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29/06/2011

.. morning.. (with plein de soleil)...

 

.. et puis, tu vois, là c’est le matin, il est huit heures, je suis dans mon bureau boulot, j’y suis depuis sept heures du mat, mon iphone est encore un fois kaputt total, plus de retroéclairage, je viens d’en commander un autre d’occase sur priceminister, ce mec a eu une idée de génie, le type de priceministèr, c’est le frère de la ministre de je sais pas quoi, mais bon, créer un logiciel à deux balles, prendre vingt ou trente pour cent sur toutes les transactions, se caresser doucement la bite en regardant la ligne bleue des vosges, c’est une option

y’en a d’autres

liste les si tu veux

mais c’est une option recevable

….

…….hier journée de quinze heures, le matin, j’ai fait ma première réunion de grand chef de mon nouveau boulot que j’ai pas encore, on en est aux transitions et le soir, un conseil d’administration de mini chef jusqu’à pas loin de vingt deux heures, il faisait hyper chaud, je regrettais que les femmes autour de la table n’aient pas mis de jupettes légères mais des sortes de je sais pas quoi avec des jambes en tissu, j’adore le trouble de la culotte entraperçue, on a échange quelques sourires, on sentait tous le moite,

• quand c’est compatible, ça embrouille le présent

• quand c’est incompatible, ça donne envie de mourir avec cyanure,

Ça s’achète où le cyanure ?

C’est curieux l’acceptation de l’intime des peaux, des odeurs, on sait pas trop sur quoi ça joue, sur quoi ça se construit cette sorte de désir vital, cette sensation de vie immédiate

je crois pas trop à l’élaboration langagière de tout ça, je crois pas trop à structuration par la pensée de ce qui relève tout compte faits de molécules énervées,

même si tu m’as fait douter quand tu étais là, tellement tu me plaisais

Qui bien sûr alors de la poule ou l’œuf ?

Qui le premier de la pensée ou du chimique ?

J’avais résolu le problème

la poule ou l’œuf

J’avais résolu le problème dans un des chapitres de la dépression nerveuse de madonna,

roman écrit y’a quelques années, j’en avais mis en ligne quelques chapitres,

J’avais résolu donc le problème philosophique le la poule ou de l’œuf en ouvrant les yeux du monde ébahi sur la vérité de l’intersection exacte de la poule et de l’œuf :

Qui de la poule ou de l’œuf ?

HEIN ?

Ben oui

Le trou du cul

Rien d’autre

Le cul,

dans sa version dolce et gabana : la libido

dans sa version rêveuse : l’odeur du café le matin dans l’odeur du foutre des draps humides, peau contre peau

dans sa version immédiate : moi vouloir toi

dans sa version universelle : la vie : mode d’emploi (gel inclus)

le cul est bien entendu la seule réponse possible à la question qu’il est parfaitement crétin de poser

sauf si tu as plein de temps à attendre dans la salle d’attente du dentiste

 

et d’ailleurs samedi dernier, j’ai lubrifié tout ça immédiatement

-qu’est ce que tu fais ?

-je crois que je vais t’enculer

-quoi, direct ?

- direct chérie.

T’as été surprise mais on a bien dormi

25/06/2011

.. you, your pussy, your ass, your smile...

.. et puis il commence à faire non pas chaud mais lourd, très lourd, une moiteur un peu louisiane, tu sais quand tu descends de l’avion et que ça te tombe dessus brutal, quand tu plisses les yeux parce quelque chose te pique, quelque chose d’acide

et que c’est ta sueur,

 toute en vapeur qui invisiblement t’enveloppe et que très vite ça commence à sentir un peu le aigre, et que c’est toi,

ta sueur encore,

l’être humain sécrète

don’t forget cet essentiel

ou forget si tu veux,

hier soir on a fini tard au boulot, on avait tous bien bossé, personne n’avait regardé l’heure, j’avais juste dit à 20H 10, bon, plus belle la vie c’est raté pour ce soir

on me regarde encore bizarrement quand je dis ça, comme si c’était une tache de merde sur une culture propre, tu sais, mais aussi parce qu’on comprend pas que moi je regarde ça,

parce que y’a cette échelle tu sais qu’ils ont découpée dans télérama, dans les inrock, dans le Bien et le Mal, dans Platon, dans autre chose que ton propre plaisir à toi, dans l’apparence, et qu’avant d’avoir un avis,, il faut vérifier s’il est validé par l’échelle Sacrée de la Kulture…..

