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28/12/2012

.. after math...

 

… et puis retour au lit, mes derniers jours de vacances, je crois, je ne sais même pas quel jour on est, je n’ai vu quasiment personne depuis une semaine, la fille aux bougies deux fois deux heures,
une fois chez elle

une fois chez moi,

……………………………………..il pleut gris, mais ça en devient majestueux, cette pluie, cette pénombre, ce vent, les arbres fluctuant par le vent, ça en devient grandiose, moi tout seul dans cette immense maison au lieu de ce petit parc, la pluie dehors, le vent dehors,

l’odeur métallique du vent dehors

ça s’est synchronisé tout doucement, tic tac, tic tac, ça s’est harmonisé à petit pas, je me suis retrouvé dans ce silence, dans cette solitude, je me suis retrouvé en douceur, en lenteur, tic tac tic tac, pulsations cardiaques maintenant accordées au temps qui passe, rien en retrait, rien en décalé,

en paix avec moi-même

….j’ai besoin de solitude, un peu beaucoup, passionnément

j’ai travaillé un peu dans mon bureau, caressé le temps dans son intimité moite, écouté du bach, du otis taylor, du morcheeba, du cinematic orchestra, du benedickt jahnel trio,

branché ma copie strato pour crisser les notes en majeur, en mineur, en blue note, en dissonant, en tragique, j’ai arpégé ma guitare cort nylon électro acoustique en accord nostalgique,

j’ai joué seul, fort, très fort

 jusqu’à la fusion du corps, de l’objet de l’espace et du temps,

je me suis saoulé de son, fort, très fort l’ampli, j’ai bu du thé à la menthe, mangé du pain, deux œufs sur le plat avec du cumin,

saupoudré léger

J’ai lu le premier chapitre de « la Vérité sur l’ Affaire Harry Quebert », je vais me régaler avec ce truc là, je crois, mais j’ai perdu l’habitude de tenir des livres à la main,

Le poids

trop de kobo, de kindle, de galaxy note, trop de léger au bout du bras…

J’ai regardé un peu la télé, pas trop,

J’ai fait tomber mon grand miroir de l’entrée, il ne s’est pas cassé,

étonnant

mais a entrainé la petite étagère avec les parfums

-         Egoiste platinum

-         Hugo boss

-         Eau sauvage

Eau sauvage a explosé dans le couloir à coté de l’escalier

ça sent encore dans toute la maison,

………….Il faut que je repasse l’aspirateur, la fille aux bougies va venir cet après midi, je crois,

Passer le week end avec moi..

-         On dort mal sur ton matelas, elle m’a dit,

-         je t’en offre un j’ai dit

On va sûrement acheter ça demain, je sais pas où ça s’achète, je sais même pas combien ça coute

J’ai failli commander une guitare électrique cort, la couleur rouge rubis, la forme élégante, la patine velours, l’odeur d’encaustique, le clair obscur,

J’ai failli, j’ai pas fait

Je sais pas pourquoi,

Pour pas avoir envie, je crois,

Etre dégagé de tout ça,

Les envies acérées qui surgissent au vu d’une image,

Qui ne comblent rien,

Etre dégagé de l’accumulation

Besoin de rien,

D’un minimum

Ensuite passer au luxe

Le savourer

Ensuite

26/12/2012

... i miss you.... (lost my guitar)

 

.. et puis, j’ai bossé dans la grand bureau à côté de ma chambre, tu sais, celui qui a quatre tables, un parasol, trois ordinateurs, deux chaises longues relax, des bouquins, des trucs écrits sur des papiers, à la main, à l’ordi, au passé, au présent, en jaune, en lucidité,

-         Des fois pour moi, des fois pour rien, des fois pour toi,

…………….avec tout ce temps un peu bizarre, c’est ma semaine de vacances, mais bon, j’ai du boulot en retard, j’ai dormi presque tout le temps depuis trois jours, j’avais les trucs dans ma tête, les trucs de boulot, alors hop, j‘ai sorti mes dossiers, deux heures ce matin, trois heures cet am, ça a bien avancé, mais j’ai pas fini quand même,

