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30/09/2011

... shana tova.. (et reviens vite)...

 

………………….et puis bien sur, je suis rentré dans la nuit, j’ai juste dormi deux heures, j’ai jeté en vrac dans la salle de bains tout ce qu’il y avait dans ma valise, avec le pied droit, j’ai fait deux tas, tout ce qui est vaguement blanc et tout ce qui est vaguement noir,

pour les lessives

tu sais

J’en ferai une demain main, et puis l’autre je sais pas trop,

C’est qu’il a fait chaud tu saïs, on aurait dit l’été ces derniers jours, je suis rentré de mes trois jours ailleurs, je suis passé par paris, tout le monde sentait le moite dans le métro, on se la jouait pas on transpirait trop, la fille aux bougies est venue me chercher dans la petit gare où j’habitais avant,

avant l’été

j’adore son jardin, j’ai sorti l’iphone, j’ai vite fait pris une photo des couleurs de sa vie, tout est flou mais on s’en fout,

photo.JPG

c’est beau chez elle

c’est une roulotte de clown

je suis rentré de mes trois jours ailleurs,

un séminaire

hahaha

dans la pénombre du bar de l’hôtel, à midi, tu es venue,

on n’est pas resté longtemps, c’était une petite heure volée,

à droite , à gauche

c’était la première fois qu’on se voyait,

ça fait des années qu’on s’écrit ou qu’on se parle au téléphone, tu m’envoies un texto avec juste écrit bip, et moi je t’appelle, on parle vite et toi et toi, on n’a pas beaucoup de temps, jamais

au téléphone

là on se voyait en vrai

tu as commandé du vin blanc, tu parlais, j’écoutais pas trop, tu le savais,

je te regardais, j’essayais de lire dans ton corps réel,

ta bouche

tes yeux,

le haut de tes seins

tes pieds dans ces chaussures à lacets,

tes ongles de vernis blanc,

j’essayais de lire dans ton corps réel l’empreinte de tous les mots écrits,

l’histoire parallèle

je ne t’écoutais pas trop,

je suis volubile tu as dit

j’étais pas sur que tu étais très à l’aise

peut être, j’en sais rien

moi parfaitement

je t’ai pris la main,

la première fois elle était froide

la seconde elle était douce

c’était une heure volée

à droite, à gauche de la vie,

il faisait chaud dehors, c’était l’été, la veille tu m’as envoyé cette musique

c’était rosh hashana

tu y as pensé,

et puis y’a mon amie d’amsterdam qui y a pensé aussi

j’ai pas pu l’écouter hier, l’iphone  voulait rien savoir

là j’ai dormi deux heures, ma nuit est finie,

J’écoute ça en boucle


podcast

je suis rentré dans mon mini manoir,

je ne sais pas si on se reverra

peut être, une autre heure volée

les heures ça se vole

ça se glisse dans la poche

on les range sous l’oreiller

on les ressort la nuit

à force ça fait des trésors

 

 

 

 

 

25/09/2011

..half the perfect world.....

 

… et puis des fois j’ai envie d’entendre peut être ta voix, ça fait quoi là, un an ?

à peu près hein,

j’ai pas de calendrier, j’ai bien quelques notes postées au hasard des insomnies sur abraham, il faudrait les relire mais bon, l’avenir est toujours devant, les seules mémoires que j’ai sont celles que j’invente

par secousses nerveuses  de désirs jubilatoires

Sinon à quoi bon ?

mais c’est vrai que des fois j’ai envie d’entendre à nouveau ta voix, la seule image claire qu’il me reste est toi dans le petit café  de la gare, la première fois que tu repartais, je sais que je t’ai regardée, tu allais partir, je ne savais absolument pas si j’allais te revoir,

ou pas

Mais j’avais envie de fixer cet instant, de le figer,

Stop avec la zapette magique

Celle qui n’existe pas

………..je me souviens de ton visage à cet instant précis, la petite table ronde  surélevée, tu avais les cheveux relevés,

tu es extrêmement jolie,

tu as quelque chose de fauve,

tu as une femellité à fleur de ventre,

tu as ces mouvements du corps qui sont chavirants,

c’est assez étonnant,

c’est prodigieusement unique

enfin pour moi

…..je me souviens de ton visage à cet instant précis parce que je me suis dit, il faut pas que t’oublies ça, abraham, toi qui oublies tout et qui invente le reste, il ne faut pas que tu oublies ça,

