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30/12/2011

... on fumait des gauloises bleues (et on a eu 68 euro d'amende)...

…. et puis j’ai arrêté de bosser là, y’a une heure, j’en ai plus qu’assez, j’attends un peu la mort, un peu les si numéros du loto ou les huit ou les dix, je sais pas trop combien il en faut pour pouvoir chier en toute impunité au milieu de la place du monde en se faisant applaudir frénétiquement ….


tu sais, je suis rentré, je suis dans mon salon là, dans la pénombre, ya juste le petit nuage de lumière de l’ordinateur, le netbook, j’ai mis sur la chaine top niveau qu’on m’a offert, j’ai mis le chanteur pathétique yves simon,


YAWOL KAMARAD


j’ai mis ça très fort, j’ai sur mon ipod le best of 1940-1912, il dit qu’il voit Verlaine lalala les beaux jours,
Y’a juste une guitare on dirait,
……..l’époque devait être aux Martins guitares ou alors la fairefaire par Favino, le vieux luthier de Paris qui doit être mort qui faisait celle de tous ces hanteurs peu à l’utopie soluble dans le boboisme du vingt et unième siècle


Application iphone comprise


J’écoute ça très fort dans la pénombre de mon salon, je suis seul, je suis seul depuis pas mal de jours au fond du trou du cul du monde ou j’habite, la fille aux bougies est passée en début de semaine elle est restée deux ou trois jours, elle reviendra demain ou après demain,
J’hésite à aller me servir un cocktail, j’ai une bouteille de margarita au frigo, j’en ai vidé deux ou trois y’a pas si longtemps que ça, j’hésite à aller mettre un glaçon dans ce verre rond que j’ai, j’hésite un peu…


Tout à l’heure


Le vieux chanteur pathétique chante encore, le son sur cette putain de chaine est assez parfait, un peu comme une perspective parfaitement harmonieuse, matière et couleur exactement  la bonne place…
Il a rêvé new york là l’autre abruti, mais tu vois, je sais pas, j’aime bien écouter ça en ce moment précis, très fort..
Je t’ai pas raconté comment je me suis recroquevillé ces derniers jours, comment d’un coup j’ai ressenti,


venu d’une autre planète sûrement,


Cet effondrement
Ce sentiment acide glacé
Cette perte brutale
De toute envie, de toute énergie, de toute vie
Je sais pas d’où c’est venu ce truc
J’ai pris mon carnet
Après je ne sais combien d’heures en position fœtale on the floor
alone
j’ai pris un des quatre vingt quinze carnets noirs et j’ai écrit vingt ou trente pages d’affilée,
illisibles
…………….j’ai laissé venir sans rien vouloir savoir….
pour finir par  le savoir peut être, si tant est qu’il y a quelque chose chez nous autres les humains, quelque chose d’autre que le non sens


un peu rigolo, un peu flippant


……..j’ai écrit avec le petit roller noir mais aussi je sais pas pourquoi avec le roller rouge et le bleu, j’avais ce besoin de changer de couleur comme on change de dimension, comme on réapparait de façon quantique complètement ailleurs..
J’ai écrit donc, je sais pas quoi..
je sais que ce que je ne voulais pas savoir……
a priori
…………était ce deuil de cette sauvageonne de l’an dernier, cette femme plutôt hystérique
au sens clinique du terme
mais avec cette révélation enveloppante d’un possible total, d’une probable fusion..
Je n…


        HAHAHA, y’a de la flute qui arrive..
c’est trop rigolo cette flute champêtre
qui déboule des années de ce temps d’avant,


….
Je sais plus ce que je voulais dire et je m’en fous un peu..
Je vais aller prendre ce verre de margarita
et puis soit me suicider
soit jouer au loto

21/12/2011

........ real word... (l'influence d'......)

 

… et puis ça fait trois ou quatre heures que je traine là dans mon lit, à écouter la radio, des trucs en podcast, du direct de la nuit, les infos sont gonflantes, un type dit exactement à ce moment précis  (France inter, le 21 décembre, autour de 7h 20):

« On n’a pas fini de parler de l’influence d’etienne daho dans la chanson française »

……………je  rajoute rien à ça, je veux dire, c’est vraiment la phrase définitive, tu sais y’longtemps, j‘avais écrit un mini roman qui commençait par ces mots :

Je me suiciderai quand j’aurai trouvé la phrase

Et c’était  l’histoire d’un type qui cherchait la phrase,

Tu vois un peu mon sens métaphorique

Tu vois ma richesse intérieure

Tu comprends mieux pourquoi tu m’aimes

Ai du en écrire quatre vingt ou cent pages  puis j’ai découvert la sodomie alors j’ai un peu laissé tomber ce bouquin,  je regrette pas, surtout au moment précis de la pénétration, la première poussière de seconde où….

Tiens je viens d’avoir la première phrase de mon prochain bouquin (le trois millième)

-     Je me suiciderai pas tant que  les jeunes filles et leur mère seront consentantes (surtout leur mère d’ailleurs ) pour la première poussière de seconde où….

tu l’imagines cette poussière de seconde où … ?

Toi, prête à…

Bon, j’en étais où ?

Ah oui, l’influence décisive d’Etienne daho sur la métaphysique de l’homme majuscule et de la transcendance  de la vraie pensée..

Tout est dit je crois

Je n’ai qu’à fermer les yeux et me laisser glisser dans l’infini de cette pensée :

« On n’a pas fini de parler de l’influence d’etienne daho dans la chanson française »

… on n’a pas fini, non…

Moi j’ai pas encore commencé..

Pour te dire où j’en suis …