A midi, je suis descendu dans le salon, j’ai branché otis taylor, j’ai découvert ça hier, au hasard, et putain j’ai eu une envie folle de jouer là-dessus,


podcast

J’ai enlevé ma robe de chambre,

Humeur dandy

Enfilé une tenue noire,

élégance flash

pantalon/tee shirt,

Rajouté une écharpe blanche

Non, ça n’allait pas

noire

Ok,

ça file l’image,

(le monde disparait dans sa représentation)

J’ai branché la guitare sur l‘ampli, la copie stratocaster,

                   cherché un peu le son,

                                     équilibré le delay et l’overdrive,

                                                            un rien de sustain par-dessus,

et j’ai envoyé à fond otis taylor, les notes sont venues toutes seules, c’est tout facile, tu sais, c’est toujours la même gamme pentatonique, juste tu cherches tonalité avec la basse et hop, ça part tout seul,

C’est tout facile tu sais, mais ça sonnait si bien,

j’ai vu mon reflet dans la grande fenêtre, ça collait

Ca collait bien,

On est quoi aujourd’hui, mercredi déjà, j’ai bossé ce matin, j’ai bossé cet am, j’ai pas fini, mon tel a fait bip quand je bossais, c’était toi qui m’envoyait un petit mot,

Je t’ai répondu que j’allais t’écrire, que je pensais à toi depuis quelques jours, que tu manquais, 

A l’appel

A la pluie,

A la vie

Il est mercredi o clock et je ne fais plus rien, là, j’écoute un autre album d’otis taylor, la guitare derrière me ramène à cette banlieue ouvrière aux reflets sales et grisâtres, à cet album de JJ Cale, ce truc bluesy tout cool,  nonchalant,

J’ai jamais aimé JJ Cale,

Ça m’ennuyait un peu

mais j’étais jeune et large d’épaule,

bandit joyeux insolent et drôle

Tu manques quoi,

Curieusement, la chaleur de ton corps, que je devine,

Des envies de douceurs,

On est mercredi au hasard du temps,

Il pleut ici et mes grands arbres du jardin sont tout remués par le vent,

Il fait nuit depuis trois jours au moins,

Mais, y’a plein de tendresse chez moi,

La fille aux bougies viendra surement demain ou après demain, elle était occupée, elle m’appellera bientôt,

Il fait nuit depuis trois jours au moins, mais il fait moelleux chez moi,

Tu manques à la vie, chérie…

 

24/12/2012

... brothers, i love you..

 

… et puis, donc voilà une journée devant moi, une journée aux pulsations cardiaques ralenties,
légèrement en retrait,

.............je me suis levé vers six heures et tu sais, j’ai été dans le parc bruler tous les papiers qui trainaient chez moi, dans la nuit, les papiers d’emballage de tout et de n’importe quoi, à coté de la porte de derrière j’ai un grand sac et je jette dedans tout ce qui se brûle, c’est assez étonnant la vitesse à laquelle il se remplit, je vis seul, j’achète presque rien, et ça se remplit quand même,

même le rien est emballé,

Quand le grand sac est plein, je vais dans le parc, à la nuit généralement,

ici, c’est deux secondes de jour et le reste, c’est la nuit,

……………………….j’ai un truc en métal pour bruler ça, je mets tout dedans, j’ai mon iphone qui me sert de radio, je suis un type qui a la radio la plus chère du monde ou presque, puisque c’est un iphone, je ne m’en sers pas comme téléphone, le truc apple me casse les burnes, j’ai acheté un android, tu branches ça sur l’ordi, c’est un disque dur externe, tu poses les fichiers que tu veux, j’ai jamais rien compris à itunes, m’explique pas surtout parce que je m’en fous complètement, j’ai ma radio, j’écoute toujours la radio,

                                                                   quand j’étais môme, la radio était toujours allumée à la maison, y’avait mes deux frères et moi, on rigolait toujours, c’était je sais plus europe 1 où rtl, une de ces deux en tout cas,

J’écoute toujours la radio, je vis seul tu sais, j’ai pas envie de changer, les radios sont pas chères, même si celle là casse, j’en achèterai une autre…

..les allumettes snot toujours un peu humides, il m’en faut cinq ou six avant que ça prenne, et puis, y’a le feu, là, ; dans le parc, la nuit, le petit matin, je suis en robe de chambre, j’écoute la radio, je regarde ça bruler,

