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27/05/2011

... time for blowjob.....

.. et puis la nuit dernière j’ai pas dormi du tout, j’arrivais pas, j’ai mangé des pépites de tournesol, je suis fatigué là, y’a le silence de la chambre qui vacille un peu, je remets kristin rule, j’ai cette fascination pour le violoncelle qui vient de loin, j’ai cru longtemps que c’était le violon, jusqu’à ce que je rencontre le violoncelle, dans le hasard d’une chambre à coucher d’une femme un peu blonde, il y a longtemps je crois, sa maison était à flanc de colline, ça faisait un peu peur le bout du jardin, j’avais été invité, y’avait du monde plein, y’avait un danseur très pédé qui racontait les seins faux des chanteuses qu’il avait accompagné,  y’avait un type qui disait tout ce qu’il allait faire et qui bougeait pas de sa chaise, y’avait de la poussière sur ses cheveux tellement ça faisait longtemps qu’il disait ce qu’il allait faire sans bouger de sa chaise, j’ai pas de projet moi, tu sais, ou à très court terme, à très très court terme, un mois, deux mois, trois mois, pas trop plus, hier y’a le type qui est venu chez moi pour faire le devis du déménagement, avec une chemisette et une veste et un pantalon, et très propre sur lui et il a regardé chez moi et il a osé rien dire, tu connais chez moi, y’a quatre guitares partout, y’a deux amplis, y’a mes peintures barbouillées partout, y‘a tous ces bouquins, y’ pas de meubles, y’a des caisses en bois, y’a des plantes, y’a des ordinateurs, y’a du bordel, y’a aussi de la poussière dans l’escalier

mais elle m’a supplié de pas la toucher,

elle est entrée chez les témoins de jéhovah, elle veut rester vierge jusqu’au mariage,

je suis fatigué, tu sais, je manque de sommeil j’ai pas dormi du tout du tout la nuit d’avant et là on est le soir de la nuit d’après, le type va m’envoyer le devis la semaine prochaine, je vais recevoir aussi mon troisième casque de moto pour mon scooter que j’ai acheté sur mon île, les deux premiers ne m’allaient pas, mais j’ai la flemme de les renvoyer, refaire le colis, aller à la poste, tout ça ça me gonfle, j’en commande à chaque fois un nouveau, lundi j’en aurai trois pour un tout petit scooter noir yamaha beluga, la nuit dernière j’ai pas dormi du tout du tout, j’ai écrit une note pour ici, un truc de trois ou quatre pages, ça racontait quand j’étais mort et après quand j’ai ressuscité et que j’avais enregistré le bruit de la mort sur un magneto

et tout ça est vrai,

ça s’est passé en janvier d’il y a mille ans, j’ai pas mis le texte en ligne, il est là sur le bureau de mon ordi, ça commence par ….et puis,

il fait un peu chaud là je trouve, je sors d’un bain plein de mousse, j’ai envie de coller la paume de ma main sur une culotte, là où c’est bombé, ça ne sera pas timide, ça ne sera pas violent, ça sera clair, net et précis…

la tienne ou une autre si tu veux pas

je me sens plonger dans l’animalité là, j’ai lu quelque part qu’il paraît que Bataille a écrit qu’on pense en enlevant sa robe

je vais faire ça :

enlever ma robe

(fais pareil)

... time for blowjob.....

 

.. et puis la nuit dernière j’ai pas dormi du tout, j’arrivais pas, j’ai mangé des pépites de tournesol, je suis fatigué là, y’a le silence de la chambre qui vacille un peu, je remets kristin rule, j’ai cette fascination pour le violoncelle qui vient de loin, j’ai cru longtemps que c’était le violon, jusqu’à ce que je rencontre le violoncelle, dans le hasard d’une chambre à coucher d’une femme un peu blonde, il y a longtemps je crois, sa maison était à flanc de colline, ça faisait un peu peur le bout du jardin, j’avais été invité, y’avait du monde plein, y’avait un danseur très pédé qui racontait les seins faux des chanteuses qu’il avait accompagné,  y’avait un type qui disait tout ce qu’il allait faire et qui bougeait pas de sa chaise, y’avait de la poussière sur ses cheveux tellement ça faisait longtemps qu’il disait ce qu’il allait faire sans bouger de sa chaise, j’ai pas de projet moi, tu sais, ou à très court terme, à très très court terme, un mois, deux mois, trois mois, pas trop plus, hier y’a le type qui est venu chez moi pour faire le devis du déménagement, avec une chemisette et une veste et un pantalon, et très propre sur lui et il a regardé chez moi et il a osé rien dire, tu connais chez moi, y’a quatre guitares partout, y’a deux amplis, y’a mes peintures barbouillées partout, y‘a tous ces bouquins, y’ pas de meubles, y’a des caisses en bois, y’a des plantes, y’a des ordinateurs, y’a du bordel, y’a aussi de la poussière dans l’escalier

mais elle m’a supplié de pas la toucher,

elle est entrée chez les témoins de jéhovah, elle veut rester vierge jusqu’au mariage,

je suis fatigué, tu sais, je manque de sommeil j’ai pas dormi du tout du tout la nuit d’avant et là on est le soir de la nuit d’après, le type va m’envoyer le devis la semaine prochaine, je vais recevoir aussi mon troisième casque de moto pour mon scooter que j’ai acheté sur mon île, les deux premiers ne m’allaient pas, mais j’ai la flemme de les renvoyer, refaire le colis, aller à la poste, tout ça ça me gonfle, j’en commande à chaque fois un nouveau, lundi j’en aurai trois pour un tout petit scooter noir yamaha beluga, la nuit dernière j’ai pas dormi du tout du tout, j’ai écrit une note pour ici, un truc de trois ou quatre pages, ça racontait quand j’étais mort et après quand j’ai ressuscité et que j’avais enregistré le bruit de la mort sur un magneto

