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18/12/2014

... still loving you..

… et puis je me suis endormi tout à l’heure en écoutant didier squiban, le disque Molène, le keith jarrett du pauvre, le pianiste breton, je l’ai vu il y a quelques années, il jouait dans l’église, un concert seul au piano, le soir, je l’avais croisé dans la journée , quelque chose de pathétique, quelque chose de gris, je ne le connais pas, peut être qu’il était dans un de ces replis de la vie où aucun vêtement ne vous va, où le moindre pas vous fait vaciller comme un soupir alcoolisé, sans aucune élégance, où le son de votre voix a perdu  ses harmoniques pour se teinter de banalité en nylon de bas étage…

… je ne connais de lui que ce disque là, Molène, une île bretonne, pas la mienne, une autre, une succession de notes de piano enveloppantes, douces, avec ce qu’il faut de rythmiques pour  se sentir cardiaque.. alors en me levant , il y a quoi dix minutes, j’ai été cherché sur spotify autre chose de lui, et là j’écris en écoutant le concert à mexico de 2008, en trio, il y a un flutiste si j’en crois mes oreilles et un percussionniste, certaines figures sont en ligne directe avec le koln concert, d’autres avec le live au royal albert hall d’einaudi… 

Il bruine aujourd’hui,  je suis passé à la mairie pour m’inscrire sur les listes électorales, je ne sais pas pourquoi, peut être parce que la fille aux bougies y est attachée, peut être que c’est mon cadeau de noel à moi, sortir de mon isolement social, être inscrit sur une liste quelconque que je n’ai qu’à relire pour ne plus douter de ma présence…  un peu tu sais comme l’impression qu’il me reste du livre de Tabucchi, Nocturne Indien, je ne serai pas foutu de me rappeler de l’histoire, mais il me reste en flou vaporeux, comme une recherche d’une identité sourde, des traces à peine visible de la présence de quelqu’un quelque part… de la même façon que le film de Lars Von Trier, Element  of crime, où de recherche en recherche, on ne sait plus qui est qui, ni où, mais il devient de plus en certain qu’il y a eu quelqu’un,

un jour,

quelque part..

.. je crois aussi me souvenir qu’à un moment y’a eu chez lui Lars von trier, cette fascination nazie, cette empathie pour ce qui revient doucement, qui n’est pas combattue, cette attirance indestructible pour la barbarie la plus pourrie mais tu vois emballée dans une sorte d’esthétisme décadent….

L’esthétisme décadent : l’alibi de la difficulté de baiser réellement

J’entendais ce matin une émission sur zemmour, doit on lui cracher dessus, lui lécher la bite ou prêter du fil dentaire ? c’était le thème en gros, y’avait les horrifiés d’un côté, tuez le, y’avait les horrifiés de l’autre côté, liberté vérité, y’a aucune parole qui s’est imposée comme évidente, incontournable, ça ratiocinait de part et d’autre, il y avait en jeu autre chose que des arguments, il y avait en jeu des pulsions, on lutte pas contre les pulsions,

Surtout les pulsions de haine,

On lutte pas avec des mots contre les pulsions de haine, je sais pas trop comment on lutte contre ces poussées de hargne, contre ces visages crispés de cannibalisme,

car la haine de l’autre relève du cannibalisme, en toute logique

Je ne sais pas comment on lutte efficacement contre la haine,

Surement en rassurant, surement en replaçant cela d’où ça vient réellement :

-         de l’angoisse infinie de la mort, de la peur de l’abandon et du non amour,

J’ai lu le bouquin de zemmour, je l’ai lu lors d’un mini road movie avec le fille aux bougies, du côté du mois d’octobre dernier, on a traversé la France en voiture, on a couché dans des hôtels improbables goalés sur la recherche google de mon téléphone samsung android, on mangeait du fromage et du pain avec des mandarines, on achetait des magazines dans des aires d’autoroutes et aussi des lunettes de soleil, on se prenait en photo avec nos écharpes qui zigzaguaient à la moindre brise…

J’ai lu le bouquin de zemmour, il est dispo sur le net, gratoche en epub, débrouille toi pour le trouver, faut pas chercher longtemps en tout cas…

.. lis le, il se lit facilement, c’est rien d’autre qu’un long pleur devant son adolescence perdue, devant ses illusions fissurées, c’est rien d’autre que le non deuil de l’échec de sa vie..

Il a beau rejeter cette explication comme du psychologisme, c’est quand même cela, ; il croit que son enfance perdue est une idée et que c’est la faute de tous si elle est partie…

L’agressivité, le rejet, la haine, tout ça ne vient de nulle part d’autre que du deni de son propre échec, de sa propre incompétence..

Aime-toi et tu aimeras les autres

Ou, faut pas déconner quand même, tu ne leur en voudras pas, tu chercheras pas à leur peler l’oignon, à les frire dans de l’acide….

Je pourrais te faire le détail du bouquin de zemmour, quand les petits mecs d’Hélène et les garçons, avec leurs cheveux longs, leur sureté fictionnelle  ne lui ont renvoyé que l’image de son propre visage à lui,

ni plus ni moins que n’importe qui,

mais bon, comme moi, comme toi surement, c’est pas paul newman, ils se faisait prendre de vitesse, écraser par ces looks de mecs qui le reléguait dans le coin sombre lors du quart d’heure américain… c’est eux qui frottaient leur bite contre les ventres moites des jeunes filles entrouvertes quand Scorpion hurlait Still Loving you et que les filles ouvraient leur bouche et leur cuisses à ces mecs là .. alors il rentrait chez lui, et commençait à dessiner le mot PEDES sur des statues vaudous..

c’est rien d’autre que ça la haine..

quelque chose en toi qui n’est pas réglé..

une caresse jamais donnée,

jamais reçue,

un deuil  jamais fait du temps qui passe..

une incapacité à ne vivre qu’au présent..

le seul endroit où toi et moi on peut se rencontrer ..

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