Pas trop longtemps, je suis pas romantique, tu sais

Ou alors hyper nerveux,

J’ai brulé tout ce qui trainait ce matin, et puis, j’ai rangé les cartons pas déballés du couloir, ça fait un an et demi que j’habite là et j’ai presque rien déballé,  je m’en fous aussi, j’ai rangé les cartons du couloir dans la pièce bordel du bas, j’ai empilé ça en me demandant ce qu’il y avait dans ces cartons, enfin grosso modo, c’était simple, y’a écrit

livres

sur tous les cartons,

Du coup le couloir est libéré maintenant et je peux sortir par la porte de côté, il faut juste que je retrouve la clé..

Je la chercherai pas,

Je m’en fous aussi de sortir par la porte du coté..

J’ai passé la serpillère dans la cuisine, j’ai nettoyé le lavabo de la salle de bains, je me suis rasé, je me suis lavé les cheveux, j’ai ouvert la fenêtre de ma chambre et le rideau est tombé.. je l’ai laissé par terre, le linge s’entasse pour le repassage, je me change de tout tous les jours, et donc j’ai plein de linge à laver et à repasser, j’ai écrit sur un papier : faire les plans des travaux de la petite maison sur l’ile..

Et puis j’ai ouvert une nouvelle feuille de ma galaxy note 10.1, j’ai pris le stylet et j’ai écrit :

-         D’où viennent les quelques secondes de liberté totale du réveil ?

-         De quelle âme sont-elles pulsées ?

-         Quelle armée les décime ?

-         Est-ce la conscience ? l’inconscience ?

-         Comment retrouver la carte du pays de ces secondes de liberté totale ?

Et par liberté j’entends, petit sautillement du corps et du sourire..

J’ai rangé cette feuille dans un dossier appelé :

secrets du monde éphémère

Il y a d’autres feuilles dans ce dossier :

Il y a la feuille : quelle est l’épaisseur de l’interstice entre ce que je dois et ce que je veux ?

Avec un sous dossier intitulé : mais est ce que je veux quelque chose ?

(la réponse est non)

Il y a aussi la feuille : c’est quoi l’amour et pourquoi je m’en fous à ce point ?

Et une autre feuille qui s’appelle : les culottes (la conjugaison des culottes) : passé, présent,  avenir….

J’écoutre Benedikt Jamel trio en t’ecrivant..

Du jazz ordinaire, moitié café pénombre enfumé avant la fin du monde, moitié café pénombre sans fumée avant …..

23/12/2012

..ode to billie joe...

 

.. et puis hier, samedi, cette fatigue un peu sale, je n’ai rien fait, tu sais qu’une soupe au potiron, j’en avais acheté un entier, et putain c’est chiant à couper, c’est chiant à dépiauter, et puis en fin de course, avec des poireaux et des pommes de terre, et puis, en fin de fin, la soupe n’est pas très bonne,

franchement,

elle est orange mais pas très bonne…

j’en ai fait une gamelle pleine, je vis dans cette lumière un peu indirecte, tu sais, dans une semi pénombre la plus chaude possible, je vis seul sans besoin d’une autre envie,

mais la soupe au potiron n’est pas très bonne quand même,

j’ai lu KMS ce matin, dans la nuit, quatre ou cinq heures, je sais plus, il avait écrit sur twitter qu’il avait mis quelque chose de conséquent, d’un peu moins épisodique, d’un peu plus goûteux que ma soupe au potiron sur son blog

orange et quasi sans goût,

et j’ai lu l’ode à billie joe, et j’ai souri parce que je me suis fait, y’a deux ou trois semaines une play liste de toutes les versions que j’ai pu trouver de Marie Jeanne, ode to billie joe, j’écoute en boucle la play liste que je fais des versions des mêmes chansons, j’ai one more cup of coffe, j’ai first we take manathan, j’ai aranjuez, j’ai don’t let me be, miss understood, j’ai des trucs comme ça,

j’ai ode to billie joe, des tas de versions, à part joe dassin, je connais pas grand monde, je connais pas les noms, je cherche pas à les connaitre non plus,

je retiens rien, j’ai aucun souvenir, j’invente mes mémoires au fur et à mesure que je les écris,

et ma vie,

et oui, le texte de kms, c’est ça, je veux dire, cette chanson par joe dassin avait ce secret, tu sais..

