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20/01/2013

..of the north country... (no girl);;

 

... et puis voilà, le matin, pas trop tôt, il est sept heures et quelques, j'ai pris un aspegic, ce mal de tête ce matin clairement identifié

Le verre de rhum cannelle citron d'hier soir,

Je ne bois quasiment jamais, donc,

Evidemment

Il est sept heures et quelques, bu un grand café brulant, franc, investir ces quelques secondes de plaisir net, clair, s'y installer, ne rien laisser passer

Envie d'un autre maintenant, un autre café

Je suis sur mon nouveau matelas, la fille aux bougies avait raison, je sens clairement la différence, ce matelas cher est très bon,

La radio est allumée,

C'est arrivé tu sais,

J'y croyais moyennement,

Mais c'est arrivé

Une hypothèse absurde

Ben c'est arrivé quand même,

Quoi ?

Ce sentiment de solitude

.............il neige plein

j'ai dit à la fille aux bougies de ne pas venir ce week end..

 

.. Et puis ce quasi vertige de solitude, que se passe t il ?

Je m'isole de plus en plus,

J'ai dit à la fille aux bougies, - il neige, tu sais, il neige trop, tu viens pas, elle habite à une cinquantaine de kilomètres, moi dans le vide sidéral des champs sans fin, il y a trop de neige, on distingue même pas la route, -tu viens pas ce week end, elle m'a dit, -oui, j'hésitais aussi, elle repart généralement le lundi matin, très matin, quand la nuit est encore toute brumeuse, toute floue, on voit à peine la route, la toute petite route au milieu de nulle part, on peut mourir là sans écho quelconque dans les millénaires à venir,

-     tu viens pas, j'ai dit

-     ça va être long de ne pas se voir elle a dit

-     oui, j'ai dit, ça va être long

Depuis quelques jours, je me suis enfermé dans le placard de moi même,

Y'a que la guitare, la superbe guitare rouge rubis acérée que je viens d'acheter qui percute mon tressautement cardiaque, qui règle ma respiration,

je mets très fort quelques morceaux qui éclaboussent tout l'immense salon en bas,

je prends mon temps pour glisser la courroie autour des épaules, l'ampli est sur le max, le son réglé au millimètre, trois positions sur la guitare , le potar en haut, le son est doux, un peu ondulant, limite danse lascive, au milieu il prend de la confiance, il grogne, il a la voix cassée, les notes crachent un peu, menacent, en bas, on est dans la hargne totale, on est dans le barbare, on est dans la pulsion primitive..

Le morceau tourne, un blues rock, une chanson qui bastonne, je commence tout doux, je commence lointain, je suis étonné d'entrer comme cela dans cette zone, je suis très mauvais musicien, mais là, je sais pas, dieu m'a mis un doigt dans le cul, je suis un Autre

Ça respire bruyamment, ça chevauche musclé, je joue en oubliant que je joue, je glisse dans l'immédiat, dans le présent éternel...

……….et puis après, quand les doigts font mal, quand la conscience ouvre la porte et se glisse là dedans , quand je me rends compte, je pose la guitare sur son pied, je...

... ce quasi vertige de solitude maintenant,

ce vacillement

...

.. Aucun mail depuis quelques jours,

…………………………. Ce temps transparent

15/01/2013

.. it is a man's world...

 

.. et puis dans mon bureau, là, au boulot, j’ai mis la radio, déjà reçu quelques coups de téléphone , les gens sont bloqués par la neige, ça va être une journée de merde, j’ai écouté dans la nuit benedikt Jahnel trio, j’arrivais pas à dormir, j’avais tout fait bien pourtant, un bain chaud, tout mousse, une couette c’est la ouate, un nouveau matelas très cher, la fille aux bougies m’a dit

         -ton truc c’est plus possible, j’ai passé l’âge de dormir par terre,

 bon c’était noël, tu sais, j’avais un geste à faire pour avoir quelques indices d’humanité, j’ai acheté un matelas,

