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22/02/2011

.. nights in white satin.. (et days in black jeans).. (le reste du temps en culotte)

… et puis je ne vois strictement personne depuis pas mal de temps, je mélange les heures chez moi, le jour et la nuit, je mélange le mouvement et l’immobilité, je mélange l’attente et l’oubli,

je bois surtout du café senseo assis sur mon lit,

mais j’aime de moins en moins ça, j’ai de moins en moins faim, il faut que je congèle les trucs de mon frigo,

j’ai pas peint la femme au violoncelle, j’ai pas les formes de base dans la tête, j’ai cherché quelques photos sur internet, j’ai rien vu de l’ordre de l’empreinte, tu sais,

quand tu regardes

quand tu sais pas pourquoi

mais quand une seconde, tout va bien

j’ai passé la nuit debout, j’ai peint autre chose, à base de vert de vessie, de violet d’égypte et aussi de ce grand pot de couleur crème que j’ai acheté à cora, dans la zone commerciale, tu sais, où je vais le samedi matin, comme ça, pour rien, parce que j’aime rouler un peu, parce que des fois y’a ce ciel là :ciel.jpg

 

.. et puis donc j’ai passé la nuit debout dans la chambre bureau loft à coté, y’avait cette musique irlandaise en forme de voile caressant, j’ai traversé les heures comme ça, vers quatre heures, j’ai arrêté de peindre, j’ai posé le tableau au mur, je l’ai cliqué avec l’iphone, l’iphone fait des photos de merde, mais je m’en fous,

photo2.jpg

c’est les infos de six heures et demi, y’avait un mail de toi, (M.) tu sais, on s’écrit de moins en moins, c’est juste qu’on sait plus faire avec les mots, tu es la seule à m’écrire maintenant, je dois être de l’ordre de l’ailleurs surement, peut être de l’indésirable, peut être de l’attente, peut être de l’oubli, peut être du rien, je n’y pense pas réellement, ils continuent encore à la radio à parler, la radio, c’est le seul truc qui m’endort un peu,

je vais à paris tout à l’heure, je vais prendre ma voiture, le train, le RER, le métro, je vais marcher, je vais serrer le temps entre le pouce et l’index pour l'empêcher de respirer, je vais rêver un peu le long de la rue du faubourg saint honoré, je vais passer devant la comédie française, à gauche le louvres, le ministère de la culture, y'a une grande librairie aussi, je ne me souviens plus son nom, je vais arriver peut être en avance, je vais aller dans un café, regarder un peu les gens, je vais m’imaginer habiter sous les combles d’un de ces immeubles, je vais imaginer ma chambre là haut, les poutres, je vais m’invaginer une vie parallèle,

je t'inviterai alors

j’ai fini mon café, je vais aller prendre ma douche

......

 

mais tu vois, quand je dis que ce n’est pas ça, il suffit de me croire,

parce que je me fiche de d’être ceci ou cela

et que tu vois, ta demande, je m’y serai plié sans problème si tu ne me réduisais pas à ce personnage avec toutes ces pensées tordues et méprisantes

j’ai besoin de toi je crois, ne serait ce que parce que tu es la pièce qui complète sûrement le puzzle

mais tu vois, on ne pense pas pour moi

personne