Ben j’ai pas oublié

Ça fait quoi un an ? à peu près hein ? j’ai pas de calendrier, j’ai rien relu de ce que j’avais écrit , absolument rien , je le relirai pas, je me souviens de la seconde vingt huit qui était l’heure exacte de notre rencontre et qui est aussi celle de notre oubli surement,

cela n’a pas d’importance

aucune

Je me souviens de ton visage à cet instant précis, j’ai solidifié le temps je crois, en statue de sel, qui doit s’effriter du coté de Gomorrhe, je me souviens de ton visage, tu portais un truc avec du bleu, tu avais les cheveux relevés, tu t’es levée pour aller pisser, j’ai regardé la chaise vide, clic clac, tu es revenue, ensuite je sais plus trop, je sais pas si je réinventerai cette mémoire ou pas, je crois pas, ou alors quand je serai mort, ou un autre jour, ou j’en sais rien…

Des fois j’ai envie d’entendre à nouveau ta voix, que tu racontes ton quotidien, comme ça, juste comme ça.. des fois j’ai envie  de t’ écrire pour te le dire mais je sais que tu répondrais :

-     Tu veux quoi ?

Et que la réponse c’est - rien

Je veux rien

Absolument rien

Donc tout est bien…..

Ou presque

20/09/2011

.... en negligé de soi....

 

 et puis, je n’ai plus que ces petits moments là, un peu perdus au milieu de la nuit, un peu recouverts d’une couette tiède, un peu enfantins, limite ouate

celle que je préfère,

de toutes les matières

….. j’arrive à trouver un petit rythme comme ça, je veux dire, je sais que je vais ouvrir les yeux vers deux ou trois heures du mat, je sais que je vais avoir ces petits moments là, je n’essaie même pas de me rendormir, je  suis content de les trouver ces petits moments là, j’ai rendez vous avec moi-même, j’ai rendez vous avec je ne sais trop quoi, mais …..

…j’ai l’impression que mon boulot est une autoroute folle sans aucun panneau indicateur, j’avais lu un bouquin petit, je ne m’en rappelle plus bien, je crois que c’était l’automne à pekin

de boris vian,

l’histoire d’un autobus qui allait à peu près n,’importe où, mais qui déstabilisait à peu près toutes les certitudes, qui pulvérisait les repères, il y a aussi

Ubik

de Philip K Dick

dans le même genre, une sorte de vertige comme germe d’angoisse,

tu peux plus compter sur rien,

tu peux plus….

………………..mon boulot est de gout là, ça fonce vers nulle part, des journées sans fin, des réponses à apporter immédiatement, des dossiers qui s’entassent, des rendez vous qui s’enchainent, des gens qui attendent de toi que tu résolves l’équation du monde,

………………….tu te demandes comment c’était avant que tu existes, tu te demandes pourquoi le seul fait que tu sois assis dans ce bureau, sur ce fauteuil te confère ces pouvoirs que tout le monde t’attribue,

quand je parle de pouvoir,

je parle pas de grosse bite symbolique,

je parle du pouvoir des guérisseurs,

du pouvoir de la caresse,

du pouvoir cathartique..

je veux dire, ces gens viennent me voir pour que je remette de l’ordre dans le flou, pour tordre les barres de fer qu’ils se créent eux-mêmes….

.. ça encore, ça va, je sais faire, je veux dire, je sais amarrer les bateaux, je sais dire les mots qu’il faut soulager l’angoisse, mais y’a ces dizaines de parafeurs qui s’entassent, y’a tous ces dossiers à lire, y’a tout ce travail en fait… et là, ça me dépasse un peu, je n’ai pas matériellement le temps, je mets de coté, j’empile, je finis par oublier, je finis par me mélanger, je finis par penser à autre chose..

.. à moi-même…

Et……..

………..

J’aime ces petits moments dans la nuit,

En fait, là je souris…

Je retrouve l’inimportance des choses,

Le dérisoire

La vie est en fait une grande rigolade..

