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23/02/2015

... story time.. (la même avec moins de fautes d'ortho).. je me suis relu..c'est trop bien...

… et puis je suis nul en roman, mais vraiment, je veux dire, je peux inventer une histoire, c’est pas spécialement difficile, une histoire quelconque je veux dire, une histoire extraordinaire, il suffit de prendre ce qu’il se passe dans la vie, je veux dire cette nuit, j’ai eu envie de pisser, depuis que j’habite là, dans ma maison toute en vrac, je monte une bassine parce que les chiottes sont en bas de l’autre coté, c’est pas chauffé, y’a plein de bordel entre les lits et les escaliers, les escaliers :  c’est moi qui les ai faits, pour te dire si c’est tordu avec en sus l’option de traviole,

c’est chez moi quoi,

et quand je suis seul, je mets une certaine forme d’élégance à laquelle je tiens dans une jolie boite en bois de ma tante rachel qui est morte il y a deux ou trois ans et qui m’a dit à bientôt juste avant de mourir et c’est sympa de dire ça quand tu sais que tu n’en as que pour trois ou quatre heures maxi, et j’ai répondu à bientôt, rachel et elle avait raccroché et puis voilà, maintenant la jolie boite est à moi, avec aussi un tube de rouge à lèvres qui lui appartenait parce qu’on nous a demandé ce qu’on voulait garder d’elle dans toutes ses affaires, ses meubles, ses objets, dans les trucs de valeur tu vois le genre, elle avait pas d’enfants, elle avait plus personne à part nous, la fille aux bougies a dit -le tube de rouge à lèvres, celui qui est posé sur la tablette devant l’entrée en dessous du miroir, elle le passait sur ses lèvres chaque fois avant de sortir, rachel, en se regardant dans le miroir, et c’est le seul truc qui a de la valeur parce que c’est très près d’elle et voilà comment ici on hiérarchise les choses, dans mon monde à moi, on n’a pas pris l’argent, les couverts dans les boites en velours, on n’a rien pris de ça, on a pris le tube de rouge à lèvres et la boite en bois,  la boite en bois parce qu’elle était jetée dans un coin, parce qu’elle allait partit à la déchetterie et elle pleurait un peu je crois, la boite en bois, alors je l’ai prise et je mets dedans mon élégance, une certaine forme d’élégance à laquelle je tiens,  quand je suis seul chez moi, l’élégance d’aller me geler les couilles et me casser les dents pour aller pisser en pleine nuit quand je suis seul..

Voilà pourquoi j‘ai monté une bassine, une très ordinaire, tu la vois tu la remarques pas, sit’es obligé de faire un témoignage sur elle, tu galères, une bassine très quelconque capable d’accueillir en pleine nuit le pipi de moi, genre entre un demi litre et trois litres, livraison en plusieurs fois si les conditions sont réunies… cette nuit, bingo envie de pipi, je me mets à genoux sur mon matelas posé sur le plancher tout neuf, il a un an ou deux, c’est la femme qui habite au bout du village qui me l’a posé, elle fait des travaux en tout genre, elle était tailleuse de pierre avant, tu l’énerves pas , elle peut te clouer sur la falaise avec son petit doigt, d’un autre côté t’as pas trop envie de la baiser non plus, mais bon, c’était pas le deal…

Je me mets à genoux sur mon matelas posé par terre, je prends la bassine, mon petit zizi de juif et je pisse et ça aurait pu s’arrêter là sauf que…

… sauf que au moment de poser la bassine je me rends compte que c’était pas la bassine..

.. oh ?

.. c’était le panier d’osier que j’avais monté la veille parce y’avait plein de chose à monter avant d’aller au lit.

Liste des choses à monter :

-         Ma tablette samsung galaxy note 10.1 et son alimentation

-         Mon téléphone sans fil panasonic dont la base est en bas avec ..  avec rien du tout, juste au cas où tu m’appellerais, tu as dit que tu m’appellerais et tu l’as pas fait et je pars demain pour genre quinze jours…

-         Un bouquin papier de jonathan tropper  « Pertes et Fracas » en 10/18

-         Ma liseuse Kobo touch avec mes deux mille bouquins dedans au cas où ..

-         Deux paires de loupes, je sais pas pourquoi

-         Un flacon plein de donormyl pour donormyler justement

-         Un flacon  vide de donormyl que j’ai oublié de poubeller depuis plein de jours

-         Une chaussette, j’ai jamais trouvé l’autre

-         Un stylo  roller de marque CROSS que m’a offert la fille aux bougies et même que j’ai galéré pour trouver des recharges

-         le grand cahier jaune sur lequel j’ai commencé à écrire ..(mais on verra ça plus tard)..

.. … sauf que au moment de poser la bassine je me rends compte que c’est pas la bassine mais ce putain de panier d’osier… j’ai tout jeté en l’air genre c’est en feu, c’est pas en feu en vrai, c’est une expression pour montrer le geste non réfléchi, reflexe panique, tu vois…

Evidement y’avait pas de pipi dans le panier parce que les paniers en osier sont plein de trous et que tout passe à travers et que en dessous le travers, ben oui..

… ben oui, c’est le matelas, les draps,  la couette, tout ça quoi…

Bon je raconte pas la suite, tu l’as vécue d’une façon ou d’une autre dans ta vie à toi et le but de lire ici, c’est le plaisir pas le rappel des moments douloureux de la vie…

..

Donc je te disais que si tu veux raconter une histoire extraordinaire t’avais qu’à raconter ta vie, et juste extrapoler un peu… tu vois que j’avais raison..

Où est l’extrapolation ?

Ben là ou tu veux c’est facile, regarde comment on extrapole :

…. Le matelas est plein de pipi, oh putain, vite on arrache les draps,  le matelas est trempé merde merde, on tire le matelas pour le mettre ailleurs , où ? n’importe où mais bon on va dormir dans le pipi presque froid quand même, on tire le matelas, il craque oh putain de merde, la toile se déchire, oh putain de merde et à ce moment précis de l’ordinaire banal de ta vie quelconque ,tu vois quoi ?

Quoi ?

Un truc dans le matelas, y’a un truc dans le matelas dans les trucs tout marron du dedans du vieux matelas ??

Oups, c’est quoi ?

Ça ressemble à une enveloppe, tu la prends, y’a un  truc écrit dessus, tu vois mal tu vois un peu trouble.. ah oui, les loupes que t’as mis dans le panier d’osier avant de monter sans savoir pourquoi, voilà : maintenant tu sais pourquoi,

Les moyens justifient la fin

Tu penches un peu l’enveloppe pour mieux l’éclairer, n’oublie pas, le décor, la nuit, la petite chambre en bois, là haut, dans le grenier, la petite veilleuse avec l’ampoule de 25 watts, tu penches un peu l’enveloppe et tu lis :

Oh lala

Oh lala

Y’a écrit ;

Dans cette enveloppe la preuve absolue  que dieu n’existe pas, c’est irréfutable, dans l’enveloppe tous les détails dans les principales langues qui font chier la population..

Oh là là..

A ce moment là, tu entends un bruit en bas, ça semble venir du jardin, tu t’avances vers le velux, c’est la pleine lune, oh lala, y’a des ombres, des gens qui marchent dans ton jardin, ils ont l’air d’avoir une cagoule, ils ont l’air de tenir une kalachnikov, il y a y un  truc au bout d’un bâton, c’est un  drapeau, y’a des lettres arabes Oh putain c’est Daesh, comment ils savent t’as pas le temps de faire ton enquête, il faut que tu te sauves de là, le velux de la chambre de l’autre coté d’où tu es, s’entrouvre, une main passe oh lala t’es mort de peur,

-         N’aies pas peur dit la main, regarde mon bracelet ,  y’a écrit mossad sur le bracelet, je suis venu te sauver..