.. bon, je vais avaler un alprazolam (xanax en moins cher) parce que je vais allumer la terre entière, tu sais, cette sorte de pulsion de l’intérieur qui te pousse à une Putain de Colère majuscule, mais avant d’en vouloir aux autres, je me dis :

les autres n’ont qu’à faire ce qu’ils veulent

juste pas te faire chier

mais donc avant d’en vouloir aux, demande toi ce qui n’est pas synchrone avec toi même..

je me suis demandé,

c’est mon zob qui m’a répondu :

-         mec t’a besoin d’une culotte sans limite

-         tu crois

-         je crois pas je suis sûr

-         une femme comme

-         oui, comme…

-         une évidence sexuelle

-         voilà, exactement

-         t’as raison

-         j’ai une vision globale de la vie

-         et ?

-         et démerde toi

-         quoi ? récréer une double vie ?

-         fais ce que tu veux

-         oui je sais… et fais pas le fier tout raide comme ça

-         si t’étais plus souple, tu me chuchoterais à l’oreille

 

 

je vais commencer par me branler

puis attendre qu’une petite fragrance passe pas loin

avec un sourire et un regard acquiesçant

et on ira se rouler dans la fusion de secrétions

sans morale

sans remord

sans limite

……………… et surtout sans avenir..

 

passe pas à coté si t’es comme ça et que tu dois rentrer propre sur toi….

 

 

23/06/2011

....one afternoon...

 

….et puis donc, il est cinq heures et quelques du mat, j’en suis à mon second café senseo, j’ai pas fait de bruit en les préparant en bas, celle que j’aime tant dort dans la chambre à côté, elle est venue mardi soir, elle repart tout à l’heure, hier --- j’ai pris mon après midi, j’ai dit, je vais te montrer ma nouvelle maison

de dans un mois ou deux,

elle a dit - oui, la fille aux bougies a dit, - je viens avec vous, j’ai dit - ok, on va organiser tout ça, il pleuvait hier mais beaucoup, beaucoup, très fort, on aurait dit que tout ce temps qu’on a passé là ces dernières semaines, dans la chaleur, le soleil, le teeshirt en coton léger,

blanc cassé,

paille plutôt

les lunettes de soleil, les douches un peu fraiches,
tout ça tu sais,

on aurait dit que c’était une histoire qu’on s’était racontée pour s’endormir peinard, décontracté du gland, la tête dans l’autre univers, le seul qui ne nous échappe pas vraiment, le vrai, celui où …..

…….et puis donc il est cinq heures du mat donc, et ça fait six siècles que je n’ai pas autant dormi d’affilée, j’ai ouvert les yeux vers quatre heures, étonné qu’il soit aussi tard dans le temps, d’habitude vers une heure ou deux heures du mat, c’est bouclé, j’ai fait mes deux trois heures de sommeil,

la nuit est forclose,

le sommeil s’est tiré dans la fiction, il reste du temps moyen,  du temps de presque rage de passer à côté du dodo, mais bon, prendre la vie comme elle vient, ne jamais croire qu’un contrat est signé au préalable, ne jamais croire que c’est décidé sans toi, bref, tu sais tout ça par cœur, ça fait tant d’années que…..

…………………………………et puis donc j’ai ouvert les yeux vers quatre heures, j’ai pris ma tablette archos, j’ai cliqué sur la petite icône bouquin, la page où j’en étais s’est affichée illico, je lis là dessus la carte et le territoire d’houellebecq, c’est la première fois que je lis un roman sur une tablette tactile, jusque là, j’avais des trucs genre lacan , les séminaires, des trucs genre aphorismes de marc aurèle, des trucs genre t’en lis trois lignes et tu te mets à écrire la suite en la conjuguant à la première personne du singulier,

Il n’en existe pas d’autre

l’altérité –l’existence de l’autre- quoiqu’en dise Levinas,

et tant d’autres

L’altérité n’est qu’un effet secondaire d’empathie miroir,

Tu sais, on ne voit jamais rien d’autre qu’avec son propre regard

Et c’est pour cela qu’il faut s’aimer très fort même pour ne pas haïr l’autre,

c’est pour cela qu’il ne rien attendre  de soi pour ne pas en vouloir à l’autre ne pas vous le donner…

………………….