On te laisse pas souvent pas le temps de t’en rendre compte..

Fais comme moi,

La nuit,  dans ces petits moments là,

un peu perdus au milieu de nulle part,

un peu recouverts d’une couette tiède,

un peu enfantins,

limite ouate…

17/09/2011

.. en écoutant garbarek.. (Rites)...

 

… et puis tout à l’heure, j’ai pris brutalement conscience que de la semaine complète, je n’avais eu d’autre univers que le boulot et chez moi,

……………………chez moi,

le petit manoir à vingt deux mètres trente cinq,

de  l’autre coté de la ruelle impasse,

tu sais, y’a ce petit portillon un peu caché qui me permet de sortir du  site du boulot, le petit portillon rarement fermé
car personne n’a vraiment la clé,
je l’ai, mais j’ai un trousseau de huit millions de clés,

clés bissextiles comprises

que j’ai posées  en vrac  en me disant qu’un jour j’allais essayer de savoir à quoi exactement elles correspondaient tout en sachant que je ne le ferai jamais parce que j’en ai rien à foutre et que :

-         seuls l’essentiel et le luxe valent quelques secondes

et qu’on range le reste dans le tiroir du futur de l’univers parallèle dont on rate toujours l’intersection, quand les routes se séparent,

-         une vers le bonheur

-         l’autre vers …………………….. vers quoi ?                        vers cet espace qu’on s’essaie d’inventer à base de  résolutions, de projets, de tentatives rigolotes d’organisation de sa vie….

Je choisis jamais, je laisse le plaisir, mes plaisirs si simples, je les laisse conduire l’attelage, je ne me prends pas au sérieux, je connais pas l’angoisse, je connais pas le tragique,

Je ressens le stress, of course, la fatigue, of course, mais je l’ai dit lors d’un entretien cet après midi, avec quelques membres du personnel, oui, je me suis demandé même si j’avais pas dit une connerie tellement les yeux se sont écarquillés,  les yeux des gens là qui ont demandé à venir me voir pour régler quelques trucs un peu flous de là  où je bosse :

             y’a cette femme qui m’a dit, - on sait que vous faites des heures et des  heures de boulot, faites attention à vous, protégez vous

et j’ai répondu : -je suis en forme, j’ai répondu je suis un type profondément heureux, je me sens parfaitement bien..

Et là j’ai vu la sidération

J’ai mis quelques secondes à comprendre

Je te l’ai écrit mille fois, cette phrase de camus, (albert) dans ses carnets : le bonheur est une idée insupportable

J’ai vu la sidération quand j’ai dit que j’allais bien, vraiment bien….

Personne ne dit ça

La vie, madame

La vie monsieur

La vie

……

Mon portable a sonné en fin d’après d’après midi :

maman  c’était affiché

j’ai eu peur un peu

Tu sais y’a ma vieille tante rachel, ma très vieille tante rachel, je l’ai appelée la semaine dernière

-alors ? j’ai dit à rachel, ma vieille tante rachel

-c’est pas juste elle a répondu

-c’est pas juste quoi ?

-c’est pas juste que je sois vivante,

-non, j’ai dit,  si tu penses ça, c’est que tu as raison

-j’aurai du mourir l’année dernière, elle a dit, quand j’étais en forme encore

-oui, j’ai dit

-j’aurai du mourir l’an dernier, quand c’était facile

- Oui, j’ai dit

-là, chaque jour, c’est long

-et c’est pas juste j’ai dit

-non elle a répondu

Quand le nom de ma mère s’est affiché sur l’iphone, j’ai pensé à ma vieille tante rachel : peut être était elle  entrée dans la justesse

Le kaddish

Ytgadal véitkagal chémé raba

Mais non, juste elle me disait que dimanche, elle allait sur la tombe de mon père, c’est comme la toussaint chez les juifs, mais on a plus l’occasion d’y porter des lunettes de soleil, il fait souvent beau fin septembre, c’est comme la toussaint chez les juifs, elle m’a dit -dimanche on va sur la tombe de ton père, si tu veux nous y rejoindre,

J’ai dit je crois pas, samedi soir je vais à une soirée moule frites sur la place du village coincé dans l’espace temps du moyen âge, tu diras à papa que j’étais à une soirée moules frites…

Et je me demande à quoi ça ressemble une soirée moule frites

dans un  village perché sur une cime de temps incertain,

Mais bon, je n’ai pas d’autre univers que le boulot et chez moi

Alors la soirée moules frites va être une sorte de touche de mascara fluorescente

Et si en plus samedi matin

je vais faire les courses à carrefour,

on peut dire que là, je fais trop ma folle……

12/09/2011

... just a finger.. (try two, please)....