Quoi ? le mossad, mais comment ils ont su ?

Je me méfie, je veux dire je sais pas trop ce que je dois faire, je percute brutalement qu’une femme m’a souri dans la rue ce matin, une jolie brune avec des beaux seins, c’est la solution, je pense, je sors par le troisième velux que j’avais oublié ouvert justement avec une échelle posée derrière, je suis pas soigneux dans le fond, je me sauve de la maison envahie par daesh et le mossad, dans la ruelle je vois une voiture avec un gyr^phare marqué CIA, il me semble apercevoir un type qui ressemble à poutine derrière le bosquet, ainsi que daniel schneidermann sur le toit en face qui vérifie comment BFM et France inter font leur boulot, la réponse est non, j’arrive à prendre le sentier secret que ne connaissent que ceux qui ont la carte Insulaire qui te permet d’avoir des réductions sur le bateau et je file vers le bourg à la jolie brune m’a souri ce matin, elle est toujours là, en train de sourire, en peignoir de nuit de satin doublé parce qu’il ne fait pas chaud..

-         tu .. ? je dis..

-         je… elle répond en écartant lentement son peignoir de satin doublé à cause du froid pour me montrer sa culotte, elle a deviné que j’aime les culottes..

-         et tu n’as pas tout vu, elle dit, elle braque une mini lampe de poche sur sa culotte, j’éjacule immédiatement dans mon non slip que j’ai pas, elle a une culotte trouée, celle que j’avais commandée pour noel au cas où tu viendrais…

..

Bon.. tu vois comment la simple réalité te permet d’écrire une histoire palpitante avec sopalin…

C’est pas difficile d’inventer une histoire extraordinaire, non, c’est juste pas mon truc,

Mon truc c’est….

... story time..

… et puis je suis nul en roman, mais vraiment, je veux dire, je peux inventer une histoire, c’est pas spécialement difficile, une histoire quelconque je veux dire, une histoire ectraordinaire, il suffit de prendre ce qu’il se passe dans la vie, je veux dire cette nuit, j’ai eu envie de pisser, depuis que j’habite là, dans ma maison toute en vrac, je monte une bassine parce que les chiottes sont en bas ded l’autre coté, c’est pas chauffé, y’a plein de bordel entre les lit et les escaliers, les escaliers, ; c’est moi qui les ai faits, pour te dire si c’est pas tordu avec en sus l’option de traviole,

c’est chez moi quoi,

et quand je suis seul, je mets une certaine forme d’élégance dans une jolie boite en bois de ma tante rachel qui est morte il y a deux ou trois ans et qui m’a dit à bientôt juste avant de mourir et c’est sympa de dire ça quand tu sais que tu n’en as que pour trois ou quatre heures maxi, et j’(ai répondu à bientôt rachel et elle avait raccroché et puis voilà, maintenant la jolie boite est à moi, avec aussi un tube de rouges à lèvres qui lui appartenait parce qu’on nous a demandé ce qu’on voulait garder d’elle dans toutes ses affaires, ses meubles, ses objets, dans les trucs de valeur tu vois le genre, elle avait pas d’enfants, elle avait plus personne à part nous, la fille aux bougies a dit le tube de rouge à lèvres, celui qui est posé sur la tablette devant l’entrée en dessous du miroir, elle repassait sur ses lèvres chaque fois avant de sortir en se regardant dans le miroir, et c’est le seul truc qui a de la valeur parce que c’est très près d’elle et voilà comment ici on hiérarchise les choses, dans mon monde à moi, on n’a pas pris l’argent, les couverts dans les boites en velours, on n’a rien pris de ça, on a pris le tube de rouge à lèvres et la boite en bois,  parce qu’elle était jetée dans un coin , parce qu’elle allait partit à la déchetterie et elle pleurait un peu je crois, la boite en bois ,alors je l’ai prise et je mets dedans mon élégance, une certaine forme d’élégance quand je suis seul chez moi, l’élégance d’aller me geler les couilles et me casser les dents pour aller pisser en pleine nuit quand je suis seul..

Voilà pourquoi j‘ai monté une bassine, une très ordinaire, tu la vois tu la remarques pas,si  t’es obligé de faire un témoignage sur elle, tu galères, une très quelconque capable d’accueillir en pleine nuit le pipi de moi, genre entre un demi litre et trois litres, livraison en plusieurs fois si les conditions sont réunies… cette nuit, bingo envie de pipi, je me mets à genoux sur mon matelas posé sur le plancher tout neuf, il a un an ou deux, c’est la femme qui habite au bout du village qui me l’a posé, elle fait des travaux en tout genre, elle était tailleuse de pierre avant, tu l’énerves pas , elle peut te clouer sur la falaise avec son petit doigt, d’un autre côté t’as pas trop envie de la baiser non plus, mais bon, c’était pas le deal…

Je me mets à genoux sur mon matelas posé par terre, je prends la bassine, mon petit zizi de juif et je pisse et ça aurait pu s’arrêter là sauf que…

… sauf que au moment de poser la bassine je me rends compte que c’était pas la bassine..

.. oh ?

.. c’était le panier d’osier que j’avais monté la veille parce y’avait plein de chose à monter avant d’aller au lit.

Liste des choses à monter :

-         Ma tablette samsung galaxy note 10.1 et son alimentation

-         Mon téléphone sans fil panasonic dont la base est en bas avec ..  avec rien du tout, juste au cas où tu m’appellerais, tu as dit que tu m’appellerais et tu l’as pas fait et je pars demain pour genre quinze jours…

-         Un bouquin papier de jonathan tropper  « Pertes et Fracas » en 10/18

-         Ma liseuse Kobo touch avec mes deux mille bouquins dedans au cas où ..

-         Deux paires de loupes, je sais pas pourquoi

-         Un flacon plein de donormy pour donormyler justement

-         Un flacon  vide de donormyl que j’ai oublié de poubeller depuis plein de jours

-         Une chaussette, j’ai jamais trouvé l’autre

-         Un stylo  roller de marque CROSS que m’a offert la fille aux bougies et même que j’ai galéré pour trouver des recharges

-         le grand cahier jaune sur lequel j’ai commencé à écrire ..(mais on verra ça plus tard)..

.. … sauf que au moment de poser la bassine je me rends compte que c’est pas la bassine mais ce putain de panier d’osier… j’ai tout jeté en l’air genre c’est en feu, c’est pas en feu en vrai, c’est une expression pour montrer le geste non réfléchi, reflexe panique, tu vois…

Evidement y’avais pas de pipi dans le panier parce que les paniers en osier sont plein de trous et que tout passe à travers et que en dessous le travers, ben oui..

… ben oui, c’est le matelas, les draps,  la couette, tout ça quoi…

Bon je raconte pas la suite, tu l’as vécue d’une façon ou d’une autre dans ta vie à toi et le but de lire ici, c’est le plaisir pas le rappel des moments douloureux de la vie…

..

Donc je te disais que si tu veux raconter une histoire extraordinaire t’avais qu’à raconter ta vie, et juste extrapoler un peu… tu vois que j’avais raison..

Où est l’extrapolation ?

