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23/11/2014

...qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre..

.. et puis j’ai noté sur mon smartphone avec mon doigt, tu sais, on peux écrire dessus en écriture manuscrite avec le doigts sur l’application SNote, j’ai écrit,

il se ressemblent tous, on a du mal à les distinguer entre eux, un peu comme les blacks ou les chinois, ..

..je les ai regardés à nouveau,

………….c’est une réunion dans la salle des fêtes, je ne sais pas combien de centaines de personnes il ya là dedans, mais c’est plein, très plein, y’a du monde assis, y’a du monde debout, y’a du monde dans le hall, on est dimanche après midi, il pleut gris, cette île ressemble brutalement à une banlieue métallique..

C’est une réunion de tous les insulaires pour lutter contre la multinationale, les politiques, le fric, le truc habituel, c’est une réunion étonnante, je veux dire se retrouver ensemble en sachant que c’est perdu d’avance, c’est très infantile et très chaleureux, je suis debout dans l’allée, d’où je suis-je vois la tribune, les cinq ou six personnes derrière la grande table qui nous fait face, le powerpoint videoprojeté sur l’écran,

Ils se ressemblent tous, j’ai noté sur mon smartphone avec mon doigt,

Et j’ai réalisé d’un coup ce que je venais de noter, ils se ressemblent tous, j’ai noté ce qui veut dire que moi, je suis l’Etranger..

… il y a des vies que l’on traîne comme ça, de déménagements en déménagements, de pays en pays, de langage en langage, on s’oxygène en étranger, on intègre ça de l’intérieur, on n’enfile aucun costume, c’est la peau qui est de cette texture là, je sais pas ce que c’est de ne pas se sentir étranger, que de ne pas l’être…….  

Je me suis forcé à aller à cette réunion publique, j’ai téléphoné à la fille aux bougies, elle m’a dit vas-y, tu me raconteras, j’avais pas envie, je veux dire, j’étais sur mon canapé, j’écoutais  Islands de ludovico Einaudi en lisant le dernier Donna Leon, à cause de Venise que j’aime tant, il y avait mon poêle à pellets qui faisait cheminée flammes dansantes, c’était tout chaud chez moi, avec mes couleurs ocres orange vert carmin sur les murs et partout, avec toutes ces lumières douces et indirectes, ces clairs obscurs qui ouatent l’après midi, je voulais pas trop y aller mais je ne veux jamais aller nulle part, alors j’appelle la fille aux bougies et elle me dit vas-y, tu me raconteras

Et j’ai réalisé d’un coup ce que je venais de noter, ils se ressemblent tous, j’ai noté ce qui veut dire que moi, je suis l’Etranger..

.. je les regardais dans la salle des fêtes bondée, ils faisaient bloc, tous ensemble.. je ne sais pas si ça allait durer, je sais pas quand les blocs se transforment en haine, je sais pas trop, c’est en lisant les livres et en vieillissant que je me suis aperçu que tout se transformait en haine…

 

.. et puis je vais partir mardi pour une quinzaine de jours, un périple qui va m’amener en Allemagne.. j’ai pas trop envie de partir …

22/11/2014

..glory boom.. (a book of arthur killian)

… et puis, le ciel était plombé hier dans la ville en face, sur le continent quand le bateau a accosté, j’avais laissé une belle lumière sur l’île que j’ai retrouvée à mon retour d’ailleurs, à croire qu’elle était nichée dans un oubli du gris, cette île, mais bon, j’ai bien aimé marcher dans la zone portuaire, j’avais pas le temps d’aller zoner du coté des immenses cargos de transport, dans cette odeur métallique permanente qui ressemble à celle du sang, je le sais, j’ai beaucoup saigné une fois, tout était rouge dans la salle de bain, je m’étais blessé en réparant je ne sais quoi, ma main qui avait glissé dans ce truc et le sang qui s’arrêtait plus, je m’étais allongé sur le sol, un machin tiède en lino bleu, cette maison je l’avais faite entièrement, j’avais acheté juste les quatre murs en mâchefer, le toit était à moitié effondré, j’avais jamais ouvert un sac de ciment, jamais fait durcir du plâtre, j’ai tout fait, quasiment tout seul, j’aime pas trop être aidé, j’aime pas devoir quelque chose à qui que ce soit, j’ai jamais été certain que les gens vous aiment gratuitement, tu sais, j’ai jamais cru aux histoires que les gens racontent, je me méfie de tout le monde, je garde mes distances, j’ai un abri anti atomique en permanence dans mon sac..

J’ai marché le long des bateaux de plaisance à quai, avec les types qui repeignaient le dessous des coques, je sentais la peinture d’où j’étais, je me demandais pourquoi il peignaient en dessous, je suis pas sûr que c’est pour que les poissons trouvent ça beau… je suis passé près de tous ces troquets qui avaient poussé sur les quais, quand je venais là autrefois, y’en avait pas un seul, il fallait prendre son café en ville, à quelques centaines de mètres, maintenant y’a un comptoir presque collé aux bateaux…. J’ai marché dans la ville, assez laide, très laide même, mais bon, c’était la ville, y’avait toutes ces boutiques et ça m’a fait du bien comme si la possibilité d’acheter était un vecteur de bonheur, j’ai pensé à ça en regardant les vitrines, je me suis demandé pour quoi ce frémissement d’euphorie, oh légère, … je n’avais besoin de rien, aucune envie d’acheter quoi que ce soit, et pourtant..

