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06/02/2015

... garbarek's day...

.. et puis aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi ça n’a pas arrêté, plein de mails, plein de coups de téléphone, une fille que je n’avais pas vue ni entendu depuis plus de 10 ans, voire un million d’années,  je marchais sur la place de l’église, il faisait drôlement froid, depuis deux trois jours, il fait froid, c’est la première fois qu’il fait froid ici, je sortais du café où je vais presque tous les matins après Intermarché, la patronne semble plus à l’aise avec moi, elle m’appelle maintenant par mon prénom, la serveuse m’aime bien, on s’embrasse, alors que je n’embrasse personne, je n’ai jamais compris ces gens qui s’embrassent comme ça, smack smack, c’est intime de toucher une joue, c’est personnel des lèvres, ça se frotte pas à tout le monde, j’ai jamais aimé cette habitude, j’embrasse pas comme ça, quand ça vient c’est étrange, je sais pas pourquoi, y’a des gens comme ça, c’est d’instinct, elle, la serveuse, je la connais depuis longtemps, plusieurs années, j’aime bien ce qu’elle est, sa façon de craindre personne, elle est lesbienne, s’est fait faire un enfant l’année dernière, j’ai jamais osé lui demander comment, elle connaissait le père ? ou alors y’a des institutions pour ça ? j’en sais rien, mais bon, elle adore sa fille, et moi je l’aime bien, je commande jamais, elle m’apporte d’office mon café, mon morceau de chocolat et un verre d’eau…  et puis ce matin, je sortais du café, j’allais rentrer chez moi mais je sais pas ce qu’il m’a pris j’ai dit tiens je vais pousser jusqu’à la boutique de souvenirs, je connais bien les proprios, lui c’est un musicos, je l’ai rencontré à paris il y a mille ans sur une scène, c’est par lui que j’ai connu l’ile, on ne se parle pas beaucoup, voire jamais, mais de temps à autre je passe dire bonjour,

 il dit bonjour

 et après on n’a plus rien à dire…

J’ai une vie sociale d’une intensité aigue…

.. je marchais donc sur la place de l’église vers la boutique qui est dans la petite rue plus lopin, mon tel a sonné… y’avait pas de nom mais un numéro qui avait un indicatif d’une région lointaine que j’avais fréquentée dans le temps.. j’ai pris l’appel.

-     -     C’est Isa..

Un quart de seconde suspendue… tout m’est revenu, y’a un millier d’années, dans cet autre temps tu sais, quand on vivait autre chose, dans un autre décor, avec un autre slip…

On s’est mis à parler comme si on s’était quitté la veille, elle voulait que je passe ce soir mais bon, j’étais à des centaines de kms, elle savait pas, elle croyait encore qu’on était dans ce temps là, dans ce décor là, avec ce slip là… il faisait froid, je me suis enfermé dans ma voiture, on a parlé jusqu’à ce que les batteries de téléphone glissent du haut de leur falaise d’énergie pour se laisser mourir brutalement juste après avoir raccroché, j’ai eu brutalement envie de la baiser… mais ma bite n’était pas assez longue..

Ensuite , oh putain presque midi, je suis passé quand même à la boutique, j’ai dit bonjour,

il a dit bonjour,

on n’avait plus rien à se dire..

comme j’étais d’humeur bavarde, j’ai rajouté ça va toi ?

il a répondu oui…

on était naze d’avoir tant échangé, je suis rentré chez moi…

Je trouvais que mon parquet était crade, alors, j’ai pris une éponge, une bassine et centimètre par centimètre j’ai frotté tout le salon.. ça m’a pris plus d’une heure, j’avais le dos cassé.. j’avais plein de mails… y’en avait un de la lionne, la lionne de y’a trois ou quatre ans.. elle me racontait sa vie, gentiment mais sur la fin, après plusieurs espaces de sauts de paragraphes vides, elle m’a dit que ça l’emmerdait de le dire mais que je lui manquais.. et pas rien qu’un peu…

J’ai surement eu envie brutalement de la baiser en lisant ça mais je ne m’en souviens plus bien…

J’ai mis sur l’ipod sur enceintes jan garbarek en boucle, l’album Rites, j’ai lu quelques pages d’un livre, mais je me suis souvenu que j’avais une lessive à faire, en route fiston, j’ai fait tourner la machine, une laden, j’ai eu envie brutalement de la baiser mais bon, j’ai juste mis un programme eco..

En suite j’ai sorti une grande planche de bois et je l’ai peinte en beige, ça ne m’a pas plu.. j’ai attendu une heure, j’ai dit bon c’est sec, et j’ai repeins par-dessus en marron, mais ça ne m’a pas plu.. attente encore.. j’ai repeint en rouge carmin..

Ça m’a plu, j’ai eu envie de la baiser mais je l’ai laissée bien sécher avant..

(tout l’inverse de toi que je prends toute humide)…

enfin quand je bande

Et puis encore un coup de fil.. bon je te raconte plus y’a eu quatre ou cinq qui se sont succédés..

Je me suis mis devant l’ordi, il était genre 23 h.. et hop mon tel again.. ça venait de londres, une que j’aime bien,  j’ai eu peut  être envie de la baiser mais ça ne se dit pas parce que c’est ma cousine préférée…

Et elle a eu un double appel de francfort et on a dit on se rappelle demain ou plus tard..

C’est quoi cette vie de fou ?

Suis européen ?

Suis-je sociable ?*

Tuez moi