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18/06/2011

...this is a man's world (sous forme de blog)...

 

.. et puis tu sais, il faudra que dans ma nouvelle maison que j’habiterai cet été, je place les objets de ma chambre exactement au même endroit, je veux dire, je sais exactement les gestes qui fait faire quand la nuit s'évacue d’un coup de vent immédiat pour faire place à une insomnie gonflée de secondes immenses, je sais exactement les gestes quasi reflexes pour cliquer sur l’ipod comme je viens de le faire et balancer un miles davis, de la session bitches brew cd4, le titre c’est feio,

ça veut rien dire si tu l’écoutes chez toi comme ça,

il faut que tu sois là près de moi,

il faut le décor exact,

tu sais que là ma chambre n’est qu’un amas de cartons pleins de bouquins,, des cartons scellés par des kilomètres de gros scotch marron, pour le déménagement

j’ai écrit avec un feutre noir, un gros marqueur : livres chambre

et aussi, livres chambre étagère

ceux là sont classés, triés,

sur les étagères

quelques planches de bois que j’ai vissées les unes aux autres

y’a la série des bukowski, la série des Sollers,

la série des dantec, le danielewski, la maison des feuilles un très curieux livre

et aussi la série des djian,

les vieux, les très vieux djian, avant qu’il ne devienne illisible

les derniers puent l’ennui, l’ennui d’un type dit qu’il va bosser, c’est dans ses derniers entretiens, je vais au boulot, il dit quand il va écrire,

va au boulot mon gars,

mais sans moi,

si écrire est bosser, je vois pas l’intérêt,

je préfère aller dans mon  bureau à moi,  je préfère me glisser dans une autre peau que celles des lettres que se mettent des doigts mouillés de salive pour se tortiller entre elles

j’aime trop baiser

pour en faire un boulot

le pauvre djian est devenu une caricature un peu bouffie avec des lèvres de canard, une lolo ferrari du stylo, une Emmanuelle beart dans ses bons jours qui se  serait prise pour ce clown de fanny ardant…

le test de la page 99 là :

http://www.lexpress.fr/culture/livre/test-de-la-page-99-v...

m’a fait mourir de rire, c’est exactement ça, les romans de djian sont devenus des vielles pétasses ripolinées qui sortent en boite pour lever des mecs Patrick chirac drelin drelin fait la bagnole

nous , on s’en fout, on a nos blogs

on s’arrache là dedans,

tu sais que j’adore lire julip,

même si elle écrit trop peu, mais bon, j’ai trouvé mon auteur, j’ai trouvé mon addiction, chérie, c’est quand tu veux, tu écris, et je roule ma libido là dedans, le rythme est parfait, elle me prend là, couché sur mon matelas, avec mon verre ballon de gewurztraminer

putain c’est le troisième que j’avale là à trois heures du mat

elle me transforme en souffle jonathan livingstone, j’écoute miles davis, je lis julip, on est dans le parfait là,

cherche pas une raison de vivre, y’en a pas, mais dsi tu cherches une jouissance de vivre, yep , y’a des pistes sérieuses pour y arriver…

…….et puis j’ai aussi une autre copine maintenant à qui j’ai donné mon numéro, elle m’a appelé y’a quelques jours, je lui ai dit que je la voulais depuis que j’ai vu son visage d’adolescente diaphane,

tu sais, longtemps j’ai aimé ce mot diaphane,

comme on aime une héroïne d’un film qu’on a écrit un  soir plein de douceur

fondamentale

j’ai croisé quelques silhouettes qui correspondaient à ce mot

diaphane

et puis maintenant c’est elle,

comme je ne sépare plus la maman et la putain, je lui parlé de sa culotte un peu, on n’est pas vraiment complet si on n’est pas à la fois maman et putain,

je voulais dire pas là que je me trompais pas sur elle, qu’elle était entière, que je me racontais pas d’histoire, que je l’inventais pas,

il est trois heures et quelques du matin,

il faudra que dans ma nouvelle maison tout soit exactement à la même place dans ma nouvelle chambre pour que je puisse colorer la nuit d’un geste de la main

d’un geste exact

d’une musique, d’une lumière veilleuse

d’une mot écrit sur un des douze carnets posés là,

d’une video porno d’un clic de souris

j’avais un mail de celle qui se branle devant moi, je la connais depuis tellement longtemps, elle aime qu’on entre dans cette folie sexuelle, elle est lesbienne fondamentale, mais elle aime mes délires sans limites, elle m’a rappelé notre premier dialogue, elle m’avait dit ;

je suis pas attirée le corps des hommes

je lui avais répondu :  ça tombe bien, moi non plus

elle aime néanmoins être considérée comme une salope intégrale, elle me dit tu me traiteras de tous les noms et on écoutera un requiem, j’en ai plein,

outre sa profession libérale, c’est une musicienne classique, elle est dans un orchestre symphonique,

quand tu auras ta nouvelle maison, je prendrai ma bagnole, elle m’a écrit, je passerai te voir, on mangera des coquillettes avec du gruyère au micro ondes

pour elle c’est une truc exotique ça, c'est une bourgeoise haut niveau, elle sait pas que j’ai QUE un micro onde chez moi…..

….

On s’est à nouveau un peu éloigné avec la fille aux bougies, je la verrai peut être ce week end quelques heures, j’en sais rien, j’aime pas tellement ça, cette désynchronisation, mais je ne m’attache à rien, je ferai comme ça vient,

pas d’avant, pas d’après,

Juste now

..

j’ai eu très envie de la présence de celle que j’ai vu deux fois cinq jours y’a quelques mois, mais sans aucun regret, je vis très mal les emprises, je trouve pas les mots, y’avait un truc qui collait pas alors qu’on était sûrement fait exactement l’un pour l’autre…

je saurai pas dire quoi, je cherche même pas, c’est juste que je fonçais pas là dedans, que je fonce nulle part, que je bouge pas

c’est une façon, de vivre, c’est celle qui jusqu’à ce jour me convient le mieux…

..

ah et puis aussi te dire, qu’en faisant mes cartons, j’ai trouvé un grand carnet relié d’un couverture de carton vert, je savais pas ce que c’était, j’ai ouvert, j’en suis resté scotché :

c’était le journal du road movie de quelques mois avec ces deux filles aux USA, j’avais oublié que j’avais écrit ça au jour le jour, ça m’était revenu dans les mémoires que j’invente mais cette histoire est écrite déjà, y’a le nom des motels, y’a les détails seconde après seconde, y’a quelques tickets de location de chevrolet, y’a des dates,

y’a aucune goutte de sperme

à l’époque, comme un con, j’écrivais avec de l’encre