- lequel ? m’a demandé la vendeuse qui s’en foutait,

-le cher, j’ai dit,

 je sais le langage social, je maitrise les codes du respect, elle s’en foutait plus du coup, elle était quand même très bête, j’avais tout fait bien pour dormir, je m’étais branlé bien concentré sur les zones troubles au-delà de la ligne, j’ai pas hésité à plonger dans les méandres moites des pulsions indigènes, version exorciste

 mais bon,

 jouissance très moyenne, pas vraiment d’avant ni d’après, je crois qu’au dernier moment j’ai pensé à autre chose, un truc du genre je m’en fous un peu, ça ne me concerne pas, je me suis rendu compte que j’allais pas dormir, la radio me gonflait, je suis descendu me faire une petite salade de mâche, j’avais envie de ça, j’ai acheté de la mâche au marché dimanche, c’est un tout petit marché avec un seul marchand de légumes, oui, un seul, mais c’est un producteur local, les champs sont à la sortie du village, y’a que des trucs de chez lui, y’a plein de légumes anciens, des panais, je savais pas ce que c’était, des trucs dans ce genre, topinambours, ici, c’est la guerre je crois, je sais pas trop, j’ai fait un grand potage dimanche, je mets tous les légumes dans une grande marmite, je mets deux ou trois cubes de bouillons, je fais cuire tout ça, j’ai ça au frigo pour quelques jours, j’avais pas sommeil, j’ai avalé un demi cachet, j’ai lu quelques pages de la vérité sur l’affaire harry quebert, mais le bouquin est trop lourd, sept cents pages, c’est chiant à lire couché, tiens, j’ai reçu hier un bouquin de mon copain,

c’est quoi un copain ?

Je sais pas, j’ai pas vraiment de copain, je crois, j’en ai pas du tout même, les gens n’écoutent jamais, je le sais, donc il me parle, un type que tu écoutes, c’est un copain ?

          va savoir,

Il m’a téléphoné vendredi, son nouveau bouquin venait de sortir, rentrée littéraire de janvier,

-     je te l’envoie tout de suite,

je l’ai recu hier, je l’ai parcouru, il retrouve ses thèmes familiers, je ne l’ai pas lu encore, 

autrefois : je corrigeais ses manuscrits, il me filait les textes, je le faisais réécrire certains passages, il écrit pas comme moi du tout, il me fallait entrer dans sa musique à lui, battre au même rythme cardiaque, s’imprégner du balancement de sa marche, petit à petit, il n’arrête jamais d’écrire, il a je ne sais combien de manuscrits terminés, il en a publié une dizaine je crois, là c’est le dernier sorti, je le lirai, dans un de ses bouquins, je suis un personnage secondaire, une scène se passe dans ma petite maison sur l’ile, c’est touchant de lire dans un livre l’admiration qu’on vous porte, il m’a envoyé son livre, je l’ai posé sur la petite table de la cuisine, celle que j’ai été chercher dans la chambre, une très très vieille petite table que j’avais prise dans une ferme de Provence,

quand je traçais sur les routes là bas,

Avec la fille au visage de wermeer

Adolescente, quel est ton nom ?

 ..

Je l’avais perdu de vue depuis quelques années, tu sais, moi, des fois, je pars dans un autre livre, j’efface tout et je suis tout neuf ailleurs, j’ai presque pas de passé, juste des trucs qui reviennent des fois comme ça,

Que j’écris là ou ailleurs,

J’efface tout, j’oublie tout et le reste,

Je l’avais perdu de vue depuis des années,

Et puis

Et puis l’été pas le dernier,

Non l’autre, l’autre tu sais, celui d’avant,

J’étais sur ma terrasse de ma petite maison sur l’ile,

Dans ma majestueuse solitude,

C’était l’heure de l’instant sacré,

quand le soir tombe,

douceur et tendresse,

quand le ciel est suave,

c’est l’heure de l’instant magique, sur ma petite terrasse de ma maison sur l’ile, yeux mi clos sur le relax moelleux,

c’est l’heure du verre ciselé, vin blanc glacé, gewurztraminer vendanges tardives,

c’est l’heure des volutes de l’opéra akhnaten de philip glass, en arrière plan,

c’est l’heure du bonheur permanent, à vivre, encore et toujours,

et puis j’ai vu ce visage devant le portillon, entre les branches de cet arbuste sauvage de la lande qui me sert de clôture,

-oh ?

-oui, il a dit, j’avais plus de nouvelles, je savais que tu passais tes étés ici, j’ai loué la petite bicoque à deux cent mètres, au bord du vallon, là, tout près…

on a bu ensemble, on a parlé de tout

de rien, du reste,

il écrivait tout le temps, il a jamais arrêté,

il m’a envoyé son dernier livre publié hier..

……………………………………… j’arrivais pas à dormir hier soir, j’ai pris un demi cachet en écoutant benedikt jahnel trio,

Et puis…

 

07/01/2013

...where are you ?...