Où j’en étais ?

..

…et puis donc hier, donc, je suis rentré en début d’après midi, celle que j’aime tant avait mis en cartons les bouquins de la mezzanine, un bonne quinzaine de cartons, j’ai dit - stop ma puce, on va y aller, on va aller voir là bas, elle m’a dit

- attends, je prends une douche, je me suis allongé sur le canapé et pouf,

J’ai ouvert les yeux une heure plus tard, elle était assise à côté avec son netbook, elle tapait comme une malade, j’ai souri, elle m’a dit - tu veux dormir encore ? j’ai dit - non, putain, il faut que tu sois là pour je m’endorme, alors que j’ai que ça à faire, dormir quand t’es pas là, on a pris la bagnole, on est passé par chez la fille au bougies, elle attendait dans la rue avec son petit chapeau sur la tête et sa bille de clown, on s’est mis à rouler

dans cet espèce de paradis tu sais

sur les routes de campagne, je m’en lasse pas, des champs un rien vallonnées, des mini bosquets, des nuances de vert, des masses de bouts de forêt, on s’est mis à rouler et d’un coup la pluie s’est arrêtée, le soleil est revenu et ça m’a pas étonné, tu sais quand j’avais quatre ou cinq ans, j’avais de grands pouvoirs magiques et le monde se pliait à mes désirs sans aucune résistance, de temps à autre ça revient,

Juste comme je veux rien de particulier, c’est plus facile pour l‘obtenir

Et donc on a roulé au soleil et la fille aux bougies a dit : - dis, je peux demander à une copine de venir aussi ? j’ai dit - oui, et je me suis dit que j’avais pas vu autant de monde dans ma vie privée en même temps depuis l’invention du dinosaure

A peu près

.. je savais que l’effet allait être grandiose, bon, entrer la bagnole dans le petit parc qui entoure la bâtisse qui va être ma maison est impressionnant

Pour nous autres pauvres blogueurs virtuels

Je savais qu’il y allait avoir de l’émerveillement,

J’ai dit voilà les filles, y’an avait quatre maintenant des filles, j’ai dit - voilà les filles, c’est chez moi

Enfin bientôt,

Après les centaines de cartons de bouquins, au milieu de l’été environ..

Y’avait même dans un coin du mini parc une roseraie, je l’ai prise en photo, je te la mets là roseraie.jpg

La fille aux bougies a dit, - on mettra une table rouge et on prendra le petit déjeuner là

Celle que j’aime tant disait rien, elle fermait à moitié les yeux pour voir mieux tout ça, on a visité la maison elle est plus grande que je croyais en fait, j’avais pas vu que le grenier avait été aménagé,

J’ai neuf pièces pour moi tout seul

Putain, je vais mettre du bordel partout je vois ça d’ici,

Y’a aussi une cave sans fin, on dirait des geôles du moyen âge, on est resté un petit moment et puis on a dit on va aller boire un pot dans la petit ville à vingt bornes, y’avait toujours ce soleil

offert par mon père surement

….ou alors microsoft, va savoir ce qu’il en est réellement de la réalité,

On a marché un peu dans les rues piétonnes, on est passé devant une boutique de chaussures, j’aime pas acheter, je m’en fous de tout ça, mais celle que j’aime tant m’a dit - regarde ça