et tout ça est vrai,

ça s’est passé en janvier d’il y a mille ans, j’ai pas mis le texte en ligne, il est là sur le bureau de mon ordi, ça commence par ….et puis,

il fait un peu chaud là je trouve, je sors d’un bain plein de mousse, j’ai envie de coller la paume de ma main sur une culotte, là où c’est bombé, ça ne sera pas timide, ça ne sera pas violent, ça sera clair, net et précis…

la tienne ou une autre si tu veux pas

je me sens plonger dans l’animalité là, j’ai lu quelque part qu’il paraît que Bataille a écrit qu’on pense en enlevant sa robe

je vais faire ça :

enlever ma robe

(fais pareil)

25/05/2011

....relax don't do it .............(when you want to come)...

 

… et puis j’ai fermé la gueule de cette fille à la radio (je sais pas qui c’est, France inter autour de six heures du mat) qui me fatigue la vie à énoncer trois banalités avec un ton

moitié complice de je sais pas qui,

mais sûrement pas moi,

et moitié ouverture de mer rouge,

alors qu’elle sait pas visiblement que le plus grandes vérités sont extrêmement douces et se vivent cachées, dans l’acceptation la plus simple de soi,

tiens sous la couette par exemple,

en buvant un café machine senseo

j’ai fermé la gueule de la fille, c’est ultra simple, j’ai un bouton magique

ON/OFF

fais pareil avec les emmerdes de ta vie, ceux que tu traines comme un déterminisme gluant, ceux dont on te dit : putain, t’es foutu(e) alors

Ceux dont tu as lu partout qu’ils te niquaient le présent, qui est une sorte d’avenir qui a gagné la course

fais OFF

regarde le jour qui vient

si tu veux fais comme moi :

Un autre café,

tu entrouvres les volets

tu mets cette musique très fort

 
podcast

tu fermes les yeux

tu te glisses dans cette ouate les six minutes et quelques..

et après ?

Après tu verras bien.

T’occupe pas de après

Occupe toi de maintenant

22/05/2011

....sunday morning..

IMG_0129.JPG

21/05/2011

... le premier qui dort réveille l'autre..

 

………….et puis je suis rentré il y a trois heures de ce concert, j’étais invité, donner son nom à l’entrée, rien à payer, j’ai bien aimé la première partie, vraiment, des pas connus du tout, mais une putain de vraie joie sur scène, très bons musicos, ne se prenant pas au sérieux, on était un millier peut être devant la scène, debout, y’avait un bar à droite, je connaissais pas mal de monde un peu partout, je sors jamais et je connais tout ce monde là ? j’ai bu deux bières,

.. deux bières , pour moi après ça,
- ou je lis les secrets de l’univers dans les méandres du vomi
- ou je trouve la vie tellement facile que je la monte et le démonte les yeux fermés, un main  derrière le dos,

….la fille aux bougie était venue me chercher, elle m’a dit -je t’emmène, t’as fait plein de kilomètres aujourd’hui, je viens te chercher, je te ramènerai, j’ai dit -oui, si tu veux, je l’ai attendue dans la rue, je m’étais changé, j’avais ce tee shirt très léger en coton écru en V de chez jules, une petite veste bleue bordée d’un liseré rouge, j’avais les lunettes des soleil qui me font mieux voir de loin quand je conduis, j’avais cette barbe de trois jours comme dans la pub,

adonis est à votre porte,

J’ai vu sa mini bagnole noire arriver, elle avait ce sourire de cette autre galaxie de la joie de vivre, elle m’a ouvert la portière, elle m’a tendu un paquet, c’est un cadeau, elle a dit, c’était un très beau livre illustré de je sais pas qui, des dessins érotiques, elle a dit c’est un cadeau, j’ai souri, je vois les efforts qu’elle fait, je sais que ça le fera jamais sexuellement elle et moi, jamais au sens

-         évidence of course,

it ’s you, it’s me,

je suis chez moi dans cette zone là,

je sais qui tu es  exactement,

je me montre tel que je suis  exactement,

……je ne sais pas pourquoi ça ne le fera jamais chef d’œuvre, à quelle structure désirante ça ne tient pas, à quel hurlement animal qui n’arrache pas le voile de civilisation, je ne sais pas pourquoi y’aura jamais cette rencontre absolue,

Mais c’est comme ça,

Ça ne fait rien,

Elle a tout le reste

Elle a ce bonheur total en elle

Elle a cette dignité intrinsèque

Elle a cette autre évidence qui fabrique de l’oxygène pur, elle a cette force constructrice en elle, elle a cette puissance magique unique

On s’est séparé plusieurs mois, on revient petit à petit ensemble, on refait l’amour très simplement depuis peu, très proprement,

on peut être filmé et passer dans les écoles catholiques qui acceptent le figures libres et imposées,

On sentira pas fort

On  ne sera pas obligé de se sourire après pour se dire :

-         on est revenu de là-bas ?

-         on y retournera ?

