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10/03/2011

... bartleby.. (i prefer not)...

… et puis j’écoute portland cello project, je ne sais pas quel album, j’en ai deux je crois, j’ai ouvert les yeux à une heure cinquante pile avec une représentation matérielle de mon mal de tête, une visualisation en  3 D issue directos des milliards de séries américaines que je regarde à la file durant mes insomnies sur ma tablet archos machin :

mon mal de tête ressemblait exactement à une sphère translucide qui allait traverser un mur

c’est à dire que

matériellement un mal de tête est une vaste connerie déguisée en bulle de savon

ce qui si j’étais philosophe pourrait passer pour une métaphore de la vie que je pourrai peut être revendre en échange d’un peu d’amitié polymorphe,

une amitié polymorphe, ça veut dire tu mets des  jeans l’hiver et une robe légère pour aller cueillir des cerises au printemps

·je n’ai pas de cerisiers, j’en avais un autrefois que j’avais planté moi même, un tout petit pas grand mais qui donnait des cerises jaunes très bonnes, je crois qu’il a été arraché quand je suis mort la première ou la seconde fois, je m’en rappelle plus très bien, j’habitais la petite maison dans la prairie, je coupais l’herbe de mon terrain avec des ciseaux, je jouais de la guitare folk en buvant du thé à la bergamotte dans des tasses de grès rouge

pour te dire la vie à la con

· j’avais des pleins d’amis qui dormaient chez moi, ils passent à la télé de temps à autre,  j’ai jamais répondu à leurs coups de téléphone ensuite, j’ai jamais ouvert leur lettre,

j’ai foutu le camp ailleurs

· hier en début d’après midi, je suis rentré chez moi, j’allais m’évanouir, la fièvre rigolait je crois parce que j’avais écrit que je l’emmerdais et elle m’a chuchoté à l’oreille « t’es une grande gueule de merde »..

je suis rentré chez moi et me suis effondré sur mon lit là haut, tout habillé, j’en ai plus bougé jusqu’au soir, je pouvais pas, j’étais épuisé, ça tournait aussi, j’ai pensé que celle que j’aimais tant allait se marier cet été et qu’honnêtement, j’allais y aller mais que je détestais ce genre de trucs,

· l’été dernier, je l’ai passé quasi seul dans ma petite maison sur l’île, je racontais ma journée par mail à une photographe suisse, elle me racontait la sienne, j’allais boire des bières en fin d’après midi sur le port, des fois, le soir, je retrouvais les gens dans les tavernes, des fois je restais chez moi, je regardais flash forward sur mon ordi portable

· j’ai mangé du pain tout à l’heure

· il est quatre heure dix huit, le mal de tête passe un peu,

· j’ai toujours gardé mes distances je crois,

· j’ai failli y’a pas longtemps céder vraiment complètement définitivement à cette très forte attraction assez bouleversante, très intime

mais j’ai préféré ne pas

je sais pas pourquoi exactement

je n’ai aucune explication et je n’en cherche pas,