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29/01/2015

.. the door is open slowly....

.. et puis, j’ai pris le bateau, le train, le métro, j’ai passé une nuit à paris chez ma mère, c’est étrange de retourner ne serait ce qu’une journée et demi chez sa mère, elle ne m’a jamais aimé réellement, elle a fait semblant, elle s’en foutait des enfants, elle était à une époque où elle était obligée un peu, je voulais être pharmacienne après mon bac, elle m’a dit, mon père m’a dit non, tu es une fille : tu vas te marier, alors elle s’est mariée, mais elle était pas faite pour ça, c’était pas son truc le mariage, les enfants, tout ça, elle a eu quand même envie d’avoir une fille, elle l’aurait élevée tout pour faire ce qu’elle n’avait pas pu faire, pour vivre à sa place, elle a eu une fille, youpi, c’était super, mais voilà la fille est morte, ça arrive les enfants qui meurent, c’était ma sœur, ma petite sœur, elle a essayé encore, mais zut voilà que c’était un garçon, bon tant pis, elle l’a habillé en fille,  j’ai des photos d’un de mes frères en robe, plein de fois, je veux dire c’était pas une soirée déguisée, il s’en sorti hétéro, il a déménagé dès qu’il a pu à l’autre bout de la France, il vient jamais, elle l’appelle tous les jours ou presque, je crois qu’il répond, j’en sais rien, ça fait des années que je n’ai pas de nouvelles de lui, je sais pas pourquoi, je m’en fous un peu, dans la chambre où j’ai dormi, y’a des photos de lui partout, sept ou huit et puis y’a une petite photo sur le haut de l’armoire avec le reste de la famille , en groupe, une toute petite photo, elle a l’esprit tranquille comme ça, même si personne ne lui demande rien, j’ai un autre frère, on s’entend synchrone, au quart de tour, il pense aux mêmes pulsations que moi, ça va vite, très vite, s’il a un problème il m’appelle, n’importe quand, je lui dis toujours t’inquiète, je vais tout régler, il le sait, je règle tout, toujours, il s’inquiète quand même, mon frère est un inquiet,

….pas moi………………

…. et puis j’ai pris le bateau, le train, le métro et encore le train et je suis chez la fille aux bougies, dans sa cuisine , en bas de sa roulotte à trois étages, avec son grand jardin tout fou… j’ai été faire quelques courses plus loin à la sortie de la petite ville de province où elle habite, j’ai marché beaucoup, j’ai regardé toutes les maisons, les grandes, les petites, j’ai imaginé les gens dedans , comme s’ils écrivaient un blog et que je le lisais, y’a un petit bois juste à coté, ils ont dézingués une partie, les trocs coupés, marqués de croix rouges ou oranges, un code secret des bucherons, j’espère qu’ils vont pas  construire des baraques là-dessus, j’ai traversé la ville pour aller jusqu’à l’Intermarché plus loin, à côté y’avait une chaine de coiffeurs, st algue je crois que ça s’appelle, je suis rentré, une fille toute jolie avec cette touche de vulgarité caractéristique des coiffeuses, m’a tout de suite pris en charge, elle m’a lavé les cheveux en me massant comme une névrosée qui se croit amoureuse me caresserait la bite, genre c’est le graal, genre on va fusionner toi et moi, genre pourquoi tu bandes pas ?........

C’était quand même foutrement agréable, j’ai fermé les yeux pour ne pas passer à coté du tout de suite, elle m’a servi un café et m’a pris douze euros, sourire compris…..

…. Il est midi et quelques, je suis rentré chez la fille aux bougies, elle est au boulot, elle rentrera tard ce soir….

.. j’écoute la radio, j’écoute toujours la radio, comme une parole qui m’envelopperait, il est midi et quelques, j’ai mangé deux clémentines, il pleut dehors, il fait très froid ici…

..ça m’étonne un peu tout ça..

Je veux dire, la vie, le temps, les autres….

25/01/2015

... pas grand chose in the sunday morning...

.. et puis c’est dimanche matin, le ciel est encore entre les deux, je ne sais pas s’il va faire beau ou pas, ces deux derniers jours ont été étonnants, on aurait dit un retour du printemps, j’ai ressorti mon relax pour lire sur la terrasse, j’ai peint mes caisses de pommes dehors, en blanc, en rouge, en bleu, ça a séché très vite, je les ai posées dans mon salon, j’ai mis les vieux magazines dedans et quelques bandes dessinées, je lis pas de bandes dessinées, mais ça s’est accumulé ici au fil des ans, des visites, des étés, des gens qui passaient, riaient, baisaient dans ma maison………………….. bon je vais aller faire un tour...

 j’ai été prendre un café au bourg, y’a plein d’acteurs connus, très connus qui se sont pointés ici, ça devient à la mode mon île, ça me casse les burnes, on les croise à Carrefour, au troquet, on leur dit bonjour parce qu’on les connait, on oublie juste qu’eux nous connaissent pas, mais bon, ils sont habitués, ils répondent poliment..