celui qui n’existe pas

mais qui résonne en dedans comme s’il y avait un mystère,

une réponse,

enfin quelque chose chose quoi,

de l’ordre de la réponse au pourquoi,

elle jetait something du haut du pont, et putain on savait pas c’étai quoi, mais en tout cas, c’était la réponse,

il fallait peut être jeter des trucs nous aussi,

ou alors, on nous avait jeté,

va savoir, le truc que marie jeanne jetait, c’était peut être nous, et c’est pour ça qu’on se trouvait pas, tu sais,

pour ça qu’il manquait quelque chose,

putain,  marie jeanne l’avait jeté,

on avait la quasi réponse, enfin quoi, presque, on avait la direction, on avait du poids dans la vapeur,

quelque chose de moins trouble…

et puis marie jeanne, elle était en jean, elle avait des cheveux longs et noirs

PAS BLONDS PUTAIN,

elle avait ce tee shirt blanc,

 un peu large,

c’était la fille au visage de musaraigne, bien sûr, c’était la fille aux chaussures jaunes, c’était celle qui dans la petite chambre de mon studio secret quand j’avais six triple vies, c’était celle qui sur le fauteuil en velours tout passé rouge carmin, c’était celle qui allait lentement, si lentement, défaire le bouton de laiton du jean, oui chérie, sans me quitter des yeux, on voyait le haut de la culotte,

blanche

….dans la pénombre encore, la lampe est toujours là, je veux ce matin, à cote de moi, à coté de mon lit,

j’ai retrouvé le numéro de tel de la fille aux chaussures jaunes, j’ai appelé y’a quoi, un mois, j’appelle jamais personne, mais va savoir, j’ai fait ça…

elle était curieuse de m’entendre, elle était touchée je crois, elle habite très loin  d’ailleurs, c’est pas tout près d’ici non plus,

elle vient d’avoir un enfant,

elle s’est teint les cheveux en blond,

et ça je peux pas imaginer,

j’essaie même pas, 

on n’avait trop rien à se dire au niveau des mots,

on avait besoin de se respirer je crois, les deux, mais, y’avait ce loin, y’avait ce temps, y’avait aussi je sais pas, y’avait cette illusion, peut être..

j’ai raccroché sans regret,

je ne vis qu’au présent, il est aujourd’hui toujours,

et aujourd’hui, ma soupe au potiron n’est pas très bonne,

elle est au frigo, en bas,

j’ai un peu cette fatigue sale d’hier en moi, un peu mal à la tête, une peu de nausée, j’ai rien fait hier, j’ai besoin de transpirer un peu , j’ai besoin d’épuiser mon corps, j’ai regardé trois ou quatre épisodes d’Homeland dans la nuit,

j’ai écrit sur ma galaxy note 10.1, j’ai écrit avec le stylet, sur des feuilles jaunes, avec mon écriture illisible, j’ai créé des dossiers, j’ai configuré mes mails, j’ai fait de la soupe au potiron,

j’ai pas envie d’écouter la radio,

je vais faire une lessive,  repasser mon  linge,

passer peut être au bureau chercher le gros dossier de vingt centimètres à synthétiser,

je voudrais faire les plans aussi des travaux dans ma petite maison de la petite ile,

j’ai un peu d’argent, j’ai vu ça sur mon compte, j’avais deux cent euros en tout et pour tout il y a quelques années, je savais pas que j’avais pu économiser autant d’argent, de quoi refaire la salle de bains, la toiture de l’avancée, mettre une baie vitrée dans le salon, transformer l’appentis en petite pièce,

et aussi mettre du chauffage, putain

pas oublier le chauffage, 

j’arrête ce boulot de fou dans deux ans, trois maxi,

et après je sais pas, 

partir quelque mois là bas,

dans ma petite maison,

sur la petite ile

ou alors trouver un pont,

jeter quelque chose par dessus,

ou alors retrouver au fil de l’eau

le panier avec dedans l’enfant,

l’appeler moïse

et rigoler un  grand coup

bye

 

10/12/2012

..ICU...

