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24/11/2011

....still life talking....

 

.. et puis je suis pas sûr que ça t’intéresse encore mes nuits d’insomnie,

Bien différentes d’autrefois,

 Bien différentes

Oh oui, je suis pas sûr que j’ai encore des chose à me dire à travers toi, j’ai l’atlantique à traverser en apnée, ce boulot c’est ça, traverser en solitaire et sans respirer une seule fois le plus grand océan de l’univers et pas crever avant la lumière au bout du tunnel..

J’y gagne quoi en fait ?

J’en sais rien, la preuve que oui, je suis une bête de course à ce niveau là, qu’il n’y avait de leurre à mon sujet, je suis capable de ça, je sais faire, je dis pas seulement que je sais faire, je le fais.

Bon, j’avais besoin de le savoir ?

Surement, sûrement,

 je me demande à quel moment ce besoin s’est créé.

Je me demande à quel moment  ça s’est produit..

J’ai rien fait de ce qu’on attendait de moi, j’ai tout lâché très vite, j’ai rien fait que trainer le long des murs des banlieues, j’ai rien fait que d’inventer ma vie parce que j’en avais rien à foutre des autres vies devant là, boulonnées de part et d’autres en suivant une gamme de montage qui ne me concernait pas..

J’ai traversé la peinture à la térébenthine avec la fille au visage de weermer,

…………je revois ses yeux là en t’écrivant, je revois sa douceur, j’ai ses dessins là en bas, enfin quelques unes tout en délicatesse, tout en subtilité, je lisais

the beautifuls losers

de leonard cohen

en buvant de la tequila rapido avec salvador dali, je traversais deux accords de guitare mineures sur des routes d’Ardèche, je niquais au croisement des hasard quelques jeunes filles très consentantes en sueur, j’écrivais à la plume sur du papier beige les fulgurances messianiques d’une autre monde.

Est-ce que quelqu’un saurait filmer l’intérieur de ma tète, ?

Mes mots n’ont plus la focale,

Et aussi je crois que celle que j’ai rencontrée dans un bar lounge le mois dernier me manque,

J’ai envie d’être allongée près d’elle

De sentir sa chaleur

Et qu’elle me parle

J’écoute john scotfield en ce moment précis .

John scotfield a joué avec pat metheny

Pat metheny etait le pote du mec de la fille au visage de musaraigne.

Quand il allait le voir, quand il allait jouer avec lui, la fille au visage de musaraigne me téléphonait, elle me disait ,

-     j‘ai acheté un pull pour te plaire, j’imagine que tu me baises,

j’aurai du lui chuchoter  t’es une vraie petite salope à l’oreille, j’ai compris plus tard qu’elle attendait ça, j’ai compris plus tard qu’elle attendait d’être ma pute, elle m’a dit

-     encule moi,

une fois dans un hôtel au bord de la mer, elle m’a dit

-     je t’aime à la passion,

elle m’a dit

-     encule moi, c’est la première fois tu sais,

et puis elle m’a dit, il faut que je téléphone à mon mec…

Je suis sorti,

l’hôtel était sur le bord de mer,

je suis entré dans un troquet un peu sombre, y’avait de gens qui jouaient aux cartes sur la table du fond.

Poker.

Mon père etait un champion de poker, tournoi et tout ça.

J’aime jouer à rien du tout.

J’aime lire des livres et les réécrire ensuite.

J’aime les grands tableaux avec des pinceaux trempés dans l’acrylique en écoutant keith jarrett,

J’aime pas jouer aux cartes ni à rien.

Je venais d’enculer la fille au visage de musaraigne. Elle téléphonait à son mec, son mari. Elle devait encore sentir ma biten dans son cul.

Ca devait la faire jouir.

J’ai compris ça après.

Maintenant, je saurai faire.

J’en ferai ma chose.

Elle s’endormira en bavant sur mes couilles.

 

……….je faisais rien de ma vie parce que justement il n’y a rien à en faire.

Le bonheur est dans la compréhension de ça.

C’est le seul secret.

Et puis, je sais pas.

Peut être un jour je me suis dit, mec tu te mens pas ?

..peut être j’en suis pas sur..

Alors je voulais montrer à papa tout mort que oui, j’étais un champion, aussi,

Que je savais gérer tous ces gens, que je savais être le maitre du monde …

J’ai pris ce boulot de grand chef à bout de bras.

Je le tiens à bout de biceps gonflés.

Oui, je suis un champion et …………

………………………..et puis la fille aux bougies est venue hier soir,

Elle a préparé une soupe marocaine très relevée, une assiette de raisin avec des abricots secs et des dattes et aussi des trucs comme ça, elle a acheté la baguette épi qu’est toute bonne à manger, elle aa llumé des bougies partout, elle a été prendre un bain chaud dans ma baignoire, on a mangé en regardant plus belle la vie, elle s’est allongée toute chaude sur le canapé contre moi

Elle m’a dit,

-     tu me lécheras la chatte et puis je regarderai quand tu rentreras en moi ?

-     Ca t’exite ?

-     Oh oui, elle a dit

On était fatigué

Il fallait qu’elle rentre chez elle soixante kilomètres dans le brouillard, elle est partie dans la nuit, je me suis endormi presque tout suite

Lourd comme un cheval mort

Que je t’aime

J’ai écrit sur un post it : compte rendu du conseil d’administration

J’ai écrit : prévoir la structure de fonctionnement de l’année, j’ai écrit : trouver du temps pour lire le gros dossier,

J’ai pensé récupérer un portable neuf, je viens de commander six eee asus, j’ai vu qu’ils étaient arrivés, qu’un technicien les configurait….

Mes secrétaires me préparent le café, on le boit ensemble le matin.

Yen a une qui m’a dit -ah, j’ai répondu à votre mail sur la commande compliquée.

-     J’ai vu j’ai dit

Elle a dit

-     j’ai pas écrit que je vous faisais plein de bisous à la fin

-     Non j’ai dit, laissez jamais de traces écrites

Elle a rit une demi minute et j’ai vu dans son regard que cette demi minute était une porte ouverte à tout

Elle avait mis ce petit chemisier noir qui lui collait aux seins,  elle a un  corps superbe.

Elle a rêvé sa vie une minute.

J’ai dit  

-     au taf les filles, on ferme tot ce soir 

Elles ont ri et sont retournées derrière leur bureau.

J’avais trente cinq mails,

J’ai pensé à la personne à connerie massive

J’ai pensé au temps d’avant

Je me suis dit on vit maintenant.

J’ai mis mon écharpe bleue avec une courbe majestueuse.

Remplir le présent d’élegance
Elegance.

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