Non

On va pas très loin

Mais ça ne fait rien

Elle m’a ramené ensuite, elle est rentrée chez elle

J’ai pas dormi de la nuit,

Il fait jour maintenant

.........j’ai passé la journée sur ce nouveau poste de grand chef,

Je vais faire des allers retours quelques temps

La passation des pouvoirs,

J’ai pas compris la moitié des trucs qu’on m’a dit

On me serrait la main avec déférence

On me regardait de loin

J’étais habillé de noir, pantalon, veste, tee shirt fin très bien coupé,

J’ai ces cheveux bien trop longs en arrière,

J’ai rien compris à tout ce qu’on m’a dit, putain j’ai pensé dans un mois ou deux, je suis au commande de ce truc immense, je sais pas trop de quoi parlaient ces gens, dans ces cas là, je dis rien, je regarde droit dans les yeux en souriant très légèrement,

Rassurant

Chacun lit dans les yeux la réponse qu’il veut y trouver et que je n’ai pas

Mais c’est pas à moi que sert la réponse, c’est à celui qui la cherche

Je suis rassurant

Très rassurant

J’ai déjà fait la moitié de mon boulot en rassurant

Hier quand j’ai annoncé mon départ prochain j’ai vu des visages s’effondrer, j’ai vu, je te jure, des larmes,

J’ai vu qu’on m’aimait

Ou qu’on s’était habitué,

C’est à peu près pareil

Je commence à recevoir des tas de coups de fil destinés aux grands chefs, quelqu’un m’a demandé : ça te fait pas peur ?

J’ai pas compris de quoi j’étais censé avoir peur

Y’a pas d’enjeu, tu sais dans la vie

Je suis rassurant parce que je sais ça,

Ce que j’ai pas compris, je le comprendrai surement au moment voulu

Ou pas

On verra

J’ai été voir ma future maison

Une grande maison de notable de deux cents mètres carrés au moins, dans un petit parc de je sais pas genre mille mètres carrés

Y’a je sais pas combien de pièces, six ou huit plus le grenier et tout ça ;.

Il va falloir que j’organise mon déménagement, je vais être sur ces deux boulots en même temps quelque temps, je vais pas avoir une fissure dans le temps,

J’ai pas dormi de la nuit

Il fait jour

Je vais aller chercher le livre avec les dessins de culs tendance artistes

J’aime le cul quand il claque la vie

Ça, j’ai pas

j'ai plus

J’ai eu y’a pas longtemps

J’ai aucun regret

Aucun

Y’a pas de passé

Y’a que du présent

J’ai quoiqu’il m’arrive la plus belle des vies

La mienne

La seule que j’ai

 

 

 

16/05/2011

......are you the teachers of my heart? ....(we teach old hearts to break)...

 

 

.. et puis, tout fatigué, je suis, je sors d’un bain plutôt chaud, je sais pas pourquoi j’ai pris un bain chaud, une douche à peine tiède aurait fait plus que l’affaire, mais bon, j’ai ouvert la fenêtre, il fait trop chaud, j’écoute kristin rule et son violoncelle, le son est parfaitement pur,

il fait moitié jour, moitié nuit, moitié peau douce, la mienne, je m’embrasse l’épaule, je suis fatigué, je vais m’endormir d’un bloc je le sens et me réveiller dans deux heures …

.. et puis donc ce matin, j’étais sur la route, j’avais ce truc à cinquante bornes, j’aime rouler dans cette campagne, et je te l’ai déjà dit, j’aime rouler en écoutant la radio, il faisait gris, il faisait …

mon téléphone a sonné,

j’ai répondu

j’ai dit après avoir écouté :

-         vous confirmez par mail

le mail est arrivé dans la matinée, je l’ai eu son iphone tout cassé,

j’avais le boulot de grand chef

j’ai grillé tout le monde sur ce coup là

bon

et puis j’ai eu une angoisse,

il n’y a pas de Leclerc là bas,

y’a un Carrefour market,

comment je vais faire ?

......are you the teachers of my heart? ....(we teach old hearts to break)...

.. et puis, tout fatigué, je suis, je sors d’un bain plutôt chaud, je sais pas pourquoi j’ai pris un bain chaud, une douche à peine tiède aurait fait plus que l’affaire, mais bon, j’ai ouvert la fenêtre, il fait trop chaud, j’écoute kristin rule et son violoncelle, le son est parfaitement pur,

il fait moitié jour, moitié nuit, moitié peau douce, la mienne, je m’embrasse l’épaule, je suis fatigué, je vais m’endormir d’un bloc je le sens et me réveiller dans deux heures …

.. et puis donc ce matin, j’étais sur la route, j’avais ce truc à cinquante bornes, j’aime rouler dans cette campagne, et je te l’ai déjà dit, j’aime rouler en écoutant la radio, il faisait gris, il faisait …

mon téléphone a sonné,

j’ai répondu

j’ai dit après avoir écouté :

-         vous confirmez par mail

le mail est arrivé dans la matinée, je l’ai eu son iphone tout cassé,

j’avais le boulot de grand chef

j’ai grillé tout le monde sur ce coup là

bon

et puis j’ai eu une angoisse

il n’y a pas de Leclerc là bas,

juste  un Carrefour market,

comment je vais faire ?

15/05/2011

... memories I invente... (j'ai retrouvé la fin du chapitre de la dernière fois)...

Histoire de la première et seule fois où j’avais baisé au sens introductif et pénétratif avant la fille au visage de veermer peinte par dali mais avec un moins gros cul et belle comme marina vlady,

oh oui.

(mais il y aura sûrement d’autres histoires
dans la même nuée temporelle
(adolescence un peu plus un peu moins)
avec des odeurs musquées,
des doigts qui tentent, qui osent,
des suintements humides,

des petits soupirs,

des halètements vertiges,

oh putain l’ivresse de la chatte trempée,

de la bite dure,

de la salive emmêlée)

 

J’avais baisé une seule fois avant toi.