 

.. et puis, tu sais le rêves, putain, ça s’explique pas, ça s’évapore d’un clignement de souvenir perdu, mais des fois, c’est presque nickel niveau sensation et jamais j’aurai cru que cette presque nickel sensation serait venue de lou doillon,

Fille de je sais plus trop qui, jane birkin, je crois, vieille dame qui sent peut être mauvais, et de doillon, le metteur en scène hyper chiant qui est absolument adoré par tous ceux qui n’ont rien d’autre à faire que d’aimer doillon et l’enfilage de mouches virtuel et argentique, version subtilité (la réminiscence de l’odeur du gel sodomite comme celui de la grand-mère quand on était petit)…

.. bon, on revient à la lou doillon , j’ai été voir à quoi elle ressemblait exactement sur google image, et oui, je l’avais déjà vue, mais dans mon rêve, ben c’était pas elle, juste la forme générale du corps, mais la fille aux bougies est le même genre de sauterelle….. elle était un peu blonde aussi.. je savais pas trop ce que je faisais là, autour de cette table, y’avait du monde qui ne me concernait pas,

Comme dab

Et puis cette fille parlait en me regardant, juste parce que je la regardais je crois

L’amour est réciproque a dit l’humoriste jacques lacan

Les regards aussi sont réciproques..

Elle parlait et puis à un moment, ça a été évident,

-vous êtes lou doillon j’ai dit

Je tutoie personne

Enfin le moins possible,

Pas de signe extérieur d’intimité

-          Oui, elle a dit..

j’ai du lui dire avec des mots sculptés que j’aimais bien l’écouter, surtout la voix qui colle pas la mélodie, un peu décalée, une ligne qui vit sa vie, une voix banale, mais avec des cheveux longs qui s’agitent sur le dos, juste avant les reins..

ce truc qui me trouble, tu sais,

la fille au visage de musaraigne avait ces cheveux là, noirs et longs, sur son corps nerveux de sauterelle,

il y a mille ans et des poussières

j’ai du lui ça à cette lou doillon inventée et puis, je sais plus, les rêves font ce qu’ils veulent,  des adolescents oubliés de leurs parents, et je me suis retrouvé dans mon lit parce qu’il faut que je dorme, c’est le gimmick des insomniaques, le riff des poches sous les yeux

il faut que je dorme

à un moment ou à un autre

et bien sûr,

putain dans les rêves je suis un héros,

des fois,

pas toujours

elle est venue me rejoindre

aucune lascivité, non, juste du naturel,

elle parlait un peu, timide, de ses chansons, elle s’est allongée également, moi, je savais pas,

bon c’était un rêve, mais quand même, je suis pas là pour faire chier les gens,

en chien de fusil,

allongée tout contre, je te dis, j’ai passé ma main sur son ventre,

……….

et puis tu sais quoi ?

Tu t’en doutais ?

elle est parfaitement épilée…

 

08/12/2012

... when doves cry...

 

.. et puis je me suis endormi clair et net après un bain chaud, moussant, silencieux

-          Vous écoutez Mozart dans votre bain ?

Elle m’avait écrit une fois

Niet madame, je n’écoute pas mozart dans mon bain, dans mon bain j’écoute la radio ou alors je regarde sur mon tel samsumg Plus belle la vie en Pluzz replay quand j’ai loupé un épisode pour cause de conseil d’administration ou autre connerie, indépendante de ma volonté chérie, indépendante..

………………………alors mozart, surement pas, surtout que mozart, vraiment non, c’est pas ça, plein de forfaiture et d’apparat, plein de bling bling en doubles croches, mozart est le quasi emblème inconscient de tous ceux dont le vide intérieur ne ressemble à rien d’autre qu’à un article de télérama,

Echelle de valeur comprise ;.

-et que connaissez vous de mozart lui ai-je écrit,

Cette femme, au corps magnifique et aux yeux bleu verts, m’ écrit donc quasi tous les soirs de la semaine, à 21 h précises, son premier mail bip bip mon samsung

Oui, le même que celui de Plus belle la vie

Et tu as vu, dans plus belle la vie,  babeth est revenu voir patrick à l’hôtel select pour recoller les morceaux, tu sais il a couché avec cette connasse de mathilde au mas Ballister et du coup babeth elle a voulu divorcer et puis bon je vais pas tout te raconter, juste te dire que leur appart, j’aime bien, vraiment,

Un moment il m’a rappelé celui de Friends, tu sais, avec la verrière dans le fond, tu sais, friends, ça tournait en boucle

Il était une fois et des poussières..

