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06/11/2014

... come...

….. et puis voilà, mon premier automne sur ma petite île, seul dans ma maison de pêcheur, mon premier jour de réel automne,

tu sais, il a fait tellement beau jusque là

AU COMMENCEMENT ETAIT LA METEO

Mais il a fait pénombre aujourd’hui,  les couleurs se sont presque fanées, presque parce je revenais tout à l’heure du petit port en bas, pour leur signaler mon changement d’immatriculation, tu sais pour ma carte d’insulaire, pour le bateau, pour payer moins cher, j’ai fait changer mon immatriculation, mon adresse, mes papiers, tous ces machins, et le long du chemin y’avait ces couleurs

…………………..presque fanées, mais  ces nuances de bleu métallique, les frôlements rougeâtres carmin, les vapeurs de gris plombés, un frisson de beauté pure, fugace, éphémère, et je sais maintenant pourquoi j’habite là….20141106_164356.jpg

J’ai allumé mon poêle à pellets tout à l’heure, c’est sa virginité qui saute là, c’est sa première fois,  j’ai essayé de programmer ses cycles mais là je suis moins sûr de moins, il chauffe bien, trop encore parce qu’il ne fait vraiment froid dehors, c’est juste ce sentiment d’hiver qui pousse à ça, au douillet…

Les cartons ne sont pas vraiment déballés, mes vêtements sentaient le moisi, ça fait deux mois que tout cela est stocké dans le garage de la fille aux bougies, ça fait deux mois que ça se meurt et donc je repasse tout dans la machine à laver en versant des pincées de bicarbonate de soude et aussi du vinaigre blanc, c’est internet qui m’a dit ça,

Quand tes vêtements sentent le moisi, mets du bicarbonate de soude et du vinaigre,

Je fais comme toi, quand je sais pas quelque chose, je demande à google, il répond presque toujours, et aujourd’hui, c’est un temps en demi teinte, un temps lent, très lent, un temps à manger des marrons chauds, mais y’a pas ça ici, j’ai acheté une baguette, du Saint Agur, des poireaux, des pommes de terre…

Hier j’ai relu les premières pages de la dépression nerveuse de Madonna parce que j’ai plein de trucs à rajouter, tu sais, avant y’avait madonna et mick jagger et facebook mais maintenant, y’a le suicide français, y’a tous ces complotistes, y’ale cul de beyoncé, y’a la certitude des univers parallèles, y’a les bites des mecs qui bandent, y’a les chattes innervées des filles, y’a les culs qui s’offrent bien ouverts et les yeux bien fermés,

Y’a ce glissement progressif vers la haine de l’autre affichée, y’a cette mouvance gluante kafkaïenne qui rampe, y’a ce truc indéfinissable, et ;…

 

… et … j’ai relu les premières pages mais ça ne m’a pas convaincu, j’ai pas senti mon regard pulser, j’ai pas eu ….

….. je sais pas..

Peut être qu’il est nécessaire de tout réécrire, de reprendre un fichier word tout blanc, de retenir ma respiration, de retrouver ces odeurs moites dans lesquelles je me noie quand j’écris, peut être qu’il faut que tu retournes sous mon bureau, que tu prennes ma bite dans ta bouche et que..

 

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