Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/09/2011

.... en negligé de soi....

 

 et puis, je n’ai plus que ces petits moments là, un peu perdus au milieu de la nuit, un peu recouverts d’une couette tiède, un peu enfantins, limite ouate

celle que je préfère,

de toutes les matières

….. j’arrive à trouver un petit rythme comme ça, je veux dire, je sais que je vais ouvrir les yeux vers deux ou trois heures du mat, je sais que je vais avoir ces petits moments là, je n’essaie même pas de me rendormir, je  suis content de les trouver ces petits moments là, j’ai rendez vous avec moi-même, j’ai rendez vous avec je ne sais trop quoi, mais …..

…j’ai l’impression que mon boulot est une autoroute folle sans aucun panneau indicateur, j’avais lu un bouquin petit, je ne m’en rappelle plus bien, je crois que c’était l’automne à pekin

de boris vian,

l’histoire d’un autobus qui allait à peu près n,’importe où, mais qui déstabilisait à peu près toutes les certitudes, qui pulvérisait les repères, il y a aussi

Ubik

de Philip K Dick

dans le même genre, une sorte de vertige comme germe d’angoisse,

tu peux plus compter sur rien,

tu peux plus….

………………..mon boulot est de gout là, ça fonce vers nulle part, des journées sans fin, des réponses à apporter immédiatement, des dossiers qui s’entassent, des rendez vous qui s’enchainent, des gens qui attendent de toi que tu résolves l’équation du monde,

………………….tu te demandes comment c’était avant que tu existes, tu te demandes pourquoi le seul fait que tu sois assis dans ce bureau, sur ce fauteuil te confère ces pouvoirs que tout le monde t’attribue,

quand je parle de pouvoir,

je parle pas de grosse bite symbolique,

je parle du pouvoir des guérisseurs,

du pouvoir de la caresse,

du pouvoir cathartique..

je veux dire, ces gens viennent me voir pour que je remette de l’ordre dans le flou, pour tordre les barres de fer qu’ils se créent eux-mêmes….

.. ça encore, ça va, je sais faire, je veux dire, je sais amarrer les bateaux, je sais dire les mots qu’il faut soulager l’angoisse, mais y’a ces dizaines de parafeurs qui s’entassent, y’a tous ces dossiers à lire, y’a tout ce travail en fait… et là, ça me dépasse un peu, je n’ai pas matériellement le temps, je mets de coté, j’empile, je finis par oublier, je finis par me mélanger, je finis par penser à autre chose..

.. à moi-même…

Et……..

………..

J’aime ces petits moments dans la nuit,

En fait, là je souris…

Je retrouve l’inimportance des choses,

Le dérisoire

La vie est en fait une grande rigolade..

On te laisse pas souvent pas le temps de t’en rendre compte..

Fais comme moi,

La nuit,  dans ces petits moments là,

un peu perdus au milieu de nulle part,

un peu recouverts d’une couette tiède,

un peu enfantins,

limite ouate…

Les commentaires sont fermés.