Oui, ça tournait en boucle les dix saisons de Friends

-          Et que connaissez vous de Mozart ?

Il n’y a que le requiem qui trouve grâce à mes yeux, de Mozart, même si je le mets encore un peu amateur à côté de la Passion selon saint jean (et PAS selon saint Matthieu) de bach, la version de Lausanne, Corboz Michel…

-          Et que connaissez-vous de mozart ? petit madame au cul splendide qui m’a laissé lui glisser une fois un doigt dans l’anus, un jour de juin….

Elle me réponds, le concerto pour clarinette et je percute immédiatement ce petit bouquin de Christian gailly, qui me ramène dans la cuisine de ce petit appart du Sentier, pas loin du metro Bonnes Nouvelles, à l’époque, je zonais encore un peu avec quelques personnes qui depuis se fait un petit nom, voire un grand,

Tu les connais surement alors je vais pas les nommer

Je me barre toujours de tout

Tout  me fatigue vite je crois,

J’aime juste survoler la vie

J’aime juste gouter ça et là le gout des salives troublées

J’aime mettre les mains dans les culottes,

J’aime coïncider parfaitement aux secondes immédiates,

-          Le concerto pour clarinette, elle me dit

Et je percute le K 622, le petit bouquin chez actes sud de Christian Gailly, un petit bouquin très léger sur un type qui a écouté un jour le K 622 de mozart et qui tente de retrouver cette infime émotion et qui se perd dans des absurdités d’imbécile de cinéma muet,

Entre pierre richard et jacques tati

Mais juste avec des mots..

Christian gailly, ça va un temps,

Le temps de ce bouquin , après tous les autres bouquins sont toujours les mêmes, à trois virgules près,

Un peu comme toi et moi, 

Mais nous, on se la raconte pas, on écrit juste sur des blogs ou des carnets noirs et on s’en fout de qui vient lire ou pas

Mais on lit les mails reçus, on y réponds froidement un peu au début, on attend

Et puis au fil du temps avec ces inconnues,

Oui des femmes

Avec ces inconnues petit à petit quelque chose d’essentiel qui s’insinue jusqu’à l’intérieur,

Et bien sur j’ai eu envie de leur mettre des mains dans la culotte à ces filles

Et des doigts mouillés entre les reins

Parfois même je l’ai fait,

Mais au-delà de la sensation première et électrisante

(la jouissance du doigt qui s’enfonce)

Petit à petit quelque chose s’insinue..

Et tu vois, ces filles là,

Une deux trois,

On finit par s’aimer vraiment et vraiment vraiment

« du plus fort de mon amour » m’a écrit l’une, voire l’unique surement…

Tu vois, l’infini est une boucle,

Et comme disait Satie

Erik Satie,

Caressez un cercle et il deviendra vicieux

On peut dire nous,

Caressez des mots et vous jouirez

Ou quelque chose comme ça…

… je me suis endormi net et clair après le bain chaud et moussant..

Je me suis réveillé il y a un peu moins d’une heure

J’ai mis trois morceaux de Prince en boucle : purple rain, kiss et when doves cry

On est samedi, il 14 h57 sur mon ordi packard belle relié au monde par un neufbox SFR

Je suis dans mon immense salon

Je vais faire comme chaque jour

Etre parfaitement heureux

 

 

 

05/12/2012

... knock, knock, knock on the heaven machin...

 

… et puis à nouveau dans mon bureau, il est sept heures et quelques du mat, une nuit lourde, un réveil trouble, l’envie de dire non, il est temps que j’arrête un peu, la fatigue peut être, hier, la route vers là bas, une grande réunion de grands chefs, dans la bagnole d’un collaborateur qui conduit raide comme un moraliste mais qui lit dantec et Léon bloy, c’est sorti dans la conversation sur la route, étonnant, il lit à contre sens de son allure, il est de l’Est, un nom en SKI, yeux très bleus, s’il n’avait cet air excessivement doux, il pourrait être dangereux, je veux dire, comme ces mecs dans les films, tatoués jusqu’à la cruauté, mais non, pas lui, il a l’air doux, et les gestes doux, il conduit raide comme un débutant, il conduit en respectant scrupuleusement les limitations de vitesse, ces villages de cambrousse profonde avec trois maisons et lui , cinquante kilomètres heures, on dirait qu’on recule tellement on va pas vite…