Des chaussures qui me ressemblait pas du tout, je mets au pied n’importe quoi,

Je ne mise que sur mon regard intense

Mais oui, ça me ressemblait tellement pas que ça m’a plu tout de suite,

j’ai acheté,

ensuite on s’est mis à délirer avec la fille aux bougies aussi et on s’est dit que j’allais me transformer complètement et je suis rentré dans les boutiques et j’ai acheté des chemises que j’aurai jamais regardées avant avec des cols de couleurs différentes, j’ai acheté aussi un truc genre costard gris prune, en passant j’ai pris quand même un autre chapeau parce que j’adore ça, en fait je crois que j’aurai aimé être rabbin

si j’étais sûr que ça donnait pas une mauvaise haleine

On s’est mis à la terrasse du café littéraire le victor hugo

J’ai commandé un gewurztraminer, je bois que ça avec du café senseo

Celle que j’aime tant en a pris une gorgée

-     je veux ça aussi elle a dit

On a tous bu dans des grands verres ballons, y’avait ce soleil de fin d’après midi,

-     On rentre ? j’ai demandé au bout d’un moment

-     Oui, ont dit les filles,

sinon on va rater plus belle la vie…..

18/06/2011

...this is a man's world (sous forme de blog)...

 

.. et puis tu sais, il faudra que dans ma nouvelle maison que j’habiterai cet été, je place les objets de ma chambre exactement au même endroit, je veux dire, je sais exactement les gestes qui fait faire quand la nuit s'évacue d’un coup de vent immédiat pour faire place à une insomnie gonflée de secondes immenses, je sais exactement les gestes quasi reflexes pour cliquer sur l’ipod comme je viens de le faire et balancer un miles davis, de la session bitches brew cd4, le titre c’est feio,

ça veut rien dire si tu l’écoutes chez toi comme ça,

il faut que tu sois là près de moi,

il faut le décor exact,

tu sais que là ma chambre n’est qu’un amas de cartons pleins de bouquins,, des cartons scellés par des kilomètres de gros scotch marron, pour le déménagement

j’ai écrit avec un feutre noir, un gros marqueur : livres chambre

et aussi, livres chambre étagère

ceux là sont classés, triés,

sur les étagères

quelques planches de bois que j’ai vissées les unes aux autres

y’a la série des bukowski, la série des Sollers,

la série des dantec, le danielewski, la maison des feuilles un très curieux livre

et aussi la série des djian,

les vieux, les très vieux djian, avant qu’il ne devienne illisible

les derniers puent l’ennui, l’ennui d’un type dit qu’il va bosser, c’est dans ses derniers entretiens, je vais au boulot, il dit quand il va écrire,

va au boulot mon gars,

mais sans moi,

si écrire est bosser, je vois pas l’intérêt,

je préfère aller dans mon  bureau à moi,  je préfère me glisser dans une autre peau que celles des lettres que se mettent des doigts mouillés de salive pour se tortiller entre elles

j’aime trop baiser

pour en faire un boulot

le pauvre djian est devenu une caricature un peu bouffie avec des lèvres de canard, une lolo ferrari du stylo, une Emmanuelle beart dans ses bons jours qui se  serait prise pour ce clown de fanny ardant…

le test de la page 99 là :

http://www.lexpress.fr/culture/livre/test-de-la-page-99-v...

m’a fait mourir de rire, c’est exactement ça, les romans de djian sont devenus des vielles pétasses ripolinées qui sortent en boite pour lever des mecs Patrick chirac drelin drelin fait la bagnole

nous , on s’en fout, on a nos blogs

on s’arrache là dedans,

tu sais que j’adore lire julip,

même si elle écrit trop peu, mais bon, j’ai trouvé mon auteur, j’ai trouvé mon addiction, chérie, c’est quand tu veux, tu écris, et je roule ma libido là dedans, le rythme est parfait, elle me prend là, couché sur mon matelas, avec mon verre ballon de gewurztraminer

putain c’est le troisième que j’avale là à trois heures du mat

elle me transforme en souffle jonathan livingstone, j’écoute miles davis, je lis julip, on est dans le parfait là,

cherche pas une raison de vivre, y’en a pas, mais dsi tu cherches une jouissance de vivre, yep , y’a des pistes sérieuses pour y arriver…

