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16/12/2014

.. girl.. (THE girl, but folle..)

.. et puis une certaine langueur, je ne sais pas pourquoi, une sorte de mise en veilleuse de ma propre vie, l’envie s’est couchée sur le canapé et n’a plus envie de se relever, elle s’est légèrement évaporée, un rien inutile, un rien disparue… j’ai plus trainé qu’autre chose, j’ai rien foutu de façon molle, au lieu de m’y vautrer avec  jubilation..

………je ne sais pas  trop ce qu’il se passe, peut être que la solitude à force finit par suinter, je ne sais pas vraiment, un peu comme un pistolet posé sur ma tempe, avec cette attente de l’inconnu…

Hummmm.. je me suis forcé à faire le tour de l’île sur mon scoot, il faisait beau, un soleil franc, j’ai pris des routes que je ne prends pas d’habitude, je me suis ennuyé dans cette beauté, peut être qu’il est temps que je rebaise ?

Non ?

.. j’ai réécouté l’album inutile des pink floyd, endless river, juste en fond sonore, c’et pas ça qui va te déranger, tu sais, j’ai reçu deux ou trois coups de téléphone, d’anciens adjoints, ça se passe mal avec celle qui me succède, elle sait pas faire, elle confond autorité et autoritarisme, elle crie partout qu’elle est la chef, elle sait pas que ce sont les autres qui vous reconnaissent comme chef….

Hier j’ai appelé ce type inouï, on était trois dans le temps, trois qui écrivaient, qui déliraient, qui volaient,  on baisait les serveuses des restaus que l’on écumait à paris, on piquait les livres de la pléiade dans les librairies, je sautais les nanas de mes deux potes, ils n’arrivaient même pas à m’en vouloir,  pour te dire…

celui  que j’ai appelé hier, dans l’après midi, on était trois dans le temps,

bandits joyeux,

insolents et drôles

y’avait cette langueur qui commençait à me pourrir le temps, celui que j’ai appelé hier a changé je ne sais combien de fois d’identité, je l’ai connu avec un nom et prénom pendant des années pour m’apercevoir que c’était une identité qu’il n’avait forgé que pour moi,

il s’appelait différemment  pour d’autres,

je raconterai tout ça plus tard, je vais peut être reprendre mon texte Who By Fire qui raconte ma vie que j’invente, j’en ai 147 pages, j’ai vu ça sur Microsoft Word ce matin, je ne l’ai pas relu, j’avais arrêté après cette histoire avec la fille qui ne veut pas être nommée d’il y a quatre ans, j’y repense régulièrement, j’ai connu une vraie plénitude avec son corps, sa peau, son odeur,  y’avait juste sa folie qui me gonflait, elle voulait que je quitte tout pour elle, elle le disait pas comme ça, mais c’était ça, elle partait en vrille pour une virgule suspendue, elle enfilait les mots pour leur faire dire n’importe quoi, elle était mélangée dans sa tête avec cette demande infinie qui te suicide à petit feu..

je n’ai jamais parlé d’elle, sauf de son odeur, d’y penser, je rebande, j’écris là sur la table de bois, il est dix huit heures et quelques, y’a je sais pas à la radio qui dit qu’il est innocent, je n’ai jamais parlé d’elle, je crois sauf de cette ivresse de son corps, de son cul…

j’ai écrit sur elle, sur sa peau, avec un pinceau et de l’encre sépia, j’ai écrit un texte sur ses seins qui commençait par .. et puis….

Je rebande sourdement en y repensant, un de ses derniers mails était j’ai changé de n° de tel, ..

J’ai pas compris, elle croyait que j’allais appeler ?

Je me suis rendu compte qu’elle n’avait absolument pas pigé qui j’étais :

Je n’appelle jamais…

(mais toi, tu peux…)

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