Je suis entré dans une petite librairie qui s’est révélée immense

(comme toi si tu es complexée mais que t’aimes baiser)

(hum)

.. elle s’étalait sur plusieurs niveaux, j’ai juste fait un tour mais y’a quand même encore une sorte de vertige, une sorte de plénitude devant les tables avec tous ces bouquins, les étagères, tout ça , quoi, tu connais surement, je vais pas te décrire un truc que t’a déjà vu, laisse une place pour le reste, je me suis arrêté aux beaux bouquins, ceux pour lesquels l’éditeur a fait un effort, on lit maintenant au kilomètre sur les liseuses, les écrans et le reste, la plupart des textes n’ont besoin de rien d’autre, c’est pas la peine de décapiter des arbres en place publique comme les terroristes des forets que nous sommes pour dire,

-         Oh putain, moi, je suis très papier, tu vois…

Comme tu vois, j’ai pas beaucoup de tendresse pour des postures, hier bien mieux qu’aujourd’hui et demain sera pire… ce genre d’axiome, tu vois , je m’en bats les couilles grandeur nature et plutôt fripées..

Y’a une superbe lumière qui vient de bailler dehors, ça resplendit dans mon salon, tiens je te mets une photo pile poil de maintenant, 20141122_155251.jpgil faut que je refasse ce coin là qu’est tout merdeux, mais j’ai pas envie en ce moment, j’ai plein de rien foutre en retard, et comme je me refuse presque plus rien, je fous rien..

J’ai fini hier dans le bateau  Glory Bloom d’un jeune type qui s’appelle arthur killian, j’aime ce genre d’écriture toute fluide, on sent pas le poids des heures de colle pour apprendre à écrire correctement le français, on sent pas le suintement des règles de grammaire qui moisissent le long des après midi sombres des hivers sans fin, non, non, c’est plein de sautillements, ça jubile à chaque ligne, ça s’oublie très vite aussi, je veux dire les bouquins qui changent ta vie, arrête de me faire rire, y’en a un ou deux qui te tapotent le front ou qui t’ouvrent la fenêtre mais un bouquin n’a pas l’utilité mystique qu’on lui confère et tiens là je digresse mais je suis sur twitter (je follow quoi) une sorte de jeune femme qui écrit et qui se la raconte comme pas permis, elle est gentille je veux dire, je veux pas lui faire de mal, mais bon, elle croit qu’elle est touchée par la grâce quand elle pond deux lignes, genre me dérangez pas, j’écris, genre écrire est le point où dieu te met un doigt dans le cul et c’est divin tellement c’est bon… c’est marrant que ceux qui écrivent ou peignent ou je ne sais quoi d’artistique se croient différents des plâtriers ou des bouchers charcutiers…

A partir de ce genre de réflexion qui m’imbibent, comment veux tu que je ne sois pas seul dans la vie ?

… bon, j’en reviens a  Glory Boom de monsieur arthur killian, il sautille à sa façon sur le même thème que j’avais caressé dans La Dépression Nerveuse de Madonna,

le monde disparait dans sa représentation,

phrase que debord n’a jamais écrite…l’image comme seule preuve d’existence avec son corollaire, passées les bornes, plus de limites… ça m’a fait plaisir de lire un truc comme ça, ; il s’en sort bien au niveau de la conclusion du bouquin, je veux dire, il réussit à en faire une histoire, celle d’une mec genre de Paris Hilton au masculin qui va au bout de nulle part mais qui y va direct…

..

J’écoute Einaudi en boucle,

Je voulais te parler d’autre chose

De toi, je crois…

Tu reviendras ?

20/11/2014

... human ? sûre ?...

… et puis j’avais prévu d’aller sur le continent aujourd’hui, prendre le bateau vers midi, revenir dans  l’après midi, j’avais quelques trucs à faire dans la ville, changer ma carte SIM chez SFR, l’ancienne est très vintage, semble-t-il, elle ne rentre pas dans mon nouveau téléphone, et aussi à régler des trucs à la SNCF, des billets qui collent pas vraiment,

bref la vie quotidienne d’avant

parce que maintenant, je ne vois strictement quasiment personne,

dans ma maison de pêcheurs en pierre,

au milieu du minuscule village,

une petite cour devant,

une petite cour derrière

Je me force tous les matins à faire un tour au bourg mais je me lasse vite de faire le ,tour de l’église et du marché où il n’y a qu’un marchand de légumes du coin et aussi la femme d’un pêcheur qui vient vendre la pêche de son mec ou copain ou je sais pas quoi, ce matin j’ai acheté des moules et des merlans, les moules sont sur le feu actuellement, avec du vin blanc et des échalotes, je passe devant la boulangerie, je n’y entre que rarement, je n’aime pas trop le pain là, sauf la baguette aux quatorze céréales, la boulangère, enfin, l’employée est très très jolie, je l’ai déjà écrit, il me semble, un visage d’une esquisse très anglaise et très pure, très mince, l’été, quand elle se baisse en avant pour prendre un truc genre pain aux chocolat ou tout ce que tu veux, on aperçoit juste la naissance de ses seins, qu’elle a petits mais troublants, et c’est un petit souffle doux, une presque caresse ce moment là, très court, très très court, qui n’a d’existence qu’en lui-même, pas de passé, pas de futur, une quasi métaphore de ce que la vie peut être…

… et puis donc je voulais aller sur le continent cet après midi, je suis descendu chercher mes billets sur le port, mais ça collait pas , je veux dire, le seul bateau de retour  était à dix neuf heures, celui d’avant était réservé au transport du gaz, ça ne me disait rien de rentrer tard, ça ne me disait rien de trainer trop longtemps dans la ville là bas, j’ai donc dit à la fille, je partirais demain, et..

