28/11/2012

.. don't let me be (miss understood)..

 

… et puis là tout de suite j’ai encore un peu de fièvre, j’ai quitté le boulot au bout de deux heures, la moindre seconde était vertigineuse, le temps se cauchemardait,

Et là en encore, c’est encore comme, ça, mon front est moite, j’ai dormi tout l’après midi, mes draps sentent la sueur, je suis descendu, j’ai mangé sans avoir faim un bout de cuisse de poulet et deux ou trois petites galettes de légumes,

Et aussi, des bonbons,

Des bonbons de la fille au bougies, un peu réglisse, un peu caramel, je suis sur mon canapé là, j’ai allumé la télé, mais y’a cet état, tu sais bien, cet état.. les pubs de parfum, des nanas dans des lits, sous des draps qui brillent un peu, je sais pas, du satin ? y’a un mec genre pédé comme pas possible, beau gosse, façon Querelle de genet, marinière, blanc bleu, jean paul Gautier à mort, j’avais écrit dans « la dépression nerveuse de madonna »,

Mais où est ce bouquin ?

Je ne l’ai pas perdu, non, surement  dans un de ces milliers de disques durs que j’empile dans la grande malle là, haut, la grande malle en osier, dans le grand bureau que j’aime bien

Mais j’y suis jamais, je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas encore fait de ce lieu, le mien, je préfère descendre dans mon immense salon que je n’aime pas trop, mon canapé est pourri, complètement pourri, je l’ai payé deux balles y’a sept mille ans, il me fait mal au dos, il me fait mal à la soirée, et pourtant j’y suis tout le temps,

… donc j’avais écrit dans « la dépression nerveuse de madonna », cette scène avec jean paul gaultier, dans laquelle je résolvais la seule question existentielle qui vaille, le sens de l’existence relié au cul (cul comme symbolique du désir démaquillé)…..

Je vais reprendre un fervex ce soir, le fervex a un gout de désespoir,

A la télé y’a un pub sur des tablettes tactiles, j’ai le gout de la fièvre au fond de la gorge…

Dis moi….

Les commentaires sont fermés.