Oui ces deux derniers jours ont été étonnants, y’avait plein de monde au bourg, je sais pas d’où viennent ces gens, s’ils habitent là, si c’est le cas, ils font quoi les autres jours, pourquoi on les voit jamais, y’a la radio allumée, j’écoute alain minc qui semble avoir une dent cariée parce qu’il parle comme quelqu’un qui sait qu’il sent mauvais de la bouche mais qui peut pas l’empêcher, alors il parle fort pour éloigner les autres, quand il rentre, il doit se branler avec un billet de deux millions de dollars, visiblement c’et le minimum pour bander, .. tiens ça fait un bail que je n’ai pas bandé, hummmm, que se passe-t-il ? cet après midi, je vais mettre youporn en boucle pour me chatouiller le ventre et retrouver cette sensation qui rend sourd, ………………………………………..dans la nuit, j’ai vu interstellar, le film, presque trois heures, bon, c’est attendu un peu, mais j’ai pas lâché ma tablette jusqu’au bout, j’ai eu l’impression d’avoir à nouveau une quinzaine d’année et de découvrir les paradoxes du temps….. gamin je faisais cela, j’allais lire tout ce que je trouvais à la bibliothèque municipale, les bouquins de physique nucléaire, l’être et le néant, les exégèses de la bible, le calcul intégral et différentiel, je lisais sans arrêt, comme si quelque chose était écrit là qui devait m’intéresser, qui me concernait particulièrement…  il y avait encore dans cette bibliothèque des vieux bouquins reliés avec des couvertures à gros cartons qui donnaient un air sérieux, un air de cérémonie, un poids certain….

… et puis aussi y’a une d’entre vous qui m’a téléphoné hier soir, sur mon fixe, je me souvenais pas te l’avoir donné, ça m’a surpris ta voix, je ne l’ai pas reconnue, ça m’a fait des frissons, je te l’ai dit, ça t’a fait marrer, on a parlé plus d’une heure comme à chaque fois, on a dit plein de mal de tous ces cons, tu m’as dit tu devrais en faire une note sur abraham, oui j’ai_ dit, quand ça viendra…

Et puis j’ai noté un truc que j’ai lu dans un magazine je crois, d’un mec que je ne connais absolument pas, un type nommé hubert mingarelli, jamais entendu parlé qui disait tel que :

« Chaque livre raconte ma difficulté à écrire un livre »

Sérieux, il a dit ça…

Il est dans cette catégorie nombreuse, très nombreuse de gens qui se croient élus pour transmettre une parole inutile…

Ils font partie de ce clergé transcendé par la (L)ittérature..

HAHAHAHA

Hey mec, personne te force tu sais….

ARRETE TOI !!!

22/01/2015

.... of course....

.. et puis, allez viens, passe la soirée avec moi, c’est tout chaud chez moi, je viens de mettre sur ma tablette la nouvelle star, ça m’empêche pas de vivre ce genre de truc à la télé, je regarde ça une année sur trois ou quatre, je me souviens de la superbe sophie tith, c’est la dernière fois que j’ai vu cette émission, j’ai sur ma tablette capturé le petit clip où elle chante come together, je la trouvais jolie cette fille mais bon, c’est une gosse, le charme de l’adolescence, je sais pas ce qu’elle est devenue, si elle chante encore ou pas, et je m’en fous un peu beaucoup, j’aime bien ces petites soirées télé sans enjeu que le plaisir cocoonant, que de la douceur à se vautrer, prends ma main, pose là sur ton sein…

.. là en ce moment précis y’a une lycéenne qui raconte sa vie, elle dit qu’elle va se donner à fond, ça me fait sourire, c’est que des enfants dans ce truc là, ça doit dire« c’est clair » toutes les douze secondes ou commencer chaque phrase par « en fait », c’est touchant, ils parlent tous de leur univers musical, de rien lâcher jusqu’à la dernière note, ça a l’air important pour ces gosses, ça colle bien avec mon décor, je te pose là :

 

Bureau.jpg

 

.. aujourd’hui il a fait un temps splendide, j’ai hésité à aller au bourg à pied mais j’ai fini par prendre le scooter, j’ai été boire un café sur la petite place à l’écart, là où je vais tout le temps, y’a peu de monde, le type connu qui est revenu, le vieux qui a l’air d’un pauvre et puis non, avec sa femme , on dit juste bonjour comme ça, il va lire les journaux sur une table du fond, y’a deux ou trois types au chômage qui commencent dès le matin au petit blanc, y’a la patronne qui semble plus à l’aise avec moi, les gens se méfient beaucoup de moi, enfin c’est l’impression que j’en ai, une sorte de barrière, c’est ma solitude interne je crois je crois, je suis pas dans la demande, je sais rester seul sans chercher le regard des autres, leur approbation quelconque, mais c’est un peu plus souple il me semble, on se dit toujours bonjour ici, dans le café, dans la rue, c’est une trop petite ile, j’y suis depuis trop d’années,

autrefois durant mes jours disponibles,

maintenant à temps plein,

ou presque,

j’ai croisé au bourg une femme que je connaissais depuis mille ans et qui squatte chez la givrée hystérique qui habite maintenant à 400 mètres de chez moi, une femme que j’ai connue du temps des dinosaures, qui te pourrit la vie comme on chie mou avec une gastro, et qui achète une baraque au bout de la rue, une superbe baraque par ailleurs, avec plein de terrain et tout et tout…. Je la croise de temps à autre quelque part devant la boulangerie ou un truc comme ça, bonjour bonjour, mais elle me fait pas chier, elle est juste venue avec son mec dimanche, elle a appelé avant, elle était en panne d’internet, elle voulait utiliser mon ordi, j’ai dit ok.. ils sont resés un quart d’heure, ça suffisait…