.. et je me retrouve avec cette journée devant moi, qui ne s’inscrit pas dans ce minuscule futur que j’avais dessiné ce matin…

… attends, mes moules sont prêtes, je vais déjeuner, je reviens…

Je reviens, les moules étaient pas terribles, je ne les avais pas poivrées ni je sais pas quoi, mais bon, elles étaient un petit peu transparentes dans l’émotion..  j’ai eu plein sommeil après avoir mangé, j’ai branché l’ipod sur l’ampli et je me suis endormi en écoutant le Tribute à John Zorn à la guitare acoustique,  tiens écoute, c’est le premier morceau Avidan, allonge toi sur ton canapé, enlève ton slip pour laisser l’air te caresser un peu l’entrejambe, ferme les yeux et écoute ..
podcast

Bon moi ça m’a endormi à force, pas très longtemps mais bon, c’est toujours ça de pris, je veux dire j’ai toujours mon sommeil un peu merdique tu sais… il est deux heures et quelques, tout à l’heure je vais aller acheter une ampoule, celle de la cuisine a fait CHBILNG.. et tout noir…

…à moins que j’en ai une dans le placard qui est coincé par le vieux scooter dans le couloir..

Mais bon, il faut que j’arrive à l’ouvrir ce placard, y’a donc ce vieux scoot, le yamaha Beluga, et aussi plein de pots de peinture posé en vrac, y’a pas de place dans ce couloir, mais j’ai pas de place dans ma maison, je fais ce que je peux…

J’ai vu aussi sur mon tel la video des trois français qui sont en irak ou je ne sais où, trois putain de jeunes mecs qui brulent leur passeport et qui appellent les autres à faire pareil, à tuer, à venir là bas, à tuer, à tuer, à tuer.. au nom de la paix..

Ça a l’air ridicule et glaçant à la fois, ces jeunes mecs, cons comme c’est pas possible, qui n’ont comme seule vie que la mort..

..

………..l’être humain est un barbare..

18/11/2014

...It's true that all the men you knew...

..et puis, y’a du soleil plein, plein la figure sur le scooter, malgré le casque, plein les yeux sur le port avec ces gens qui manifestent, oh y’en avait pas plus d’une cinquantaine, les autres sont partis sur le continent à la préfecture, y’a un vote au conseil général, y’a une multinationale qui sous traite les transports en bateau, tu devines la suite, .. ben oui, comme pour les autoroutes, comme pour tous ces trucs encore et encore depuis la finance, je vais pas faire un dessin,

Même si en aucun cas on est de la même famille a priori,

Tu sais souvent on croit qu’on pense pareil, pour le peu qu’on soit comme ça, accroché sur le rebord du web à lire les mêmes trucs, à écouter les mêmes accords, à s’être trouvé un moment ou un autre aux mêmes endroits, à transpirer les mêmes gouttes, si ça se trouve à s’être enfilés en se regardant dans les yeux pendant que ça rentre lentement…

Je te parle de ce temps là,

… on croit qu’on pense tous pareil, mais moi, j’en suis pas sûr, on peut pas penser à peu près pareil parce que c’est pas défini à l’avance,

.. tu vois dans cette zone de pensée là, moi qui vit seul comme c’est pas permis, je veux dire, tu serais mort, j’en suis sur, mais personne ne me force à ne pas sortir de chez moi, c’est que je m’en fous un peu, je  n’ai pas peur de moi, j’ai pas fini de discuter avec moi, j’ai encore à sourire avant de…

.. bon, je m’embrouille, c’est tellement rare que j’ai vraiment quelque chose à dire que je sais plus comment faire pour rester sur le chemin…

..je suis toujours étonné quand les avis sont pré fixés, quand les gens savent quoi penser d’un truc avant de connaitre le truc..

Y’a le bien, y’a le mal et c’est tout facile..

Y’a ce qu’il faut écouter et qu’est bien (souvent des trucs que le moins de monde connait pour te montrer combien tu es pointu..)

Y’a ce qu’il faut pas écoute parce que caca boudin, ça pue.. (tu veux des noms ? oh ? sans blague ? )

Moi, honnêtement, je sais pas d’avance.. j’écoute, je lis, je regarde, et à des moments différents.. parce que j’ai des heures pour lire Voici (quand je m’installe dans mon bain, en regardant les bulles dans l’eau)… j’ai des clairières pour écouter du John (milton) Cage.. j’ai des moments pour presque tout, j’ai toute ma vie..

.. donc voilà, l’autre jour, j’ai invité des gens du mini village où je vis, c’est des bobos qu’ont une grande maison secondaire ici, ils habitent paris mais ont des maisons partout,

..même dans le trou du cul du monde où je vivais avant, je les avais à l’époque rencontrés à la boulangerie de la ville de province perdue pour te dire,.. ils avaient effectivement une autre maison encore là bas, j’y avais été boire un café, une putain de baraque mais tu vois,  on n’a pas fait brancher l’électricité parce que ça fait authentique.. je te jure, c’est vrai… ils lisaient les soirs des week ends qu’ils passaient là bas à la bougie, ils se chauffaient avec les branches qu’ils allaient chercher dans la forét..