Décor :  une chambre je sais pas où, dans un paris 15ème, une chambre que je haïssais dans un paris quinzième,

je hais paris quinzième,

et quatorzième peut être mais je situe mal le 14 ème

le quinzième, oui, j’en suis sûr de ma haine

il y avait ce type au visage de joueur de poker aux dents gâtées, qui se la racontait séducteur du paris quinzième, papa a du fric, maman a du fric, il baise des paris hilton à la chaîne, le nez cocainé par un avatar dans un jeu qui va bugguer très bientôt,

sûrement

je n’en sais rien, j’ai pas zoné longtemps dans paris quinzième,

j’ai ce dégoût de la richesse

j’ai ce malaise nauséeux,

ma bite était cachère, jamais servie in real, jamais glissée chaleur gynécée, jamais sucée salive œstrogènée

ma bite n’avait pas fait sa bar mitzva

il y avait cette marylin a deux balles, je ne me souviens pas son prénom, y’en a comme ça qui n’ont pas de nom, juste des cuisses qui s’écartent, interchangeables,

faut pas croiser leur regard à ce moment là

faut pas croiser ce désespoir

faut pas, ça gâcherait le plaisir du réel

(le réel consistant en une bite de quelques centimètres, moins de deux dizaines en tout état de cause, qui s’enfonce dans la cyprine adolescente jaillissante)

c’est une excellente définition du réel quand t’es pas au chômage.

 

Je ne me souviens plus du prénom de cette marilyn au rabais, les prisunics existaient à l’époque encore, elle portait un truc bleu, le bleu me revient, un bleu ennuyeusement synthétique, un bleu nylon dépressif, je sais plus si c’est son pull ou son chemisier ou son pantalon ou sa jupe, surement pas sa culotte, je me souviens plus de rien de tout ça, ni même comment on est arrivé dans ce lit dans cette piaule de paris 15ème, ce dégoût que j’ai pour paris 15ème, c’était une chambre sur le palier, de l’autre côté de l’escalier, tout cela appartenait aux parents de l’autre pourri aux dents qui puaient, l’autre qui se la jouait séducteur friqué, petit con merdeux, sûr de lui,

C’était quoi, un après midi ? un début de soirée ?

l’adolescence en tout cas

peut être y avait il de la musique, born to be wild, something in the spring, some one in the sky, peut être nous étions nous trouvés, elle, la fille sans nom, la marilyn au rabais, la blondasse pathétique, peut être nous étions nous trouvé sur le même bout de fauteuil ? peut être je me suis un peu plus appuyé ? peut être elle s’est un peu plus appuyée, peut être j’avais cet aura du beau ténébreux ?

pâtré grec,

métèque au quatre vents,

tu parles d’un fantasme,

elle cherchait un appui dans ce monde, elle avait ces seins, elle avait ce cul, elle avait cette fente entre les jambes,

elle savait pas trop c’est quoi être une femme,

elle s’était collée à l’affiche

marylin à deux balles,

elle savait pas les prix, le cours du marché, elle savait rien peut être,

ou au contraire, elle savait tout,

ou au contraire, c’était un choix absolu,

baise moi comme une pétasse,

baise moi parce que j’aime avoir des bites dans moi, toi ou un autre, aucune importance,

baise moi parce que c’est putain de bon d’être femme quand ça rentre tout raide, tout dur, tout gonflé là

on était là, dans cet appartement de merde,

paris 15ème, pour te dire,

je ne me souviens plus du tout de son prénom, plus rien de rien, que cette exagération de marylin putassière, on devait surement être tous les deux sur un bout de fauteuil, on avait du se lancer quelques regards, on avait du phéromoner à mort, dans cet excès de sébum qu’on tentait de canaliser dans des théories fumantes, dans des visions foutraques de rebellitude vacillante,

le monde au bout de doigts et l’angoisse juste derrière,

on était adolescents, tu sais, on changeait de film toutes les douze secondes

mais là le film avait du ralentir un peu :

-         les langues qui se mélangent

-         on fait quoi la langue dans la bouche de l’autre ? au bout d’un moment je veux dire…

-         et puis ma main qui ose, le filles j’en savais rien, elles aiment ça ou non ? ma main qui finit par se poser sur le sein, le droit, le gauche ? OH PUTAIN QUE C’EST DOUX ET QUE C’EST .. j’ai la tête qui tourne, ça rend fou ce truc là sous les doigts, on a envie de le serrer, de l’écraser, de le tordre, c’est sous le pull, c’est la cité interdite, c’est le cercle magique, c’est du chocolat et du whisky et l’autre coté du monde en même temps,

on sait enfin qui on est et pourquoi on vit, exactement pourquoi on vit,

bander, c’est la réponse à toutes les questions

      

…. Alors il s’est passé quoi ensuite ?

je vais essayer d’aller vite :

ça sentait le musc entre nos cuisses enjeanées, ça sentait la prédominance animale,  la transpiration sauvage, je le savais qu’il y avait cette chambre vide de l’autre côté ou c’est l’autre connard à tête de vipère encocaïné qui l’a suggéré ?

on était chez lui, surement , qui veux-tu d’autre qu’un connard habite paris quinzième ?

on a fini sur le lit dans la chambre en face la marylin en plastic et moi, quand je ne sais plus du tout comment elle s’est retrouvé sans son pantalon, sans sa culotte…

……….sans son pantalon, sans sa culotte

une jeune fille

vertige

putain : first time for me,

      quand je j’ai pris conscience de ça :

                  one woman (toute young et toute marylin cheap)

                  one man (tout young et tout je sais absolument pas à quoi je ressemblais)