…………….on a des cadeaux dans ce genre de réunions, on nous offre des trucs, généralement ça aune certaine valeur, des machins en cuir de qualité, des stylos de marques, ce genre de stupidité sans nom, bling bling de merde, cette année, hahaha, un sac en plastic

SANC DEC,

en plastic made in china,

Un truc à soixante centimes à la foire à la farfouille

Tu vois où on en est..

Je veux dire qu’on se croit encore obligé de cela, la force de l’inertie des valeurs d’antan, les habitudes comme de  la confiture sur le jean….

Bon, je suis rentré le soir crevé,

J’en ai assez de ce boulot, mais je peux pas partir encore,

Un an ou deux

Ou trois maxi, ensuite, basta, je me tire sur mon île, je fais faire des travaux là-bas, une salle de bains normale,

Tu sais, je vis sur un matelas par terre avec des palettes et des cagettes de légumes en guise de meuble,

Je m’en fous moi, de tout ça,

Mais là, je sais pas, je fais installer une salle de bains normale,

Je vais aussi ajouter une chambre en bas changer les fenêtres qui fuient, mettre de la lumière,

peut être même acheter un bon matelas, peut être même un bon canapé, pas un truc à 99 euros à la farfouille..

Tu vois comme je suis fatigué..

Et puis hier soir , à 21 h y’a cette femme là, aux yeux bleu qui m’écrit comme quasiment tous les soirs, ;

Là elle me raconte qu’elle aime se faire prendre par des inconnus,

« pénétrée sauvagement », elle dit, putain d’expression à deux balles

Sérieux,

Bon elle raconte ça en détail,

Elle mouille de l’autre coté des mails yahoo, je bande sur mon matelas posé par terre, et puis, c’est dix heures du soir, elle va se coucher,

Sûrement baiser avec son mec, elle a deux mômes, je sais pas ce qu’elle veut

Et tu sais quoi ?

Je n’en contrefous…

01/12/2012

.. bulbeuse...

 

.. et puis fais moi penser à te parler de Bulbeuse surtout…

… y’a sa putain de bouille, je sais pas si c’est elle ou pas sur le truc de twitter et je m’en tape, mais bon, y’a ce regard de je m’en fous un peu beaucoup passionnément, quasi brûlant,

et ça ça fait du bien, dans ce monde gluant de lieux communs/cynisme décisif, et de plaintes existentielles et  tu sais quoi ?

un peu puantes..

non la Bulbeuse est le quasi seul être vivant croisé sur les hasards du numérique qui s’instantanéise sur mon android un peu blanc, un peu sale..

elle habite bruxelles, je crois, doit être originaire de rennes, a un père qui danse quand sa mère crise, et qui l’appelle mon gros poulet dodu, elle est dans une école quelconque à base de trucs genre artistiques, je sais pas trop à quoi ça correspond, je comprends rien à la moitié des tweets,  dans lesquels elle glisse des mots secrets sûrement issus d’une tribu quelconque,

elle envoie péter sec, et ça putain ça n’a pas de prix

j’ai pas lu son blog

juste parcouru un peu,

question de temps,

d’opportunité

sur mon smartphone, c’est écrit trop petit tout ça, ;

devant l’ordi, tu sais quoi, y’a le boulot qui prend toute la place,

et puis y’a bulbeuse, et putain ça fait du bien comme une douche

elle envoie péter sec ceux qui l’emmerdent, cherche pas la posture,

 cherche pas à être,

elle est…

……je comprends rien à la moitié de ses tweets et je m’en fous,

PARIS BITCHES. JE BAVE DU CUL

C’est pas la peine de comprendre, ça glisse tout seul, les questions, tu sais, on se le pose quand tout va pas bien, quand ça roule flamboyant, on profite du bonheur,

Elle s’appelle camille je crois…

Mais on s’en fout un peu beaucoup././.

Si un jour je meurs et je revis, je crois que je voudrais bien  être elle..

Ou pas.