Faut être con, pas vrai..

L’authenticité, c’est la connerie plus le pognon…

Bon, ils ont aussi une maison ici aussi et ils passaient la semaine, à intermarché, je sais pas ce qu’il m’a pris

(oh je sais, j’avais juste envie de voir du monde un peu)

-venez, je leur ai dit y’a quelques jours, venez boire du gewurztraminer, j’ai que ça chez moi, j’aime que ça avec la bière Grimbergen..

Bon il s sont venus, elle, c’est elle, la femme qui règne sur le couple, le mec est gentil mais genre clébard basset à oreilles longues.. elle a dit en rentrant chez moi : oh c’est la maison d’un bourlingueur qui s’est enfin posé..

Un bourlingueur ? j’ai dit,  je sors jamais de chez moi..

-on peut bourlinguer de l’intérieur elle a dit l’air profond…

Bon tu veux dire quoi à ça…

… ce matin, j’avais au bout du téléphone celle que j’aime bien et qui habite à l’étranger, en Allemagne actuellement, je vais aller la voir dans une dizaine de jours.. j’ai été maladroit..  je me suis foutu de ces gens là, j’en ai rajouté rajouté, y’a des moments comme ça tu sais où on peut pas fermer sa gueule, et d’un coup j’ai percuté qu’elle était un peu comme ça, celle que j’aime beaucoup et qui était au bout du fil, qui entendait mes mots, que je l’avais blessée, que je voulais pas, mais que j’avais pas fermé ma gueule, que j’avais pas fait attention  à qui je parlais, que j’aime pas faire du mal pour rien..

Je m’en veux pour ça..

J’ai sorti mon carnet noir, celui où je règle mes comptes avec moi-même..

J’en suis arrivé à me dire qu’importe, tu n’as pas à plaire, mais la prochaine fois,  ferme ta gueule..

.. et puis donc je te disais que j’avais été sur le port à midi, y’avait un cinquantaine de personnes qui étaient là à cause de la multinationale, à cause des politiques du coin, à cause du pognon…. Un moment je me suis demandé à quoi ils jouaient, j’étais avec eux, de loin, mais j’étais là, mais la partie est perdue d’avance, c’est juste une équation, un rapport de force, mais ils étaient là, ils étaient pas jeunes, c’était à la fois un truc d’enfants très puéril, on joue à la guerre, on est les gentils, et en même temps un truc comme avant avant, une sorte de résurgence des cris ouvriers, juste un soubresaut, avant que chacun rentre chez soi en marchant lentement, il fait tellement beau…

.. j’ai lu quelques pages de la bande dessinée L’Etranger de Camus, dessins de Ferrandez.. juste quelques pages, le type un peu seul, un peu décalé, un rien ailleurs..

comme moi

comme je crois absolument tout le monde..

17/11/2014

.. enjoy.. (finger in the ass)..

.. et puis y’a la fille aux bougies qui m’a envoyé un texto à l’instant,  elle est dans la salle d’attente du médecin pour un truc pas grave, je connais ce médecin, une femme, nulle à chier, c’était la mienne aussi avant quand j’habitais dans le coin, là bas, j’avais pas changé de toubib parce que j’y allais jamais ou presque,  juste pour quelques antibios en cas de besoin, et puis je sentais bien que j’en faisais ce que j’en voulais de cette toubib, j’aimais beaucoup son cabinet, une petite maison adorable avec un petit jardin adorable aussi, je comprends pas comment les gens peuvent s’acheter autant de maison, je veux dire j’ai juste cette petite maison de pêcheur sur cette île mais j’avais acheté ça à une époque où ça coutait que dalle, qui voulait vivre là ?et puis j’ai acheté une toute petite maison alors qu’il y en avait des grandes pas plus cher, mais bon, j’ai pas le goût de l’avoir, une petite ça me va bien, je regrette pas de pas être riche, j’ai pas fait grand-chose aujourd’hui, ça demande pas beaucoup de pognon de rien foutre….

.. non, j’ai juste rangé une petite heure quelques cartons là haut pour débarrasser un peu mais j’en ai eu ultra marre rapidos et je suis descendu vers 4 heures de l’AM me faire une omelette aux oignons, je sais pas pourquoi, juste parce que j’en avais envie… ce matin, j’ai sorti mon scoot de sa bâche anti pluie..

Ici il pleut toutes les dix minutes et il faut beau le reste du temps..

..je suis passé à l’embarcadère, j’avais un colis qui m’attendait, je me souvenais plus ce que c’était, et puis oui, un téléphone, j’en ai commandé un autre parce que le mien commençait sec à déconner mais dès que la commande a été validée, le vieux s’est mis à fonctionner nickel,  ça m’a rappelé ma première amoureuse, la fille au visage de weermer, dont je me foutais quasi royalement tout le temps que j’avais vécu avec elle et quand elle en a eu marre et que mon meilleur copain lui a chatouillé la culotte en lui offrant des roses pakistanaises,.. et  puis quand tout ça, moi : ouin ouin,je me suis suicidé et tout ça…

.. je suis resté mort un moment, et puis je suis revenu parce que je me suis souvenu de comment c’était bien de glisser sa bite dans le trou du cul de la voisine et que je voulais recommencer ..