… j’ai continué à vider quatre ou cinq cartons, triant un peu les bouquins, je mets de côté ceux que je ne veux pas garder, ç ce rythme là j’en ai pour mille pour vider tous les cartons que j’ai entassés dans le grenier, j’ai retrouvé des bouquins de philippe muray, que je lisais dans les années 90, y compris son roman célinien On Ferme, maintenant, il est considéré comme un maitre à penser d’une sorte de droite identitaire, je ne l’avais pas vécu comme ça, il m’avait fait réfléchir sur le consensus imposé, sur la fête obligatoire, je suis pas très fête, je suis pas très sociable, peut être c’est pour ça…

J’ai aussi retrouvé une dizaine de pages d’une sorte de journal intime au féminin, très bien écrit, je n’ai aucun souvenir de cette fille, peut être était ce  la danseuse de tango que je baisais dans mon studio secret près de ce magnifique château avec ce grand parc… elle est partie vivre dans le sud de la France, j’avais retrouvé ses traces sur internet, c’est une vedette de la danse, je rebaiserais bien avec elle mais là, je crois que c’est juste des mots….

.. et puis la fille aux bougies a téléphoné, elle a une voix pleine de vie tout le temps, j’ai jamais rencontré quelqu’un comme ça, complètement dans le présent, bouffant les secondes avec plein de jus de cerise qui coule sur les joues pleines de sourire brillant….

.. elle parle beaucoup, tout le temps même, je la laisse parler, j’aime l’écouter, j’aime la chanson de sa voix qui raconte sa journée, j’aime sa vie…

Je vais la rejoindre quelques jours la semaine prochaine, ensuite je reviendrai ici….

J’ai commencé à lire Virginie Despentes, juste une trentaine de pages pour l’instant..

J’ai pas écrit une ligne…

Le poêle s’est éteint…

 

20/01/2015

... yesterday...


podcast

.. et puis oui c’est vraiment pas mal le benjamin clementine, je te remets un autre morceau qui ressemble à du nina simone dans sinnerman, tu verras ce que je veux dire..je reviens du continent, j’ai pris le bateau ce matin, il faisait froid et gris c’est une des premières journées où il fait aussi froid et aussi gris, j’ai mis mon chauffage toute la journée alors qu’auparavant c’était pas vraiment la peine, mon poêle à pellets, je l’avais programmé pour une heure le matin, une heure le midi et un peu plus le soir et puis c’est tout, il s’arrête à neuf heures le soir et c’était nickel jusqu’au lendemain, mais là j’ai un peu froid, il tourne depuis que je suis rentré vers 15h c’est qu’on n’a pas trop le choix, tu sais, y’a un bateau à presque 14 h et puis le suivant c’est le soir tard,

ils ont supprimé celui de 16 h,

je me suis magné, j’avais cogné ma dent contre je sais pas trop quoi, j’ai demandé au café où il y avait un dentiste pour éviter que je ne meurs dans la nuit en hurlant mes pire secrets dans le silence de la lande et que les falaises répercutent tout ça de rochers en rochers jusqu’à retourner en poussière de souvenirs ainsi que la bible dit : tu  machin poussière tu truc poussière et voilà….

… j’ai écouté virginie despentes à la radio en rentrant, je me souviens du temps de 20six, quand elle avait son blog et que je façonnais abraham du bout de mon sourire, texte après texte, dans la joyeuseté de la foufoune de la fille aux bougies,

nous étions jeunes et larges d’épaule,

baiseurs joyeux insolents et drôles,

ça discutait sec dans les commentaires de blogs en blogs et sont apparus comme ça des tas de personnages fascinants, en vrac et en en oubliant : XXL, Hazam, despentes, le type pathétique qui me trollait régulièrement Eudeline, ça me faisait marrer tellement il se prenait au sérieux, comme quelques autres qui se pensaient tragique alors que ridicule, ou tout simplement humains peut être, julip, Maaa, abs, benrouf, ludomatic, phedia, cee, toxicavengeresse, l’incontournable KMS et plein d’autres plein d’autres, plein d’autres….

Il y avait aussi toutes celles qui m’ignoraient ostensiblement du haut de leur nombril phosphorescent qu’elles repeignaient tous les matins en tirant la langue un peu, se voulant à la limite d’une zone under, pensant que le faisage de gueule était une marque de grande personnalité artistiquement rebelle… j’en ai baisé des dizaines de ce genre, les oubliant ma bite encore luisante en cherchant où j’avais bien pu garer ma bagnole pour me tirer fissa…..

