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14/03/2015

.... what ? You 're sure ?...

…. et puis j’ai vu la une du Libération du week end, sur le virtuel et le réel, au vu de la photo il s’agit de réalité virtuelle, un type avec des trucs sur les yeux qui t’amènent te balader dans les volutes de la matrice, ce genre de choses binaire, en 0 et 1, ce genre de vertige tourbillonnant....
................tu vois, j’achète pas les journaux, je veux pas, je peux pas, je sais pas pourquoi exactement je trouve cela inutile, la presse avait une nécessité, surement, il était une fois et des poussières, je veux bien l’admettre même si… mais là, je vois plus trop laquelle, j’arrive plus à lire un article, c’est du remplissage, du blabla, du tirage à la ligne, c’est de l’à peu près, généralement, c’est des analyses de comptoirs, c’est des points de vue d’egos en mal de caresses, c’est des plumes de coq plantés dans du pinard chimique, c’est quoi qui est vrai exactement ? et puis ça change quoi vraiment de savoir qu’un type a été fracassé à l’autre bout du monde ? qu’est ce qu’on en fait de cette information ? qu’est ce que tu en fais aujourd’hui ? demain ? jamais ? .. ah oui, tu t’indignes…

…pardon, j’allais oublier l’indignation..

je suis, tu es, il est indigné..

voilà voilà…

Ça va nettement mieux, je le reconnais, le monde sent bon maintenant, même les poils dans le nez sont coupés ras, même le trou du cul est limite fragrance chanel, surtout si on s’indigne en mangeant bio…

Maintenant le contraire est vrai aussi, … les types sans infos, sans presse, sans journaux, ça mène peut être aux barbares qu’on voit avec leur cimeterre et leurs yeux rouges aller éventrer tout ce qui ressemble à un être humain, ça donne peut être ça le non-info, peut être, c’est pas simple tout ça, même si le type qui a égorgé en direct live le journaliste américain, james quelque chose, c’est un anglais je crois, élevé au Times, au daily Telegraph, avec le volant à gauche et la traversée aux passages protégés…

Bref j’achète pas les journaux, j’aime pas les journalistes, j’en ai côtoyé quelques uns, j’arrive pas à pas sourire quand je les entends, je me maitrise pas, je tourne la tête, je cherche pas à blesser non plus, le monde tourne parfaitement pareil sans moi, dis rien, je suis déjà parti…

..au troquet y’avait un libé en vrac sur le comptoir, j’ai emprunté pour survoler les deux trois premières pages sur la réalité virtuelle, tu sais j’ai lu un bouquin à la fin des années 80, un truc que j’avais vraiment aimé à l’époque, je te parle pas du style, je te parle pas de l’histoire, je m’en souviens plus bien d’ailleurs, mais du background, du décor, de la matière de ce texte,

Rock machine de Norman Spinrad,

Je sais pas si tu l’as lu, ça a du vieillir, sûrement, la fin des années 80, c’est un peu la préhistoire du 2.0, on gravait nos lettres sur des murs de grottes, je sais pas si tu t’en souviens, on jouait du dulcimer sous les tourelles des châteaux pour des adolescentes aux seins rougissants qui juponnaient nonchalamment en attendant, retroussées et cuisses entrouvertes sur des meules de foin estampillés Authentiques…..

.. ben en ce temps là, j’ai lu ce bouquin, ce Rock machine, je dois toujours l’avoir surement, dans un des cartons qui sont pas encore ouverts là haut au dessus de la chambre cabane, dans le grenier, je l’ai aussi en epub, pour liseuse, si tu veux, tu m’envoies un mail, je te l’envoie, mais je t’ai dit, je l’ai pas relu depuis, j’ai peut être tout réinventé, comme un désir d’enfant qui n’a pas encore éjaculé…

Les gens étaient shootés à la réalité virtuelle, ils se fourraient des casques sur le crâne et s’oubliaient dans une vie inventée, dans des scénarios parfaits, une vie en hologramme sans infection purulente des griffures de l’attente, dans une synchronisation parfaite entre le désir et l’être, jouissance toujours renouvelée, infinie, inaltérable, en kevlar de l’âme si tu penses que l’homme sans dieu c’est une bite sans une langue douce qui glisse dessus en souriant….

Y’avait ça dans ce livre, y’avait aussi plein d’autres choses, y’avait l’invention de musique par ordinateur, du Grand Remplacement des stars rock ‘rolliennes par des avatars créés de toutes pièces dans des ordinateurs scintillants….

Y’avait aussi je crois une Révolution contre les méchants, sérieusement, on n’est pas crédible si on se révolutionne pas contre des méchants, tatata, c’est le coup d’après l’indignation, mais avec des mots..

Juste des mots bien dessinés et joliment coloriés parce que tu vois..

.. tu vois, c’est très difficile en vrai de différencier un méchant de toi ou moi, il parait que ça dépend de l’éclairage..

De la perspective…

Du pays,

De la région,

De la ville,

Du quartier,

De la rue,

de l’étage,

De la couleur,

De l’Histoire,

Du texte,

Des habits,

Du rire,

De..

Il parait…

On en reparlera..

Commentaires

Tiens en parlant de Spinrad tu connais ça ?
https://www.youtube.com/watch?v=jIrr39PmoSA

Un truc de techno-paranos, Spinrad, Dantec avec Richard Pinhas à la guitare. Spinrad avait une vision de l'avenir pas si fausse que ça si on regarde autour de nous maintenant.

Écrit par : KMS | 18/03/2015

...oui, je l'avais déjà entendu, quelqu'un qui était fondu de pinhas me l'avait montré..

Spinrad c'était hyper bien vu.... les gens drogués à la réalité virtuelle.. maintenant la question est: et pourquoi pas ?

Écrit par : abraham | 18/03/2015

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