                               sur un lit

                                            paris quinzième, d’accord, mais sur un lit quand même,

sans pantalon sans culotte

mes doigts n’importe comment sur sa fente,

dans le trou, ça s’enfonçait, les doigts : j’essayais de me souvenir de la leçon du clito

 

leçon du clito :

les femmes ont vers le haut là, un truc qui s’appellent un clitoris, genre une petite boule, en fait il faut titiller  (de bas en haut ET de droite à gauche) ce truc, et après elles te regardent avec des cernes admiratifs et comblés comme si tu étais dieu ou un homme et elles veulent faire des enfants avec toi et toi tu as des muscles partout, un regard métallique et ta photo dans le ciel

 

mes doigts n’importe où sur la fente, dedans, en haut, en bas, c’était mouillé,

évidemment

je bandais, j’ai pas percuté tout de suite, ça faisait si longtemps que j’avais jamais baisé

toute ma vie en fait, jusqu’à ce jour

j’ai pas percuté tout de suite et d’un coup ça m’est venu :

je vais rentrer dans elle, je vais …

j’étais un peu sur elle déjà, surement, tout ça était tellement brouillon, j’étais un peu sur elle,

je me souviens parfaitement de la sensation

parfaitement

chaud

tout chaud

glissant

tout glissant

ça y est je me suis dit, je sais

c’était hyperbon, tu dois connaître ça, sûrement, j’allais et je venais, j’y avais même pas réfléchi, c’était instinctif,

mais :

comme woody allen, je m’étais séparé en deux, y’avait un double à côté qui me disait, hey, mec, tu baises, là, tu sais, oui, je sais, c’est bien, hein, oui c’est pas mal, et puis je sais plus encore ce qu’n s’est dit moi et moi,

je jouissais pas, je contrôlais très bien tout ça, j’étais pas submergé, j’avais pas fini que j’avais envie de recommencer,

l’histoire de la vie humaine

et puis..

la porte de la chambre s’est ouverte,

c’était l’autre puant aux dents de connard, jeune friqué de merde de paris quinzième, fils héritier de cette certitude aux yeux bleus, parce qu’il avait les yeux bleus cette raclure, ça me revient,

je hais paris quinzième je hais ce mec

je suis sûr qu’il est mort ce jour, la gorge tranchée après une partie de poker ripoue par des libanais qu’il a essayé d’entuber

je regrette juste de pas avoir été sur sa tombe pour cracher dessus, certains hivers, je suis enrhumé sévère, je peux avoir des crachats dignes de paris quinzième

 

la porte de la chambre s’est ouverte, l’autre est entré, il s’est assis sur une chaise,

c’était la première fois que je baisais et j’avais un spectateur non payant

-         ? אתה מנשק אותה

            tu la baises ? (hébreu in the texte)

parce que ce connard était juif

en fait n’importe qui peut être juif, je ne m’en rends compte que maintenant

il me demandait si je la baisais, il riait un peu..

 

Moi ?

Moi, j’ai été à vomir.

Je lui ai répondu en hébreu aussi que oui, qu’elle était bonne, la marylin à deux balles

 

faut pas croiser leur regard à ce moment là

faut pas croiser ce désespoir

j’ai été minable,

j’aurai du me lever, prendre ce cendrier en verre très lourd, lui fracasser la tête, lui pisser dessus ensuite,

mais c’est pas facile de pisser quand on bande

peut être j’aurai débandé

j’ai rien fait de ça,

y’avait une pauvre marylin

y’avait un connard moyen : moi

et l’autre puant qui était juif, aussi.

 

Et sais, ça m’a dégouté ce truc, je me suis éloigné des juifs des années entières j’y suis jamais retourné jusqu’à cette fille nue qui dansait comme une salope

Des années après, des années et des années après,

jusqu’à cette fille nue qui dansait comme une salope, convertie au judaïsme et qui m’a ramené à la judéité, cette fille qui se baladait en manteau sans rien en dessous sur les champs élysées : - c’est jouissif, tu peux pas savoir, elle m’a dit

 

Je te raconterai un autre jour, je note :

Mots clés : à raconter un jour, danse de salope, fesses écartées, la philosophie juive, hystéro à poil sous son manteau, 20/20 fellation

 

Je m’aperçois que j’ai très peu parlé de toi, la fille au visage de veermer, peinte par dali mais avec un moins gros cul et belle comme marina vlady.

 

Ce sera encore le titre de mon prochain chapitre

 

la fille au visage de veermer,

peinte par dali mais avec un moins gros cul

et belle comme marina vlady

... memories I invente... (j'ai retrouvé la fin du chapitre de la dernière fois)...

Histoire de la première et seule fois où j’avais baisé au sens introductif et pénétratif avant la fille au visage de veermer peinte par dali mais avec un moins gros cul et belle comme marina vlady,

oh oui.

(mais il y aura sûrement d’autres histoires
dans la même nuée temporelle
(adolescence un peu plus un peu moins)
avec des odeurs musquées,
des doigts qui tentent, qui osent,
des suintements humides,

des petits soupirs,

des halètements vertiges,

oh putain l’ivresse de la chatte trempée,

de la bite dure,

de la salive emmêlée)

 

J’avais baisé une seule fois avant toi.