Ben là ou tu veux c’est facile, regarde comment on extrapole :

…. La matelas est plein de pipi, oh putain, vite on arrache les draps,  le matelas est trempé merde merde, on tire le matelas pour le mettre ailleurs , où ? n’importe où mais bon on va dormir dans le pipi presque froid quand même, on tire le matelas, il craque oh putain de merde, la toile se déchire, oh putain de merde et à ce moment précis de l’ordinaire banal de ta vie quelconque ,tu vois quoi ?

Quoi ?

Un truc dans le matelas, y’a un truc dans le matelas dans les trucs tout marron du dedans du vieux matelas ??

Oups, c’est quoi ?

Ça ressemble à une enveloppe, tu la prends, y’a un  truc écrit dessus, tu vois mal tu vois un peu trouble.. ah oui, les loupes que t’as mis dans le panier d’osier avant de monter sans savoir pourquoi, voilà : maintenant tu sais pourquoi,

Les moyens justifient la fin

Tu penches un peu l’enveloppe pour mieux l’éclairer, n’oublie pas, le décor, la nuit, la petite chambre en bois, là haut, dans le grenier, la petite veilleuse avec l’ampoule de 25 watts, tu penches un peu l’enveloppe et tu lis :

Oh lala

Oh lala

Y’a écrit ;

Dans cette enveloppe la preuve absolue  que dieu n’existe pas, c’est irréfutable, dans l’enveloppe tous les détails dans les principales langues qui font chier la population..

Oh là là..

A ce moment là, tu entends un bruit en bas, ça semble venir du jardin, tu t’avances vers le velux, c’est la pleine lune, oh lala, y’a des ombres, des gens qui marchent dans ton jardin, ils ont l’air d’avoir une cagoule, ils ont l’air de tenir un kalachnikov, il y a y un  truc au bout d’un bâton, c’est un  drapeau, y’a des lettres arabes Oh putain c’est Daesh, comment ils savent t’as pas le temps de faire ton enquête, il faut que tu te sauves de là, le velux de la chambre de l’autre coté d’où tu es, s’entrouvre, une main passe oh lala t’es mort de peur,

-         N’ais pas peur dit la main, regarde mon bracelet ,  y’a écrit mossad sur le bracelet, je suis venu te sauver..

Quoi ? le mossad, mais comment ils ont su ?

Je me méfie, je veux dire je sais pas trop ce que je dois faire, je percute brutalement qu’une femme m’a souri dans la rue ce matin, une jolie brune avec des beaux seins, c’est la solution, je pense, je sors par le troisième velux que j’avais oublié ouvert justement avec une échelle posée derrière, je suis pas soigneux dans le fond, je me sauve de la maison envahie par daesh et le mossad, dans la ruelle je vois une voiture avec un gyr^phare marqué CIA, il me semble apercevoir un type qui ressemble à poutine derrière le bosquet, ainsi que daniel schneidermann sur le toit en face qui vérifie comment BFM et France inter font leur boulot, j’arrive à prendre le sentier secret que ne connaissent que ceux qui ont la carte Insulaire qui te permet d’avoir des réductions sur le bateau et je file vers le bourg à la jolie brune m’a souri ce matin, elle est toujours là, en train de sourire, en peignoir de nuit de satin doublé parce qu’il ne fait pas chaud..

-         tu .. ? je dis..

-         je… elle répond en écartant lentement son peignoir de satin doublé à cause du froid pour me montrer sa culotte, elle a deviné que j’aime les culottes..

-         et tu n’as pas tout vu, elle dit, elle braque une mini lampe de poche sur sa culotte, j’éjacule immédiatement dans mon non slip que j’ai pas, elle a une culotte trouée, celle que j’avais commandée pour noel au cas où tu viendrais…

..

Bon.. tu vois comment la simple réalité te permet d’écrire une histoire palpitante avec sopalin…

C’est pas difficile d’inventer une histoire extraordinaire, non, c’est juste pas mon truc,

Mon truc c’est….

19/02/2015

... kaddish time...

… et puis elle m’a envoyé son dessin par texto, le soir, il devait être je sais pas 21h quelque chose, je regardais la série Chefs sur ma tablette samsung galaxy note 10.1, posée sur la table basse du salon, ma seule pièce en bas, celle que je ne quitte jamais, sauf pour aller dormir, dans la nuit ; là haut dans ma cabane dans le grenier qui est tout en bordel intégral avec tous les cartons en vrac pas déballés et les machins qui trainent et tu parles j’ai dormi la moitié de la journée, j’ai rien foutu encore..bon,on y va ?

.. et j’ai été scotché par son dessin là que je te mets là, elle avait dix ans quand elle l’a fait, elle m’a dit, .. 

Elle, c’est…… je sais pas…….. je l’appelle ma quasi sœur, oui, on peut dire ça, je me suis senti tout de suite à l’aise avec elle comme si je la connaissais depuis toujours, j’ai jamais eu envie de la baiser, même si elle veut que je l’appelle la bombasse à gros seins, elle peut entrer dans la famille….

Elle m’a pas envoyé son dessin comme ça, je veux dire l’histoire a commencé samedi dernier, je crois qu’elle m’a appelé, oui c’est ça , je reconnais jamais sa voix au début, ça me surprend toujours qu’elle m’appelle, que n’importe qui m’appelle par ailleurs, elle m’a dit tout de suite, ils ont téléphoné, ils m’ont dit que ma tante était partie, ben où elle a demandé, elle a dit je croyais qu’elle s’était sauvée de la maison de retraite, qu’elle..

Bon je vais pas te raconter l’histoire, tu la connais par cœur…. Je lui ai dit, je vais dire un kaddish pour elle, elle a dit merci..

Je lui ai envoyé un texto le lendemain : ça va ? un truc comme ça, elle a du me répondre je suis enrhumée, un truc comme ça..

Et puis y’ a eu un jour, y’a eu une nuit y’a eu un autre jour, une autre et bla bla bla  jusqu’à aujourd’hui..

J’ai cliqué son nom sur mon tel, version sms, juste pour avoir de ses nouvelles, l’enterrement tout ça je me suis dit, mais non, sa tante n’est pas enterrée en France, elle est partie en avion en israel, elle devait avoir peur des profanations peut être, mais elle m’a dit j’ai écrit sur elle mais à la main, manuscrit, c’est illisible, je lui ai dit que ce n’était pas pour lire, mais pour regarder....bon,on y va ?

 

Elle a tout recopié, elle m’a envoyé toute l’histoire sur mon mail, elle écrit bien, elle écrit ce qu’il faut, elle est jamais dans le pathos, elle raconte très simplement l’amour, le passé, les mots, elle l’appelait maman parce que sa vraie maman bon, elle a dit aussi je l’avais dessiné quand j’avais dix ans..

-         Je connais pas le kaddish, elle a dit

-         Moi non plus j’ai répondu, juste la première phrase, le reste j’invente

Et puis elle a retrouvé le dessin..

-         Picasso j’ai dit

-         Tu trouves que ça fait cubiste ?

-         Picasso à 10 ans dessinait comme Raphael, j’ai écrit

-         Encore un juif

…………j’ai regardé la série jusqu’au bout, puis je suis monté, j’ai toujours sommeil en ce moment..

-         Tu m’autorises à publier ton dessin de dix ans ?

-         Oui, personne n’a jamais parlé d’elle…

 

 

18/02/2015

.. fifthty ONE nuances of ta culotte..

