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15/05/2011

... memories I invente... (j'ai retrouvé la fin du chapitre de la dernière fois)...

Histoire de la première et seule fois où j’avais baisé au sens introductif et pénétratif avant la fille au visage de veermer peinte par dali mais avec un moins gros cul et belle comme marina vlady,

oh oui.

(mais il y aura sûrement d’autres histoires
dans la même nuée temporelle
(adolescence un peu plus un peu moins)
avec des odeurs musquées,
des doigts qui tentent, qui osent,
des suintements humides,

des petits soupirs,

des halètements vertiges,

oh putain l’ivresse de la chatte trempée,

de la bite dure,

de la salive emmêlée)

 

J’avais baisé une seule fois avant toi.

Décor :  une chambre je sais pas où, dans un paris 15ème, une chambre que je haïssais dans un paris quinzième,

je hais paris quinzième,

et quatorzième peut être mais je situe mal le 14 ème

le quinzième, oui, j’en suis sûr de ma haine

il y avait ce type au visage de joueur de poker aux dents gâtées, qui se la racontait séducteur du paris quinzième, papa a du fric, maman a du fric, il baise des paris hilton à la chaîne, le nez cocainé par un avatar dans un jeu qui va bugguer très bientôt,

sûrement

je n’en sais rien, j’ai pas zoné longtemps dans paris quinzième,

j’ai ce dégoût de la richesse

j’ai ce malaise nauséeux,

ma bite était cachère, jamais servie in real, jamais glissée chaleur gynécée, jamais sucée salive œstrogènée

ma bite n’avait pas fait sa bar mitzva

il y avait cette marylin a deux balles, je ne me souviens pas son prénom, y’en a comme ça qui n’ont pas de nom, juste des cuisses qui s’écartent, interchangeables,

faut pas croiser leur regard à ce moment là

faut pas croiser ce désespoir

faut pas, ça gâcherait le plaisir du réel

(le réel consistant en une bite de quelques centimètres, moins de deux dizaines en tout état de cause, qui s’enfonce dans la cyprine adolescente jaillissante)

c’est une excellente définition du réel quand t’es pas au chômage.

 

Je ne me souviens plus du prénom de cette marilyn au rabais, les prisunics existaient à l’époque encore, elle portait un truc bleu, le bleu me revient, un bleu ennuyeusement synthétique, un bleu nylon dépressif, je sais plus si c’est son pull ou son chemisier ou son pantalon ou sa jupe, surement pas sa culotte, je me souviens plus de rien de tout ça, ni même comment on est arrivé dans ce lit dans cette piaule de paris 15ème, ce dégoût que j’ai pour paris 15ème, c’était une chambre sur le palier, de l’autre côté de l’escalier, tout cela appartenait aux parents de l’autre pourri aux dents qui puaient, l’autre qui se la jouait séducteur friqué, petit con merdeux, sûr de lui,

C’était quoi, un après midi ? un début de soirée ?

l’adolescence en tout cas

peut être y avait il de la musique, born to be wild, something in the spring, some one in the sky, peut être nous étions nous trouvés, elle, la fille sans nom, la marilyn au rabais, la blondasse pathétique, peut être nous étions nous trouvé sur le même bout de fauteuil ? peut être je me suis un peu plus appuyé ? peut être elle s’est un peu plus appuyée, peut être j’avais cette aura du beau ténébreux ?

pâtré grec,

métèque au quatre vents,

tu parles d’un fantasme,

elle cherchait un appui dans ce monde, elle avait ces seins, elle avait ce cul, elle avait cette fente entre les jambes,

elle savait pas trop c’est quoi être une femme,

elle s’était collée à l’affiche

marylin à deux balles,

elle savait pas les prix, le cours du marché, elle savait rien peut être,

ou au contraire, elle savait tout,

ou au contraire, c’était un choix absolu,

baise moi comme une pétasse,

baise moi parce que j’aime avoir des bites dans moi, toi ou un autre, aucune importance,

baise moi parce que c’est putain de bon d’être femme quand ça rentre tout raide, tout dur, tout gonflé là

on était là, dans cet appartement de merde,

paris 15ème, pour te dire,

je ne me souviens plus du tout de son prénom, plus rien de rien, que cette exagération de marylin putassière, on devait surement être tous les deux sur un bout de fauteuil, on avait du se lancer quelques regards, on avait du phéromoner à mort, dans cet excès de sébum qu’on tentait de canaliser dans des théories fumantes, dans des visions foutraques de rebellitude vacillante,

le monde au bout de doigts et l’angoisse juste derrière,

on était adolescent, tu sais, on changeait de film toutes les douze secondes

mais là le film avait du ralentir un peu :

-         les langues qui se mélangent

-         on fait quoi la langue dans la bouche de l’autre ? au bout d’un moment je veux dire…

-         et puis ma main qui ose, le filles j’en savais rien, elles aiment ça ou non ? ma main qui finit par se poser sur le sein, le droit, le gauche ? OH PUTAIN QUE C’EST DOUX ET QUE C’EST .. j’ai la tête qui tourne, ça rend fou ce truc là sous les doigts, on a envie de le serrer, de l’écraser, de le tordre, c’est sous le pull, c’est la cité interdite, c’est le cercle magique, c’est du chocolat et du whisky et l’autre coté du monde en même temps,

on sait enfin qui on est et pourquoi on vit, exactement pourquoi on vit,

bander, c’est la réponse à toutes les questions

      