Décor :  une chambre je sais pas où, dans un paris 15ème, une chambre que je haïssais dans un paris quinzième,

je hais paris quinzième,

et quatorzième peut être mais je situe mal le 14 ème

le quinzième, oui, j’en suis sûr de ma haine

il y avait ce type au visage de joueur de poker aux dents gâtées, qui se la racontait séducteur du paris quinzième, papa a du fric, maman a du fric, il baise des paris hilton à la chaîne, le nez cocainé par un avatar dans un jeu qui va bugguer très bientôt,

sûrement

je n’en sais rien, j’ai pas zoné longtemps dans paris quinzième,

j’ai ce dégoût de la richesse

j’ai ce malaise nauséeux,

ma bite était cachère, jamais servie in real, jamais glissée chaleur gynécée, jamais sucée salive œstrogènée

ma bite n’avait pas fait sa bar mitzva

il y avait cette marylin a deux balles, je ne me souviens pas son prénom, y’en a comme ça qui n’ont pas de nom, juste des cuisses qui s’écartent, interchangeables,

faut pas croiser leur regard à ce moment là

faut pas croiser ce désespoir

faut pas, ça gâcherait le plaisir du réel

(le réel consistant en une bite de quelques centimètres, moins de deux dizaines en tout état de cause, qui s’enfonce dans la cyprine adolescente jaillissante)

c’est une excellente définition du réel quand t’es pas au chômage.

 

Je ne me souviens plus du prénom de cette marilyn au rabais, les prisunics existaient à l’époque encore, elle portait un truc bleu, le bleu me revient, un bleu ennuyeusement synthétique, un bleu nylon dépressif, je sais plus si c’est son pull ou son chemisier ou son pantalon ou sa jupe, surement pas sa culotte, je me souviens plus de rien de tout ça, ni même comment on est arrivé dans ce lit dans cette piaule de paris 15ème, ce dégoût que j’ai pour paris 15ème, c’était une chambre sur le palier, de l’autre côté de l’escalier, tout cela appartenait aux parents de l’autre pourri aux dents qui puaient, l’autre qui se la jouait séducteur friqué, petit con merdeux, sûr de lui,

C’était quoi, un après midi ? un début de soirée ?

l’adolescence en tout cas

peut être y avait il de la musique, born to be wild, something in the spring, some one in the sky, peut être nous étions nous trouvés, elle, la fille sans nom, la marilyn au rabais, la blondasse pathétique, peut être nous étions nous trouvé sur le même bout de fauteuil ? peut être je me suis un peu plus appuyé ? peut être elle s’est un peu plus appuyée, peut être j’avais cette aura du beau ténébreux ?

pâtré grec,

métèque au quatre vents,

tu parles d’un fantasme,

elle cherchait un appui dans ce monde, elle avait ces seins, elle avait ce cul, elle avait cette fente entre les jambes,

elle savait pas trop c’est quoi être une femme,

elle s’était collée à l’affiche

marylin à deux balles,

elle savait pas les prix, le cours du marché, elle savait rien peut être,

ou au contraire, elle savait tout,

ou au contraire, c’était un choix absolu,

baise moi comme une pétasse,

baise moi parce que j’aime avoir des bites dans moi, toi ou un autre, aucune importance,

baise moi parce que c’est putain de bon d’être femme quand ça rentre tout raide, tout dur, tout gonflé là

on était là, dans cet appartement de merde,

paris 15ème, pour te dire,

je ne me souviens plus du tout de son prénom, plus rien de rien, que cette exagération de marylin putassière, on devait surement être tous les deux sur un bout de fauteuil, on avait du se lancer quelques regards, on avait du phéromoner à mort, dans cet excès de sébum qu’on tentait de canaliser dans des théories fumantes, dans des visions foutraques de rebellitude vacillante,

le monde au bout de doigts et l’angoisse juste derrière,

on était adolescent, tu sais, on changeait de film toutes les douze secondes

mais là le film avait du ralentir un peu :

-         les langues qui se mélangent

-         on fait quoi la langue dans la bouche de l’autre ? au bout d’un moment je veux dire…

-         et puis ma main qui ose, le filles j’en savais rien, elles aiment ça ou non ? ma main qui finit par se poser sur le sein, le droit, le gauche ? OH PUTAIN QUE C’EST DOUX ET QUE C’EST .. j’ai la tête qui tourne, ça rend fou ce truc là sous les doigts, on a envie de le serrer, de l’écraser, de le tordre, c’est sous le pull, c’est la cité interdite, c’est le cercle magique, c’est du chocolat et du whisky et l’autre coté du monde en même temps,

on sait enfin qui on est et pourquoi on vit, exactement pourquoi on vit,

bander, c’est la réponse à toutes les questions

      

…. Alors il s’est passé quoi ensuite ?

je vais essayer d’aller vite :

ça sentait le musc entre nos cuisses enjeanées, ça sentait la prédominance animale,  la transpiration sauvage, je le savais qu’il y avait cette chambre vide de l’autre côté ou c’est l’autre connard à tête de vipère encocaïné qui l’a suggéré ?

on était chez lui, surement , qui veux-tu d’autre qu’un connard habite paris quinzième ?

on a fini sur le lit dans la chambre en face la marylin en plastic et moi, quand je ne sais plus du tout comment elle s’est retrouvé sans son pantalon, sans sa culotte…

……….sans son pantalon, sans sa culotte

une jeune fille

vertige

putain : first time for me,

      quand je j’ai pris conscience de ça :

                  one woman (toute young et toute marylin cheap)

                  one man (tout young et tout je sais absolument pas à quoi je ressemblais)

                               sur un lit

                                            paris quinzième, d’accord, mais sur un lit quand même,

sans pantalon sans culotte

mes doigts n’importe comment sur sa fente,

dans le trou, ça s’enfonçait, les doigts : j’essayais de me souvenir de la leçon du clito