J’ai écouté virginie despentes à la radio, une femme assez fascinante tant par moment elle semble rigide dans une pensée taillée dans un diamant sans faille, et à d’autres hésitante et d’une infinie douceur…. sa timidité est aussi posée là, comme une poignée de main hésitante et sincère… je n’ai pas lu son dernier bouquin, Vernon Subutex, j’ai entendu qu’elle disait que c’était son pseudo sur facebook à un moment, j’ai toujours haï facebook, j’ai vu cela immédiatement comme une nasse étouffante, j’ai vu un piège déguisé en adolescent rebelle, j’ai vu le masque du genre que prennent les pédophiles sur le net pour coincer les gosses, le suite m’a conforté, le mot « ami » déjà est rédhibitoire… voulez vous prendre untel pour ami ????? c’est quoi cette phrase ???  prendre pour ami ???  … il est nécessaire de continuer ????

Ami !!!

Bon, la suite m’a donné raison, les données personnelles propriété de ces enculés, ensuite l’accaparage des revenus de pubs des petits sites, il y a des tas d’articles qui expliquent tout cela très bien, la censure du moindre bout de sein ou de bite montré alors que tu peux décapiter sans sourciller sur facebook, le mark machin s’en contrefiche, il se verse des seaux d’eau glacée sur la tête ce qui suffit à montrer comment il aide le monde…

Moi ce matin j’ai aidé l’afrique en me lavant la bite au savon, demain j’attaque le continent asiatique en me nettoyant le trou du cul avec de l’eau froide….

J’ai écouté despentes en rentrant, c’est dommage qu’elle n’ait plus de blog, que même vous tous n’ayez plus de blog, j’adorais lire la vie de chacun, j’aime le quotidien des autres, j’ai reçu un mail de matin de l’un(e) d’entre vous qui réagissait à ma note d’hier, et qui me racontait sa soirée et tout ça, j’adore ça qu’on me raconte les choses banales, les actes ordinaires, les habitudes répétitives….  

….quand j’étais môme on habitait des immeubles à pas cher, à loyers modérés modérés pendant que ma mère nourrissait ses trois mômes à la force de ses bras pendant que mon père s’était brisé à l’aube de sa quarantaine, mort et complètement mort, mon oncle me disait, dis son nom, dis son nom, il était inconscient,  dis son nom, et j’arrivais rien à dire, si ça se trouve si j’avais réussi à dire son nom, il passerait un de ces jours me voir sur l’île, vieillard majestueux en me disant, 

-     fils, tu peux me passer ce truc cdes pink floyd que j’aimais bien ?

et je lui répondrai,

-     je vais te faire plutôt écouter Benjamin clementine, c’est tout récent, on a toute la vie et toute la mort en pour en discuter ou pour se taire, ou pour rien, mais putain que j’aime te voir là sur mon fauteuil dans mon salon de ma minuscule maison bordélique en pierres sur ma petite île, demain, je te ferai visiter et je t’expliquerai comment c’était avant ici, avant que ces connards aient apporté leur fric et aient  barbouillé de merde ces pulsations de terroir que j’aimais tant, quand j’ai découvert cette ile par hasard, en me fiant à une boussole, avec un chien que j’avais à l’époque qui ressemblait à un loup qui s’appelait Charlie, sans dec, il s’appelait charlie, maintenant que tout le monde est charlie, il a bien fait de mourir y’a longtemps surement, il a disparu un jour chez des gens qui le gardait, mon chien que j’aimais moins parce que la vie m’emmerdait tellement à l’époque, je savais pas m’arrêter au présent, j’attendais des réponses alors qu’il n’y strictement aucune question. ??....

Quand j’étais mouflet, dans cet immeuble à pas cher qu’on habitait, ma fenêtre donnait chez des voisins, je les regardais mettre la table, allumer la télé, s’assoir, se lever, je trouvais ça fascinant cette vie de rien qui était tout…..

Mais y’a plus de blog, je ne sais pas si le quotidien de chacun se continue sur facebook, entre « amis », j’en sais rien, quand je serai riche, je rachèterai facebook et je lui mettrai la tête dans la cuvette des WC jusqu’au dernier sursaut, jusqu’à l’ultime tremblement et ensuite, je tirerai la chasse en me remontant les couilles comme j’ai vu Mickael Jackson le faire….

 

19/01/2015

... fart after fart...


podcast

.. et puis j’écoute l’album de benjamin clementine sur lequel je suis tombé par hasard, ça fait deux fois qu’il tourne sur l’ipod, mon très vieil ipod qui va mourir bientôt il faut que je sauvegarde tout ce que j’ai dedans mais je ne sais pas me servir d’itunes qui est une grosse merde et mes logiciels de substitution genre sharepod ou yamipod  refuse de reconnaitre l’engin, me disant qu’il avait été marié à une version d’itunes mécréante et qu’ils me pissaient à la raie moi et ma musique….

… du coup, je viens de commander un vieil archos 5, le mec en donne deux pour 75 euros, soit 120 gigas de stocks, je vais me démerder avec ça….

Je reviens d’une balade sur la falaise, face à la mer, il fait beau comme pas permis, un soleil lisse et doux, la mer parfaitement fluide, je suis sorti parce que j’ai continué à lire la depression nerveuse de madonna et que je n’arrive pas à me sortir de ce truc que j’ai écrit il y a mille ans, je peux rien écrire d’autre tant j’ai pas clos ce truc là, un sentiment d’infinitude comme par exemple quand tu meurs juste avant midi sous les balles d’une kalatchnikov alors que t’as plein de trucs sympas à faire l’après midi et le lendemain aussi et là il te manque quelque chose dont tu as encore l’usage : la vie dans ce cas précis….

