnée par l’expérience vécue, un chêne parmi les pousses juvéniles et cassantes et rosissantes de soja, bref, j’étais un mec, un vrai, j’étais de l’autre côté de la ligne, et..

 

Attends, je raconte cette histoire :

J’avais baisé une seule fois avant toi, décor un chambre je sais pas où, dans un paris 15ème, une chambre que je haïssais dans un paris quinzième,

 je hais paris quinzième,

et quatorzième peut être mais je situe mal le 14 ème

quinzième, sûrement

 il y avait ce type au visage de joueur de poker aux dents gâtées, qui se la racontait séducteur du paris quinzième, papa a du fric, maman a du fric, il baise des paris hilton à la chaîne, le nez cocainé par un avatar dans un jeu qui va bugguer très bientôt,

sûrement

je n’en sais rien, j’ai pas zoné longtemps dans paris quinzième,

j’ai cette haine de la richesse

j’ai ce malaise nauséeux,

ma bite était cachère, jamais servie in real, jamais glissée chaleur gynécée, jamais sucée salive œstrogènée

ma bite n’avait pas fait sa bar mitzva

il y avait cette marylin a deux balles, je ne me souviens pas son prénom, y’en a comme ça qui n’ont pas de nom, juste des cuisses qui s’écartent, interchangeables,

faut pas croiser leur regard à ce moment là

faut pas croiser ce désespoir

faut pas, ça gâcherait le plaisir du réel

(le réel consistant en une bite de quelques centimètres, moins de deux dizaines en tout état de cause, qui s’enfonce dans la cyprine adolescente jaillissante)

c’est une excellente définition du réel quand t’es pas au chômage.

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