 

.. et puis, il est cinq heures et demi, je n’ai pas beaucoup de temps, je vais prendre ma douche, mon café, je ne sais quoi encore, ah oui, repasser ma chemise noire, mon pantalon peut être aussi, je sais plus trop où je l’ai mis, je vais au boulot pour sept heures, j’ai assez bien dormi, juste un demi stillox pris vers deux heures du mat, la fille aux bougies est partie hier soir, j’étais un rien triste, un rien assis sur le canapé, je regarde plus jamais la télé, même plus belle la vie, même juste ça, je fais presque plus, elle a passé son week end ici, on était hier bien tous les deux, c’est facile avec elle en ce moment, on baise un max, samedi soir, on est sorti un peu,

je te rappelle que je vis dans un village perdu au fond du moyen âge

Et samedi soir, c’était la Renaissance, tout le monde était déguisé en 1515,

-         y’avait des ballots de pailles,

-         y’avait du tir à la corde,

sans dec

il n’était pas question s’y passer la nuit,

-         des ballots de pailles

-         du tir à la corde,

une heure maxi, on est d’accord ?

juste aller boire une bière ou deux, juste sortir un peu dans cet espace temps bloqué sur le rural eternel,

Moi ça ne me dérange pas pourvu que ça ne dure pas plus d’une heure, ici ou la, je m’en fous, mais pas plus d’une heure,

Ensuite on est rentré, la fille aux bougies était un peu vrillée question alcool, je sais pas trop ce qu’elle avait bu, mais elle avait plein de pétillement dans les yeux et mis un truc très léger à base de cul à l’air et de chatte rasée, elle a allumé des bougies partout dans l’immense chambre et m’a dit, - je sais pas ce qu’il se passe mais je mouille un max

-t’es bourrée, j’ai dit

Elle m’a dit : -pas par toi

J’avais plus de slip, mais une sensation chaude et chaude, je bandais dans sa bouche, - mets plein de salive j’ai dit , plein plein, comme ça je te prends direct,

Elle a soulevé son cul

Bon ensuite, je sais pas vraiment combien de temps ca a duré , j’ai jamais chronométré le temps d’une baise, j’avais juste l’impression qu’on s’arrêtait jamais,

Quand j’ai fini par jouir

 - mets tout sur mes seins, elle a dit,

Quand j’ai fini par jouir, elle a dit, - trois et demi à un

-         pardon,

-         j’ai joui trois fois et demi et toi une fois

J’ai souri

-         Je ne suis pas saoule elle a dit

-         C’est possible,

Elle s’est levée,  - je vais pisser

-Tu te laves pas les seins, j’ai dit,  -tu te laves rien, je veux que demain tu sentes le foutre et le cul

Elle a souri et a écarté un peu ses fesses…

Dimanche , j’ai vidé un ou deux ou trois cartons de bouquins, pour les ranger sur les planches de chantiers en bois qui me servent d’étagères dans l’immense pièce désignée arbitrairement bureau, j’en ai jeté les trois quarts, des bouquins, on garde les livres comme s’ils avaient été écrit par dieu,

alors que dieu joue à sim’s city en ne curant le nez,

on garde les bouquins  comme s’il y avait un da vinci code caché qui donnerait une réponse à la stupéfaction du pourquoi du comment et à quoi ça sert que je vis et qui je suis et pourqsuoi c’est pas moi qui gagne au loto?

La réponse, c’est baise tant que tu peux ,

Et tiens, il est presque six heures , je vais vite me branler et filer sous la douche,

… des fois je pense à toi….

07/09/2011

... sleep little girl, i'm here....

