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27/05/2015

....i don't know..

.. et puis tiens, ce matin, il fait un peu frais, c’est étrange il a fait si chaud ces derniers jours, je sais toujours pas quand David et Gunther viennent, ils sont un peu comme moi, déambulant dans des espaces temps très élastiques et très ondulants, peut être un texto aujourd’hui, peut être pas, il fait un peu frais ce matin, j’ai bu mes trois cafés gout noisette, j’ai feuilleté Libé sur tablette, je ne lis jamais aucun article, sérieusement, y’a vraiment quelque chose à lire d’intéressant ou c’est moi qui ait surement trop lu, ; trop écouté de radio, trop regardé de télévision pour finir par me distiller des molécules d’inutilité et de saturation de cette infinie répétition ?... je n’en sais rien, il faut que je range un peu mon grenier, là où j’ai construit mes cabanes de bois, hier j’ai peint une poutre en rouge et une porte en vert, ça me prend des fois comme ça, j’ai plein de pots de peintures, de temps à autre je barbouille tout ce qui passe, j’aime les couleurs, c’est un vrai bordel chez moi, ici, je vais un peu ranger tout à l’heure, ramasser les tee shirts que je jette par terre dès qu’ils sont secs après lavage, je sais pas ranger, j’ai des boites, des placards mais si je ne vois pas les choses, je les oublie complètement, je pense que c’est une maladie, surement, j’oublie vraiment ce qui n’est pas dans mon champ de vision, au boulot je mettais en place des stratégies inouïes pour ne pas enterrer les journées précédentes dans la matière noire de l’oubli, c’est pareil pour ma vie, c’est pour cela que note des mots clés sur des carnets de moleskines noirs,

Des mots clés qui ont pour mission essentielle de déterrer des respirations en forme de fiction, je les écrits, ici ou ailleurs, j’ai des centaines de carnets, de cahiers, de blocs, je les écris et quand je les relis, des fois je me dis que c’est peut être ma vie, des fois peut être non, que moi qui n’ai aucune imagination, peut être que ce ne sont que des histoires, que je me raconte, des fois que je meure demain, je vais quand même pas arriver les mains vides….

… peut être que ce ne sont que des histoires qui me servent d’interface, entre le monde et moi, entre vous et moi..

Je n’en sais rien..

.. et puis tiens j’ai noté sur un petit bloc cette nuit :

« la forme-de-vie est le point où travailler sur une œuvre et travailler sur soi coïncident parfaitement »…

c’est d’un type qui s’appelle agamben.. un philosophe italien dont je n’ai jamais entendu parler..

J’ai lu ça sur twitter sur le compte de François Bon… j’ai du lire dans le temps un truc de François Bon, j’avais trouvé ça très chiant je crois…

Je relis la phrase : « la forme-de-vie est le point où travailler sur une œuvre et travailler sur soi coïncident parfaitement »

Peut être que ça veut dire la même chose, les histoires qu’on invente sont les souvenirs qui font office d’interface entre le monde et soi..

Mais peut être pas..

Tu sais c’est le matin, il fait un peu frais, j’ai un peu sommeil encore….

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