Avec toi ?

J’ai aussi été faire un tour au petit port naturel juste à coté d’ici, j’ai cherché du bois flotté mais y’avais juste un tout petit morceau, je l’ai mis à sécher sur mon poêle à pellets qui vient de se remettre en route…

J’hésite ce soir à revoir le comte de monte Christo sur la 5, ou la saison 2 de The black list ou Sin city le retour du noir et blanc….

Je vois personne ou quasi, je suis pas sûr savoir encore parler, tel moi ce soir ou demain pour voir…

Je regarde twitter, ça prend pas mal de temps, je suis les liens, je lis les articles, c’est fabuleux comment les gens ont un avis sur tout, je suis assez sidéré également de comment chaque expression prononcée est sujette à des enculages talmudiques qui se finissent en insultes..

….

Ah oui, j’ai vu aussi qu’ils avaient inventé un vibro réveil matin, un truc que tu te mets dans la foufoune et qui se met à vibrer à l’heure programmée..

.. j’ai lu l’article de la fille qui l’a testé, c’est pas mal elle dit..

Ça s’appelle Wake Up Vibe..

Si c’est en rupture de stock, bien sûr, y’a plein de doigts qui sont volontaires..

… je voulais te parler de l’hypnotisme et puis je sais pas…

16/11/2014

.. fuck.. (or die)

.. et puis j’ai à nouveau été au bourg à pied, juste pour me bouger un peu, j’ai regardé les trois quart de la nuit The Black List, une série un peu inutile, j’ai avalé deux somnifères

pour dormir un peu ,

de temps en temps quoi

le temps est mi-mi, il fait très doux, j’ai souri en écoutant les infos, je parle rarement des infos, quand j’habitais ce pavillon en mâchefer du 93, du temps de la banlieue qui se cherchait, du temps des ouvriers et des gitanes maïs dans les troquets de skaï rouge, du temps des tiercés ricard 51, du temps des odeurs fortes, aucune nostalgie, je suis pas un zemmour en mal de son adolescence foirée, qui a érigé en théorie le deuil jamais fait de son avenir rêvé, qui n’a jamais compris que le Réel, c’est justement ce qui ne se passe pas comme prévu, comme attendu, vivre c’est avoir une journée neuve tous les jours, sans rien d’écrit, comme un blog nouveau, comme quand tu te dis, aujourd’hui est le dernier jour de mon passé, si tu n’as pas envie de vivre, suicide toi, n’hésite surtout pas, sois cohérent, rentre pas dans la plainte, rentre pas dans l’attente, rentre pas dans les yeux larmoyants ou dans l’indignation à la con…

indignez vous, le bouquin de l’autre vieillard qui est mort je crois, je l’ai pas lu, rien que le titre m’agace, l’indignation comme posture me casse les burnes, tu agis ou tu n’agis pas, si tu peux faire quelque chose, tu le fais, sur le terrain, avec les autres, dans des endroits où ça pue,  avec des gens moches, si tu peux pas agir, ferme ta gueule,

merci

.. et puis donc j’ai souri en écoutant les infos, ils parlaient de ce trucs de navires de guerre Mistral à livrer ou pas à poutine, l’icone gay russe, parce que tu vois peut être qu’il va faire la guerre avec et la guerre c’est pas bien..

Alors là y’a les arguments pour, contre, la France doit respecter sa parole, mais c’est pas possible, comment on peut accepter qu’ils s’en servent et blablablabla..

Bon les mecs ils vendent des navires de guerre

Relis le mot

Navires de guerre

Et ils sont sidérés que ça puisse servir à la guerre

(la guerre c’est mal)

.. ben mon gars fallait vendre des barbes à papa plutôt..

Même si ensuite tu manifestes parce que ça fait grossir les enfants et carier les dents de notre saine jeunesse…

…. Je te fais pas la revue de presse, même si ça nous ferait rigoler un moment, j’apprends donc que des gens sont morts, je savais pas qu’ils étaient vivants, j’apprends aussi qu’il y a un scandale d’état parce que y’a un type, fillon , qui déteste un autre type, sarkozy ,et qui l’ a dit, même si tout le monde le sait et là je comprends pas ce qu’il ya à comprendre et que tant que les gens s’excitent là-dessus, je préfère rester sur mon caillou, à rechercher l’infime étincelle qui me fera bander à nouveau,

La vue d’une culotte,

Ton regard provoquant quand tu n’hésites pas à t’exhiber pour faire bander les mecs

Le passage brutal du sujet à l’objet

Ce genre de trucs

… je reviens toujours à cela..

Si tu bandes pas, suicide toi...

Aussi..

 

 

14/11/2014

...i thinck.. (non, it's a joke)..

..et puis hier soir, j’ai échangé plein de textos avec une fille qui vit loin, genre monaco, tu vois, et je sais plus de quoi on a parlé, j’aime pas relire ni les textos, ni les journaux, ni mes livres, ni ma vie, je lui ai dit que j’avais rouvert le truc par lequel on s’était connu,

le blog d’abraham,

j’ai dit ça et elle m’a dit putain j’ai envie aussi d’en faire un, j’ai dit je fais de la soupe aux poireaux et aux pommes de terre, je fais ça depuis quinze jours au moins, j’ai vidé le rayon des poireaux à intermarché, je me suis même rabattu sur des choux de bruxelles pour te dire tellement y’en avait plus, j’en fais une marmite pleine, et je mange ça tout le temps, en y rajoutant n’importe quoi qui me passe par la tête y compris des caramels sans sucre….