.. et puis il fait beau encore aujourd’hui, comme hier, un ciel tout bleu bleu, cette lumière dont je t’ai déjà parlée, tirant sur le blanc, franche, nette, prête à rire, hier, je suis passé au marché , y’a une ou deux femmes de pêcheurs qui vendent des dorades, des araignées, des merlans, ça dépend des jours, j’achète de temps en temps, pas trop souvent, y’a toujours une ou deux personnes avant moi, qui parlent de la fraicheur retrouvée du gout du naturel, y’a une ou deux personnes toujours avant moi qui se la racontent sur l’authentique, le bio, le retour au vrai et toutes ces conneries qui me donnent envie d’éclater  de rire ou alors de lance-flammer avec des yeux crispés diaboliques, mais je bouge pas en vrai, je me dis que c’est comme ça, il y en aura de plus en plus sur cette île de cette sorte de gens qui n’ont rien à se raccrocher d’autres que cette histoire qu’on leur a vendue et qu’ils ont achetée, extatiques et transcendés..

Je serai de plus en plus seul sur cette ile, ça devient inéluctable, je ne peux pas accepter de côtoyer cette sorte de gens, je ne peux pas accepter de dire des banalités matin, midi et soir, tu sais ce que j’ai entendu la dernière fois ? moi je peux pas vivre sans Handel…. Sans déconner, devant des dorades nues posées sur de la glace pilée.. je peux pas vivre sans handel….  J’ai fermé les yeux pour une courte prière mon dieu si tu existes épargne les, ils ne savent pas ce qu’ils disent je n’ai rien contre handel que je ne connais que de nom ou d’écoute au hasard, mais tu vois, je te parie mes couilles au court bouillon que cette personne est incapable de discerner n’importe quel morceau de musique classique d’un  autre.. c’est juste un masque posé que du vide… c’est juste un équilibre sur la vie, c’est juste un complément verbal au lyxancia….

… et puis il fait beau encore aujourd’hui, je vais surement reprendre mon scooter et aller faire un tour de l’autre côté de l’ile, à cet endroit précis où je me suis posé hier.. 20150217_103508.jpgtu sais je ne me sens pas concerné par grand-chose, mais je fais attention de plus en plus à me poser physiquement dans le présent, à coïncider la peau avec le jour qui passe, à devenir poussière…

… j’ai un peu toujours sommeil en ce moment, je n’ai pas fait grand-chose ces derniers jours que de lire un peu, je viens de finir deux bouquins de pierre lemaitre, deux polars avec un commissaire d’un mètre quarante cinq et chauve, ça se lit avec plein de plaisir, j’ai pas lu le bouquin de lui Au revoir, là haut, qui a eu le prix goncourt ou nobel ou de je sais pas quoi, je vais le faire surement, l’écriture est simple, les histoires parfois étonnantes, personne n’est jamais qui on pense qu’elle soit, ça s’inverse, se retourne, ca se lit bien sur la terrasse du café où je vais tous les matins, avec mon blouson de cuir marron, j’alterne avec le noir, mon jean gris clair, j’en ai quatre identiques, mon scoot posé devant, la patronne qui m’appelle maintenant par mon prénom et me donne des nouvelles, y’a du monde en ce moment, ce doit être les vacances quelque part, on croise des femmes entre deux âges en déshérence qui fument sur la terrasse avec ce regard un peu ailleurs mais tu sais que tu es le seul mec du périmètre et qu’on peut pas fumer autant quand même…

…. J’ai rallumé le chauffage, il fait beau très beau mais un rien froid, j’ai cette fatigue un peu permanente en ce moment, ce manque de sommeil injustifié, ces courbatures sans raison, je viens de manger deux oranges maltaises dans ma cour pleine de soleil, des fois j’ai envie d’écrire à nouveau, rouvrir un de ces grands cahiers que j’ai pour laisser venir tout ça, me noyer dans tous ces trucs issus de je ne sais où, je ne me relis jamais jamais, je sais pas pourquoi, peut être que je tiens pas à laisser quoi que ce soit de moi, pas vraiment, non..

Pas du tout même..

A tout à l’heure peut être..

15/02/2015

... nights in white slip....

.. et puis c’est la nuit maintenant, la nuit comme on aime, tu sais, le grand poêle s’est éteint, mais j’ai allumé le petit, il fait doux dans le salon, y’a juste des vapeurs de lumières qui glissent des petites veilleuses posées un peu partout, je vais aller allumer deux ou trois bougies, pour la fille aux bougies qui n’est pas là, mais bon, elle ne me quitte jamais vraiment, je n’ai qu’à m’y résoudre à peu près même si cela n’a pas vraiment d’importance, glisser quelques gouttes d’huiles essentielles de jasmin et de je sais pas quoi que j’ai dans des petits flacons sur la cheminée, contre le mur du fond, devant là, y’a aussi cette musique que j’ai mise, une version espagnole, andalouse peut être de leonard cohen, gypsy wife, avec une voix qui part en vrille et des tremolos de notes rondes de guitare, cordes nylon, y’a pas mal de bordel aussi chez moi dans ce clair obscur, tous les trucs que je n’ai pas rangés, le bouquin que m’a offert celle que j’aime tant,  qui n’a pas un rond, qui vit en Allemagne et qui m’a fait envoyer par amazon un paquet cadeau avec ce bouquin, sans grand intérêt mais il se passe sur la petite ile sur laquelle je vis, c’est pour ça qu’elle me l’a offert, juste pour ce trait d’union entre elle et moi….

Mais  sur la petite table basse  en vieux bois, devant le canapé, là, y’a aussi le bouquin de gérard haddad, le jour où lacan m’a adopté, l’une d’entre vous m’a envoyé un mail aujourd’hui,

- j’ai lu le livre, on en parlera bientôt elle a dit,

il était sur l’étagère du bas, bien visible, je l’ai ressorti j’ai feuilleté deux trois pages au hasard, ce type n’a pas grand intérêt, j’avais lu de lui entre autres Manger le livre dans lequel il développait une théorie sur la sonorité des mots dans les prières juives, sur l’équivalence sonore des noms des aliments dans ce folklore juif méditerranéen et des termes de la torah, juste par mimétisme de consonance, tu sais, il y a ce truc chez les juifs et peut être ailleurs surement, ce truc qui déifie le livre, le verbe, le mot, c’est de nommer les choses qui les fait exister, j’ai beaucoup lu là-dessus, je mélange un peu maintenant tout ce que j’ai lu, mais j’ai des caisses de livres dans le grenier, là haut, sur la Kabale et autres, j’en suis revenu de ce truc du Verbe, de la parole, des mots, la Littérature n’a pas grand intérêt, si un livre devait changer le monde, on l’aurait su et puis aussi, je me souviens de cette interview de léonard cohen justement, à l’époque de The Future, (give me crack and anal sex), à l’époque de The Future où on lui demandait pourquoi il n’écrivait plus de romans, sa réponse était majestueuse et sans appel : parce personne ne lit plus

…………………ce qui n’est pas tout à fait faux, par ailleurs, on lit parce qu’on croit qu’il y a quelque part ce livre magique qui  va te synchroniser avec toi même, ce livre qui n’existe tellement pas que Rabbi Nahman de Braslav qui l’a écrit lui, oui, oui, il a écrit le livre où il y a la réponse que tu cherches partout, je te devine tu sais, moi, je cherche plus depuis longtemps, je veux dire, je suis en paix avec moi maintenant, une paix fine, douce, royale flush, et donc Rabbi Nahman de Braslav l’a écrit ce livre magique et quand il s’en est rendu compte, il l’a brûlé, entièrement pour qu’il n’en reste rien, pour qu’il n’y ait pas de réponse ..