..

Je suis rentré plus vite que prévu de ma balade parce que ça m’est apparu brutalement qu’il fallait que je termine définitivement ce truc, que je réécrive ce qui n’était pas dans le tempo, ce qui m’agaçait les yeux quand je lisais… j’ai remis benjamin clementine un peu plus fort, je suis à mon bureau, le morceau qui se réveille commence par du violoncelle on dirait avec un piano doux derrière, il commence à chanter, je n’aime pas trop cette mélodie ni sa voix sur ce morceau là, mais j’aime tant le piano et le violoncelle que je peux fermer les yeux en me suçant le pouce tranquillement…..

… je suis dubitatif quant au chapitre d’ouverture … ma madonna pisse et pète dans son lit..

… on n’a pas de deuxième chance de faire une première impression…

Supprimer le pet ?

Hum.

Je déciderai à la fin de l’album de benjamin clementine…

(tiens je te mets la première chanson en écoute)

15/01/2015

.. non rien...

… et puis, je suis là, à mon bureau, je regarde la nouvelle star parce que j’ai pas envie de regarder une histoire qu’on me raconte, j’ai plus envie d’écouter des gens donner leur avis sur tout et le reste, j’ai pas envie de réfléchir, je sais pas si je sais faire ça, alors j’ai mis la nouvelle star sur ma tablette, je suis retourné à mon bureau, bureau.jpg j’ai relu les premières pages de la depression nerveuse de madonna le bouquin que j’ai écrit il y a je ne sais plus combien d’années, j’aime bien comment les scènes s’encastrent les unes dans les autres, j’aime bien le recul aussi, j’aime bien le rire sur tout ça, j’aime bien quand ça se barre n’importe où, j’avais écrit ça parfaitement synchrone à moi-même, dans la parfaite rythmique cardiaque de mon souffle, c’était quand j’habitais là bas, je me souviens, de belles années que j’ai passées là bas, j’avais hébergé celle que j’aime tant quelques mois entre deux voyages dans les étrangers lointains qu’elle faisait tout le temps à l’époque, elle voulait regarder star academy je crois que ça s’appelait, j’avais vu quelques émissions avec elle, c’était l’année où Élodie frégé avait gagné, je m’en souviens car on avait regardé ça ensemble, assis sur le canapé bleu que j’avais acheté et que j’ai balancé à la déchetterie il y a quelque mois avant de venir m‘installer ici, sur cette petite ile, les lames avaient pétées les unes après les autres,  j’avais réparé ça comme j’avais pu, c’est à dire n’importe comment, sans aucune autre importance que le minimum de temps passé dessus, en pensant à autre chose, je m’en fous tellement de tout ça, mais quand je l’ai balancé à la déchetterie, j’ai eu une seconde suspendue, comme ça, qui est restée surement éternelle avec moi et mon passé..

Il est 21 h 50, j’ai vu qu’il y avait elodie frege qui était jury maintenant, je suppose qu’elle doit être connue ou reconnue pour être là, je connais pas ses chansons, j’aime pas les chansons quelles qu’elles soient, en général, j’aime la musique mais pas trop quand ça parle dessus , on navigue trop entre deux éthers incompatibles, les mots et les notes disent pas la même chose, parlent pas pareil, c’est un peu clivé pour moi, ou c’est des mots ou c’est de la musique , je veux dire pour entrer vraiment là dedans…

… j’écris parce que je parle à personne, j’ai juste été acheté un poulet à intermarché puis bu un café au troquet où je vais tout le temps, la patronne m’a dit je t’ai réservé un charlie hebdo, je pense que tu l’auras demain, je lui ai pas dit que j’en avais déjà acheté un à la maison de la presse, ça en fera deux, je ne l’ai pas lu, je suis pas sur que j’ai envie de le lire, je le donnerai sûrement à quelqu’un qui le voudra, je m’en fous un peu en fait, ..

Aujourd’hui, ils ont enterré tous ces gens, wolinski, le vieux juif, et cabu je sais pas trop d’où il venait, mais ça m’est revenu que son fils était mort y’a pas longtemps, mano solo, je connaissais mal mais c’est pas normal qu’un fils meurt avant son père, il riait encore après, je regrette de pas avoir pensé à ça avant, je lui aurai écrit un mot pour lui dire que je savais pas quoi dire,

…..que c’est pour ça qu’on écrit, parce qu’on sait pas trop quoi dire…..

…. Je suis trop loin maintenant de l’état d’esprit dans lequel j’avais écrit la depression nerveuse de madonna, j’ai essayé de le retrouver cet après midi, parce que j’ai tellement rien à dire que j’ai très envie d’écrire, mais ça n’a pas résonné, je suis trop loin de tout ça, je sais que j’ai besoin de plonger là dedans, il est un peu plus de 22 h, mon poêle vient de s’éteindre, je l’ai programmé pour ça, un poêle à pellets, il ne fait pas froid ici, sur cette ile, il a soufflé un peu cette nuit, la nuit prochaine je sais pas…

J’ai repensé un peu à mon père mort il y a mille ans, j’ai vidé un ou deux cartons de livres, je vais en jeter la presque totalité…

C’est …..