…….et puis j’ai aussi une autre copine maintenant à qui j’ai donné mon numéro, elle m’a appelé y’a quelques jours, je lui ai dit que je la voulais depuis que j’ai vu son visage d’adolescente diaphane,

tu sais, longtemps j’ai aimé ce mot diaphane,

comme on aime une héroïne d’un film qu’on a écrit un  soir plein de douceur

fondamentale

j’ai croisé quelques silhouettes qui correspondaient à ce mot

diaphane

et puis maintenant c’est elle,

comme je ne sépare plus la maman et la putain, je lui parlé de sa culotte un peu, on n’est pas vraiment complet si on n’est pas à la fois maman et putain,

je voulais dire pas là que je me trompais pas sur elle, qu’elle était entière, que je me racontais pas d’histoire, que je l’inventais pas,

il est trois heures et quelques du matin,

il faudra que dans ma nouvelle maison tout soit exactement à la même place dans ma nouvelle chambre pour que je puisse colorer la nuit d’un geste de la main

d’un geste exact

d’une musique, d’une lumière veilleuse

d’une mot écrit sur un des douze carnets posés là,

d’une video porno d’un clic de souris

j’avais un mail de celle qui se branle devant moi, je la connais depuis tellement longtemps, elle aime qu’on entre dans cette folie sexuelle, elle est lesbienne fondamentale, mais elle aime mes délires sans limites, elle m’a rappelé notre premier dialogue, elle m’avait dit ;

je suis pas attirée le corps des hommes

je lui avais répondu :  ça tombe bien, moi non plus

elle aime néanmoins être considérée comme une salope intégrale, elle me dit tu me traiteras de tous les noms et on écoutera un requiem, j’en ai plein,

outre sa profession libérale, c’est une musicienne classique, elle est dans un orchestre symphonique,

quand tu auras ta nouvelle maison, je prendrai ma bagnole, elle m’a écrit, je passerai te voir, on mangera des coquillettes avec du gruyère au micro ondes

pour elle c’est une truc exotique ça, c'est une bourgeoise haut niveau, elle sait pas que j’ai QUE un micro onde chez moi…..

….

On s’est à nouveau un peu éloigné avec la fille aux bougies, je la verrai peut être ce week end quelques heures, j’en sais rien, j’aime pas tellement ça, cette désynchronisation, mais je ne m’attache à rien, je ferai comme ça vient,

pas d’avant, pas d’après,

Juste now

..

j’ai eu très envie de la présence de celle que j’ai vu deux fois cinq jours y’a quelques mois, mais sans aucun regret, je vis très mal les emprises, je trouve pas les mots, y’avait un truc qui collait pas alors qu’on était sûrement fait exactement l’un pour l’autre…

je saurai pas dire quoi, je cherche même pas, c’est juste que je fonçais pas là dedans, que je fonce nulle part, que je bouge pas

c’est une façon, de vivre, c’est celle qui jusqu’à ce jour me convient le mieux…

..

ah et puis aussi te dire, qu’en faisant mes cartons, j’ai trouvé un grand carnet relié d’un couverture de carton vert, je savais pas ce que c’était, j’ai ouvert, j’en suis resté scotché :

c’était le journal du road movie de quelques mois avec ces deux filles aux USA, j’avais oublié que j’avais écrit ça au jour le jour, ça m’était revenu dans les mémoires que j’invente mais cette histoire est écrite déjà, y’a le nom des motels, y’a les détails seconde après seconde, y’a quelques tickets de location de chevrolet, y’a des dates,

y’a aucune goutte de sperme

à l’époque, comme un con, j’écrivais avec de l’encre

09/06/2011

..... fachdecon/....

>… et puis là tout de suite,  j’ai un peu envie de pleurer, c’est la fatigue je crois,  c’est aussi que ça va être du 12 heures de boulot par jour dimanche compris les prochaines semaines, c’est que je suis rentré tout à l’heure, je voulais mettre quelques trucs en, cartons, mais j’ai pas pu,

 y’avait rien au bout de mon présent,

 non pas du rien,

y’avait un soupir plutôt,

oui, voilà, un souffle vers le bas,

qui s’effiloche

 et se tord mollement

sur le sol crado de mon salon bordélique,

c’est que j’en vois pas trop le bout de tout ça, j’ai pas été au conseil d’administration de ce soir de mon prochain boulot,

je réserve la surprise de ma nouvelle veste en toile beige à cent vingt neuf euros

