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10/01/2012

..put your own title....

 

.. et puis hier y’a le téléphone sur mon bureau qui a sonné, y’avait écrit loge accueil sur l’écran, c’était la standardiste, généralement, ça passe d’abord par la secrétaire avant d’arriver jusqu’à moi, y’a deux filtres, deux barrières la standardiste d’abord, Sylvie la secrétaire ensuite, mais là c’était direct, hum je me suis dit, ça doit être Margaret au standard, Sonia ferait pas ça, Sonia m’a dit un matin

On prend le café à sept heures du mat tous les trois, elle, ma seconde secrétaire Carole et moi, ,on prend le café ensemble, on parle chiffons

Sonia m’a dit un matin : - mon boulot c’est d’empêcher que les emmerdeurs vous emmerdent,

Et puis elle a rajouté, j’ai encore plein de pommes de mon jardin, je vous en amène une caisse,

Elle est plus riche que moi sonia, elle a acheté quand ça coutait queue dalle des tas de vieilles fermes abandonnées dans une région dont personne voulait

Maintenant ça coute la peau du cul, elle a plein de pognon, elle a retapé deux ou trois corps de fermes, elle les loue en appartements, je lui ai demandé -mais pourquoi vous bossez encore,

-mais parce que j’aime ça elle m’a dit,

……………donc le téléphone a sonné, y’avait écrit loge accueil sur l’écran, c’était hier j’ai l’impression que ça fait trois siècles ou alors quand j’étais petit, ou alors quand c’était l’été, mais c’était hier après midi, c’ était bien la voix de Margaret, c’était la pause de sonia, elles se relaient toutes les deux, je sais pas ce que fait margaret quand sonia travaille, aucune idée, je ne lui ai jamais demandé, je demande jamais aux gens qui bossent pour moi s’ils travaillent vraiment, je leur fais confiance, et tu me crois, mais ça roule, je fais chier personne, jusque là j’ai pas à m’en plaindre, j’ai pas de problème de pouvoir, j’ai pas de problème de contrôle absolu, si ça merde, je verrai, jusque là, ça roule…

Margaret m’a dit : -c’est une journaliste de M6 qui veut vous interviewer, vous prenez ?

-Non j’ai dit

-Ok, elle a fait

Je savais pas trop pourquoi une journaliste voulait m’interviewer mais je m’en foutais royalement, j’avais reçu le matin un DVD fait cet été, quelqu’un avait filmé quelques moments de bonheur sur mon ile, j’ai fermé la porte de mon bureau, j’ai mis le DVD dans l’ordi, il fallait configurer Windows media machin, et c’est parti  j’ai vu le port, j’ai vu ma maison, j’ai vu mon salon, j’ai vu toutes ces filles qui ont couché dans le grenier, chez moi, je me suis vu, y’avait plein de bonheurs là bas, dans moi, j’ai eu envie de pleurer un peu, ça me semblait oublié et ça m’est revenu d’un coup, j’ai bien fait de pas mourir l’année dernière, j’ai connu ça, c’était bien, la musique en fond était le violoncelle de Kristin Rule et le piano de Eunaudi, …  on a frappé à la porte de mon bureau, trois problèmes attendaient une réponse de moi, j’ai fermé Windows media machin, j’ai mis le dvd dans le sac de cuir rouge très souple que j’ai acheté dans cette boutique Jules au bord de la mer, quand j’ai amené la fille au bougies passer deux nuits dans cet hôtel là bas, j’avais claqué plein de pognon, j’achetais tout ce qui nous plaisait, on a flashé sur ces sacs, j’en ai pris trois, un pour elle, un pour moi, et un pour le miséreux de passage

Comme il est dit dans la Haganah de pessah

Rachel n’est pas morte encore, ou on ne m’a rien dit, mais y’a un type qui s’est planté en bécane, une grosse cylindrée yamaha sur les routes du coté de nice, c’est david qui m’a appelé, il m’a dit christian s’est tué en moto,

Il m’a dit aussi, j’aimais pas Christian,

Moi non plus j’ai dit

Mais ça me fait quelque chose il a dit david

Moi j’en savais rien, juste que c’était un temps déraisonnable, le temps de david et Christian,

on avait mis les morts à table,

On faisait des châteaux de sable,

Surtout lui


On prenait les loups pour des chiens et on se prenait pour je sais pas quoi, mais on se la racontait un max,
Tout changeait de pôle et d'épaule, surement, surement
La pièce était-elle ou non drôle, oui, elle était drôle, en tout cas,
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien,

Mais je le savais, qu’il n’y avait rien à comprendre, j’écrivais à l’époque à une vitesse vertigineuse tout ce qui me passait à l’esprit, je lisais ricoeur et levinas, et aussi mac guane et brautigan, j’écoutais arvo part et outside de bowie, je jouais au piano les trois mêmes accords, la descente lamineur sol fa, avec ça je replongeais dans l’éclatement de mon adolescence

Adolescent quel est ton nom ?

La fille au visage de weermer comme une peinture de dali

Rachel n’est pas morte

je n’arrive pas à dormir,