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15/08/2011

... two days before another day.. (?)...

 

.. et puis je traine tu sais, je recule le moment, y‘a tous ces cartons à faire, je n’ai plus que deux jours, je suis en retard, je suis pas sur d’y arriver, j’y arriverai quand même, j’arrive à tout,

la preuve ?

 je suis là et pas ailleurs..

….je traîne, tu sais, je suis réveillé depuis trois heures du mat, je dors très peu, je te l’ai dit tant et tant de fois, j’aurai pu vider la penderie la haut, j’aurai pu ranger les fringues, j’aurai pu je sais pas moi, y’a tellement de choses à faire, ; mais, j’ai allumé ma tablet archos, je me suis enfilé deux épisodes de la dernière saison de the West Wing, et puis j’ai été boire un café, mangé deux nectarines et je me suis souvenu de ce truc que j’avais entendu dans un film,

un fond sonore de quelques secondes,

un film à la con, je sais plus lequel, un film avec gilbert melki, un film franchement nul, je l’ai mis hier matin sur mon ordi posé sur le frigo pendant que j’emballais la vaisselle, je regardais pas vraiment, j’avais pas envie d’être seul,  j’ai mis ce film j’ai pas  vraiment regardé mais y’a eu un moment cette voix d’opéra quelques secondes derrière, j’ai poussé le curseur de VLC jusqu’au générique de fin pour savoir qui c’était :

La callas dans un truc de verdi

J’ai trouvé sur internet l’album, il passe là, à fond, j’écoute rarement des opéras, mais je comprends qu’on puisse se noyer dedans, je me suis dit, tiens je vais vider la penderie en écoutant la callas, il était cinq heures du mat, mais en vrai j’ai écouté la callas sans bouger du lit, juste j’ai été faire un autre café, et j’ai mangé un peu de pain aux pavots…

….tu sais, je suis rentré vendredi dans la nuit, les deux cents derniers kilomètres ont été difficiles, j’ai eu ces vertiges qui commencent à me prendre de temps en temps, je sais pas trop ce que c’est, je veux pas le savoir, je m’en fous un peu mais c’était pénible de conduire comme ça, peut être le manque de sommeil, peut être la tumeur, j’en sais rien, mais hier après midi ça m’a repris, je voulais finir mes cartons mais d’un coup ça n’a pas été du tout, je me suis allongé sur le canapé, je ne pouvais plus bouger, je suis resté quelques heures comme ça, en fin d’après midi, la fille aux bougies a téléphoné, -tu fais quoi ?elle a demandé, j’ai dit -je fais des cartons, j’ai dit, -je vais aller en poser quelques uns dans ma nouvelle maison, elle m’a dit, -je peux venir ?  j’ai dit -oui bien sur, on s’est donné rendez vous là bas, c’est à cinquante bornes environ, il fallait que je récupère, j’ai pris une douche glacée, j’ai chargé quelques cartons dans la bagnole, ça allait mieux, j’ai roulé, le paysage était magnifique,  c’est vallonné, y’a ces nuances de vert, y’a des bosquets au milieu des champs, y’avait une fille qui parlait à la radio, j’ai roulé vers ma nouvelle maison, je suis entré dans le parc, j’ai garé ma bagnole devant la porte de derrière, j’ai déchargé les cartons, la fille aux bougies est arrivé avec sa petit bagnole noire, elle n’était pas seule, elle avait des gens avec elle, y’avait cette israélienne si belle aux yeux verts, ils ont visité mes neufs pièces, le parc, la fille aux bougies s’est posée sur la fenêtre, elle a dit, c’est bien ici, j’ai cliqué mon iphone, application photo,

Tiens c’est là, on voit un bout de mon parc derrière…..ere.jpg

Je viens d’allumer la radio, il est sept heures du mat, j’ai arrêté la callas, y’a les infos, c’est les mêmes qu’il y a mille ans, je vais aller vider la penderie de la chambre à côté..

Je vais aller pisser d’abord….

Je sais pas quel temps il fait,

Je reviens

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