Marc Alain Ouaknin en a fait un bouquin : le livre Brulé,
on doit le trouver en poche surement…

Rabbi Nahman de Braslav, celui là même du :

Ne demande pas ton chemin, on pourrait te l’indiquer et tu ne pourras pas te perdre..

....a brulé le Livre donc et voilà, on est tranquille maintenant, il n’existe plus, prends chaque journée comme elle vient, reste juste là, dans la douceur de cette nuit au souffle calme, avec cette musique qui me fait tout chaud dedans, prends chaque seconde comme je prendrai ta main, juste comme ça, pour le simple plaisir des peaux qui se touchent …

à tout de suite...

14/02/2015

... l'arménien (again)..

.. et puis j’ai été cherché ce matin le dossier sur l’ordi que j’ai rassemblé quand j’ai été pointer l’arménien sur google détective,  les photos, les articles, tous ces trucs là qui trainent dans le cyberspace, ces miettes, ces instants, bref, j’ai fait comme tout le monde, j’avais plus trop envie d’écrire sur lui, hier il a plu, c’est assez rare la pluie depuis que je suis ici, j’avais le tour de la fenêtre du salon à refaire, je sais pas scier une planche droite,

parce que je m’en fous je crois,

……………………je n’arrive pas à prendre réellement au sérieux la nécessitéde scier droit, je ne sais pas pourquoi, cela me semble loin de moi, j’essaie de me motiver, j’essaie de m’intéresser à ça, mais je crois qu’il y a une tache aveugle à ce niveau là, une sorte de point dépressif de la scie, et de tout forme d’outils, j’ai pourtant refait entièrement une maison, quasiment tout seul,  quand je dis entièrement c’est vraiment ça,
-j’ai soudé les tuyaux de cuivre pour amener l’eau,
-j’ai enfilé les uns dans les autres les gros cylindres d’évacuation qui pesaient des vies entières,
-j’ai branché des kilomètres de fils électriques,
-j’ai étalé mille tonnes de plâtre,
-j’ai mélangé des palettes de ciment avec du sable et des graviers,
-j’ai posé les bastaings, le chevrons de la charpente,
-j’ai monté des infinités de tuiles,
-j’ai posé des fenêtres de chêne, des portes de récupération,
-j’ai peint, pissé, vomi, sucé mon sang,
...........................j’ai construit ma maison tout seul, l’Arménien a du me rejoindre sur la fin, il sentait bien que c’était le prix à payer pour que je l’héberge, j’ai jamais fait payer qui que ce soit pour loger chez moi, j’ai hébergé des dizaines de personnes, vraiment des dizaines sans jamais rien leur demander, j’ai aussi un point dépressif avec l’argent, j’ai hébergé des dizaines de corps flasques et zombies qui jouaient du cynisme pour masquer leur nullité, j’ai jamais jugé personne, jamais classifié, je suis pas le maitre du monde, je suis pas chargé de le mettre en ordre…

…………………Un jour

…………………………un jour j’en ai eu marre, un jour je me suis levé pour aller bosser, y’avait tout le monde qui dormait partout, j’était jeune et souple de corps, y’avait tout le monde qui dormait, j’ai fait mon café, j’ai renversé ma tasse, y’en a un qui a dit du bout de son sommeil, tu peux pas faire gaffe ? j’ai regardé tous ces corps qui dormaient, j’ai écarquillé les yeux, j’ai tapé sur l’épaule de tout un chacun,

-ce soir je rentre, y’a plus personne, vous dégagez tous..

Je devais avoir une Uzi dans les yeux, j’ai rajouté,

-         il me manque une cuillère à café, je vous écorche jusqu’à la troisième génération..

Je m’énerve jamais, je ne hausse jamais la voix, je ne me mêle de pas grand-chose, ça donne du poids quand je parle, ça donne forme à mon Uzi… ils ont pas tenté le coup, peut être que j’étais capable de ça : les écorcher vifs jusqu’à la troisième génération, surement d’ailleurs…

Le soir, ils étaient partis.

Tous.

J’ai rangé mon Uzi.

……………………j’écoute chilly gonzales sur spotify en écrivant là, il est midi et quelques, y’a du soleil, j’ai été faire quelques courses au bourg, j’ai croisé la givrée hystérique, mon regard un peu froid a du la dissuader, on a juste dit bonjour, je suis rentré sur mon scooter rouge, j’ai rangé dans le frigo les différents trucs, j’ai fait griller deux ou trois tartines de pain frais que j’ai mangé avec du chocolat noir, j’ai envoyé un texto à la fille aux bougies, tu peux téléphoner si tu veux, elle a dit, je l’ai appelé, on a parlé longtemps, plus d’une heure, elle lit le despentes, on a discuté des personnages, je m’attendais pas à ce que ce soit si juste elle a dit, le type qui est violent, qui frappe sa femme c’est bien vu, on prend du plaisir à lire ça, on fait un tour dans le monde, on se balade dans la post jeunesse, on a discuté longtemps elle moi, on a reparlé de douglas coupland, on a évoqué certains textes que j’écrivais à un moment,  elle m’a dit j’ai réservé une suite dans un hôtel au bord de la mer normande, dans une quinzaine de jours, tu peux venir ?, j’ai dit une suite ? elle a dit oui, j’avais envie de ça, une suite, un hôtel dans un petit port, trois jours toi et moi, j’ai dit banco, je viendrai, y’a du soleil ici, je lui ai dit je vais finir le tour de la fenêtre du salon, j’ai posé des trucs de bois pas droits, je vais plâtrer autour, il faut que j’aille à la déchetterie, il est presque midi, on se rappelle dans l’après midi,

-         Oui, chéri, elle a dit

J’ai pris l’auge en plastic noire dans la cour la petite cour derrière, j’ai un sac de plâtre ouvert dans le couloir, j’ai mis la poudre, l’eau, j’ai laissé prendre, j’ai posé les cartons autour pour pas trop dégueulasser, ensuite j’ai étalé la pâte blanche autour du chambranle de la fenêtre, j’ai lissé avec l’éponge, j’ai écouté un peu la radio en même temps, ils ont parlé d’un nouveau disque d’otis taylor qui allait sortir, ça m’a rappelé un type que j’aime bien qui me doit du fric et qui m’a envoyé un mail hier comme quoi, il m’avait viré deux mille euros hier sur mon compte, j’ai pas été vérifier, il m‘enverra la suite plus tard, c’est lui qui m’avait envoyé les trucs d’otis taylor, il vient de s’acheter un bateau péniche, il se posera à Joinville le pont,  je pense, je dormirai là bas, dans le bateau quand je passerai à paris, on se parle pas beaucoup lui et moi, on a appris à s’apprivoiser, je l’appellerai peut être

Mais peut être pas…

…. L’arménien, j’ai rien  trouvé quand j’ai tapé son prénom et son nom sur google is watching you, il a un prénom quelconque, genre jacques ou pierre, ce genre de truc, son nom est arménien (fin en ian donc) mais bon y’en a plein là bas des noms comme ça, j’ai cliqué sur google is watching you version images ,et je l’ai chopé, il avait changé de prénom, jean ou paul c’est trop banal, il a repris son prénom arménien,, un truc qui sonne, un truc à affoler les bobos aimantés par l’exotisme…

……………………………….C’était bien lui sur les photos, ça m’a fait sourire, un rien de cheveux plus blancs peut être, plus courts aussi,  aucune image descendait sous la ceinture, je voulais savoir si sa bite avait vieillie, mais bon, aucune nouvelle du braquemard, il exposait dans une sorte de ..

