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29/11/2012

...... green leaves.....

 

… et puis je regarde Borgen sur arte, j’aime bien borgen, une fois sur mon ile j’ai peint............

Dominante verte,

.............un tableau sur une ville genre danemark avec un fleuve qui passait au milieu,  on peint pas en étant ailleurs, on entre dans la couleur, on entre dans les détails, on entre dans l’image, on s’évanouit dans cet autre éther, mon amour

C’est peut être pour ca que j’aime regarder borgen

Pour cette dominante verte de cet été

Sur mon ile,

On s’écrivait tous les jours avec maaa, une photographe suisse, une petite sœur, qui, comme quelques autres ne m’ont jamais quitté à l’intérieur,

Une à bruxelles, une dans le sud, une au centre de la France, une en suisse,

Une petite toile douce, posée sur l’univers décadent

J’aime bien borgen

la fièvre était tombée ce matin, j’ai été bosser dès six heures du mat, mon bureau avec ces veilleuses, lumières douces, l’équipe d’entretien est arrivée ensuite, elles ne sont plus étonnées les filles que je sois au boulot avant elles, je connais leurs noms, on boit un café des fois, on parle de plus belle la vie, je suis un drôle de chef,

Ce matin, elles ont toutes posées sur mon bureau des légumes des clémentines, des oranges des bonbons, des tas de petits trucs pour me faire plaisir, j’ai des petits cadeaux comme très souvent, ma secrétaire m’a dit de faire le truc des deux chapeaux

Je pose un chapeau sur le bord de mon lit,

Je bois des grogs jusqu’à ce que je vois deux chapeaux

Après je suis guéri,

Elle sait pas que je vomis toutes les cinq minutes dès que je bois un truc éthylique,

Je regarde borgen,

Je reçois des mails professionnels toutes les dix minutes,

Je réponds à chaque fois, je verrai cela demain,

Ou OK

J’aime bien dire OK

Ok, c’est ce que me répondait la personne à conneries massives

Il y a longtemps

Putain où va le temps qui passe ?

Cherche pas, il va nulle part,

On vit au présent

Enjoy coca cola

28/11/2012

.. don't let me be (miss understood)..

 

… et puis là tout de suite j’ai encore un peu de fièvre, j’ai quitté le boulot au bout de deux heures, la moindre seconde était vertigineuse, le temps se cauchemardait,

Et là en encore, c’est encore comme, ça, mon front est moite, j’ai dormi tout l’après midi, mes draps sentent la sueur, je suis descendu, j’ai mangé sans avoir faim un bout de cuisse de poulet et deux ou trois petites galettes de légumes,

Et aussi, des bonbons,

Des bonbons de la fille au bougies, un peu réglisse, un peu caramel, je suis sur mon canapé là, j’ai allumé la télé, mais y’a cet état, tu sais bien, cet état.. les pubs de parfum, des nanas dans des lits, sous des draps qui brillent un peu, je sais pas, du satin ? y’a un mec genre pédé comme pas possible, beau gosse, façon Querelle de genet, marinière, blanc bleu, jean paul Gautier à mort, j’avais écrit dans « la dépression nerveuse de madonna »,

Mais où est ce bouquin ?

Je ne l’ai pas perdu, non, surement  dans un de ces milliers de disques durs que j’empile dans la grande malle là, haut, la grande malle en osier, dans le grand bureau que j’aime bien

Mais j’y suis jamais, je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas encore fait de ce lieu, le mien, je préfère descendre dans mon immense salon que je n’aime pas trop, mon canapé est pourri, complètement pourri, je l’ai payé deux balles y’a sept mille ans, il me fait mal au dos, il me fait mal à la soirée, et pourtant j’y suis tout le temps,

… donc j’avais écrit dans « la dépression nerveuse de madonna », cette scène avec jean paul gaultier, dans laquelle je résolvais la seule question existentielle qui vaille, le sens de l’existence relié au cul (cul comme symbolique du désir démaquillé)…..

Je vais reprendre un fervex ce soir, le fervex a un gout de désespoir,

A la télé y’a un pub sur des tablettes tactiles, j’ai le gout de la fièvre au fond de la gorge…

Dis moi….

05/11/2012

.. one by one... (bye darling)

 

.. et puis, dans mon bureau là – haut, planté dans la grande chambre aux deux fenêtres, une vers la mecque l’autre vers la plage des culs rêvés, il est un temps de l’après midi, un au milieu, un peu au début, entre les deux, il est un temps de l’après midi du dimanche 4 novembre où on se retrouve un peu,

les mots et moi,

un rendez vous oublié, souvent reporté, et oublié encore,

 il y a du vent gris dehors, et des fois une petite claque de soleil, j’ai farfouillé dans mes clés usb, j’en ai des dizaines et des dizaines, je sauvegarde des instants de vies, flashés au détour d’une insomnie ou d’une autre,  en glissant suavement dans le petit trou sur le coté gauche de l’ordi, et puis je mets ça dans une pochette de faux cuir

odeur de pas cher à la foire à la farfouille,

pochette pleine de clés USB

et puis, j’oublie, comme le reste,

qui es tu déjà ?

