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10/03/2015

... one more cup.. (mais pas n'importe laquelle)

.. et puis j’avais cette sensation frissonnante tout cet après midi, tu sais, cette sensation de basculement dans cette zone un peu jouissive de demi sommeil, quand les cartes sont toutes mélangées mais que tu les sens au bout des doigts, que leur simple contact, le carton froid sur les paumes des mains, quand tu les frottes et que ta vue se trouble un peu avec cette toute puissance au bout du souffle, quand le passé et le présent sont dissous, quand tu t’appartiens complètement, totalement, quand tu  sens que quelque chose te dépasse un peu… c’est à ce moment là que je prends un stylo, un carnet ou que j’ouvre un fichier word, c’est à ce moment là que je me parle, que je me dis ce que j’ai à me dire, c’est à ce moment là que le temps est absolument parfait, rien à modifier, suspendu à quelques centimètres de toute réalité, je ne sais pas si connais ce genre de sensation ou pas, je ne rien de toi tout compte fait, mais bon, mon portable a sonné, j’ai décroché trop tard, j’ai reçu un texto, je rappelle dans 5 minutes, j’attends là, c’est un de mes anciens adjoints, du temps où j’étais chef dans ce superbe endroit, un vrai parc paysager, je regardais les jardiniers entretenir tout ça, je me baladais des fois à l’autre bout, cet adjoint avait son bureau là bas, il m’offrait un café, on discutaillait de tout et de rien, il me montrait comment il travaillait bien, il avait besoin d’être rassuré, beaucoup sont comme ça, avec ce besoin jamais assouvi, ça devait surgir de son histoire personnelle, surement, son café était moins bon que le mien, il n’avait pas compris l’importance des tasses, il faut que les tasses soient belles, je les choisissais avec soin, surtout pas en verre ni en porcelaine, ni ce genre de truc froid, une tasse se devait d’être chaude toujours, en terre, se devait d’avoir une histoire, on boit un café en inventant l’histoire de la tasse, c’est pareil pour la vie, on la savoure en inventant son histoire, et…

…et j’avais cette sensation toute l’après midi de basculement limite dans cette zone magnetisée, l’envie d’écrire, mais je suis resté au bord de l’orgasme, j’ai pas trop bougé de ce frisson là, j’ai cherché sur spotify du schubert, trio pour violon n°2, je sais pas pourquoi j’avais envie d’écouter ça, peut être que ça coloriait cette vapeur de cette teinte bleutée, peut être…..

Mais je voulais te parler d’autre chose,

J’ai oublié quoi …