Et puis elle m’a renvoyé un autre texto avec écrit, ça y est, j’ai fait un blog, l’adresse c’est que pour nous deux, c’est

megafoutaise.blog.com

(presque, je respecte sa volonté d’anonymat)

Et je te jure sur l’envie que tu écartes l’élastique de ta culotte pour me montrer la courbe de ta chatte bien lissée que sa première note est :

 « « C'est un blog pour donner de mes nouvelles à un vieux copain qui aime la soupe aux poireaux. » » »

Voilà. C'est sa première note.

- T'as un talent fou, je lui ai écrit aussitôt.

Bon j’ai bien fait de pas mourir avant quand même, et tiens la toubib m’a téléphoné, elle m’a dit, faut que je vous prenne en photo, vous pouvez venir ?, j’ai dit, je suis là tout de suite, j’ai remis mon cuir, le marron, j’en ai trois, deux noirs et un marron, j’ai mis le marron avec un tee shirt très rouge à manches longues et un jean gris, j’ai pris mon casque blanc et mon scooter rouge, mais pas le même rouge que mon tee shirt et j’ai filé au bourg..

….elle est mignonne, vraiment, une petite tête de souris et des cheveux longs blonds, j’ai un faible pour les filles à tête de souris et toutes celles qui ont envie de se faire renifler…

…..elle a pris des photos de mes non-cheveux, j’ai une copine spécialiste elle a dit, je vous appellerai quand je saurai quelque chose, elle a pas voulu que je la paye encore, je paye jamais chez elle, j’ai pas plus de cheveux pour autant, en sortant, je suis tombé à nouveau sur la givrée hystérique…

Je l’ai évitée  quinze ans et putain maintenant je la vois tous les jours sur ce bout de rocher qu’elle a choisi d’habiter surement parce que j’y habitais aussi.. elle tenait la main de son mari qui est très gentil et sympa, on a parlé de rien comme d’hab durant  quelques secondes qui soupiraient comme ça au détour dune ruelle,  ce sont des bobos en diable, comme plein de gens ici,

Et putain je viens de me rappeler que j’en ai invité deux ce soir prendre une bière ou du Gewurztraminer !!!!

Pourquoi j’ai fait ça ???

(ça s’est passé à intermarché, juste après les fruits et légumes, passez ce soir je leur ai dit)

POURQUOI J’AI dit ça ?

Peut être parce que de temps, il m’est nécessaire de  parler un peu, je veux dire, avec un autre être humain qui porte un slip, et qui fait caca,

Surement,

 et pour cela je suis obligé de boboïser 

Je peux te faire déjà un compte rendu de ce qu’il va se dire :

-         - Tu as été au théâtre récemment ?

-         - Oh paris me manque, tu sais je ne peux pas me passer de voir des expos..

-        -  Je ne mange que du quinoa, c’est sans gluten, tu savais pas ?

-         -A la boulangerie, ils ont un pain bio, le noir, tu sais, qu’ils vendent au poids..

- Comment tu ne fais pas du Qi Gong ???

-         - C’est divin de vivre ici, tu as vu cette qualité de vie ? tu sens l’odeur de l’iode ?

Moi ce que je sens surtout c’est l’odeur de sperme séché sur le sopalin que j’ai pas foutu à la poubelle d’hier soir, je me suis branlé depuis un porno, et j‘ai eu la flemme de me lever du canapé…

Tiens à propos je suis tombé sur des vidéos de massage de cul, oh putain que c’est excitant, t’as les mains du mec qui tournent autour de partout, et rien d’explicite mais t’as envie d’être la nana pour hurler, vas-y putain, fais pas ton chien,  prends moi la foufoune..

Pour te dire, hein…

Tiens, je vais tester mon homosexualité refoulée en regardant la prochaine fois un massage gay…

Bon, j’aimerai passer l‘aspirateur parce qu’hier j’ai scié du bois partout dans le salon et la cuisine et y’a de la sciure qui me fait éternuer..

Et puis il faut aussi que je pose sur les murs les deux caisses de je sais pas quoi, mais genre très vieilles qui vont donner à cette maison la touche définitive d’une roulotte volée…

13/11/2014

.. tomorow je te parle de cul, promis..

.. et puis bon, ces pluies extrêmement brutales entre deux soleils magnifiques, il faut que je m’y fasse, que j’arrête d’en parler, que je m’habitue quoi…

J’ai pas pris le scooter, j’avais des trucs de bois à acheter pour entourer la porte du bas, les cotés sont peints en vert pomme, tout est bariolé chez moi, il faut un trait plus sombre, j’ai pris du brou de noix avec, voilà, je vais clouer deux baguettes de bois badigeonnées de brou de noix, mon téléphone samsung galaxy S2 semble à bout de course, sursautant encore lorsqu’il m’aperçoit, mais bon, je vais pas tarder à l’étouffer sous un oreiller pour qu’il ne souffre plus… je viens de commander un autre Samsung, un galaxy S4, j’attends qu’il arrive, j’ai pris l’option en un jour ouvré mais je te parie un doigt glissé dans l’anus lubrifié qu’il ne sera pas là demain… que ça arrivera la semaine prochaine…

J’ai écouté la radio, en suivant twitter, et aussi , y’a deux d’entre vous qui m’ont écrit qu’ils ont repris la lecture d’ici, abraham  is quasi back mais pas trop, je dois amener quelqu’un au bateau tout à l’heure, ensuite faire une photo d’un casier à bouteilles pour la fille aux bougies qui bosse à cinq cent bornes d’ici, et ensuite aller chez la toubib mignonne pour CE BORDEL DE CHEVEUX QUI TOMBENT EN TROIS SEMAINES..