……..comment dire,……………

… ces trucs dans le sud de la France qui se veulent gite rural, rencontre artistique, repas bio, avec pleins de fonctionnaires en vacances ou à la retraite qui votent cecile duflot ou quand ils sont bourrés melenchon, ce genre d’endroit  avec des nappes à carreaux et une maitresse de maison qui fait ses bouquets elle-même, ce genre de lieu où on se dit que : c’est fou comme les gens ne se parlent plus, t’as remarqué ,ils regardent toujours leurs Smartphones ou leur tablette, ils ne sont plus authentiques..

Tu vois quoi…

……………………Il exposait là bas, ses peintures, ses sculptures, il jouait aussi de la la musique avec le groupe du coin, le postier qui adore Coltrane, tu sais bien le disque pirate où il joue à la soixantième mesure un do dièse au lieu d’un do, un truc rare,

 il l’a lui,

le postier en arrêt longue maladie, ce truc dans le dos tu sais, qui guérit jamais…

……………l’armémien joue de la guitare sur une photo parue dans le journal du coin, il y a un article sur lui, ce talent multiforme, un peintre qui sculpte, qui joue de la musique et qui est doué en couture, tu vois la merveille…

J’ai regardé ses tableaux sur le net, j’en ai un ou deux de lui chez moi, ici, c’est toujours les mêmes, il refait indéfiniment le même truc, tu regardes, il ne se passe rien, tu regardes et tu es retraité de l’éducation nationale et tu trouves tout de suite qu’il y a là dedans comme un appel à un autre espace, une autre infinité, ..

Ha là là…

Il s’est amélioré en sculpture, j’en ai une ici, elle est dans ma courette, du bois imputrescible, il travaille le bois avec plus d’élégance, plus de technique, c’est sur, mais bon, il ne se passe rien quand tu regardes ça…

Puis d’un coup sa voix m’est revenue, une voix haut perchée, un truc dans les aigues, avec l’image d’une patate dans la bouche…

 

Tiens il est treize heures et quelques..

Je vais aller boire un verre d’eau.

Ensuite je sais pas..

Je te tiendrai au courant..

Ou pas.

 

 

 

12/02/2015

....l'Arménien (part one)....

.. et puis je t’avais parlé, il ya plusieurs milliards de pages postées sur abraham, je t’avais parlé de l’Arménien, l’arménien avec la grosse bite, l’énorme bite qu’il avait dans son maillot qui faisait une mega bosse, de profil ça dépassait de loin, j’ai plus porté de maillot de bains devant lui, et aussi tous ces poils partout comme demis roussos, et d’ailleurs c’est quand demis roussos est mort que je me suis demandé ce que devenait l’arménien, peut être qu’il postait sur le net des photos de sa bite, peut être qu’il était mort comme les autres, l’autre qui fumait gitane sans filtre sur gitane sans filtre avec ses cheveux de gitan et ses yeux en amande qui faisaient transpirer un peu les filles sous les bras et aussi entre les fesses et qui est kaputt il y a quoi deux ou trois ans d’un cancer surement, un de ses copains m’a demandé si j’avais par hasard cette chanson qu’on avait écrite ensemble et qui était sur un disque de ce temps là parce sa fille la voulait, sa fille qu’il avait abandonnée, alors qu’elle était si mignonne, je dois avoir une photo d’elle à quatre ans avec mon violon, un très belle photo en noir et blanc avec ces clairs obscurs en souffles légers, mais tu vois les gitans ils ont une grande gueule et des petites couilles..

Je suis pas sur qu’il m’aimait bien, je crois qu’il savait pas où je commençais ou je finissais, je crois que j’étais une question pour lui, il avait peur de passer à côté de la réponse surement ….

Mais c’est pas du gitan dont je voulais parler, c’était de l’arménien, il fut un temps où ma route croisait ces gens là, sur la marge de la limite, du temps où ça fourmillait de partout, le bizarre et le tordu, c’était les autres qui nous semblaient pas normal, on habitait à quinze dans un pavillon de banlieue à la lisière d’une foret, on jouait du jazz en bouffant du camembert, on écoutait archi sheep en rafistolant les bagnoles et leurs moteurs dégueulés sur le trottoir en éclaboussure de boulons mystérieux, les voisins avaient peur, c’était jamais les mêmes silhouettes qui déboulaient en pleine nuit, je fermais la porte de la petite pièce avec des gros clous sur la chambranle pour baiser avec la fille au visage de veeemer qui était pour moi une princesse que je caressais de mots violets, les autres frappaient à la porte en gueulant, je leur criais d’aller se faire mettre chez les indiens avec du piment, l’arménien écrivait des pièces de théâtres à l’époque, il déclamait son texte à base d’offrande de bouquets de bites et de je sais pas quoi, ça me gonflait sévère mais je faisais comme si c’était de l’art, c’est à cette époque que j’ai compris que tous ces gens étaient pathétiques mais on était jeune et large d’utopie et chacun sa chance, j’aurai pas parié un kopek sur un autre de ces gars qui s’est retrouvé scénariste en chef de dizaines de films du box office avec des avants bras en or massif, comme quoi tu vois, on peut se dire marxiste et finir en mercedes dix milliards en se faisant sucer sur des yachts souples et nerveux….

………………………l’arménien était un branquignol en chef avec un physique d’ourang outang qui se prenait au sérieux comme pas permis, lui aussi savait pas où je commençais où je finissais et si j’étais vraiment intéressant ou pas, mais surtout je le logeais dans le petit bâtiment dans mon jardin de l’époque et ça ça n’avait pas de prix net ça me parait de qualités certaines…

Il s’est mis ensuite à peindre, à sculpter, à jouer de la guitare et de la contrebasse, c’est énorme une contrebasse, à peu près de la taille de sa bite, sa nana était une pauvre fille rousse moche sale et bigleuse, elle devait avoir la chatte en chou fleur toutes les nuits, ce devait être son atout unique et majeur dans cette partie, elle croyait qu’on criant très fort dans le pommeau de la douche on pouvait parler à tous ceux qui  prenaient leur bain au même moment, tu vois si son cul avait une importance certaine pour qu’elle soit autre chose qu’invisible sur le marché…

Et donc quand demis roussos est mort, je me suis demandé ce qu’était devenu l’autre orang outang arménien..

Et tu sais quoi ?

Tu le sauras la prochaine fois..

ne zappe pas,

 sois fidèle,

n’oublie pas que y’a qu’un seul moi…

11/02/2015

... little day...

.. et hier y’avait ce putain de froid, je sais pas par où il est venu, il faisait si beau la veille, si beau que j’ai fini en tee shirt dans ma cour, à arracher les touffes d’herbes qui poussent dans les fractures du ciment, on dirait une cour abandonnée ma cour devant, avec ses trois mètres carrés de jardin et au bout le portillon bleu vers la rue, tu sais celui que j’ai fabriqué  il y a longtemps et que je refais régulièrement tous les ans jusqu’à ce que je percute qu’il existe du bois imputrescible, qui résiste à la pluie, qui se grignote pas par les bouts à la fin de chaque hiver, et..