des milliers de mots en code binaire, y’a les dossiers nommés abraham,

abraham, blogueur esquissé au présent éternel, 

un peu moi et le reste moi, 

aussi

j’ouvre des fichiers au hasard, il y a ce vent gris dehors,

j’ai écrit ce matin dans mon carnet noir, celui au look de dick tracy,

QUI SE SOULEVE DE BAS EN HAUT

drapé dans la moleskine

j’ai noté :

seule façon de vivre : être prêt à mourir

je me mets une claque sans problème pour le ridicule des vérités définitives

bien sûr

mais là j’ai très sommeil ;

il y a deux ans, j’écrivais au pinceau des mots sur la peau de cette femme,

celle de la seconde vingt huit

pourquoi était elle autant chiante ?

alors comme c’est juste mon premier rendez vous avec des mots, on s’est juste frôlé, eux et moi, on n’a pas mis encoire les mains dans les culottes, je vais juste copier/coller ce texte de bel amour pour elle :

bye darling,

 

30.10.2010

.... prodigious oil...

…et puis ça s’écrit pas, bien sur, où t’as vu que des histoires comme ça, ca s’écrivait ? elle est là, à coté, elle me tourne le dos, tout est saturé d’odeur tendues et tendres, de sa peau là, je vois à la lueur de l’ écran d’ordinateur le haut de son épaule, j’ai dans ma bouche le gout de sa salive, c’est la pénombre, la lumière verte de l’ampli, c’est keith jarret, oui, of course le kohln concert, elle est là, tu sais, tout près, je peux la toucher du bout de mon envie, je peux la frôler du bout de mon vertige, on s’était donné rendez vous n'importe où dans l'univers quantique, on s’était jamais vu, jusque là tout va bien, tout est simple, moi pas tarzan, toi pas jane, moi t’attends, one coffee envisagé perhaps, enfin c’est une hypothèse, on sait pas encore je veux dire, y’a des codes pour tout ça, rendez vous d’affaires, rendez vous civilisé,

jusque là tout va bien

c’est après qu’on a basculé dans le sauvage, c’est après qu’on a déchiré les couches de vapeurs qui nous brouillaient le moi de dedans, c’est après que moi tarzan toi jane, for évidence, for…

… ces histoires, ça ne s’ecrit pas bien sûr, tu veux écrire quoi, on s’était pas donné d’endroit de rendez vous précis, je l’ai appelée, vous êtes où, devant la seconde vingt huit, on se donne souvent rendez vous là , devant les secondes, pour ces sortes de rendez vous, tu sais,

on est si pressé dans le fond,

on file vers la fin de l’histoire, les secondes, c’est le seul intervalle encore possible pour y glisser quelque chose, on se donne rendez vous devant la seconde vingt huit, elle a dit, j’ai dit oui, j’étais pas loin , on savait pas à quoi on ressemblait exactement, moi tarzan toi jane, c’était pas encore écrit, bien sur, on se faufilait dans les interstices du temps, après tout, tout pressé qu’on est du temps c’est tout ce qu’on a, le reste, c’est juste la façon de le dire, c’est juste le demi sourire, c’est juste le reste d’élégance auquel on  s’accroche….

… non ces histoires là ne s’écrivent pas, elle est là contre moi, ça sent le sexe partout, on s’en est barbouillé tout le corps, on s’est posé ça sur les lèvres, on s’est perdu dans le toi tarzan , moi jane, on s’est glissé dans la peau de l’autre jusqu’à l’intimité réelle du début du monde, bien avant la civilisation, bien avant qu’on sache exactement ce que veut dire le mot..

… quel mot ?

-je sais pas, ces histoires ne s’écrivent pas..

-tu l’as vue devant la seconde vingt huit ?

oui, elle me tournait le dos, elle me disait au téléphone ; vous êtes où ?

j’ai dit loin encore, je suis à l’autre bout de l’attente, je suis accroché à l’arbre, je suis ailleurs je crois mais j’en suis pas sur..

alors que j’étais derrière elle,

à trois mètres,

accoudé au mur

le téléphone à l’oreille,

maintenant je la voyais de profil

j’ai arrêté le temps d’une pichenette

vous êtes où ?

Pas loin, j’ai dit

..

et puis ces histoires ne s’écrivent pas

tu t’es retournée..

le reste était évident

on s’est serré fort,

ça fait des heures qu’on n’a pas séparé nos peaux, nos odeurs, on a le même souffle exactement

ces histoires ne se racontent pas

j’ai réécrit l’intégralité de ma vie en quelques heures,

en bleu cyan,

..

je t’ai dit je t’aime

droit dans les yeux

les yeux qui sentaient le foutre./..