13/01/2015

... wait.... (et no see)..

… et puis j’attends, .. je sais pas quoi, mais pas du tout quoi, mais je trouve pas d’autre mot que ça, j’attends, je cherche même pas à savoir pourquoi cette sidération après tous ces meurtres,

et pour peu qu’on tienne à une apparence fardée de mots, ce que l’on peut nommer l’irruption du réel,

Avec sûrement des majuscules,

L’Irruption du Réel

Voilà, c’est plus présentable

Ce doit être ça, le Réel, cette sorte de sidération

Oui c’est le mot : sidération,

Ce doit être cela le réel, surement parce qu’il n’existe tellement pas le réel dans nos constructions quotidiennes, on le confond souvent avec les contraintes, que ce soit ces trucs qu’on est obligé de faire, tout le temps quoi, on le mélange souvent avec le compte en banque, le réel existe, la preuve ? j’ai plus de fric, on le mélange avec ce genre de choses un peu casse-burnes parce qu’on se confronte au réel, parce qu’il faut faire avec le réel…

parce que j’ai rarement entendu que le bonheur était le réel,

On le confond souvent   au quotidien, le réel…

J’ai écrit plein de fois que ça n’existait pas le réel, que c’était un point de vue, une perspective, rien d’autre qu’une perception.

Surement, surement..

…………………et puis y’a la sidération qui surgit..

..cette irruption brutale de l’inattendu,

je sais pas ce que j’attends, mais je sais pas non plus pourquoi j’ai été sidéré, je veux dire, des meurtres il y en a des milliers tous les jours, et de bien plus atroces, si tant est qu’on puisse hiérarchiser… je lis ça tout le temps, j’écoute ça, je regarde ça tout le temps, les machins de bombardements, de décapitations, de poignardages, de bousillages, de tout ce truc qui n’arrête jamais jamais, j’ai pas le souvenir de cette sidération…

….. de cette contamination de sidération, tu sais comme une avancée visqueuse de cette substance qui te fige un peu, qui te stupéfie dans l’attitude dans laquelle ça t’a surpris, comme dans les ruines de pompei, quand le Vésuve a tiré son polaroïd en rigolant sur tous ces gens qui vivaient au quotidien….  

 

…Et cette substance nous a quasi tous figé, je m’en rends compte en écoutant la radio, la télé, les journaux que je me suis remis à lire, non pas vraiment à lire, y’a rien à lire dans les journaux réellement, à survoler… j’étais pas seul bloqué dans le gluant, j’étais pas seul dans l’écarquillement…

Je sais pas pourquoi j’ai été dans cette sidération, peut être que c’est ce que j’ai écrit là haut, juste l’irruption du Réel, dont je croyais me moquer encore et encore de ce simple regard tendre….

J’ai bien fait d’écrire, je sais ce que j’attends maintenant…

J’attends de sortir de cet état là, sans m’ébrouer, sans me forcer, tu sais, je suis dans ma minuscule maison tout seul, je n’ai rien d’autre à faire, j’ai le temps de laisser les choses venir sans les réveiller brutalement…

J’écoute Changeless de Keith Jarett, le piano qui caresse la nuit comme ça… j’ai commencé à arranger mon salon comme je respire, par touche colorée… j’ai une maison vers l’intérieur, pas vers l’extérieur, je veux dire c’est pas une maison pour montrer c’est une maison pour moi, pour ma respiration, pour  mon odeur…

…. Tout à l’heure le silence va venir.. mais pas tout de suite… je vais remettre un truc de piano, peut être encore Keith Jarett, personnal mountain ou quelque chose comme ça, je vais prendre la vieille couverture rouge, me mettre sur le canapé, retrouver ce polar que m’a filé la fille aux bougies, placer la lampe bien dans l’axe des pages pour que ce soit bien éclairé et laisser la vie continuer..

 

Parce que les autres, ils ont beau dire ce qu’ils veulent à la radio, à la télé, n’importe où : parce que les autres ils continuent rien du tout, ils sont morts et complètement morts..

07/01/2015

.. dites leurs noms... tous leurs noms..

.. et puis ça met combien de temps un corps pour refroidir , juste après qu’il ait pris une balle deux balles trois balles ? juste après qu’il soit mort, le type, les douze types de ce matin, Ils sont morts, tu crois qu’ils sont froids maintenant ? il est 19 h et quelques, j’ai appris ça sur twitter, je regarde souvent twitter, je ne me souviens plus du premier message, un truc genre banal, attentat à charlie hebdo, et puis après y’en avait  plein, plein de messages, et puis le nombre de morts, et y’a eu un nom Cabu,  le premier que j’ai lu, cabu ? oh ?, c’est pas mon copain, je lisais pas charlie hebdo, mais merde cabu, on connait tous, on connait le nom, il était avec dorothée, tu te souviens, non, même si on regardait pas dorothée à la télé, c’était débile, on regardait pas, mais on connaissait quand même, y’avait cabu, et puis c’était écrit, cabu est mort, je te dis je le connaissais pas,  il est mort bon, ça arrive mais mort normalement, ca va mais mort normalement, à sa maison, tu sais, dans son fauteuil tu sais, un dernier regard à la famille, un dernier regard aux meubles et pouf, bon, ça, ça va, c’est la vie, c’est la mort, mais  pas comme j‘ai eu le flash, allah ouakbar et tac tac tac tac tac une balle, du sang, ça fait mal une balle tu crois? tu restes conscient combien de temps après ? tu regardes tes copains  combien de temps après le tac tac tac,, la balle dans le ventre, dans la tête, quelque part où ça va te faire mourir, et allah ouakbar, tac tac tac, j’ai pensé à wolinski tout de suite, j’aimais bien wolinski, il avait dit si je meurs je veux être incinéré et que mes cendres soient mises par sa femme dans les wc pour pouvoir regarder son cul encore et encore..