 


podcast

.. et puis y’a Russel crowe, là, à la télé, dans un film putain d’américain, sauveur du monde et tout et tout, je crois qu’il a joué un jour dans un truc de gladiateur, j’ai du mal à l’imaginer en jupette, j’ai du mal à imagine ses coucouilles en mode aération,

…………………………….en mode balancement pendulaire

il est en costard decontract, cheveux courts en brosse, ccououilles au chaud dans un boxer eminence…

ou calvin klein, va savoir

………. j’ai passé le week end chez la fille aux bougies, dans la petite chambre, là où on a pris les photos la semaine dernière, tu sais, avec l’application paper cam, on n’a pas baisé, pas synchrone, on est rarement synchrone sur ce truc là,

mais son sourire n’a pas de prix

….donc on fait dans la non synchronicité de la non baise…

(si tu peux pas changer le monde, tu fais avec)

… j’ai survolé sur ma tablette galaxy note, un résumé de l’Ethique de spinoza, je suis jamais arrivé à lire le texte original, c’est casse burnes puissance mille,

Ecrire comme on parle,

parler comme on vit

vivre comme on jouit

J’ai survolé l’Ethique et j’ai souri un peu, juste pour moi, comme ça, sur la table de ferme, l’immense table de ferme dans la cuise de la fille aux bougies, dimanche matin, tout gris dehors, tu sais, j’ai souri un peu parce que je tournais autour du même truc y’a je sais pas, genre un mois,

sur le delta entre le déterminisme et la liberté,

c’était ressorti dans une note avec la phrase que tu avais remarquée, tu sais,

tu m’as envoyé un texto :

l’épaisseur de l’interstice entre ce que je dois et ce que je veux

tu te souviens de ce texto, chérie ?

et puis plus tard, tu m’en as envoyé un autre

(attends, je vais le recopier de mon tel)

(voilà :

 - tu kiffes le doigt dans le cul en 2013 ?

Je t’ai pas répondu de suite, j’étais avec la fille aux bougies, c’est pas évident de répondre à certaines questions à certains moments..

un temps pour tout

ta culotte tout le temps

Je ai relu quelque jours après,

- tu kiffes le doigt dans le cul en 2013 ?

-arrête je bande, je t’ai dit

Là c’est toi qui n’a pas répondu..

Je t’aime bien toi, on s’écrit de temps en temps, comme ça très léger, quelques gouttelettes dans la vapeur, le reflet de la lumière dessus…)

… mes notes manuscrites, mon écriture illisible, étaient conséquentes sur ce sujet, je me demandais,

des fois je me demande

Comme tout le monde s’en fout, je demande pas, juste je me demande

…………………….et je me réponds avec mon écriture illisible sur des carnets noirs…

Je m’étais demandé là, entre le déterminisme et la liberté..

Je m’étais demandé à cause du froncement de sourcils que j’ai eu lorsque les gens trouvent des excuses à leurs conneries…

Y’a jamais d’excuses

Je ne supporte pas les excuses

Jamais

Tu sais

-         je me fous d’avoir raison ou tort

Tu sais

-         ma place n’est qu’illusion clignotante, en attente de la disparition totale

Tu sais

-         surtout oublie moi

Tu sais

-         des fois je pense (presque tous les jours en fait) à celle de la seconde vingt huit.. mais pourquoi était-elle si chiante ?

Tu sais

-         cela n’a pas d’importance

Tu sais

-         je n’existe pas, je n’ai jamais existé, c’est une erreur, une incroyable erreur…

………..et puis aussi, j’ai lu qu’ Epicure voulait pas être oublié !! sans dec,

 Epicure avait l’angoisse qu’on l’oublie !!!

Epicure faisait dans son froc à l’idée de l’effacement….

Alors que c’est la seule force,

brother

La seule arme,

L’arme fatale

.. comme dans la première du film (l’arme fatale), avec ce gros connard antisémite de mel gibson (qui pue sous le bras le fromage vomi), comme dans la première scène du film, le mec s’en fout, veut se flinguer, rien à branler de rien, juste derrière la ligne.. il se flingue pas, et du coup fonce raoul, il devient invincible

       dans ma vie comme dans les films tu sais

Il ne peut rien m’arriver

Je crois

C’est ainsi que je me suis construit

En arme fatale

Le rien à foutre de moi

Sans y penser tu sais

Sans le vouloir, 

J’ai jamais rien voulu

L’arme fatale

…………………. Tu m’as écrit (toi, pas toi de tout à l’heure, toi quand même), tu m’as ecrit

« dis toi que s’il t’arrivait quelque chose, personne ne me préviendrait »

Il ne peut rien m’arriver

L’arme fatale

Je te parlais de l’interstice entre le déterminisme et la liberté..

Il n’y a aucune excuse à rien,

Les choses tu les fais pas ou tu les fais pas

Rien d’autre

Rien d’autre

Les horloges sont synchrones

J’attends la prochaine culotte et son interstice

01/01/2013

..night shooting...

.. et puis, cette nuit....

 

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