…. Alors il s’est passé quoi ensuite ?

je vais essayer d’aller vite :

ça sentait le musc entre nos cuisses enjeanées, ça sentait la prédominance animale,  la transpiration sauvage, je le savais qu’il y avait cette chambre vide de l’autre côté ou c’est l’autre connard à tête de vipère encocaïné qui l’a suggéré ?

on était chez lui, surement , qui veux-tu d’autre qu’un connard habite paris quinzième ?

on a fini sur le lit dans la chambre en face la marylin en plastic et moi, quand je ne sais plus du tout comment elle s’est retrouvé sans son pantalon, sans sa culotte…

……….sans son pantalon, sans sa culotte

une jeune fille

vertige

putain : first time for me,

      quand je j’ai pris conscience de ça :

                  one woman (toute young et toute marylin cheap)

                  one man (tout young et tout je sais absolument pas à quoi je ressemblais)

                               sur un lit

                                            paris quinzième, d’accord, mais sur un lit quand même,

sans pantalon sans culotte

mes doigts n’importe comment sur sa fente,

dans le trou, ça s’enfonçait, les doigts : j’essayais de me souvenir de la leçon du clito

 

leçon du clito :

les femmes ont vers le haut là, un truc qui s’appellent un clitoris, genre une petite boule, en fait il faut titiller  (de bas en haut ET de droite à gauche) ce truc, et après elles te regardent avec des cernes admiratifs et comblés comme si tu étais dieu ou un homme et elles veulent faire des enfants avec toi et toi tu as des muscles partout, un regard métallique et ta photo dans le ciel

 

mes doigts n’importe où sur la fente, dedans, en haut, en bas, c’était mouillé,

évidemment

je bandais, j’ai pas percuté tout de suite, ça faisait si longtemps que j’avais jamais baisé

toute ma vie en fait, jusqu’à ce jour

j’ai pas percuté tout de suite et d’un coup ça m’est venu :

je vais rentrer dans elle, je vais …

j’étais un peu sur elle déjà, surement, tout ça était tellement brouillon, j’étais un peu sur elle,

je me souviens parfaitement de la sensation

parfaitement

chaud

tout chaud

glissant

tout glissant

ça y est je me suis dit, je sais

c’était hyperbon, tu dois connaître ça, sûrement, j’allais et je venais, j’y avais même pas réfléchi, c’était instinctif,

mais :

comme woody allen, je m’étais séparé en deux, y’avait un double à côté qui me disait, hey, mec, tu baises, là, tu sais, oui, je sais, c’est bien, hein, oui c’est pas mal, et puis je sais plus encore ce qu’n s’est dit moi et moi,

je jouissais pas, je contrôlais très bien tout ça, j’étais pas submergé, j’avais pas fini que j’avais envie de recommencer,

l’histoire de la vie humaine

et puis..

la porte de la chambre s’est ouverte,

c’était l’autre puant aux dents de connard, jeune friqué de merde de paris quinzième, fils héritier de cette certitude aux yeux bleus, parce qu’il avait les yeux bleus cette raclure, ça me revient,

je hais paris quinzième je hais ce mec

je suis sûr qu’il est mort ce jour, la gorge tranchée après une partie de poker ripoue par des libanais qu’il a essayé d’entuber

je regrette juste de pas avoir été sur sa tombe pour cracher dessus, certains hivers, je suis enrhumé sévère, je peux avoir des crachats dignes de paris quinzième

 

la porte de la chambre s’est ouverte, l’autre est entré, il s’est assis sur une chaise,

c’était la première fois que je baisais et j’avais un spectateur non payant

-         ? אתה מנשק אותה

            tu la baises ? (hébreu in the texte)

parce que ce connard était juif

en fait n’importe qui peut être juif, je ne m’en rends compte que maintenant

il me demandait si je la baisais, il riait un peu..

 

Moi ?

Moi, j’ai été à vomir.

Je lui ai répondu en hébreu aussi que oui, qu’elle était bonne, la marylin à deux balles

 

faut pas croiser leur regard à ce moment là

faut pas croiser ce désespoir

j’ai été minable,

j’aurai du me lever, prendre ce cendrier en verre très lourd, lui fracasser la tête, lui pisser dessus ensuite,

mais c’est pas facile de pisser quand on bande

peut être j’aurai débandé

j’ai rien fait de ça,

y’avait une pauvre marylin

y’avait un connard moyen : moi

et l’autre puant qui était juif, aussi.

 

Et sais, ça m’a dégouté ce truc, je me suis éloigné des juifs des années entières j’y suis jamais retourné jusqu’à cette fille nue qui dansait comme une salope

Des années après, des années et des années après,

jusqu’à cette fille nue qui dansait comme une salope, convertie au judaïsme et qui m’a ramené à la judéité, cette fille qui se baladait en manteau sans rien en dessous sur les champs élysées : - c’est jouissif, tu peux pas savoir, elle m’a dit

 

Je te raconterai un autre jour, je note :

Mots clés : à raconter un jour, danse de salope, fesses écartées, la philosophie juive, hystéro à poil sous son manteau, 20/20 fellation

 

Je m’aperçois que j’ai très peu parlé de toi, la fille au visage de veermer, peinte par dali mais avec un moins gros cul et belle comme marina vlady.

 

Ce sera encore le titre de mon prochain chapitre

 

la fille au visage de veermer,

peinte par dali mais avec un moins gros cul

et belle comme marina vlady

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