Moi aussi je veux ça, moi aussi, venez pisser les filles, je suis mort…

J’ai pensé à wolinski, et non, wolinski pouvait pas être là, il est vieux maintenant 80 et quelques je crois, il devait être chez le toubib surement parce qu’il avait toussé cette nuit, non pas wolinski, mais ça a pas tardé, cabu, wolinski, morts kaputt, tac tac tac, allah ouakbar, je sais pas si les corps sont froids à cette heure ci, je sais pas combien de temps ça met à refroidir un corps après le tac tac tac.. et puis j’ai pleuré un peu quand j’ai entendu que Bernard Maris était mort, je le connaissais pas non plus, mais bon, je l’écoutais le matin, tu sais sur France inter, sa voix le matin quand tu prépares le café que tu fais caca, pipi, que tu t’habilles, te laves, le matin au chaud, au tiède, il parlait à la radio, y’avait sa voix avec l’accent un peu je sais pas quoi, un peu chaud, un peu tiède, il était à la maison donc, chez moi, les matins, je l’entendais, j’aimais ce qu’il disait en plus, et là, j’ai eu le même flash, tac tac tac allah ouakbar, la balle, tu as mal bernard ? ça te fait mal, bernard ? prends ma main, bernard, je t’aime, tu sais, je peux vous dire que ça, à tous, à tous ceux qui tac tac tac, je t’aime, ..

Et les autres aussi, les autres aussi, il faut dire les noms, je les connais pas tous, j’en ai cité un deux trois, mais dire les noms, parceque derrière les noms, y’a des corps chauds, y’a des corps chauds qui refroidissent maintenant, qui refroidissent,

Me dis pas qu’ils sont déjà froids, me dis rien..

 

05/01/2015

... back... (not in USSRR)..

.. et puis ça m’a fait sourire le bouquin de houellebecq, y’a plein de pages bien chiantes sur je sais même plus quoi, des enfumages de théories que je survolais en pensant à autre chose, voire en survolant le compte twitter de cul que j’ai créé y’a pas longtemps en traquant les mots clés à base d’animalité bien gluante, je fais pas dans la dentelle pour le cul, je veux dire, si tu veux faire de la dentelle, inscris toi à un club, je suis sûr qu’il y en a ici, des clubs de dentelles avec des circonvolutions pleines de mots sucrés, et tellement propres et des madeleines avec du thé, si tu veux du cul propre amène tes madeleines et une serviette, ….  Je fais pas dans la dentelle pour le cul parce que sinon, c’est pas du cul, c’est de la reproduction catholique transcendée, t’as pas remarqué que dans les églises, j’y ai été une fois ou deux parce que ça horrifiait ma mère que j’ose entrer dans une église, ma mère juive mais si peu, ma mère qui ne nous aime pas mes frères et moi sauf un, celui qu’elle a déguisé en fille, elle voulait une fille et n’était pas maternelle, elle voulait une fille pour qu’elle vive ce qu’on lui avait empêché elle de vivre parce que de ce temps là, monsieur, de ce temps là, les femmes, monsieur, les femmes…..

T’as pas remarqué que dans les églises, le mot qui revenait était le mot joie, entrons dans la joie, soyons en joie, je me suis demandé d’où venait ce mot joie, c’est pas un mot qui a des chaussettes sales, que sent sous les bras, je me suis demandé d’où venait ce mot joie jusqu’à ce que je comprenne qu’il évitait le mot plaisir, le mot plaisir qui sent le coït, qui sent la sueur qui sèche sur les seins qui reprennent leur respiration après la jouissance, on ne dit pas plaisir dans les églises, on dit joie, parce que le mot joie n’a pas de braguette…

… et ma mère donc qui voulait une fille qui n’aimait pas être mère, qui faisait semblant, c’est pas facile de faire semblant tout le temps, qui s’en voulait de pas nous aimer, mais Winnicott n’avait pas encore écrit, et qui lisait Winnicott en ce temps là, monsieur, les femmes monsieur, les femmes…

