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05/01/2015

... back... (not in USSRR)..

.. et puis ça m’a fait sourire le bouquin de houellebecq, y’a plein de pages bien chiantes sur je sais même plus quoi, des enfumages de théories que je survolais en pensant à autre chose, voire en survolant le compte twitter de cul que j’ai créé y’a pas longtemps en traquant les mots clés à base d’animalité bien gluante, je fais pas dans la dentelle pour le cul, je veux dire, si tu veux faire de la dentelle, inscris toi à un club, je suis sûr qu’il y en a ici, des clubs de dentelles avec des circonvolutions pleines de mots sucrés, et tellement propres et des madeleines avec du thé, si tu veux du cul propre amène tes madeleines et une serviette, ….  Je fais pas dans la dentelle pour le cul parce que sinon, c’est pas du cul, c’est de la reproduction catholique transcendée, t’as pas remarqué que dans les églises, j’y ai été une fois ou deux parce que ça horrifiait ma mère que j’ose entrer dans une église, ma mère juive mais si peu, ma mère qui ne nous aime pas mes frères et moi sauf un, celui qu’elle a déguisé en fille, elle voulait une fille et n’était pas maternelle, elle voulait une fille pour qu’elle vive ce qu’on lui avait empêché elle de vivre parce que de ce temps là, monsieur, de ce temps là, les femmes, monsieur, les femmes…..

T’as pas remarqué que dans les églises, le mot qui revenait était le mot joie, entrons dans la joie, soyons en joie, je me suis demandé d’où venait ce mot joie, c’est pas un mot qui a des chaussettes sales, que sent sous les bras, je me suis demandé d’où venait ce mot joie jusqu’à ce que je comprenne qu’il évitait le mot plaisir, le mot plaisir qui sent le coït, qui sent la sueur qui sèche sur les seins qui reprennent leur respiration après la jouissance, on ne dit pas plaisir dans les églises, on dit joie, parce que le mot joie n’a pas de braguette…

… et ma mère donc qui voulait une fille qui n’aimait pas être mère, qui faisait semblant, c’est pas facile de faire semblant tout le temps, qui s’en voulait de pas nous aimer, mais Winnicott n’avait pas encore écrit, et qui lisait Winnicott en ce temps là, monsieur, les femmes monsieur, les femmes…

………Ce temps là qu’un zemmour regrette parce que c’était le temps de son enfance, maman était à la maison, rien n’est plus beau que les mains d’une femme dans la farine, papa rentrait du boulot et garant la R16 sur le parking de la cité, le petit eric travaillait dans sa chambre parce que quand on travaille, monsieur, quand on  travaille on gagne plus monsieur, on gagne plus mais voilà voilà, c’est pas resté figé tout ça, la vie c’était pas un  polaroïd, ça venait d’être inventé, il avait fait une  photo de ce temps là, le petit eric et puis voilà voilà, l’image a bougé, a débordé le cadre, c’était les petits mecs à cheveux longs qui mettaient leur mains dans les culottes des filles qui disaient un peu non à cette époque, mais qui écartaient quand même les jambes pour que la main puisse s’épanouir et glisser sur tous ces poils, en ce temps là monsieur, les poils sentaient la foufoune, la bite grossissait dans le jean un peu serré quand même, c’étaient les petits mecs qui glandaient à l’école qui respiraient leur doigts qui séchaient bien trop vite et qui les glissaient dans la bouche en cœur des filles énervées par ce putain de désir de se faire mettre brutalement qui les enveloppait avec cette vapeur floue.. et pour notre éric ça collait plus tout ça, ca ressemblait aux exercices de physique qui étaient faits en avance, ça ressemblait pas à cette lecture de la torah qui conceptualisait d’étranges détails, comme si chaque poussière était dépositaire d’un secret qui allait résoudre l’ineffable problème du pourquoi du comment…

(qui n’a aucune solution)

 

C’était injuste tout ça, c’était injuste, c’est sur cette injustice que la France s’est suicidée parce que la faute c’est toujours celles des autres..

