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24/12/2012

... brothers, i love you..

 

… et puis, donc voilà une journée devant moi, une journée aux pulsations cardiaques ralenties,
légèrement en retrait,

.............je me suis levé vers six heures et tu sais, j’ai été dans le parc bruler tous les papiers qui trainaient chez moi, dans la nuit, les papiers d’emballage de tout et de n’importe quoi, à coté de la porte de derrière j’ai un grand sac et je jette dedans tout ce qui se brûle, c’est assez étonnant la vitesse à laquelle il se remplit, je vis seul, j’achète presque rien, et ça se remplit quand même,

même le rien est emballé,

Quand le grand sac est plein, je vais dans le parc, à la nuit généralement,

ici, c’est deux secondes de jour et le reste, c’est la nuit,

……………………….j’ai un truc en métal pour bruler ça, je mets tout dedans, j’ai mon iphone qui me sert de radio, je suis un type qui a la radio la plus chère du monde ou presque, puisque c’est un iphone, je ne m’en sers pas comme téléphone, le truc apple me casse les burnes, j’ai acheté un android, tu branches ça sur l’ordi, c’est un disque dur externe, tu poses les fichiers que tu veux, j’ai jamais rien compris à itunes, m’explique pas surtout parce que je m’en fous complètement, j’ai ma radio, j’écoute toujours la radio,

                                                                   quand j’étais môme, la radio était toujours allumée à la maison, y’avait mes deux frères et moi, on rigolait toujours, c’était je sais plus europe 1 où rtl, une de ces deux en tout cas,

J’écoute toujours la radio, je vis seul tu sais, j’ai pas envie de changer, les radios sont pas chères, même si celle là casse, j’en achèterai une autre…

..les allumettes snot toujours un peu humides, il m’en faut cinq ou six avant que ça prenne, et puis, y’a le feu, là, ; dans le parc, la nuit, le petit matin, je suis en robe de chambre, j’écoute la radio, je regarde ça bruler,

Pas trop longtemps, je suis pas romantique, tu sais

Ou alors hyper nerveux,

J’ai brulé tout ce qui trainait ce matin, et puis, j’ai rangé les cartons pas déballés du couloir, ça fait un an et demi que j’habite là et j’ai presque rien déballé,  je m’en fous aussi, j’ai rangé les cartons du couloir dans la pièce bordel du bas, j’ai empilé ça en me demandant ce qu’il y avait dans ces cartons, enfin grosso modo, c’était simple, y’a écrit

livres

sur tous les cartons,

Du coup le couloir est libéré maintenant et je peux sortir par la porte de côté, il faut juste que je retrouve la clé..

Je la chercherai pas,

Je m’en fous aussi de sortir par la porte du coté..

J’ai passé la serpillère dans la cuisine, j’ai nettoyé le lavabo de la salle de bains, je me suis rasé, je me suis lavé les cheveux, j’ai ouvert la fenêtre de ma chambre et le rideau est tombé.. je l’ai laissé par terre, le linge s’entasse pour le repassage, je me change de tout tous les jours, et donc j’ai plein de linge à laver et à repasser, j’ai écrit sur un papier : faire les plans des travaux de la petite maison sur l’ile..

Et puis j’ai ouvert une nouvelle feuille de ma galaxy note 10.1, j’ai pris le stylet et j’ai écrit :

-         D’où viennent les quelques secondes de liberté totale du réveil ?

-         De quelle âme sont-elles pulsées ?

-         Quelle armée les décime ?

-         Est-ce la conscience ? l’inconscience ?

-         Comment retrouver la carte du pays de ces secondes de liberté totale ?

Et par liberté j’entends, petit sautillement du corps et du sourire..

J’ai rangé cette feuille dans un dossier appelé :

secrets du monde éphémère

Il y a d’autres feuilles dans ce dossier :

Il y a la feuille : quelle est l’épaisseur de l’interstice entre ce que je dois et ce que je veux ?

Avec un sous dossier intitulé : mais est ce que je veux quelque chose ?

(la réponse est non)

Il y a aussi la feuille : c’est quoi l’amour et pourquoi je m’en fous à ce point ?

Et une autre feuille qui s’appelle : les culottes (la conjugaison des culottes) : passé, présent,  avenir….

J’écoutre Benedikt Jamel trio en t’ecrivant..

Du jazz ordinaire, moitié café pénombre enfumé avant la fin du monde, moitié café pénombre sans fumée avant …..

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