………Ce temps là qu’un zemmour regrette parce que c’était le temps de son enfance, maman était à la maison, rien n’est plus beau que les mains d’une femme dans la farine, papa rentrait du boulot et garant la R16 sur le parking de la cité, le petit eric travaillait dans sa chambre parce que quand on travaille, monsieur, quand on  travaille on gagne plus monsieur, on gagne plus mais voilà voilà, c’est pas resté figé tout ça, la vie c’était pas un  polaroïd, ça venait d’être inventé, il avait fait une  photo de ce temps là, le petit eric et puis voilà voilà, l’image a bougé, a débordé le cadre, c’était les petits mecs à cheveux longs qui mettaient leur mains dans les culottes des filles qui disaient un peu non à cette époque, mais qui écartaient quand même les jambes pour que la main puisse s’épanouir et glisser sur tous ces poils, en ce temps là monsieur, les poils sentaient la foufoune, la bite grossissait dans le jean un peu serré quand même, c’étaient les petits mecs qui glandaient à l’école qui respiraient leur doigts qui séchaient bien trop vite et qui les glissaient dans la bouche en cœur des filles énervées par ce putain de désir de se faire mettre brutalement qui les enveloppait avec cette vapeur floue.. et pour notre éric ça collait plus tout ça, ca ressemblait aux exercices de physique qui étaient faits en avance, ça ressemblait pas à cette lecture de la torah qui conceptualisait d’étranges détails, comme si chaque poussière était dépositaire d’un secret qui allait résoudre l’ineffable problème du pourquoi du comment…

(qui n’a aucune solution)

 

C’était injuste tout ça, c’était injuste, c’est sur cette injustice que la France s’est suicidée parce que la faute c’est toujours celles des autres..

Y’a pas d’idée hors de la vie, tu sais, y’a pas de théorie sans histoire personnelle…

Toujours…

Et puis le bouquin de houellebecq m’a fait sourire parce que c’est toujours la même histoire d’un type qui s’en fout un peu, qui veut baiser et qui est ravi que les putes existent, les femmes c’est pas son truc, en tant qu’individu, en tant que possible être humain, mais houellebecq n’échange avec personne, c’est juste un type qui  a inventé youporn avant que ça existe, qui regarde le monde de loin, de très loin, qui n’a pas le nez dans le guidon, il lit les journaux comme ça, il n’a pas d’idée, je veux dire, aucune idée particulière donc toutes les idées en même temps, dans le nuage de mots qui s’évapore de tous ces journaux y’a le mot islam en lettre tranchantes qui se dessine, il a pas d’idée et il les a toutes alors, il s’amuse avec ce mot,

Et puis tu sais y’a ces guignols aussi de gauche qui se désinfectent dès qu’on prononce le mot FN alors que jusqu’à ces derniers mois, c’était des clowns, les extrêmes droites, mais les mots finissent par créer l’existence, à force de les nommer, on les a fait exister, le danger, le vrai, c’était l’autre énervé , président précédent qui disait à voix haute et qui en était fier, qui en avait fait un quasi slogan de campagne de dire tout haut ce que l’on pense tout bas, tu te souviens de la droite décomplexée, dire tout haut ce que l’on pense tout alors que connard,

c’est exactement l’inverse de la civilisation,

que l’être humain a mis des siècles pour justement ne pas dire tout haut ce que l’on pense tout bas parce qu’on pense tous des saloperies, parce qu’on est tous des barbares mais juste on transcende mon gars, on dit rien on évacue, on artistique, on littérature, on ne dit pas, on vit avec les autres avec comme barrière humaine, très humaine l’empathie, qui nous empêche de faire à l’autre ce que l’on refuse qu’il nous fasse,

C’est l’autre qui a ouvert les vannes de la haine, l’autre président énervé qui a désigné officiellement des cibles, lâchez les chiens, je valide, je me souviens du discours sur les roms, personne ne s’occupait des roms à l’époque, c’était un truc local, quasi inexistant, dans la vie de tous les jours avec ses hauts et ses bas, il pouvait pas désigner les arabes, ça fait peur les arabes, y’a des états, y’a des masses, y’a des armes, y’a des fatwas, c’est des fous aussi ceux là, mais bon l’autre énervé ils pouvait pas les citer alors il a dit les roms, bons trois caravanes par ci par là, c’était facilement massacrables, lâchez les chiens, mais putain une fois les chiens lâchés ils sentent l’odeur du sang et on les retient plus, voilà, c’est parti mon gars, la boite est ouverte, ca dégouline gluant comme du sang noir, on n’est pas sorti de l’auberge, et..

.. et je sais plus ce que je voulais dire, je construis pas de théories, tu sais,  cherche pas des idées habillées en haute couture, y’a ailleurs tout ça, cherche pas ici ce que tu peux trouver ailleurs sinon va ailleurs ce sera moins cher et mieux présenté..

Et puis donc houellebecq, s’est amusé avec tout ça, pour rigoler, il a placé l’installation d’un islam tout doux, allié à la gauche et à la droite, les femmes comme dans toute religion sont retournées dans l’ombre, avec comme seul éclairage la lampe torche sous les jupes pour qu’on les baise, il se convertit à l’islam à la fin, ben dame, le rêve de sa vie, non pas l’islam, il s’en contre fiche mais le salaire les quatre épouses dont une de quinze ans pour jouer un peu…

C’est simple comme tout, c’est juste très humain c'est-à-dire le truc qu’on pense mais qu’on dit pas en vrai…

Mais on a parfaitement le droit d’en faire un roman,  ça sert à ça les romans…

(et le cul aussi)

A dire ce que l’on tait…