Ensuite, ce sera la nuit, donc j’ai écrit sur mon agenda : aujourd hui : rien foutu..

J’ai anticipé aussi celui de demain : idem..

Je me tape de faire quoi que ce soir, je prends la vie comme elle vient, c'est-à-dire drapée dans du temps élastique, j’ai ressorti mon punching ball, je mets mes gants de boxe de temps à autre pour cogner… j’aimerai avoir un sac de sable.. je vais aller voir les prix tiens…, j’installerai ça au grenier, et boum boum…

Je pars en Allemagne à la fin du mois, quelques jours à tubingen…

PAUSE EN FORME DE JOURNEE QUI PASSE, L’AIR DEGAGE, LE PAS SOURIANT, LE REGARD SEREIN..

 

C’est maintenant le soir, il fait nuit, je te fais pas une photo de la nuit, elle  est cachée derrière le noir..

Je reviens de chez la toubib qui sait pas pourquoi mes cheveux de devant tombent, elle a renoté mes n° de tel, elle va téléphoner à un spécialiste des hommes qui veulent pas grossir et être chauves et me rappelle après, elle a pas voulu que je la paye..

Je suis rentré zoner sur internet pour m’acheter un sac de sable de boxe…   bon, je vais me décider bientôt….

… je textote sur viber avec la très jolie patricia qui vit à londres, elle vient de divorcer, elle me dit pourquoi tu passes pas ? j’ai dit OK, pas tout de suite, mais bientôt..

Elle est dans le bus et elle m’envoie des photos de londres en direct…

Elle veut plus rentrer en France..

Il fait doux dans mon salon…

Je me sens parfaitement bien.

Parfaitement.

12/11/2014

.... bald man smiling.. (yellow ?)

.. et puis je suis extrêmement dubitatif devant ce temps changeant très rapidement et plusieurs fois par jour, de la jeunesse insolente du soleil printanier en l’averse foudroyante de l’adolescence tourmentée , glissant par moment dans une sorte de vieillesse plombée et grisâtre, du genre en regardant le ciel gris et sans espoir, ne penser qu’au suicide comme seule issue, mais l’idée n’a pas le temps de faire son chemin que bingo, le ciel remet sa culotte de coton printanière, avec le soleil de ses cuisses entrouvertes et ça recommence… je suis dubitatif quant à l’attitude face à la bâche à poser sur mon scooter… je décide de ne m’occuper de rien, il n’y a aucun problème qui ne trouve de solution dans son absence de solution….

Ca y est il fait quasi nuit, j’ai écouté le denier pink floyd qui ne m’a pas punaisé sur le mur, comme une vieille connaissance à qui on sert un café machinalement quand elle passe vous voir, sans avoir rien à lui dire d’essentiel, sans avoir aucune nécessité de sa présence, et…

….alors avant d’ouvrir un nouveau fichier word pour écrire ici, j’ai remis le live à l’albert Hall d’einaudi (ludovico) et bon ça me frissonne le trou du cul ce truc, assez fort pour s’engloutir dedans sans hésiter à laisser sa bite se tendre, et y’a des molécules d’hormones qui se cavalent après dans mon corps quand j’écoute ça et yes…

Rien fait aujourd’hui que d’aller ce matin faire mes petites courses, des poireaux, des pommes de terre, j’en fait une marmite pleine avec du sel et du poivre, je mixe tout cela et j’ai ma soupe de trois jours….. je suis passé par la boulangerie acheter un pommé, c’est un genre de chausson aux pommes tout plat, j’avais envie d’un café et un pommé ça va bien avec le café, la vendeuse est une femme d’une beauté anglaise et lunaire, des traits parfaitement réguliers et très fins, j’ai du mal à imaginer sa chatte s’humidifier et sa culotte se mouiller un peu, c’est le vieux schéma de la maman et la putain, la vie m’a appris le contraire pourtant, que c’est comme le temps, ça bascule d’une face l’autre, les deux visages sont intimement liés et nécessairement complémentaires pour arriver à une unité stable,

J’essaie d’être comme cela moi même, petit salaud pervers et animal obsédé de la bite et du cul, et parfait gentleman aérien et subtil…

J’ai été sur le port prendre un café, le troquet face à la jetée, les autres avaient l’air fermés, y’avait que deux tables sorties en terrasse, des techniciens de je ne sais quoi qui téléphonaient pour demander de déposer des trucs là ou là, la proprio du bar avait l’air de me faire la tronche, c’est que je ne suis pas d’ici, même si j’y ai passé les trois quarts de ma vie, je suis l’étranger des vacances et me voilà à demeure sur leur terre, leur petit rocher au milieu de la mer.. je m’en foutais, je lui ai fait un sourire pareil que j’ai vu le héros de The Black List faire, un truc un peu charmeur et sûr de soi, enfin ça c’était mon sourire vu de l’intérieur, vu de dehors, je ne sais pas ce que ça donnait, l’image que l’on laisse aux autres est toujours teintée d’étrangeté, tu sais, et mille ans de psychanalyse servent aussi à tenter de deviner ce que cache le voile du regard de l’autre…

…. Ensuite l’après midi, j’ai juste été à la déchetterie jeter quelques cartoons qui trainaient de mon déménagement, c’est une journée à rien foutre pour moi, c’est une journée à regarder un épisode ou deux d’une série sur ma tablette en somnolent et en pensant à rien..