chez jules,

j’ai rien fait en rentrant tout à l’heure, j’ai allumé la télé, ça m’intéressait pas du tout, j’ai mangé de la mâche/roquette à même le sachet en buvant un verre ballon  de gewurztraminer, j’ai pissé je crois

 mais je m’en rappelle plus vraiment,

j’ai voulu téléphoner à celle que j’aime tant mais elle était pas là,

elle m’a appelé en début d’après midi, elle m’a dit c’est moi, j’ai réussi mon truc pour mon boulot,

je savais j’ai dit

elle m’a dit comment tu savais ?

j’ai dit j’ai jamais douté de toi

elle m’a dit merci pour tout

j’ai rien fait, j’ai dit

 elle m’a dit t’as tout fait

je lui ai dit, tu passes le 20 ?

elle a dit oui, je pense

j’ai dit j’ai plein de trucs à mettre en carton

elle m’a dit je t’aiderai

j’ai dit tu resteras combien de temps

elle a dit je sais pas , deux ou trois jours

et puis j’ai regardé mon agenda, j’ai plein de boulot le 20, le 21, le 22,

merde

je pourrai pas trop être avec elle

quand je me sens un peu seul,

un  peu abandonné,

parce que je donne rien à personne,

j’appelle pas,

j’écris pas,

je sais pas trop quoi dire,

je fais partie d’aucune famille,

 j’ai pas d’amis en vrai,

 j’en suis incapable,

 je préfère me taire que parler de moi,

c’est pour ça que j’écris ici,

quand je me sens un peu seul, 

un peu abandonné,

j’ai envie de l’appeler

mais je le fais pas tu sais

le roc, c’est moi,

je dois montrer aucune faiblesse

j’en ai pas beaucoup,

juste un peu quand la fatigue est trop lourde,

j’appelle pas,

parce que je dois montrer aucune faiblesse,

elle doit toujours pouvoir compter sur moi

toujours,

le roc c’est moi

>.. et c’est pour ça que j’écris ici,

même si j’oublie jamais que le sourire de tout ça

 

07/06/2011

... kashmir...

 

.. et puis ce mal de tête là un peu, j’ai pris deux aspegic, je viens de me mettre au lit,

à peine 21 h…

j’ai encore le gout du gewurztraminer au fond de la vie, j’ai flashé brutal sur ce vin, un coup de foudre direct évidence, ça s‘est passé au soleil d’une fin d’après midi sur une place piétonne, terrasse de café de ces derniers mois tu sais,

l’été comme une éternité

j’avais envie d’un vin blanc, la serveuse est arrivée, une brune habillée de noir, l’air violente au fond des yeux, non pas violente, ce n’est pas le mot,

tranchante, plutôt,

-         je la voyais en treillis sur les plateaux du Golan,

-         je la voyais se branler toute seule tellement j’avais pas envie d’elle,

-         je la voyais peut être comme l’image presque esquissée de cette tension que j’ai en dedans

dis tu sais que ce qu’on pense des autres c’est la seule définition de soi

je suis en acier bleuté en ce moment,

mille et un fronts de guerre que je tiens le plus joueur d’échec possible

de réunion en réunion, de kilomètres en kilomètres,

pas un seul espace de rien

et si j’aime une chose, c’est le rien

c’est qu’il ne se passe rien,

me raconte que vivre c’est frôler le rouge

la passion est une connerie qu’on se raconte quand on  a trop peur d’être avec soi même

j’ai pas le temps d’être avec moi même en ce moment, d’où la tension

là j’ai mis led zeppelin, kashmir symphonique, je viens d’ouvrir la fenêtre, j’aime quand c’est un peu frais,