 

leçon du clito :

les femmes ont vers le haut là, un truc qui s’appellent un clitoris, genre une petite boule, en fait il faut titiller  (de bas en haut ET de droite à gauche) ce truc, et après elles te regardent avec des cernes admiratifs et comblés comme si tu étais dieu ou un homme et elles veulent faire des enfants avec toi et toi tu as des muscles partout, un regard métallique et ta photo dans le ciel

 

mes doigts n’importe où sur la fente, dedans, en haut, en bas, c’était mouillé,

évidemment

je bandais, j’ai pas percuté tout de suite, ça faisait si longtemps que j’avais jamais baisé

toute ma vie en fait, jusqu’à ce jour

j’ai pas percuté tout de suite et d’un coup ça m’est venu :

je vais rentrer dans elle, je vais …

j’étais un peu sur elle déjà, surement, tout ça était tellement brouillon, j’étais un peu sur elle,

je me souviens parfaitement de la sensation

parfaitement

chaud

tout chaud

glissant

tout glissant

ça y est je me suis dit, je sais

c’était hyperbon, tu dois connaître ça, sûrement, j’allais et je venais, j’y avais même pas réfléchi, c’était instinctif,

mais :

comme woody allen, je m’étais séparé en deux, y’avait un double à côté qui me disait, hey, mec, tu baises, là, tu sais, oui, je sais, c’est bien, hein, oui c’est pas mal, et puis je sais plus encore ce qu’n s’est dit moi et moi,

je jouissais pas, je contrôlais très bien tout ça, j’étais pas submergé, j’avais pas fini que j’avais envie de recommencer,

l’histoire de la vie humaine

et puis..

la porte de la chambre s’est ouverte,

c’était l’autre puant aux dents de connard, jeune friqué de merde de paris quinzième, fils héritier de cette certitude aux yeux bleus, parce qu’il avait les yeux bleus cette raclure, ça me revient,

je hais paris quinzième je hais ce mec

je suis sûr qu’il est mort ce jour, la gorge tranchée après une partie de poker ripoue par des libanais qu’il a essayé d’entuber

je regrette juste de pas avoir été sur sa tombe pour cracher dessus, certains hivers, je suis enrhumé sévère, je peux avoir des crachats dignes de paris quinzième

 

la porte de la chambre s’est ouverte, l’autre est entré, il s’est assis sur une chaise,

c’était la première fois que je baisais et j’avais un spectateur non payant

-         ? אתה מנשק אותה

            tu la baises ? (hébreu in the texte)

parce que ce connard était juif

en fait n’importe qui peut être juif, je ne m’en rends compte que maintenant

il me demandait si je la baisais, il riait un peu..

 

Moi ?

Moi, j’ai été à vomir.

Je lui ai répondu en hébreu aussi que oui, qu’elle était bonne, la marylin à deux balles

 

faut pas croiser leur regard à ce moment là

faut pas croiser ce désespoir

j’ai été minable,

j’aurai du me lever, prendre ce cendrier en verre très lourd, lui fracasser la tête, lui pisser dessus ensuite,

mais c’est pas facile de pisser quand on bande

peut être j’aurai débandé

j’ai rien fait de ça,

y’avait une pauvre marylin

y’avait un connard moyen : moi

et l’autre puant qui était juif, aussi.

 

Et sais, ça m’a dégouté ce truc, je me suis éloigné des juifs des années entières j’y suis jamais retourné jusqu’à cette fille nue qui dansait comme une salope

Des années après, des années et des années après,

jusqu’à cette fille nue qui dansait comme une salope, convertie au judaïsme et qui m’a ramené à la judéité, cette fille qui se baladait en manteau sans rien en dessous sur les champs élysées : - c’est jouissif, tu peux pas savoir, elle m’a dit

 

Je te raconterai un autre jour, je note :

Mots clés : à raconter un jour, danse de salope, fesses écartées, la philosophie juive, hystéro à poil sous son manteau, 20/20 fellation

 

Je m’aperçois que j’ai très peu parlé de toi, la fille au visage de veermer, peinte par dali mais avec un moins gros cul et belle comme marina vlady.

 

Ce sera encore le titre de mon prochain chapitre

 

la fille au visage de veermer,

peinte par dali mais avec un moins gros cul

et belle comme marina vlady

13/05/2011

.......... you told me again you preferred handsome men..........

 

Tu as posé une goutte de ta salive sur mes lèvres et tu as dit Avale. C'était à Bangkok.

Non, attends, j'ai pris la carte à l'envers.

C'était à Montréal, Canada.

Oui, Montréal. Mais qu'est-ce que tu foutais à Montréal?

Je vais où je veux, tu as dit, je suis libre.

J'ai avalé.

J'ai pensé: mouilles-tu en ce moment précis?

Encore, tu as dit.

Il y a un nombre de mots incalculables qui me séparent de toi, peut-être exactement le nombre que j'ai prononcé jusque là. C'est impossible à vérifier.

Caresse-moi le ventre, j'ai murmuré.

J'espérais en cela que tu appuies par hasard sur le bouton à stopper le temps. Non, non, surtout ne pas s'arrêter. La vision que j'ai de cet instant présent est certainement du à un excès de cette substance particulière qu'est la vie.

Tu souris en me regardant avaler. Deux minuscules fossettes de part et d'autres de tes lèvres.

Combien de sexes d'hommes?

Tss, tss.

Tu souris toujours.

Qui t'as déflorée, mon amour?

Tss, tss.

Qu'importe comment je te baise, je n'arriverai jamais au balbutiement de l'amour.