Y’a pas d’idée hors de la vie, tu sais, y’a pas de théorie sans histoire personnelle…

Toujours…

Et puis le bouquin de houellebecq m’a fait sourire parce que c’est toujours la même histoire d’un type qui s’en fout un peu, qui veut baiser et qui est ravi que les putes existent, les femmes c’est pas son truc, en tant qu’individu, en tant que possible être humain, mais houellebecq n’échange avec personne, c’est juste un type qui  a inventé youporn avant que ça existe, qui regarde le monde de loin, de très loin, qui n’a pas le nez dans le guidon, il lit les journaux comme ça, il n’a pas d’idée, je veux dire, aucune idée particulière donc toutes les idées en même temps, dans le nuage de mots qui s’évapore de tous ces journaux y’a le mot islam en lettre tranchantes qui se dessine, il a pas d’idée et il les a toutes alors, il s’amuse avec ce mot,

Et puis tu sais y’a ces guignols aussi de gauche qui se désinfectent dès qu’on prononce le mot FN alors que jusqu’à ces derniers mois, c’était des clowns, les extrêmes droites, mais les mots finissent par créer l’existence, à force de les nommer, on les a fait exister, le danger, le vrai, c’était l’autre énervé , président précédent qui disait à voix haute et qui en était fier, qui en avait fait un quasi slogan de campagne de dire tout haut ce que l’on pense tout bas, tu te souviens de la droite décomplexée, dire tout haut ce que l’on pense tout alors que connard,

c’est exactement l’inverse de la civilisation,

que l’être humain a mis des siècles pour justement ne pas dire tout haut ce que l’on pense tout bas parce qu’on pense tous des saloperies, parce qu’on est tous des barbares mais juste on transcende mon gars, on dit rien on évacue, on artistique, on littérature, on ne dit pas, on vit avec les autres avec comme barrière humaine, très humaine l’empathie, qui nous empêche de faire à l’autre ce que l’on refuse qu’il nous fasse,

C’est l’autre qui a ouvert les vannes de la haine, l’autre président énervé qui a désigné officiellement des cibles, lâchez les chiens, je valide, je me souviens du discours sur les roms, personne ne s’occupait des roms à l’époque, c’était un truc local, quasi inexistant, dans la vie de tous les jours avec ses hauts et ses bas, il pouvait pas désigner les arabes, ça fait peur les arabes, y’a des états, y’a des masses, y’a des armes, y’a des fatwas, c’est des fous aussi ceux là, mais bon l’autre énervé ils pouvait pas les citer alors il a dit les roms, bons trois caravanes par ci par là, c’était facilement massacrables, lâchez les chiens, mais putain une fois les chiens lâchés ils sentent l’odeur du sang et on les retient plus, voilà, c’est parti mon gars, la boite est ouverte, ca dégouline gluant comme du sang noir, on n’est pas sorti de l’auberge, et..

.. et je sais plus ce que je voulais dire, je construis pas de théories, tu sais,  cherche pas des idées habillées en haute couture, y’a ailleurs tout ça, cherche pas ici ce que tu peux trouver ailleurs sinon va ailleurs ce sera moins cher et mieux présenté..

Et puis donc houellebecq, s’est amusé avec tout ça, pour rigoler, il a placé l’installation d’un islam tout doux, allié à la gauche et à la droite, les femmes comme dans toute religion sont retournées dans l’ombre, avec comme seul éclairage la lampe torche sous les jupes pour qu’on les baise, il se convertit à l’islam à la fin, ben dame, le rêve de sa vie, non pas l’islam, il s’en contre fiche mais le salaire les quatre épouses dont une de quinze ans pour jouer un peu…

C’est simple comme tout, c’est juste très humain c'est-à-dire le truc qu’on pense mais qu’on dit pas en vrai…

Mais on a parfaitement le droit d’en faire un roman,  ça sert à ça les romans…

(et le cul aussi)

A dire ce que l’on tait…