………et puis..

..et puis, je me rends compte que depuis deux ou trois semaines j’ai un truc sur le cuir chevelu, un truc bizarre, j’ai été chez la toubib, la petite blonde souriante qui m’a diagnostiqué une dermite je ne sais quoi, c’est dû au stress, elle m’a dit..

-         Au stress de quoi ?? je suis le type le moins stressé du monde..

-         Si vous le dites, elle a répondu,

Elle m’a donné un produit à mettre

…. Et voilà que je perds mes cheveux….

Tout le devant du crane est clairsemé façon atroce…

Façon, c’est quoi ce truc bordel ?

J’ai repris rendez vous demain…

Si ça s’arrange pas je me demande si je ne vais pas me raser le crâne…

Et je me ferai tatouer dessus..

-vous avez la question ? j‘ai la réponse..

11/11/2014

.... the man near the death... (with a home)..

… et plus, c’est le matin, il pleut, mon scooter rouge dans ma petite cour est tout mouillé, la bâche que j’avais mise pour le protéger n’a pas tenu le choc face au vent, je l’ai posé comme un sagouin, je suis nul pour ces trucs là, il pleut mais il fait doux, le salon est toujours aussi sombre mais j’ai pas aménagé encore l’espace là haut qui me servira de bureau, de bibliothèque de tout et n’importe quoi, c’est clair là haut, très clair, c’est le grenier, y’a des velux, tout est en bois, j’ai posé des voliges brutes sur la pente du toit, j’ai pas vraiment isolé, il y a moins d’une dizaine de centimètres de laine de verre, pas plus, et en posée en vrac, n’importe comment, je suis dans l’à peu près total, ça m’ennuie tellement de mesurer, ça m’ennuie de tracer droit, ça m’ennuie  de visser perpendiculaire, ça m’ennuie de ranger, une grande masse d’ennui qui se pose sur mes épaules, la sensation lourde d’avoir autre chose à faire en ce moment précis, autre chose que mesurer, autre chose que tracer droit, autre chose que visser juste….

Mais je n’ai de compte à rendre à personne, je n’ai pas d’image à respecter, pas de standing à tenir, c’est juste moi, rien d’autre, pas vraiment d’importance, la solitude ne m’inquiète pas, je n’ai pas vraiment fini de discuter avec moi, il pleut pas mal, moins de vent on dirait, j’ai bu trois cafés senseo à la noisette, beaucoup moins cher à Intermarché qu’à carrefour, j’ai aussi scié une petite planche de 78 cm pour la visser sur le bas de la fenêtre de la cuisine, je me suis aperçu que la pluie passait par là, le bois de l’encadrement était en train de pourrir,  il est tout mouillé, je peux pas l’imperméabiliser avec du silicone, je vais visser une planche dessus, pour protéger ça cet hiver, plus tard quand il fera beau, quand il ne pleuvra plus, quand ça séchera, je réparerai, j’ai peint la planche en bleu, de la même couleur de  la fenêtre, là sur la table de la cuisine, j’attends que ça sèche, ce soir peut être pour poser dehors, ..

………j’ai pas réécrit La Dépression Nerveuse de Madonna, j’ai pris des notes sur des bouts de papier, c’est posé là un peu partout sur la table de bois qui me sert de bureau dans le salon trop sombre, mais j’ai pas envie, y’a aussi ouvert mon carnet noir, de mon écriture illisible qui me sert à me réajuster avec moi quand par brefs instant, c’est pas synchrone,…………. la fille aux bougies qui est à six cent kilomètres m’a envoyé un texto, elle me dit qu’elle déjeune en lisant le dernier bouquin de Joyce Carol Oates que je lui ai offert quand j’ai passé quinze jours chez elle le mois dernier,..

Et puis j’ai reçu un autre texto m’invitant à déjeuner ce midi..

Il s’agit de la givrée hystérique avec qui j’ai partagé ma vie qu’elle a bien pourrie quelques années..

Elle est mariée maintenant.. elle vient d’acheter une maison à cinq cents mètres de la mienne, sur une petite île à plus de cinq cents bornes d’où elle habitait.. ben oui, elle me lâche pas, elle a aménagé y’a une semaine, elle m’a déjà téléphoné trois fois et a fini par m’inviter à déjeuner…

J’y vais là..

 

Je reviens.. la maison est absolument splendide.. mais vraiment… chaque poutre est sculptée avec élégance, chaque parcelle est travaillée dans l’esthétique… je connaissais le type qui avait cette maison, il est mort en octobre dernier d’un cancer…. Je ne l’aimais pas trop, mais quand il a commencé à maigrir, quand il a commencé à mourir, il a fissuré sa connerie de je suis le meilleur et le plus beau, il a jeté son masque arrogant, il est devenu humain, très humain et malgré le léger cynisme, apeuré…

Et là je l’ai regardé différemment…

Des fois la proximité de la mort ça fait ça..

Des fois…