….oui, donc j’avais envie de vin blanc , une terrasse au soleil un peu, une fin d’après midi, j’ai dit à la serveuse, ce que vous avez de mieux,

elle est revenue avec ce grand verre ballon, je sais pas comment ça s’appelle un verre comme ça,

je connaissais que le riesling jusque là,

je connais pas grand chose

ça sert à rien de connaître

y’a que être heureux qui sert à quelque chose, le reste je m’en fous, elle est venue la soldate du Golan avec son grand verre ballon

putain de beau qu’il était ce verre ballon

j’en ai acheté depuis, j’en ai plein ma cuisine

j’ai bu ce vin un peu frais que je connaissais pas,

et là le flash

un vrai flash,

j’ai suspendu le temps

fais ça quand t’es heureux : suspends le temps,

nomme le

nomme le

mets des mots dessus pour le ralentir, pour le figer un peu pour le piéger,

pour l’enlacer en fait

pour le caresser

nomme le temps du flash

tu sais, une fois, je te disais :  je te baise là, je vais entrer en toi là, tu m’avais dit : pourquoi tu dis ça ? pourquoi tu dis les choses ?

voilà pourquoi je dis les choses,

pour les enlacer

………………..j’ai foncé vers le comptoir, c’est quoi ce vin ? elle a souri, putain elle est devenue femme avec ce sourire, d’un claquement de désir,

elle a sorti la bouteille, gewurztraminer j’ai lu,

mais elle a dit un  truc du genre, une vendange tardive, il faut, je sais pas exactement

je m’en fous tellement,

je veux vous acheter cette bouteille

je peux pas elle a dit

alors ?

alors j’ai été à leclerc, ils avaient trois marques différentes, j’ai acheté les trois,

ça me va

j’aime le gewurztraminer dans ces putains de beaux grands verres à ballons,

et hop j’écris dans le livre secret un autre chapitre d’un moment sacré..

……………………..et donc j’arrête pas en ce moment, ce week end j’ai commencé à mettre en caisse et en carton mon salon

hier après ces réunions, ces kilomètres, je suis rentré sèchement le soir, j’ai ouvert la porte, j’avais complètement oublié tout ça

j’oublie tout

j’ai cru qu’on m’avait cambriolé IMG_0178.JPG

tout ce foutoir dans le salon

j’ai pas la force de continuer ce soir, j’ai reçu les deux cents euros de cartons que j’ai commandés sur internet,

il faut que tout soit bouclé pour dans un mois,

mais en même temps j’ai ces deux boulots en parallèle,

………..je me suis endormi net hier soir, j’ai plongé illico dans un rêve doigt tendu dans chatte mouillée,

je me souvenais de ce corps de femme, je ne l’ai pas vue depuis quelques années sauf cette fois il y a quelques mois où j’ai débarquée dans son cabinet et où elle s’est branlée devant moi,

c’était elle dans mon rêve,

depuis j’ai pas de nouvelles, j’en donne pas non plus, on se reverra surement un jour,

mais rien presse tu sais,

et si je meurs avant, c’est pas plus grave..

c’était elle cette femme, et puis le rêve s’est transformé en cauchemar, j’en sais rien pourquoi, je me suis retrouvé gosse abandonné, ce genre de truc basique où tu flippes ta race alors que la vie c’est juste ne pas croire que t’es pas abandonné et faire avec le plus calmement possible,

donc, cauchemar, je me réveille de force, lève toi abraham, va dans la cuisine, sers toi un verre de vin, mets la radio, pisse à coté du trou, sors de cette angoisse enfantine….

J’ai alors allumé l’ordi,

Putain j’avais un mail d’elle,

Je te le copie colle, il est pas long, elle raconte pas sa vie, elle va à l’essentiel :

« je vais dormir... mais je suis totalement disponible et présente pour toute activité dûment perverse..... »

rien d’autre

mais pile poil dans l’espace temps

ça m’a soufflé, j’ai pris une giclée de ventoline, j’ai écouté les infos, y’a un type qui a baisé une femme de chambre et qui dit que c’est pas un viol mais une histoire d’amour, la fille l’a vue, elle a trente deux ans, il en a 62 et un gros ventre, elle a dit prends moi, prends moi toute et partout et elle s’en est retrouvée plein le col de sa chemise,

une simple histoire d’amour

ça arrive tout le temps des histoire d’amour comme ça,

où est le problème ?

…..

et puis aussi je voulais te raconter ce truc étonnant entre deux réunions hier, là bas loin d’ici, dans le couloir, y’avait ce type haut placé, on devait dépouiller des tableaux excel, et il m’a dit en marchant : la morale est obligatoirement une transcendance religieuse.