.. et il faisait ce putain de froid hier et j’avais envie de dormir tout le temps, j’ai passé ma journée allongé sur le canapé, avec deux couettes l’une sur l’autre, même pas capable de finir la vingtaine de pages du bouquin de despentes qu’il me reste à finir, même pas capable de regarder plus de dix minutes d’une émission quelconque, juste me planquer derrière mes yeux fermés, retourner dans le noir tout doux du vertige du sommeil qui me caresse….

Sauf qu’en fin d’après midi, y’a eu ce coup de fil d’un mec que j’avais contacté pour refaire mon appentis derrière, le recouvrir de bois, tu vois, de lattes de bois pour que ça fasse petite cabane immature, ce mec je le connais depuis mille ans  d’ici, je l’ai dépanné pas mal de fois en lui passant ma maison plusieurs hivers, parce qu’ici les maisons c’est la peau des couilles si jamais t’en as, des couilles.. bref il me demande de passer chez lui pour que l’on voit combien ça me couterait ce truc de poser ces trois mètres carrés de bois.. je te raconte pas l’histoire, j’ai vu que ça allait être une galère, le  type devait avoir un cerveau irrigué d’alcool depuis trop longtemps, regarder sur le site de leroy deux bouts de bois durait une demi heure, j’avais le temps de me réciter la bible à l’endroit et à l’envers avant que son index n’appuie sur la souris de l’ordi.. oh putain je me suis dit..

-         Et combien tu évalues la main d’œuvre ?

-         Au temps passé, il a dit

J’ai eu comme un vertige…

Avant de partir, j’ai rajouté..

-         Si c’est trop cher je pourrais pas ..

.. et puis je suis rentré chez moi, j’ai allumé en plus le petit poêle à pétrole, il faisait si froid hier, et je me suis endormi à nouveau.. à 23 h un texto..

-je prends pas ton boulot

- pourquoi

- a cause de ce que tu as dit

-j’ai dit quoi ?

-que si c’était trop cher tu pourras pas..

Je me suis levé de mon canapé, je vais aller me coucher, j’ai pensé..

Je me suis dit mon abraham, tu sais pas écrire de romans, c’est normal, c’est pas la peine, tu dis juste ce qui se passe quand tu bouges pas de chez toi…

Et j’ai été me coucher.

Avant j’ai été faire pipi et j’ai été champion du monde : un jet nickel pile poil au centre de la cible…

08/02/2015

... pussy's smile...

.. et puis tiens, les mots clés d’aujourd’hui, je te les note ci-dessous, regarde :

-         voix

-         mail

-         givrée hystérique

-         branquignol

Prélude 

…mais ce matin, il a fait super beau, le froid a arrêté sa haine pointue, il faisait presque doux, j’ai hésité et j’ai enfilé une petite veste, ma casquette en cuir, j’ai mis dans mes poches un petit sac en tissu carrefour, je vais au bourg à pied, je me suis dit, je fais mes courses à l’ancienne, tout en énergie,  .. je t’ai déjà raconté la route pour aller là bas au village, la réserve d’escargots, héliciculture ça s’appelle, j’avais déjà été visiter l’intérieur, les serres de plastic avec tous ces milliers d’escargots dedans, la fille qui expliquait tout ça, comment ça fonctionnait, moi je me demandais juste comment on pouvait avoir l’idée d’élever des escargots, une fois j’ai rencontré le mec qui tenait ça, il m’a pris en stop, un jour où il pleuvait, je te parle d’un temps que les moins de vingt ans s’en branlent comme de leur premier youporn.. il m’a dit, j’ai toujours rêvé d’avoir des escargots, j’ai réalisé mon rêve.. j’ai rien  répondu, j’étais pas sûr d’avoir la grammaire pour ce genre de phrases,  j’étais pas sûr de pas m’être trompé d’univers en ouvrant les yeux le matin de ce jour là.. quelque temps après on m’a dit qu’un mec s’était suicidé, qu’il s’était jeté de la falaise, la pire du coin celle qui a des dents pointues en bas pour te manger tout vivant, j’ai tout de suite pensé à lui, j’ai toujours rêvé d’avoir des escargots, tu comprends… ben non, c’était pas lui, c’était un autre, un autre mec qui aimait pas les escargots surement…

.. après les escargots y’a les chèvres à droite, presque juste en face c’est les chevaux, les pâtures, tout ça, y’avait le soleil en face aussi sur le ciel bleu, cette putain de lumière d’ici, due à la mer tout autour,  je suis arrivé très vite au bourg, y’avait plus de poulet rôti chez le boucher un mec qui a un peu vieilli mais qui était hyper beau genre alain delon,  il a fait surement trembler pas mal de poils de chatte au temps où les chattes avaient des poils, il a du humidifier des souffles et se dresser des bouts de seins, et tu sais j’avais quand j’étais gamin écrit cette superbe phrase très con quand même à savoir que l’amour c’est quand le sexe se gonfle jusqu’au cœur, j’y ai cru tant que j’ai cru à l’amour et maintenant, non, je crois qu’au respect total, à l’admiration, j’appelle aussi cela l’amour parce que bon dans la vie courante je tiens pas trop à me faire remarquer, mais bon…

Où j’en étais ?

 

Voix

J'ai hésité et puis je me suis dit, je vais y aller, y’avait un concert lyrique dans l’après midi, dans la jolie église d’ici, y’a des bateaux dans les églises d’ici, on sent que y’a eu des noyés, on sent la pulsation de l’océan… j’aime pas aller dans ces trucs là parce que neuf fois sur dix je m’emmerde comme un rat mort, j’ai pas l’extasiement facile pour les trucs de bobos obligatoires, je me fais vite chier avec ceux qui m’expliquent ce que je dois aimer ou pas, les aymeric caron/eric naulleau ruraux ou en résidences secondaires avec des vélos, mais là, bon, ça fait pas mal de jours que je vois personne, je me suis dit ça va pas durer longtemps et puis j’ai ma liseuse kobo si je m’emmerde ou même twitter sur mon tel samsung galaxy S4… il faisait un  peu aiguisé question fraicheur sur les bancs de l’église mais c’était vivable tout plein pour des adultes en pleine santé… la chanteuse était japonaise, assez mignonne mais tu sais les japonaises dès qu’elles sourient un peu, on dirait qu’elles sont sur le point de chier mais en vrai non, en tout cas, j’ai rien vu…

Y’avait un pianiste, dans le programme la traviata de verdi, du puccini, du bellini, du tutti quanti et surement un reste de macaroni… je connaissais les noms mais rien d’autre , elle a commencé et très vitre putain la voix m’a scotché,  on dirait qu’il y avait une sono haut de gamme avec  douze mille ingénieurs du son, je comprenais pas qu’un voix pareille puisse être humaine, une puissance,  une danse du ventre, une lascivité.. elle m’a embarqué direct je sais pas où mais j’y étais bien..