 

.. et puis ça se corse un peu au boulot, le juridique s’en mêle, je suis convoqué la semaine prochaine par une cellule spécialisée dans les troubles comptables, je ne sais absolument pas de quoi il s’agit, je suppose que celle qui me précédait a fait des mics macs dont je n’ai encore aucune idée, j’ai pris quelques rendez vous demain pour essayer de débrouiller tout ça,

                                    j’ai reçu ce matin deux bouquins de celui qui m’a retrouvé sur mon ile cet été, deux bouquins qu’il a écrits récemment, j’ai très vite feuilleté, ça a l’air pas mal du tout, vraiment, l’idée est assez magnifique en soi, la photo noir et blanc de couverture, une très vielle photo passée,

limite sépia

est superbe, elle est liée au contenu du livre, je veux pas te dire de quoi il s’agit

parce que c’est comme ça,

je dévoilerai rien,

je suis comme ça,

c’est tout,

mais ça donne envie de pleurer un peu, j’aurai aimé faire pareil, je veux dire c’est pas un livre pour rien comme il en existe des milliers, comme presque tous les livres d’ailleurs, non celui là à une vraie valeur

…………c’est un livre si on penche l’oreille dessus, on entend la basse cardiaque

………j’aime bien mon copain

J’ai peur qu’il ne sombre dans l’alcool

C’est un type comme ça

Les vrais bukowski n’ont pas de superbe réelle,

Boire n’est pas une chevelure argentée jetée en arrière

Non,

C’est une odeur rance de vomi qui traine,

C’est une titubation glauque

C’est du rimmel qui coule et qui engloutit les lignes dans une danse pathetique

Je déteste ceux qui se la jouent mythe à la con, ceux qui croient que les limites sont faites pour être dépassées

Surement pas

Sûrement pas

Les limites c’est ce qui te définit, ce qui te protège, ce qui fait exister

Au delà t’explose

J’aime mon copain

Je l’ai pas vu depuis quatorze ans mais on s’est retouvé illico, même si exactement comme avant

-         le père c’est moi

-         celui qui protège c’est moi

Même si comme toujours et avec tout le monde ou presque, c’est moi le supposé savoir, c’est moi la boussole,

Parce que je ne suis pas en déséquilibre

Surement je l’ai jamais été vraiment

Parce que je n’ai pas de besoins

Nulle envie de ce que je n’ai pas

J’aime bien mon copain mais je me suis dit que je le prendrai pas en charge

Même si de temps à autre j’envoie un texto comme dieu pourrait lui en envoyer si dieu avait un iphone

ce con est encore sous nokia

et le messie arrive en dacia

J’envoie un texto disant putain si tu bois je te flingue

Il boit je sais,

Il écrit aussi je le sais aussi

Je trouve sur le net des trucs de lui

Il m’a retrouvé, il m’a présenté sa fille géniale

J’ai bien aimé cet été

……………..

en ce moment le vent souffle comme pas permis, j’ai entendu la fenêtre du bas de l’appentis dehors claquer très fort, elle a du exploser, j’irai voir demain matin, on dirait l’ouragan, je me demande où je vis,

Quand j’étais dans les iles keys y’a quelques années, j’ai connu un ouragan, j’ai vu les arbres plier et casser

Mon parc existe peut être plus là,

J’ai avalé une demi cachet de noctran

Le réveil est sur cinq heures

Il faudrait que j’écrive mon nom sur une feuille de papier A3 au gros feutre noir et que je punaise ça sur le mur en face du lit

faut pas que j’oublie qui je suis

03/09/2011

... no future.. (pile poil)...

 

… et puis je sais pas trop où je suis passé devant les mots, devant la virtuelle feuille maquillée word microsoft, devant cette sorte de … cette sorte de quoi ?  c’est quoi le terme exact ? c’est transcendance ?

 

Le transcendant est ce qui est au-delà, ce qui dépasse, surpasse, en étant d'un tout autre ordre.