Il croyait que bon, c’était clos en soi, sortir ce genre de phrase comme ça dans un couloir, ça mène au silence absolu, j’ai dit : pas du tout, en amont de tout ça, la morale n’est que de l’empathie,

Il a insisté , c’est du religieux,

J’ai dit le religieux est une tentative de rationnalisation délirante de tout ça

La femme qui nous accompagnait a dit : vous parlez de quoi ?

Le mec a dit :

Du droit romain et du droit germanique, il les confond

Il parlait de moi là

Il m’a donné sa version du droit romain et germanique, je connaissais pas :

C’est pas autre chose que le pénal et le civil j’ai dit

Dans ma tête j’ai programmé wikipedia pour vérifier, j’ai pas fait encore

J’ai rebu du gewurztraminer,

……………………….je sais même plus de quoi je te parle, j’écoute led zeppelin, j’ai lu un peu le blog de Kill me Sarah, ce type est remarquable, vraiment,

Tiens, je lève mon verre à son talent

Il est 21 h encore quelque chose,

Y’a mille fautes de frappe,

Je vais essayer d’en corriger une partie

J’aurai envie de parler un peu ce soir je crois

Tu sais quand on dit n’importe quoi et qu’on rigole

Appelle moi

05/06/2011

... barbara ?....

./.. et puis je ne cherche rien à comprendre, j’ai pas le temps de toutes façons, là j’ai commencé à mettre en carton la moitié de mon salon,

je savais pas que c’était si fatiguant

au départ l’idée c’était de trier, mais les idées de départ sont faites pour disparaître dans les fumées de cette chaleur un peu lourde là, il s’est mis à pleuvoir un peu en fin d’après midi, la fille aux bougies avait sorti toutes mes plantes dans ma mini cour, je viens de la ramener chez elle, elle s’est baladée le cul à l’air toute la journée, a fellationné dès le réveil, j’ai fini son paquet de prince aux chocolat, là je regarde commissaire brunetti parce que ça se passe à venise

et que j’y vis la moitié de l’année dans ma tête,

dans ma tête seulement

et heureusement

sinon je serai encore obligé de faire mes cartons pour déménager,

il m’en manque des cartons, j’ai toutes les autres pièces à enterrer, sur la route j’écoutais le masque et la plume, la plus grande guignolade de tout les temps, j’adore les écouter comme j’écoutais les Inconnus dans leurs sketchs bouleversifiants, ils parlaient de la correspondance de louis althussser, celui qui a étranglé hélène, sa femme,  il faisait chaud sur le plateau que je traverse pour les dernières fois, dans quelques semaines, je sais pas encore quand exactement j’habiterai ailleurs, je traverserai d’autres plateaux, d’autres chaleur, d’autres hivers, je pense à cette fille qui est venue là deux fois cinq jours, on oublie les visages,  je n’ai pas regardé ses photos, j’y repense sans aucun fait précis, sans aucun mot, sans aucune histoire,

juste comme une réminiscence de caresse,

il est quelle heure là ?

 21 h 55

bon, il faut que j’aille prendre ma troisième douche,

que j’ étende ma lessive

que je repasse ma chemise

et cette écharpe un peu orange que j’ai achetée

il est pas encore nuit

j’ai pas sommeil

demain j’ai la route à faire,

beaucoup de travail,

des cartons,

envie d’écrire

au plus près des petits cris qui viennent tout seuls

aller faire un tour dehors

respirer l’herbe mouillée

à quand tu veux, chérie

02/06/2011

.... just before.....

 

.. et puis, en regardant les yeux cet homme presque mort maintenant, je me suis mis à pleurer un peu sur un vague brouillard de tous ceux qu'on finit par oublier,

plus ou moins, 

les pères morts

et les autres aussi




en me souvenant aussi de ce livre que j'ai tant aimé,

beautiful loosers

que j'ai offert à ceux que j'ai aimés,

à celle aussi que j'ai aimée

(un jour, un an, une éternité)

- WHAT ? you are .... ?

- yes, my name is

dassin

jo dassin