Au mini entracte, j’étais un peu tracassé, je savais plus pourquoi, j’ai ouvert mes mails sur mon Smartphone et à 16h 26 y’avait le tien,

mail

je sais pas pourquoi je l’attendais, tu m’en as envoyé un ce matin, disant que tu avais lu mes notes sur abraham, que tu avais aimé celui qui a pour titre la phrase de despentes, j’avais été content de recevoir ça, ces quelques mots, je t’avais répondu deux lignes , je sais plus quoi, je t’ai donné mon numéro de tel y’a un moment déjà, c’est très rare que je donne mon numéro, je suis psycho rigide là-dessus, je réponds pas aux numéros que je connais pas, bref je suis asocial, mais bon à toi je l’avais donné, tu ne t’en étais jamais servi comme quoi j’avais eu raison, tu n’as pas sauté dessus, quand ce sera le moment tu avais dit… tu m’as répondu à 16h 26, deux lignes aussi, je me souviens plus quoi, mais ça allait…

ça m’a fait juste plaisir…

et c’est bien d’avoir plaisir un dimanche après midi dans une église en attendant une chanteuse japonaise avec ses problèmes de transit..

givrée hystérique

elle est repassée chez moi cet après midi, encore une histoire d’internet, tu y crois ça de pas réussir à avoir internet en quatre mois ?.. la givrée hystérique m’avait pourri la vie y’a longtemps je me suis sauvé loin, elle m’a retrouvé, a acheté une maison à quatre cents mètres, elle est mariée maintenant donc je me suis dis bon elle .. mais voilà, un texto, je peux passer j’ai pas internet, j’ai besoin… elle est passé dans l’après midi . . au bout de dix minutes j’ai dit, bon je dois aller voir un concert, une japonaise à l’église, je dois y aller t’as fini ?

branquignols

..  je t’en parlerai un autre jour …

….ou pas….

.. c’est à propos d’une revue Transfuge que j’achète pas, j’achète aucune revue,  aucun journal ça me fait bailler très vite, ça sert à rien les journaux, mais bon il se trouve que j’avais la dernière livraison  de ce truc, c’est à pleurer, un  article qui vénère Sollers , que j’ai lu quasi intégralement et qui est devenu l’incarnation de la Vacuité avec une majuscule t’as remarqué ? un  hamster dans une roue qui pète à chaque tour… un autre article qui descend le bouquin de despentes.. tiens ? pourquoi pas ? j’ai lu l’article… on sentait bien qu’ils s’étaient dit bon coco, on va se démarquer, trouve un angle pour le casser, ce bouquin, on marque notre différence on est des rebelles de la pensée..

Sauf qu’il y a eu une erreur de frappe :  ils ont cru écrire rebelles, on a tous lu Branquignols..

 

Allez bye

06/02/2015

... garbarek's day...

.. et puis aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi ça n’a pas arrêté, plein de mails, plein de coups de téléphone, une fille que je n’avais pas vue ni entendu depuis plus de 10 ans, voire un million d’années,  je marchais sur la place de l’église, il faisait drôlement froid, depuis deux trois jours, il fait froid, c’est la première fois qu’il fait froid ici, je sortais du café où je vais presque tous les matins après Intermarché, la patronne semble plus à l’aise avec moi, elle m’appelle maintenant par mon prénom, la serveuse m’aime bien, on s’embrasse, alors que je n’embrasse personne, je n’ai jamais compris ces gens qui s’embrassent comme ça, smack smack, c’est intime de toucher une joue, c’est personnel des lèvres, ça se frotte pas à tout le monde, j’ai jamais aimé cette habitude, j’embrasse pas comme ça, quand ça vient c’est étrange, je sais pas pourquoi, y’a des gens comme ça, c’est d’instinct, elle, la serveuse, je la connais depuis longtemps, plusieurs années, j’aime bien ce qu’elle est, sa façon de craindre personne, elle est lesbienne, s’est fait faire un enfant l’année dernière, j’ai jamais osé lui demander comment, elle connaissait le père ? ou alors y’a des institutions pour ça ? j’en sais rien, mais bon, elle adore sa fille, et moi je l’aime bien, je commande jamais, elle m’apporte d’office mon café, mon morceau de chocolat et un verre d’eau…  et puis ce matin, je sortais du café, j’allais rentrer chez moi mais je sais pas ce qu’il m’a pris j’ai dit tiens je vais pousser jusqu’à la boutique de souvenirs, je connais bien les proprios, lui c’est un musicos, je l’ai rencontré à paris il y a mille ans sur une scène, c’est par lui que j’ai connu l’ile, on ne se parle pas beaucoup, voire jamais, mais de temps à autre je passe dire bonjour,

 il dit bonjour

 et après on n’a plus rien à dire…

J’ai une vie sociale d’une intensité aigue…

.. je marchais donc sur la place de l’église vers la boutique qui est dans la petite rue plus lopin, mon tel a sonné… y’avait pas de nom mais un numéro qui avait un indicatif d’une région lointaine que j’avais fréquentée dans le temps.. j’ai pris l’appel.

-     -     C’est Isa..

Un quart de seconde suspendue… tout m’est revenu, y’a un millier d’années, dans cet autre temps tu sais, quand on vivait autre chose, dans un autre décor, avec un autre slip…

On s’est mis à parler comme si on s’était quitté la veille, elle voulait que je passe ce soir mais bon, j’étais à des centaines de kms, elle savait pas, elle croyait encore qu’on était dans ce temps là, dans ce décor là, avec ce slip là… il faisait froid, je me suis enfermé dans ma voiture, on a parlé jusqu’à ce que les batteries de téléphone glissent du haut de leur falaise d’énergie pour se laisser mourir brutalement juste après avoir raccroché, j’ai eu brutalement envie de la baiser… mais ma bite n’était pas assez longue..

Ensuite , oh putain presque midi, je suis passé quand même à la boutique, j’ai dit bonjour,

il a dit bonjour,

on n’avait plus rien à se dire..

comme j’étais d’humeur bavarde, j’ai rajouté ça va toi ?

il a répondu oui…

on était naze d’avoir tant échangé, je suis rentré chez moi…

Je trouvais que mon parquet était crade, alors, j’ai pris une éponge, une bassine et centimètre par centimètre j’ai frotté tout le salon.. ça m’a pris plus d’une heure, j’avais le dos cassé.. j’avais plein de mails… y’en avait un de la lionne, la lionne de y’a trois ou quatre ans.. elle me racontait sa vie, gentiment mais sur la fin, après plusieurs espaces de sauts de paragraphes vides, elle m’a dit que ça l’emmerdait de le dire mais que je lui manquais.. et pas rien qu’un peu…

J’ai surement eu envie brutalement de la baiser en lisant ça mais je ne m’en souviens plus bien…

J’ai mis sur l’ipod sur enceintes jan garbarek en boucle, l’album Rites, j’ai lu quelques pages d’un livre, mais je me suis souvenu que j’avais une lessive à faire, en route fiston, j’ai fait tourner la machine, une laden, j’ai eu envie brutalement de la baiser mais bon, j’ai juste mis un programme eco..

En suite j’ai sorti une grande planche de bois et je l’ai peinte en beige, ça ne m’a pas plu.. j’ai attendu une heure, j’ai dit bon c’est sec, et j’ai repeins par-dessus en marron, mais ça ne m’a pas plu.. attente encore.. j’ai repeint en rouge carmin..

Ça m’a plu, j’ai eu envie de la baiser mais je l’ai laissée bien sécher avant..

(tout l’inverse de toi que je prends toute humide)…

enfin quand je bande

Et puis encore un coup de fil.. bon je te raconte plus y’a eu quatre ou cinq qui se sont succédés..

Je me suis mis devant l’ordi, il était genre 23 h.. et hop mon tel again.. ça venait de londres, une que j’aime bien,  j’ai eu peut  être envie de la baiser mais ça ne se dit pas parce que c’est ma cousine préférée…

Et elle a eu un double appel de francfort et on a dit on se rappelle demain ou plus tard..

C’est quoi cette vie de fou ?

Suis européen ?

Suis-je sociable ?*

Tuez moi