Wikipedia

… oui, c’est peut être bien transcendance, cet état d’écriture, tu sais toutes ces notes d’abraham , ces milliers de pages, écrites par moi

Mais qui transcendaient

Parce que moi tout seul, je suis incapable d’écrire quoi que ce soit, ou même de faire rien d’autre qu’insomnier toutes les nuits,

Celle-ci comme les autres

Et l‘an prochain à jérusalem

Sauf que l’an prochain c’est jamais, parce que le futur c’est pas le présent éternel, parce que le futur, ça n’existe pas

Mais pas du tout

Prouve moi le contraire

Le futur est une théorie très bien faite de sa personne, en 3D top techno, le futur est un tour de magie enivrant presque, puis qu’on y place des choses dont on ne sait que faire :

-         Des envies,

-         Des promesses,

-         Des caresses en sucre filé,

-         Des idées,

-         Des désirs

Et autre chose aussi

Surement

…..le futur est une histoire pour rassurer les enfants mais comme on a encore un peu peur quand on grandit, on l’emmène avec nous partout,

Le futur n’existe pas dans sa définition même, puisqu’on y est jamais, on est toujours aujourd’hui, et le futur c’est une bulle de savon soleil couchant, on cligne du cœur, mais on peut pas toucher….

….

Où j’en suis là ? j’en sais trop rien, j’ai pas trop envie de relie les paragraphes précédent, je te parlais de quoi ?

Ah oui, ça revient,  je savais pas trop où j’étais dans ce truc de transcendance pour écrire, ce truc qui dépasse et enveloppe

Et qui te donne curieusement quelque chose de l’ordre de la cohérence, quelque chose de l’ordre des retrouvailles internes, intimes

       Moi et moi sont sur un mot,

      Moi tombe à l’eau, 

      celui qui reste écrit une note sur abraham

Ou ailleurs

J’ai quatre vingt trois mille blogs

tu les connais pas

dans un je m'appemlle ernest

dans l'autre vanessa

Y’en a un où je suis  shemale

Je savais pas ce que ça voulait dire, j’ai trouvé ça sur des sites pornos, c’est des travelos en fait, des femmes hommes, c’est des femmes mais avec des bites ..

Ca  m’a plu l’idée,

Je me suis dit, oh oui, je vais faire ça,

Shemale,

Je vais être une femme avec une bite, je me suis dit,

Ma mère en a rêvé, je l’ai fait

Mais j’ai vite arrêté, y’avait que des mecs qui voulaient m’enculer et moi je veux pas

J’aime pas que les mecs m’enculent, j’ai pas essayé du tout du tout, mais je le sens pas ce truc là, mon coté féminin s’arrête à la porte des toilettes ça se traduit seulement en faisant pipi assis quand j’ai pas fini de lire mon bouquin……

Par contre je tripoterai bien une shemale peut être, une vraie fille avec une bite , oui, peut être, mais je sais pas où ça se trouve et je veux pas en commander sur internet fabriquée en chine,  bon c’est pas grave, j’essaierai autre chose quand on se verra,

…des fois j’ai plein d’idées très excitantes et après hop, je jouis et j’en n’ai plus du tout pendant au moins une heure,

J’en profite pour regarder une série alors sur ma tablette archos qui ne me sert qu’à ça ;

Tiens il est trois heures neuf dans mon petit manoir au milieu de nulle part là bas au bout du monde,

Demain la fille aux bougies viendra me voir, on se voit plus du tout de la semaine, on habite trop loin  l’un de l’autre maintenant, elle passera le week end chez moi,  juste une nuit par semaine,

………………………..et tiens j’ai rien rangé ici encore, y’a que des cartons dans toutes les pièces, il est trois heures onze et j’écoute kristin rule encore, je m’en lasse pas,

La nuit d’avant j’ai remis le koln concert encore, j’explore rien du tout, je me traite comme un moyen bébé que la même histoire rassure, parce qu’il la connait bien…

                                je voulais te parler d’autre chose je crois

je voulais pas écrire tout ça,

je voulais pas écrire

comme d’habitude,

mais c’est la nuit

je ferai ça un autre jour,

te dire ce que je sais pas écrire

ou l’inverse

Un jour bleuté allongé dans le futur

Pour te dire comme tu peux compter sur moi

 

Allez je t’aime chérie

Et c’est du présent eternel

Surtout si tu te ballades sur un quai de gare sans culotte

(là j’ai des envies de tripotage)