Cela va se faire dans la violence, de l'amour le plus fou à la tendresse la plus sereine tout est violence, je vais fabriquer les mots qui vont me permettre de les entendre ensuite, de savoir qui tu es, si tu as existé, si tu vis toujours ou si je t'ai assassinée. Va savoir qui je suis exactement.

Mais tu as dit Avale et j'ai avalé.

Et puis, on s'est léché la figure je crois bien, mais tout ça se mélange, tu as la salive psychotrope, faut tenir jusqu'au bout. La vision de Dieu est mortelle.

Dieu, c'est toi. (petit bout de femme chérie.)

 

Il y a très très longtemps, (il aurait fallu que je prenne des notes pour fixer tout cela mais l'écriture était étrangement énervée à cette époque, comment dire, impossible à canaliser, tu vois, des mots de toutes les couleurs qui surgissaient de part et d'autres et qui à chaque fois me faisaient sursauter), bref, donc, il y a une infinité de temps, j'ai eu la sensation que tu étais possible.

Oui, possible.

C'est dire, bien sûr, le flou complet qui engluait toute tentative de raconter ne serait-ce qu'à moi-même le chemin que j'allais prendre pour aller du lieu où j'étais à l'endroit exact où je me trouve actuellement.

En passant par toi, évidemment.

Ai-je dit que tu étais une femme?

Et moi un homme?

Ai-je décrit le siècle d'une façon brève mais lucide?

Ai-je déclamé d'une voix électrique des phrases impossibles et définitives?

Ai-je chanté ce rock arabe que j'avais composé dans une cave du 18ème arrondissement et qui m'a permis de vivre de dix sept à vingt deux ans comme un prince?

Je manque à tous mes devoirs.

Honte à celui qui ne garde pas un bout de sa plume pour les mots qui surviennent par hasard, honte à celui qui n'a pas l'hospitalité du verbe errant.

Le moment est peut-être venu de se ressaisir enfin, d'avoir l'élégance de se présenter et de se représenter, d'avoir le courage de se démaquiller entièrement pour entrer nu dans le livre, sans armes et sans cuirasse. Peut-être que tout compte fait j'aime le silence.

Sans lui, il n'y aurait nul moyen de savoir que nous vivons dans le bruit.

 

En tapant www.primordial.com, il est possible d'apprendre que nous sommes en ce moment précis six milliards sept cent soixante quinze millions huit cent vingt neuf mille trois cent quinze individus sur terre. A un ou deux génocides prés.

Bien sûr certains se prennent pour d'autres et ça brouille sérieusement les chiffres.

Et puis il y a les solitaires. Ceux là ne sont pas comptabilisés. Il faut établir des règles claires au départ et s'y tenir. Les solitaires passent leur temps à jouer du piano et cela n'intéresse personne. Non qu'ils jouent mal, mais comment dire, ils n'utilisent que des gammes mineures et c'est lassant à force. Les solitaires n'ont qu'un point positif à leur avantage: ils ne font jamais la quête et ça, ça soulage énormément.

Je les ai fréquentés un moment.

Je devais avoir onze ou douze ans. M'était venue l'idée que tu étais peut-être une note.

Que savais-je des femmes à cet âge-là?

Une note. Oui, mais laquelle?

J'ai cherché longtemps. C'est à cet instant de ma vie que j'ai acheté la guitare LesPaul sur laquelle j'ai joué plus tard et tant de fois ce rock arabe qui m'a propulsé au sommet du Top Ten (Australie comprise). J'ai choisi la guitare parce que les Juifs n'achètent pas de piano à cause de leurs pieds fourchus (non casher).

J'ai essayé toutes les notes.

Aucune n'était toi.

Où tu étais, toi, pendant que je cherchais?

Tss, tss.

Arrête de faire tss, tss.

Pardon? tu as dit.

(Je ne veux pas te perdre. Aucune partie n'est jouée à l'avance.) Alors, j'ai montré du doigt le ciel par la fenêtre.

Regarde, le jour se lève sur Montréal.

Le jour se lève tous les jours, mais je comprends ce que tu veux dire.

Et tu t'es blottie contre moi pour que je puisse renifler l'odeur infiniment subtile de ton cou et que fatalement nos haleines se mélangent.

Tu as cette façon unique de poser ta tête sur mon torse.

Combien d'hommes?

Tu as relevé ton visage pour que nos lèvres se touchent.

Ils ont prévu 33 degrés aujourd'hui à Montréal.

Nous dormirons nus.

Dormir ? dis-tu.

 

J'ai vécu quelques mois dans une tribu nomade d'Afrique Noire. Je suis incapable d'en retranscrire le nom et même je crois de m'en souvenir tout simplement.

Peut-être que c'est là que tout a vraiment commencé pour moi.

Il me plait souvent de penser qu'il y a eu un commencement. Au gré des jours ou des humeurs, je le place ça ou là. Je change régulièrement ma biographie. J'ai plus de sept cents cartes d'identité. Elles sont dispersées à travers le monde et suivant les pays et les continents sentent des parfums différents.

J'aime la façon dont tu me regardes. Tu as tes yeux d'amoureuse et cela est très troublant.

Tu sais, j'ai longtemps cru que j'allais te trouver dans cette tribu. Je n'avais aucune idée à quoi tu pouvais ressembler. J'ai fait l'amour avec toutes les femmes présentes sans exception. J'ai eu beaucoup de soucis avec les clitoridiennes. Je m'y prends mal avec elles. Plus tard, aux USA, j'ai pensé m'inscrire à un stage de perfectionnement et puis j'ai laissé tomber.

Aucune n'était toi.

Comment je le savais?

Elles m'ont toutes griffées le dos pour que leur existence soit tangible. Une preuve. Une signature. Une marque.